Archives par mot-clé : monstroux

up and down (#6)

 

Up : depuis le mois d’Août je suis beaucoup plus zen je me dis “ce qui ne sera pas fait aujourd’hui le sera demain”

Down : à force de repousser sereinement les choses et les corvées je suis en retard pour tout !

Up : Petit Monstrou sait faire du vélo sans stabilisateurs ( je précise que ce n’est pas moi qui les ai enlevés, j’avais prévu de le laisser ainsi jusqu’à ses 15 ans, au moins !)

Down : 3 jours après, il a organisé un concours « mâchoire contre guidon »… devinez qui a gagné ?

Up : les monstroux ont gagné chacun un skate-board

Down : Je cherche toujours et encore plus un partenariat avec hémoclar et Urgo !

Up : Grand Monstrou adore sa nouvelle maitresse

Down : vous allez voir qu’il va me refaire le coup du «  je tombe amoureux de mon enseignante et je pète un boulon dès qu’elle adresse la parole à un autre élève ou dès qu’elle émet la moindre critique sur mon travail »  (sauf que c’est un peu pour ça qu’elle est là mon chéri !).

Up : Petit Monstrou aussi adore sa maitresse

Down : c’est quand même pas une raison pour bosser, faut pas déconner !

Up : ma P… de convalescence de M… est officiellement terminée (quoi je suis vulgaire ? rooo ça va hein, ce n’est pas si souvent).

Down : Alors pourquoi est-ce que j’ai toujours mal partout ?

Up : ça va bientôt faire deux mois que j’ai arrêté de fumer.

Down : je suis atteinte d’une fièvre consumériste sous prétexte que je fais des économies en n’achetant plus de clopes.

Up : Mr Poux aussi a arrêté de fumer

Down : il y a de l’ambiance à la maison !

Kung fu panda 2 : on a adoré !

 

 

Mes monstroux ayant regardé environ 200 fois ( voire 300 si si !) le premier, nous ne pouvions pas rater la sortie du second !
Motivés nous étions, et nous avons fait un peu plus de 40 km pour le voir mais on s’est régalés.

Nous avons retrouvé avec grand plaisir cette grosse peluche de Po et ses amis les cinq cyclones et nous avons ri, nous avons plusieurs fois retenu notre souffle inquiets ou émus… puis de nouveau ri aux éclats.
En fait le meilleur rapport que j’aurais pu vous faire c’est de filmer la tête de Petit Monstrou qui a alterné les sourires, les grimaces et de longues périodes la bouche grande ouverte, crispé sur son fauteuil mais redressé pour mieux voir la suite…

La fin est très émouvante Mamina a même eu la larme à l’œil, quand à nous avec les Monstroux on en a profité pour se faire un gros câlin !

Et devinez ce qu’on a fait dans la voiture en rentrant ? Nous avons imaginé ce qui allait se passer dans le numéro 3…


D’ailleurs c’est quand Kung fu Panda 3 ?

Up and down d’Avril

Le mois d’Avril est terminé, un mois plein d’émotions (bonnes et mauvaises), de découvertes (9 jours en Chine) et de soleil (enfin !), je renoue donc avec les « Up and Down » que j’avais un peu laissés de côté.

MAXI UP : 9 jours en Chine dont 7 en amoureux avec mon Poux, non seulement on s’en est mis plein les yeux en découvrant de magnifiques lieux, mais en plus ça nous a fait un bien fou de nous retrouver à deux, en couple, comme au bon vieux temps … Finalement c’est bien d’avoir un mari qui voyage tout le temps, ça permet de le suivre de temps en temps !

Down : A peine rentré de Chine, le Poux est reparti pour une semaine en Corée, puis après moins de 24 heures à la maison il est reparti aux USA… Les monstroux réclament leur Papa qu’ils n’ont vraiment pas beaucoup vu ces dernières semaines…

UP : j’ai survécu au tournage de l’émission Paroles de Maman, un vrai plateau, de vraies caméras, un vrai micro….

Down : Je devais parler des tests produits, on a refait la prise trois fois, à la fin j’étais tellement crispée qu’on aurait dit une Chips sur un canapé.

