13 ans !

Mon Bébé poussin !

Et oui, même à 13 ans, un corps de grand, des pectoraux, des biscottos etc, tu es encore mon bébé poussin et tu le seras toujours !

Tu prends soin de ton corps c’est très bien, prends aussi soin de ton esprit: apprends sans cesse de nouvelles choses, soit tolérant, bienveillant et ouvert. Essaie de rire chaque jour mais pas aux dépends des autres. Profite autant des petites choses que des grandes, il est important de remarquer aussi les petits gestes, les ptits bonheurs. Croiser un écureuil tout mignon, voir un arc-en-ciel, se réjouir d’une bonne note etc…

Tu as un magnifique sourire, offre le autour de toi, tu verras tu en recevras plein en retour. Tu as de très beaux cheveux certes mais tes yeux le sont encore plus alors ne les cache pas sous tes bouclettes !

Bref, j’arrête là le pathos (tu chercheras dans le dico hein) et je te souhaite un très joyeux anniversaire mon Grand-petit … Mon petit-Grand.

Maman qui t’aime « tout plein tout fort »

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Up and down Septembre

Un petit bilan du mois de Septembre que je n’ai pas vu passer

Up : le Judokado est scolarisé dans le collège du village

Down : le Judokado est scolarisé dans le collège du village

D’un côté c’est tellement plus simple sans devoir l’emmener à 80 km de la maison tous les lundis, sans la prise de tête des devoirs et du bouclage de la valise le dimanche. De l’autre, il est un peu fiché “fouteur de bordel” dans ce collège là et surtout il va stagner au niveau technique en judo.

Down : Mon tout-petit, mon bébé ( de 11 ans et demi), Petit Monstrou est entré en 6ème …

Up : Pour le moment il s’y plait beaucoup et oh miracle : il travaille … un peu … il ne force pas trop non plus faudrait pas abuser hein !

Son frère a tellement changé que mon Petit Monstrou je ne le vois pas grandir … en fin d’été, alors que le Judokado était absent, je le choppe devant la télé sur un programme interdit aux moins de 10 ans donc :

– Mais enfin ça ne va pas la tête, tu ne vois pas le logo d’interdiction aux moins de dix ans ? Pourquoi tu regardes ça ? (en le fusillant du regard)

– Mais Maman j’ai onze ans et demi !

– Ha … oui, heuuuu…. Mais ce n’est pas une raison pour regarder des trucs violents non mais ! (et je quitte rapidement la pièce pour garder un semblant de crédibilité).

En parlant du collège …

Down : première leçon de français de 4éme (oui 4éme ceci n’est pas une faute de frappe) : révision de l’imparfait … Are you serious ?

En 6ème on bosse dur : on fait des dictées préparées … comprendre que: 15 jours avant on donne aux élèves le texte de la dictée… Il est bien loin le temps des dictées de mon enfance où l’on ne savait absolument pas sur quel texte on allait tomber, où c’était chaque semaine et dans lesquelles on avait plutôt interêt à connaitre nos conjugaisons et la grammaire…

Après on se demande pourquoi le niveau baisse…

Up : bon du coup à priori ça ne va pas être trop compliqué ni pour l’un ni pour l’autre d’avoir de bonnes notes en Français. Bon ceci dit Petit Monstrou a beaucoup de devoirs en Français et à part donc le coup de la dictée il va falloir qu’il bosse un peu !

Up: j’ai enfin arrêté de fumer …

Down : je croise des fumeurs partout, soient ils puent et ça me gène, soit j’ai juste envie de leur arracher leur clope pour leur piquer… et les kilos on en parle des kilos

Up : du coup j’ai repris une activité sportive : le renforcement musculaire ça me fait un bien fou !

Down : j’ai découvert des muscles qui n’avaient pas servi depuis des années et comment dire : OUILLE

Up : Comme tous les mois de Septembre, Supercopine a réservé un voyage sur blablacar pour venir me voir et c’était toopppp. On s’est fait une soirée filles, rien que nous deux, on a bu du «  coucougnettes » et on a parlé parlé parlé …

Down : Comme toujours c’était trop court… Que c’est dur d’avoir sa meilleure amie à 400 km !

 

Vivement les vacances que je puissse aller la voir à mon tour !

Et pour vous c’était comment ce mois de Septembre ?

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Le compagnon de mes nuits

Quand il est arrivé à la maison, séduite par son élégance je l’ai immédiatement invité à dormir avec moi.