Up : Après l’émission j’ai déjeuné avec E-Zabel, on a tellement de points communs qu’il n’y a eu aucune gène, c’était simple, très sympa et on a papoté tout le temps.

Down : C’était bien trop court et j’ai oublié de lui demander un autographe ( ben oui quoi, c’est une vraie blogueuse !)

UP : vendredi nous avions rendez-vous à mi-chemin entre mon département  glacial  et infesté par le blé ( pour rappel je suis allergique au Gluten) et la Charente Maritime dont j’ai passé 17 ans à vouloir me barrer et où je rêve maintenant de m’installer ( oui vous pouvez le dire : je ne suis jamais contente !).
Bref, nous avons déjeuné dans un VRAI restaurant et les Monstroux se sont exceptionnellement bien tenus

Down : quand même un ptit accro, au beau milieu du repas  la douce voix aux décibels multiples et bizarres  de Petit monstroux a traversé le silence religieux de la salle en train de s’activer des mandibules : Dis Maman combien tu pèses ?

( je ne dis jamais «ta gueule», à personne, je trouve ça laid, mais là j’avoue j’y ai pensé, particulièrement quand tous les clients ont tourné la tête vers moi dans l’attente de ma réponse)

UP : Ce mois-ci nous avons enfin  terminé d’équiper la maison de portes- fenêtres étanches et de volets roulants, après plusieurs mois d’attente et des complications, d’ailleurs pour se faire pardonner et nous remercier de notre fidélité, l’entreprise nous a offert une télécommande universelle, un seul clic et on ferme tout. Ravis d’avoir tous nos volets, on a installé les enfants devant un DVD  et on s’est planqués  dehors pour arroser ça…

Down : les enfants ont fermé les volets… TOUS.

 

 

 

Edit : j’allais oublier, ce billet répond à Virginie qui voulait savoir comment s’était passé notre mois d’Avril.

Cannes 2024 : on y sera !

 

Depuis que je suis Maman je ne m’ennuie jamais plus ! Il faut dire que j’ai deux monstroux très inventifs et inexplicablement dotés d’une tendance à l’exagération et à l’utilisation abusive d’adjectifs qualificatifs et de superlatifs  (sincèrement je ne vois pas de qui ils pourraient tenir ça).

Lorsque grand Monstrou se blesse  le festival commence : il a « extrêmement » mal et il est capable de boiter en grimaçant pendant plus d’un quart d’heure pour nous prouver son immense douleur. Nous avons la preuve en vidéo car son grand-père l’a filmé un jour qu’il souffrait le martyr (une écorchure d’au moins 3 millimètres) et qu’il ne pouvait plus se déplacer correctement.

Mais quel est ce grand père indigne qui filme son petit fils presque infirme, blessé au point de ne plus pouvoir aller chercher sa casquette à quelques mètres de là ?

Le grand-père qui sait que le grand blessé qui ne cesse de geindre, partira en courant dès qu’il verra sa grand-mère sortir de la maison avec une glace.

C’est ce même Monstrou qui m’annonce en sortant de l’école qu’on lui a mis un pansement parce qu’il était en train de « se vider de son sang » dans la cour de récréation et que je découvre sous ledit pansement un minuscule bobo …

C’est pareil lorsqu’il est malade, tout symptôme prend une ampleur démesurée voire catastrophique. Et si je sais que c’est une caractéristique typiquement masculine que d’être presque mourant après deux éternuements, ça ne facilite pas mon travail de Maman.

Quand faut-il consulter ? Quand  faut-il garder cet enfant agonisant à la maison ? Je ne compte plus les fois où nous sommes allés chez le médecin pour une «  angine carabinée » et où nous sommes ressorti avec un sirop parce que « en effet, cette gorge est légèrement rouge, revenez si ça empire ».

Du coup, je suis une des rares Mamans à offrir du chocolat à son fils qui a mal au ventre, à proposer une balade en vélo à son enfant épuisé, ou à sortir les jeux de société entre deux quintes de toux.

Si les symptômes disparaissent ou même deviennent supportables devant l’appât du chocolat/vélo/Uno, je sais qu’on peut éviter de creuser un peu plus le trou de la sécu. On a raté une journée d’école, mais ce n’est pas une journée perdue. Sur le mot pour l’enseignante, il me suffira d’écrire « Madame, Grand Monstrou n’a pas pu assister à vos cours aujourd’hui, il travaille ses rôles de composition pour le festival de Cannes de 2024 »

Parce que je suis très fière de savoir qu’une fois dans ma vie, j’assisterai à la montée des marches de Cannes au premier rang, pour y admirer mon Grand comédien Monstrou.

Et le top, c’est que le jour où l’on créera un festival de bêtises, Petit Monstrou aura le premier prix, mais ça c’est une autre histoire…

Et vous vos enfants ils sont comédiens ? Ils vivent aussi au pays de l’exagération et de la surenchère ?

 

Ce billet est ma participation au concours « Blogueuses by Madame«  dont le thème était  » festival » et pour lequel je risque de vous demander de voter.

Pédale Dumbo, pédale !

 

 

Il y a plus d’un an que mon voisin m’a dit «  vu comme il se débrouille avec sa trottinette, votre Grand Monstrou est prêt pour le vélo sans stabilisateurs » mais moi je trouvais ça très bien les petites roues…

D’abord depuis que je suis Maman, je considère tout ce qui roule,  bouge, vole comme un danger potentiel, particulièrement si mes enfants sont grimpés dessus. Ensuite, comme Mr Poux travaille aussi le week-end, c’est moi qui  accompagne les monstroux faire du vélo et comme je n’en possède pas,  je cours derrière… du coup,  je ne sais pas si vous avez remarqué, non seulement les stabilisateurs stabilisent l’engin mais surtout ils le ralentissent…

Bref, pour des questions de confort personnel sécurité, jusqu’à il y a quelques mois, ça m’arrangeait bien que mon grand garde ses petites roues supplémentaires. Et puis quand même, il a eu 6 ans, la plupart de ses copains n’avaient plus de petites roues depuis longtemps, je  me suis raisonnée, motivée et j’ai proposé qu’on essaie le vélo sans stabilisateurs.

Mis à part pour localiser très exactement lesquelles de mes lombaires sont soudées et donc douloureuses en mode « penchée pour courir », l’essai n’a pas été concluant et mon Grand Monstrou (aidé par mes lombaires donc) m’a suppliée de lui raccrocher ses jolies petites roues.

Mais tout de même, il était prêt, la seule chose qui le retenait c’était le manque de confiance…

La fois suivante, j’ai lancé l’opération «  Dumbo », si vous connaissez vos classiques :  Dumbo apprend à voler grâce à une plume soi-disant magique alors qu’en fait il n’en a pas besoin, il sait déjà voler, ce qui est bien sûr, absolument courant pour un éléphant.
J’ai donc sorti de ma poche la «  pièce de l’équilibre », une pauvre pièce de 5 centimes d’euro qui trainait au fond de mon manteau et j’ai affirmé à Grand Monstrou que j’avais appris à faire du vélo grâce à cette pièce qui donnait à son détenteur, l’équilibre nécessaire aux cyclistes.

Encore une preuve que les films Disney sont mauvais pour le développement  des enfants puisque outre le conditionnement abusif des petites filles qui croient qu’on se marie pour avoir plein d’enfants  et vivre heureux toute sa vie ( alors qu’on se marie pour les impôts et qu’on fait des enfants parce qu’on ne SAIT pas qu’on va morfler pendant 20 ans minimum), Grand Monstrou, muni de sa pièce s’est lamentablement vautré !

Du coup le bougre a décrété qu’il n’y arriverait jamais, que c’était trop difficile etc. etc.

Et il s’est désintéressé du vélo… Pas parce qu’il n’aimait plus ça mais parce qu’il savait que j’allais de nouveau lui retirer ses stabilisateurs et qu’il ne voulait pas réessayer. Avant, lorsque Petit Monstrou faisait la sieste et que je proposais une balade, on sortait systématiquement le vélo ou la trotinette. Après les fâcheuses  tentatives sans stabilisateurs, Grand Monstrou exigeait qu’on se promène à pied.