Mais clairement ça commençait mal entre nous, non seulement il comptait sur moi pour regarder sa lumière mais en plus il fallait que je fasse attention à ma respiration or, je ne SAIS PAS respirer.

Un des grands regrets de ma vie c’est de n’avoir jamais pu jouer de la flute traversière car dès la fin de la première ligne de la partition je m’étouffais, à moitié violette parce que je ne savais pas reprendre mon souffle par le nez.

Bref, après des années à ne pas pouvoir m’endormir j’ai testé comment s’endormir plus facilement avec Dodow et je suis ravie ! 

Le principe est de regarder les variations de lumière que le Dodow projette au plafond et de respirer profondément en rythme.

Deux soucis pour moi : je ne m’endors jamais sur le dos mais plutôt sur le côté ou encore étalé comme une bouse à plat ventre, et le second donc : je ne sais pas respirer.

Alors oui les premières fois j’ai eu du mal avec la respiration mais je dois reconnaître que le fait de respirer profondément et tranquillement en suivant la lumière permet d’éviter de :

– cogiter en refaisant la journée

– cogiter en pensant à tout ce que l’on doit faire le lendemain

– tourner et retourner avec des idées noires.

D’ailleurs dans ses conseils d’utilisation le Dodow précise bien : il est inutile d’essayer d’arrêter de penser, vous n’y arriverez pas. Ben ça je sais bien après des années d’insomnie je suis parfaitement au courant que mon abruti de  cerveau n’en fait qu’à sa tête (et donc pas à la mienne alors que gentiment je l’héberge dedans).

Il y a deux programmes : un premier de huit minutes et un second de vingt. Optimiste j’ai commencé par le huit mais j’avoue que les premières nuits j’ai du recommencer une seconde fois le programme.

Et puis .. MIRACLE … le dodow a opéré sa magie, le fait de me concentrer sur ma respiration je m’endors maintenant AVANT lui !

Je commence donc ma nuit sur le dos pour profiter au maximum du côté hypnotique de la lumière tout en inspirant et expirant profondément. Pendant que je m’applique à faire cela, je ne pense qu’à cela, ma respiration, mon ventre qui se gonfle et se dégonfle… et puis au bout d’un moment je me tourne et pouf … plus de Béa, plus de cerveau en train de mouliner.

Pour ceux qui comme moi ne s’endorment pas naturellement sur le dos, ne paniquez pas, suivez les conseils de votre dodow et faite l’exercice sur le dos le plus longtemps possible, vous reprendrez votre position favorite quand le sommeil viendra vraiment ( ne vous tournez pas dès les premiers signes de fatigue c’est un leurre).

Il m’a fallu environ une semaine pour bien m’habituer à mon Dodow et m’endormir plus vite et je suis ravie, après des années d’insomnies je n’ai plus cette hantise d’aller me coucher épuisée et de tourner des heures dans mon lit.

Pour tout vous dire, il y a deux jours je me suis même endormie sans mon dodow, juste en respirant calmement.

Du coup je vais pouvoir le prêter à Mr Poux qui lui n’a aucun problème en début de nuit mais ne peux plus se rendormir s’il se réveille à 3 ou 4 heure du matin.

Mon seul regret : ne pas avoir essayé avant !

Produit offert : Merci Dodow et surtout merci pour mes douces nuits !

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Coach en « moral »

Si toi aussi parfois tu as un petit coup de mou, le moral en berne, envie de rien … Sache que Petit Monstrou est là pour toi ! Ou pas !

L’autre jour nous avons eu une grosse dispute avec Mr Poux et nous ne nous parlions plus. Évidement Petit Monstrou était inquiet alors le soir au coucher il m’a questionnée ..

– Tu crois que vous allez divorcer ?

– Mais non c’est une dispute ça va s’arranger

– Remarque si vous divorcez j’aurais deux fois plus d’argent de poche

– Ah mais non !

– Ah ouais c’est vrai, toi t’auras pas les moyens de me donner de l’argent de poche…

– …

– Ben t’auras qu’à te trouver un autre petit boulot comme ça tu pourras.

Heureusement que la dispute n’était réellement pas grave sinon il m’aurait bien plombé ma nuit le petit Monstrou.

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la valise de lecture #4

Les vacances approchent à grand pas et nous allons en profiter pour lire encore plus que d’habitude, peut-être que chez vous aussi il y a plus de livres que de tee-shirts dans la valise.