Et même lors des sorties avec son frère, il faisait tout pour éviter le vélo et quand j’ai un peu insisté il m’a annoncé qu’il recommencerait à 7 ans, sans les petites roues .

Rien n’y a fait, ni le fait que je lui assure qu’il était plus que prêt, qu’il avait toutes les capacités nécessaires et qu’il lui manquait juste la pratique (et la confiance en lui) il ne voulait plus tenter le coup.

Nous étions dans une impasse, mon fils avait tellement  peur de l’échec qu’il se privait d’une activité qu’il adorait…

Et là je me réjouis de n’être pas totalement mère-célibataire ( même si j’en ai souvent l’impression ) parce que ce qui manquait à Grand Monstrou c’étaient les encouragements de son Papa !

Samedi ils sont partis tous les deux au parc et ils sont revenus SANS les roulettes ! Je pense que je n’ai pas besoin de vous décrire l’immense sourire de Grand Monstrou lorsqu’il m’a appelée pour me montrer sa victoire.

Si ça peut rassurer les mères célibataires qui me lisent, ça marche aussi avec le grand-père, le voisin, un ami…quand il y a blocage, il suffit de changer de « conducteur ».  Mr Poux a dit la même chose que moi, utilisé les mêmes arguments, mais avec ses mots, sa façon de faire et ouf, ça a marché !

Grand Monstrou aura donc attendu jusqu’à 6 ans et demi pour se lancer sans stabilisateurs… et alors ?  Personne ne lui demandera plus tard à quel âge il a fait du vélo…

Le seul hic, c’est que Petit Monstrou qui va avoir  5 ans est  prêt lui aussi et il veut essayer… et là, vous la voyez arriver la rivalité et la guerre psychologique ? «  j’ai commencéééé  avant toiiiiiiii, nana na na nèèèère ».

Et « qui-qui » va courir derrière deux monstroux libérés de leurs stabilisateurs ?

Et chez vous ça s’est passé comment le passage aux deux-roues ?


Ces petits « rien » qui font sourire (1/2)

Généralement, il suffit de pas grand chose pour me faire sourire, un jeu de mot, une attitude, une innocente bêtise des monstroux, le coup de fil de super copine…

Et puis il y a aussi les petits « riens » de la vie quotidienne, je les appelle ainsi parce que généralement ils ne coûtent rien à la personne qui vous les donne mais ils vous procurent de la  joie, un sourire, une satisfaction qui illuminent votre journée parce que vous ne vous y attendiez pas et parce que c’est gratuit, sans arrière pensée, juste  » comme ça ».

Vous voyez de quoi je veux parler ?

L’autre jour, je mets un petit mot dans le cahier de correspondance de Petit Monstrou pour prévenir son enseignante que la semaine suivante ( celle-ci donc) je serai à l’étranger avec Mr Poux et que Petit Monstrou serait pris en charge par mes parents. j’ajoute qu’il peut se montrer perturbé  par cette absence (ou pas du tout) afin qu’elle comprenne tout changement subit d’attitude dudit Monstrou.

Le soir même, je récupère le gamin ET le cahier et dedans ( le cahier pas le gamin ) il  y a un mot :

 » Ne vous inquiétez pas, on va vous le bichonner »

Voilà typiquement le genre de truc qui me redonne le sourire, parce qu’elle n’était pas obligée, parce que j’en connais qui auraient juste écrit  » vu », et parce que même si je comptais les jours me séparant de mon départ à Los Angeles, j’ai toujours du mal à laisser mes « petits ».

Alors ce soir là, j’ai souri grâce à ce petit mot, je me suis sentie plus rassurée de savoir que si mon grand sensible était malheureux, triste ou perturbé il serait  » bichonné » par une enseignante qui sait que les élèves sont avant tout des enfants, avec leurs peurs, leurs doutes et leurs sentiments.

Ca y est ? vous voyez de quoi je veux parler quand je dis ces petits « rien »?

Je suis sûre que vous en avez plein à me raconter… mais si, cherchez bien !

D’ailleurs je vais même lancer un tag pour l’occasion et j’appelle à la barre :

Cranemou, LMO, Alorom, Agat, Ysa, VirginieB et Bbflo ( parce qu’elle adore mes tags) pour me raconter un de leurs petits  » rien ».

Si vous voulez vous aussi ce tag, dénoncez-vous dans les commentaires que je vous ajoute !

Edit : Galinette s’est auto-taguée

Sensible !

Ce qu’il y a de bien avec les enfants c’est qu’ils nous surprennent chaque jour. Même lorsqu’on pense qu’on les connait « comme si on les avait fait », il arrive que leurs réactions nous «  scotchent » sur place.

C’est souvent le cas de Petit Monstrou qui entre sa sensibilité à fleur de peau, son imagination débordante et sa capacité à inventer des excuses bidons  pour éviter les efforts,  se révèle la plupart du temps imprévisible.

Samedi nous avons enfin débarrassé le sapin de ses décorations et Petit Monstrou a catégoriquement refusé de participer parce qu’on allait le jeter et que ça le rendait triste. J’aurais du m’en  douter car la semaine dernière il m’avait asticotée pour savoir ce qu’on allait en faire, et pourquoi on n’allait pas le planter dans le jardin, et pourquoi on ne le garderait pas jusqu’à  l’an prochain etc.

Du coup, pendant que  Grand-Monstrou et mon Poux retiraient religieusement délicatement chaque boule, personnage ou guirlande, Petit Monstrou parlait au sapin pour le réconforter !

«  Mon pauvre sapin, tu es trop beau pour mourir »…

« On va t’abandonner, mais tu sais tu es très vieux maintenant… » (purée, le truc à 1 mois et il est «  vieux »,  je suis un dinosaure aux yeux de mon fils !)

«  Tu sais, même si on te mets dehors, moi  je t’aime quand même »

Il lui a parlé ainsi pendant plus de 20 minutes et il s’est pudiquement retourné lorsque nous l’avons sorti par la porte fenêtre…

Du coup l’an prochain il va falloir trouver un sapin avec racines pour pouvoir le planter dans le jardin, et vu la taille du jardin, après plusieurs Noëls,  il faudra déménager parce qu’on n’aura plus la place de mettre ne serait-ce qu’une chaise longue dans notre forêt de sapins.

Et vous ? Ils vous surprennent encore vos enfants ?

Imparable logique !

Comme il n’est jamais facile de réunir tout le monde au même endroit, depuis que les monstroux sont nés, nous faisons deux Noëls  l’un traditionnel le 25 et l’autre le 31 et le Père-Noël repasse à ce moment là  chez l’autre Grand-Mère.

Ca ne perturbe pas du tout les monstroux, bien au contraire, puisque Petit  Monstrou a déjà trouvé la faille et essayé de profiter de la situation ! L’autre soir en rentrant de chez Belle-Maman, alors que nous étions presque à la maison il nous dit

«  Peut-être que le Père-Noël sera repassé par chez nous »

« Non, mon chéri, souviens-toi  il est déjà passé chez nous »

«  Mais à Boulogne il est passé deux fois, il est passé pour « cousinette »  et hier il est revenu, alors peut-être que chez nous aussi il va passer deux fois »

Et bien sûr la première chose qu’il a faite en rentrant c’est de vérifier sous le sapin s’il n’y aurait pas un ptit «rab » de cadeaux.

Logique ! Ca nous apprendra à raconter des bobards à nos gamins !

Dans la même série, la veille du départ dans le Nord pour nous rendre chez Belle-Maman, les monstroux faisaient les fous dans leurs lits au lieu de dormir. Mr Poux intervient et leur dit :

«  c’est l’heure de faire dodo les garçons sinon demain vous allez être crevés ».

Réponse du tac au tac de Grand Monstrou :

«  C’est pas grave puisqu’on sera dans la voiture ».

Ben oui, pas la peine d’être en forme pour s’ennuyer pendant 450 km dans une voiture !

Que voulez-vous répondre  à ça ? Je vous le dis, ce n’est pas facile tous les jours d’être parents !


La marchande de mots

Début Octobre nous sommes allés assister à un spectacle offert par notre bibliothèque locale (et donc par la municipalité) : La marchande de mots par la compagnie Eurélienne : Rockybulle .