Voici une petite sélection de  nos coups de cœur de l’année :

Confessions d’un ami imaginaire  ou les mémoire de Jacques  Papier recueillies par Michelle Cuevas.

Dés 10 ans aux éditions Nathan

13€95

Voici un livre que je n’ai pas assez vu commenté sur le net et que vous avez peut-être raté ( il est sorti en Février) mais que vous devez absolument faire lire à vos enfants voire lire vous-même.

L’avis de Petit Monstrou 11 ans :

Jacques Papier est un ami imaginaire, au début il n’est pas au courant : c’est drôle, puis il s’en rend compte et là  c’est triste, mais finalement il s’y fait et c’est encourageant pour tout le monde.

J’ai bien ri et puis j’ai aimé les rencontres de Jacques.

Un roman très surprenant, en effet il est plein d’humour mais aussi d’émotions et de réflexions sur qui on est, ce qu’on souhaite, sur l’apparence etc. Avec notamment cette phrase qui portera notre héros tout au long de son histoire «  imaginaire ou pas, on n’est invisible que si c’est ce qu’on croit« .

Si seulement tous les collégiens si peu sûrs d’eux et parfois harcelés pouvaient prendre un peu de la force de Jacques Papier pour se construire, se reconstruire malgré les « on dit »…

Un énorme coup de cœur ici, un livre à s’offrir et à offrir.

Comment maximiser (enfin) ses vacances  par Anne Percin

De 12 à 73 ans (ma mère)

Editions Le Rouergue

14€90

Si tu ne connais pas Maxime Mainard et ses amis, tu as complètement raté ta vie de lecteur !

Attendu par une foule de fans en délire, Maxime est enfin revenu, l’auteure a pris son temps mais on a encore plus savouré ! Les personnages secondaires ont pris de l’ampleur et toutes les générations y trouveront leur bonheur.

Julius, le partenaire de tonton Christian nous attendrira avec son énooooorme cœur sur la main.

Alice a bien grandi et prend une place de plus en plus importante dans les aventures de Maxime.

On reste un peu sur notre faim avec le personnage d’Alex qu’on aurait voulu connaitre encore plus ( mais peut-être plus tard qui sait)

Natacha la chérie de Maxime énerve toujours autant de monde, mais surtout Maxime (Ceci dit Maxime est toujours aussi nul pour les relations de couple).

Nous en apprenons aussi plus sur Christian et Stéphane, hummm Stéphane, ne laissera aucune maman indifférente ( bas les pattes les jeunettes).

Quand à Kévin, sa kévinerie, je ne sais vraiment pas ce qu’il a fait de mal mais clairement l’auteure s’est un peu acharnée sur lui (vilaine).

Bref, on retrouve toute la bande qui va partir au  » festival de la moule » sur le bassin d’arcachon et on savourera chacune des 495 pages de leurs aventures, avec encore un goût de trop peu à la fin.

Maxime et ses potes, c’est un peu la famille, on a juste envie de partir avec eux, de les suivre tout le temps, d’en lire encore et encore.

Un dernier mot et je m’arrête car je pourrais être intarissable sur ce sujet : les notes de bas de page sont un vrai délice, l’auteure sous couvert de Maxime s’est complètement lâchée, elle tape même un peu sur les documentalistes, ce qui est particulièrement osé quand on sait qu’elle a elle-même exercé cette profession.

Bonus : la playlist du livre est fournie à la fin puisque la musique a une grande place dans la vie de Maxime.

20, Allée de la danse : L’envol d’une discrète.

Elizabeth Bartéfy

Magalie Foutrier

Editions Nathan Jeunesse

9€95

Je risque de me faire lyncher en annonçant que cette série est plus destinée aux filles (mais totalement lisible par les garçons) de par son sujet : la danse et l’opéra. Je sais que certaines des amies de Grand Monstrou les collectionnent, Petit Monstrou n’a lu que  ce tome là mais avec beaucoup de plaisir et il prévoit d’emprunter les autres tomes avant notre départ en vacances. (avis aux copines qui les possèdent)

Chaque tome est centré sur l’un des personnages du groupe : fille ou garçon. Les titres soulèvent des problématiques essentielles : peur de l’échec, rivalité, passion, compétition, quète de l’excellence…

Loin de l’Italie, son pays natal, Sofia n’a pas tous les jours le moral. Elle est fière d’avoir intégré l’École de Danse de l’Opéra de Paris, institution qui la faisait rêver depuis longtemps, mais le quotidien n’y est pas toujours facile. Elle est timide, très naïve et le français n’est pas sa langue maternelle, ce qui complique les choses en cours, mais aussi avec ses camarades de sixième division… Elle a l’impression d’être en permanence la cinquième roue du carrosse. La petite danseuse finira-t-elle par trouver sa place et prendre confiance en elle ?

 J’ai encore de nombreux titres à vous proposer, ils feront l’objet d’une nouvelle valise de lecture car pour l’heure les valises m’attendent 🙂

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Lettre à mon futur collégien

 

Voilà mon tout petit, mon bébé, mon presque grand, tu vas faire le grand saut et entrer à ton tour au collège.

C’est une grande étape de ta vie (et de la mienne) et je voudrais te donner quelques conseils car malgré ce qu’en dit ton enseignante je ne suis pas sûre que tu sois complètement prêt.

Tourne ta langue 7 fois dans ta bouche avant de parler !

Et en écrivant ça je sais déjà que l’expression va te paraître saugrenue,Tu es né sans “filtre”, tu es très discret mais quand tu vois quelque chose qui te choque tu le dis, tel quel. Alors sois prévenu, les 4 eme et les 3 eme sont des êtres stupides complètement atomisés par des bouffées de testostérone qui leur étouffent les neurones. (oui ton frère aussi)

Si tu vois un troisième faire quelque chose de stupide, NE LUI DIT PAS ! Je t’imagine du haut des tes trois pommes aller vers lui, et lui annoncer de ta voix fluette “mais c’est complètement débile ce que tu fais là”.

Pour ta sécurité, ignore-le, à moins que son action ne soit dangereuse, dans ce cas là, va chercher un adulte.

De la même manière, il est inutile de préciser aux dames de cantine que la nourriture est répugnante, elles n’y sont absolument pour rien mais ce n’est pas agréable à entendre et elles pourraient t’en vouloir. Oui, même si ce n’est pas elles qui cuisinent, ce genre de remarque n’est pas apprécié.

Ne corrige pas les professeurs !

Tu as hérité de ma passion pour le français et tu m’appelles régulièrement pour me faire écouter tel ou tel Youtubeur qui a fait une énorme faute de syntaxe dans sa vidéo. Il arrive que certains professeurs fassent aussi des abus de langage ou des fautes dans leurs cours, ne les corrige surtout pas.

Je sais très bien que tu ne prendras pas la parole pour corriger mais tu es capable de sortir ton rouge et d’entourer la faute sur un devoir… NON, les profs ont le droit à l’erreur (pas trop quand même hein, ils ont un exemple à montrer) et surtout ils ne vont pas du tout aimer si tu les corriges.

Il va falloir t’organiser !

Quand je te vois partir pour l’école SANS ton cartable je me dis que le coup du changement de salle à chaque heure va être très compliqué. S’il te plaît ne sème pas tes affaires un peu partout. Tu vas notamment avoir un « carnet de liaison » c’est très gênant si tu le perds et ça agace tout le monde. Bon en même temps, vu que les carnets suivants seront payants je te fais confiance pour ne pas en perdre trop ensuite si je prends dans ta tirelire pour le racheter.

Et cesser les constructions bizarres

Avec le matériel de ta trousse, je sais que ton enseignante a été très patiente par rapport à ça, que tes copains trouvent ça très drôle mais d’une part je ne possède pas une papeterie pour te fournir du matériel tous les soirs, d’autre part je doute que tes professeurs soient plus épatés par ton ingéniosité qu’agacés par le fait que tu bricoles en cours.

Ne t’inquiète pas en technologie tu vas construire plein de choses, continuer à coder, je sens déjà que ce cours va te passionner !

Et enfin … Il va peut-être falloir commencer à bosser !

L’école primaire pendant longtemps c’était ennuyeux puis c’était mieux mais tu rentrais en sachant déjà toutes tes leçons et les révisions ne t’ont jamais pris trop de temps … (et encore quand révision il y avait).

Au collège, tu vas noter beaucoup de choses, il va falloir aller vite, ça va changer toutes les heures et donc, éventuellement, sur un malentendu il faudra peut-être que tu apprennes tes leçons le soir…Enfin ce serait mieux quoi …

Comment ? Tu ne veux plus aller au collège ?

Ça tombe très bien je n’ai pas envie que tu y ailles, on a qu ‘a dire qu’on les aime pas, on commandera des pizzas…

Ah oui , mais non, c’est obligatoire … aller courage, ça va bien se passer … ( perso j’attaque les anxiolitiques tout de suite, car entre le judokado et toi je le sens pas du tout ce collège).

Courage !

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Ce n’est pas de ta faute…

 

Le verdict est tombé, tel un couperet, la guillotine a frappé l’avenir de mon fils, il a trop déconné, trop manqué de respect, il ne sera pas repris en section sportive.

On s’en doutait un peu, des mois qu’on lui remonte les bretelles tous les week-end, qu’on lui fait la morale et qu’il dit “ oui oui, je vais me calmer”.

Depuis qu’on me l’a annoncé au téléphone tout le monde me dit “ce n’est pas de ta faute” et moi je ne peux m’empêcher de me demander ce que j’ai raté avec ce gosse. Bordel il est intelligent (et ce n’est même pas la fierté maternelle qui parle), comment se fait-il qu’il n’ait pas réussi à se canaliser, à se calmer, se conformer ?

Bon ok ça n’a rien à voir avec l’intelligence, mais je voulais dire par là, que je pense sincèrement qu’il comprenait ce qu’on lui disait ,qu’il comprenait qu’il fallait se calmer.

Il n’a pas réussi, bien évidemment maintenant il est choqué, jusqu’au dernier moment il s’est bercé de l’illusion qu’ils allaient le garder quand même. Il a été soutenu, encouragé mais IL n’a pas fait assez d’efforts, il s’est laissé emporter, il s’est mal comporté…

Ce n’est pas de ta faute me répète-t-on … mais si en fait… j’aurais du râler plus, le priver des choses qu’il aime, me fâcher encore plus… le “recadrer”…

Si je suis incapable de recadrer un gamin de douze ans qui fait le con en cours qu’est-ce que je vais faire de lui a quinze ans ?

Je suis « la mère de » celui qui fait les conneries, on connaît mon nom dans l’établissement, je tremble quand le collège téléphone, et j’envie tellement les mamans des enfants qui ne se font pas remarquer… qu’est-ce que j’ai foiré dans son éducation ? Est-ce que j’ai foiré aussi celle du second ?

Là tout de suite j’ai juste envie de partir dans le Larzac élever des chèvres, seule dans la nature, loin de tout cela, mais à tous les coups je planterais aussi le dressage des chèvres, y’a qu’à regarder le boxerfou …

« C’est lui qui a foiré, pas toi » me dit-on, mais si j’avais … et si j’avais… ou si … Ça tourne en boucle dans ma tête… je ne pense plus qu’à ça !

Je ne suis pas assez stricte, pas assez sévère, et puis je les aime trop aussi … Quand le judokado rentrait, bien sûr on lui faisait la morale, systématiquement sur le chemin du retour de la gare le vendredi il avait sa ptite piqûre de rappel mais ensuite j’avais juste envie de lui faire ses plats préférés, de le serrer dans mes bras pour rattraper toute cette semaine d’absence… On l’a menacé, engueulé, il a, lui même, écrit un contrat de « comportement », un très beau texte qu’il a du appliquer environ 48 heures…

Alors oui on peut dire qu’on a fait ce qu’on a pu, mais visiblement ce n’était pas assez..

Je râle souvent qu’ils ne participent pas suffisamment mais d’un autre côté je me dit qu’ils sont encore un peu dans l’enfance et que des corvées, des responsabilités ils en auront bien assez lorsqu’ils seront adultes…

Pourtant dès le début de l’année il était ravi, c’était son truc la « section », malgré les longues semaines, malgré l’internat, il aimait ça.

Est-ce qu’au moins ça va lui servir de leçon, ou est-ce que les choses vont empirer avec moi comme spectatrice incapable de le protéger de lui même, de le remettre dans le droit chemin.

Il va retourner dans un collège où il est déjà fiché comme « agitateur » mais ou surtout il n’y a pas que de belles personnes …

Comment je fais moi pour l’empêcher de fréquenter les « mauvaises »?

Le priver de sortie jusqu’à ses 25 ans est très tentant je vous avoue …

Cet échec, c’est le sien, mais c’est aussi le mien… arrêtez de me dire que ce n’est pas de ma faute (même si c’est gentil), par contre si vous avez des idées pour lui apprendre que les profs ne sont pas ses ennemis et qu’il leur doit le respect vous êtes les bienvenus, parce que là c’est mal parti …

Bon je reviens je vais acheter des poissons rouges … au moins eux ils ne feront pas de vagues … (on me dit que si).

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Lettre à mon collégien

 

Voilà, cela fait deux années que tu es devenu un collégien et tu ne trouves pas ça cool du tout … je dirais même plus: tu kiffes pas !

Déjà tu t’es retrouvé avec tout un tas de profs divers et bizarres au lieu d’un ou une enseignante, aucun ne réagit pareil, ils n’ont pas les même exigences vis à vis de vous, ni la même façon de travailler…

J’ai envie de te dire tant mieux, car comme dans tout métier, il y a des bons et des moins bons et sur la totalité c’est impossible que tu ne tombes que sur des « moins bons ».

J’ai envie de te dire aussi que c’est pareil pour eux, toute la journée ils se retrouvent face à des groupes d’adolescents plus bizarres que divers et je dois t’avouer mon chéri que, comme vous n’êtes pas dans la période la plus « fine » de votre humour, je les admire un peu…

Souvent tu me dis « Le prof de … il m’aime pas », mais enfin mon chéri, de toute façon il n’est pas là pour t’aimer, il est là pour t’apprendre des choses. Et quand tu joues à lancer des colles, des bouts de gommes, ou que tu ricanes avec les copains, demande toi si tu lui envoies vraiment l’image d’un bon ptit gars qu’on pourrait aimer. (Même nous tes parents, nous avons parfois du mal avec l’humour adolescent que tu as développé ces deux dernières années).

Réjouis toi surtout d’avoir un humain en face de toi et pas un robot, un humain qui, après une longue journée à supporter tes pairs va craquer et te mettre à la porte parce que tu ne fais pas « grand-chose de mal » mais que c’est la goutte d’eau. Un robot ne te mettrais pas à la porte certes, mais personnellement si comme toi, j’ai fort peu apprécié le collège, j’y ai rencontré des profs que je porte toujours dans mon cœur.

Si j’aime tant écrire et jouer avec les mots c’est sûrement grâce à mes deux génialissimes profs de Français du collège. (Mesdames Petauton et Hélias, si au hasard du net vous passez pas là c’est de vous que je parle et je sais que génialissime n’existe pas, mais cela vous convient tellement bien).

Bien sûr, tu ne peux pas apprécier chaque prof, de la même manière que jamais tu ne plairas à tout le monde, mais laisse moi te rappeler que tu n’as pour le moment aucune compétence pour juger les leurs et que les avis des copains ne comptent absolument pas pour savoir si tel prof est bon ou pas.

Tu n’as que douze ans, c’est grand et tu changes, tu mûris et pourtant c’est encore tout petit donc à tout moment tu dois respect et obéissance aux professeurs, même si tu trouves leurs demandes saugrenues, injustes ou autre, ton job à toi en tant que collégien c’est de profiter de ces années pour apprendre un maximum de choses qui ne te serviront pas forcément toutes plus tard certes, mais qui feront que tu ne passeras pas pour un couillon qui ne sait rien.

Alors oui, c’est pénible de se faire huit heures de cours et de rentrer avec encore des devoirs et des leçons. Pour rappel tes profs rentrent aussi avec des devoirs puisqu’ils doivent corriger tes copies, et préparer leurs cours. Tu as également vu Papa bosser des week-end entiers, je te souhaite de ne pas avoir un boulot aussi prenant, mais cela fait partie des responsabilités de « grand », on fait ce qu’on a à faire. Certains comme ta Maman attendent souvent le dernier moment pour rendre leur copie mais si cela porte un très joli nom : la procrastination, ce n’est pas dénué de stress…

Bref, mon petit-grand, le collège c’est un passage obligé, tout comme le sera le lycée et j’espère bien, d’autres études ensuite. C’est comme pour tout, il n’y a pas que du négatif, il y a les copains, les «barres de rire », les filles (SIC), le judo mais il y a aussi des obligations : apprendre ses cours, faire ses devoirs et se conduire de manière correcte et respectueuse pendant les cours.

Il n’y a pas de secret, chaque chose de la vie comporte deux facettes : pour prendre du plaisir au judo il t’a fallu travailler, apprendre des techniques, te concentrer et souvent perdre. Pour que tes années collèges se passent le plus correctement possible, il ne faut pas faire de vagues, respecter les règles qui ne sont pas si drastiques (le collège c’est quand même pas la mine) et te faire des souvenirs avec les copains SANS que ça implique le jet d’objets sur les professeurs ou pire, le manque de respect envers eux.

Applique à ta vie de collégien les valeurs que nous t’avons transmises et que je sais acquises (même s’il faut parfois creuser pour les voir), applique aussi les belles valeurs du judo et tout ira bien, et tu verras que tes relations avec les professeurs n’en seront que meilleures.

Loin de moi l’idée de te mettre la pression, mais si tu n’y parviens pas, je te signale juste au passage que ton père est à la recherche d’un collège « militaire » où l’humour est totalement absent et où tu devra oublier tes jolies boucles qu’ils se feront un plaisir de raser.

Toujours pas la pression ? Y’a pas de judo dans les écoles militaires …

Ta Maman qui t’aime

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Tu fais quoi de tes semaines ?

 

Souvent, trop souvent on me demande, mais tu fais quoi de tes semaines ? Tu ne t’ennuies pas ? Non, vraiment je ne m’ennuie jamais même si fort heureusement il y a des semaines un peu plus calmes que celle décrite ci-dessous…

Entre le dimanche et le lundi, entre ma couette et mon oreiller, je rêve de Petit Monstrou qui dit “ non non non” et là Mr Poux me réveille à 4h00 : “ Petit Monstrou a besoin de toi”.

Fraîche comme une rose, déjà maquillée et brushinguée, ah non pardon je ne vis pas dans une série, donc la tête d’une mite écrabouillée par un cintre trop hâtivement déplacé, je me lève.

« Fais attention où tu marches il y a du vomi partout »

(le genre de phrase qui te fais comprendre tout de suite que non, le Poux ne t’a pas réveillée en pleine nuit pour t’emmener en voyage de rêve sur une île déserte mais plutôt à Gerbiland).

En effet, une flaque, que dis-je une mare de substance rose à morceaux inonde la pièce palière au fond de laquelle Petit Monstrou tout blanc et vert, est assis sur une petite table.

C’est immonde, l’odeur est insupportable, on ne peut pas atteindre la fenêtre sans crawler dans le vomi … bref j’ai des hauts le cœur toutes les 20 secondes et je me demande à quel moment je vais moi aussi, participer à l’inondation.

Sachez chers lecteurs que si je vous ai souvent parlé des défauts de Mr Poux, il a une qualité (enfin plusieurs mais là, une en particulier), connaissant mon aversion pour les contenus d’estomac de mes enfants, lorsqu’il est là c’est lui qui ramasse.

D’où ma question le lendemain : « mais enfin quel est l’intérêt de me réveiller pour te regarder évacuer le vomi et surtout le sentir ? »

Pour le soutien moral, m’a-t-il répondu, parce que mes enfants comme bien des enfants, ont une fâcheuse tendance à ne vouloir QUE Maman quand ils vont mal.

Enfin là je ne pouvais pas accéder au petit malade et mon soutien se limitait à hoqueter de plus en plus fort en me pinçant le nez.

Mare nettoyée, j’accède au petit que je rafraîchis et que je dépose sur le canapé avec une couverture et une bassine qu’il remplira consciencieusement toutes les demi-heures avec de plus en plus de douleurs vu que son estomac ne contient pas non plus tant de choses que ça.

Il fait mine de s’endormir, je tente une petite sieste avant de lever le Judokado pour l’accompagner à son collège. Le Judokado est de mauvais poil, comme TOUS les matins, mais chose rare, il ne veut pas prendre de petit déjeuner. Il dormira pendant tout le trajet pour finalement vomir sur le parking de notre destination et se vider dans les toilettes juste avant son rendez-vous avec une spécialiste.

En sortant du rendez-vous il veut tout de même aller au collège, je vous jure que j’ai proposé de le ramener à la maison mais je suppose que l’envie de voir sa chérie a été plus forte que les gargouillis du ventre.

80km plus tard je suis de retour à la maison, Petit Monstrou a demandé à son père environ toutes les dix minutes quand j’allais arriver (QUE Maman je vous dis).

Humm la semaine commence super bien je trouve.

Mais Ouiiiiiiiiiiii dix jours que nous n’avons plus d’eau chaude et je reçois LE coup de fil : le chauffe-eau arrive mercredi et dans la foulée je trouve le gentil installateur qui viendra me le mettre en route mercredi aussi.

Hallelluya j’ai inversé la tendance de cette semaine qui s’annonçait un peu pourrie…

DANS TES RÊVES !

Le mercredi matin le collège appelle … clairement j’hésite à répondre car quand ils appellent c’est quand même très rarement pour te dire à quel point ils aiment ton fils qui est trop intelligent, très calme, moteur et tout et tout. Bref c’est l’infirmière (au moins il n’a pas fait de connerie me dis-je), il a le doigt tout bleu ( ben c’est bon c’est une entorse), elle voudrait que je vienne le chercher pour lui faire passer une radio car elle n’est pas médecin. (moi non plus mais je te dis que c’est une entorse, t’as qu’a lui bloquer le doigt avec un bâton de glace et basta).

Evidemment je ne dis pas ça, j’explique que d’habitude, je cours je vole au secours de mes enfants mais que là JE NE PEUX PAS bouger de chez moi ( je veux de l’eau chaude, l’ado n’avait qu’à pas mettre son doigt n’importe où).

Elle est inquiète, le doigt est bleu et gonflé (oui ben un doigt retourné quoi…) elle me rappellera avec lui à midi.

Ils rappellent et mon cœur de Maman craque en entendant mon « bébé » (et sa grosse voix éraillée), je promets d’aller le chercher dès la fin de l’installation du chauffe-eau.

Sur la route, je maugrée qu’une fois strappé, y’a pas grand-chose de plus à faire pour son doigt et qu’on va encore aller polluer le service des urgences … Puis je réalise que Petit-Monstrou sautillait sur sa jambe alors qu’il avait le fémur cassé donc j’assume ma décision (et puis je suis contente je gagne une soirée avec mon charmant judokado, c’est fou comme on idéalise les gens lorsqu’ils ne sont pas là).

Le lendemain nous passerons 4 bonnes heures aux urgences pour une simple radio, j’ai un peu honte d’être là mais je n’ai pas le choix, pour passer une radio il faut une ordonnance et obtenir un rendez-vous rapide avec cette race en voie de disparition que sont les généralistes est un challenge compliqué, d’autant qu’ils pensent comme moi : un doigt c’est pas bien grave. Je vous passe les cabinets de radiologie qui sont blindés tout autour de chez moi … seule issue pour que l’ado ne rate pas trop de cours : les urgences.

En bonne habituée des urgences, je renseigne les gens, je fais la police, non Madame, on est plusieurs à attendre pour passer dans ce bureau là, et oui, ensuite on refera la queue pour l’autre bureau donc vous aussi, je fais aussi un diagnostic rapide et rassure mon fils : on est presque les seuls en traumato, ça va aller vite.

D’ailleurs on a passé plus de temps à l’admission que dans le service, la radio a été particulièrement vite et la consultation … ah la consultation fera l’objet d’un autre billet tellement elle a été riche !

Bref, on déjeune vite fait et nous voilà repartis pour le collège à l’autre bout du département quand mon téléphone sonne … Je ne réponds jamais en voiture donc c’est le judokado qui réponds, c’est Mr Poux, il est chez le médecin et comme elle ne le trouve pas en forme du tout il va partir avec les pompiers faire des examens à l’hôpital.

Il nous annonce ça comme s’il allait chercher du pain, très certainement pour ne pas stresser le judokado, mais personne n’est dupe…

Je ferais donc les 80 km dans l’autre sens sous une pluie qui frappe le pare-brise à peu près aussi violemment que mon cœur secoue ma poitrine et je file retrouver le Poux qui s’offre des balades avec les pompiers tout en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de mon Petit Monstrou.

La charge mentale ? Ah ah ah !

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Le mot d’excuse

Etre enseignant ce n’est pas facile tous les jours, déjà tu te tapes les enfants des autres toute la journée, tu es mal vu par tout le monde à cause de tes vacances et en plus tu dois régulièrement supporter les parents.

Du coup, quand j’ai besoin de communiquer avec la maîtresse de Petit Monstrou j’essaie de la faire un peu sourire, au risque de passer pour une folle certes, mais elle ne s’étonne plus, avant Petit Monstrou elle a eu Grand Monstrou dans sa classe.

Voici donc le petit mot de ce matin :

Madame,

Veuillez excuser l’absence de Petit Monstrou ces deux derniers jours. En effet pris d’une pulsion créatrice il a crée plusieurs chefs-d’oeuvre dans notre maison à base d’aliments pré-digérés par la technique de la projection …

Je n’ai malheureusement pas pu photographier ses magnifiques oeuvres l’odeur étant un peu incommodante.

Belle journée.

Et vous quand vous devez écrire à l’enseignant de votre enfant, vous êtes plutôt sobres ou créatifs ?

 

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Pensées d'une Peste au foyer souvent au bord de la crise de nerf