Autant le dire tout de suite, ce spectacle d’une cinquantaine de minutes est un véritable «  délice » ( coucou Angélita ! ).

Comme je suis bénévole à la bibliothèque on m’avait demandé d’assurer le service d’ordre de faire entrer en priorité les personnes qui s’étaient inscrites, la salle du spectacle étant assez petite. Évidemment, j’en ai profité pour demander ses papiers au policier municipal de la ville ( niak niak chacun son tour !).

Non, sans rire, j’appréhendais parce pendant que je cochais les noms des arrivants pour voir s’il nous resterait de la place pour les personnes non inscrites, je n’étais pas avec mes monstroux que j’avais installés au premier rang ( l’avantage d’être là en premier). Et du coup j’avais un peu peur qu’ils fassent le bazar, ou qu’ils se battent comme des chiffonniers, bref qu’ils se fassent remarquer pendant le spectacle.

Mais en fait, ce spectacle «  tout public dès 7 ans » était tellement prenant, vivant, passionnant, amusant et dynamique que du fond de la salle j’ai vu mes monstroux littéralement scotchés pendant 50 mn ( j’ai même envisagé de louer l’actrice pour les longs week-end pluvieux !).

Alors bien sur la marchande de mots vend des.. MOTS ! pas des jeux (enfin  si mais… de mots), pas des sucreries ( mais des mots doux : oui ), simplement des mots pour tous les jours, toutes les occasions et tous les âges.

Nous avons bien sûr entendu parler des mots « magiques », j’ai fortement apprécié l’introduction des gros mots avec un truc du genre «  vous savez, quand Papa bricole… ».  Tous les enfants ont participé gaiement, ou tapé des mains en mesure quand l’actrice chantait, c’était un spectacle vraiment emballant.

ET le petit plus… c’est  que la marchande s’était fait voler tous les mots pour « vivre ensemble », elle a laissé une enveloppe à la bibliothécaire « Chef » pour qu’on lui renvoie si on les retrouvait.

Alors dans l’après midi, puis pendant le dîner, les monstroux enthousiasmés cherchaient ces fameux mots. Le premier que nous avons trouvé c’est ( bien sûr) se disputer, parce que quand on vit ensemble, forcément ça arrive, surtout si on est deux monstroux issus du mélange d’un Poux et d’une Peste. Forcément pour régler la dispute nous avons déniché un autre mot pour « vivre ensemble » :  partager ! Mot archi connu des monstroux mais parfois bien difficile à appliquer..

Et le soir au moment de se coucher  Grand Monstrou  m’a annoncé : Chatouiller. Je n’ai pas vu tout de suite en quoi c’était un mot pour «  vivre ensemble » alors il m’a expliqué :

«  Mais Maman, pour les chatouilles il faut forcément être deux : un qui chatouille et un qui rigole ! »

Délicieux non ? Vous auriez pensé à ça vous ?

J’aime pas tes potes : reste donc avec Môman !

Suite et fin (temporaire, je crains le pire pour l’adolescence…) des amitiés dérangeantes de mes Monstroux.

Souvenez-vous, Grand Monstrou était allé à l’anniversaire de R. il en était revenu enchanté et moi estomaquée, affolée et fort contrariée…  A la rentrée suivante, à notre tour nous avons invité R. à l’anniversaire de Grand Monstrou , tout s’est bien passé, je n’ai même pas revu les parents car c’est la grande sœur qui l’a accompagné.

Je croisais de temps en temps la Maman devant l’école où elle me racontait des bribes de sa vie avec  de nombreux détails ET grossièretés (que les enfants l’entendent ou non : j’adore !).

Et puis au mois de Mai elle m’interpelle dans le couloir devant la classe des garçons : «  au fait R. fête son anniversaire le 22 on compte sur Grand Monstrou »

Youpi, j’avais la réponse toute prête : «  oh zut, nous ne sommes pas là ce week-end là, nous serons dans  le nord chez mes beaux-parents » (pour une fois, j’étais presque contente d’aller chez eux !).

Et là… du tac au tac elle me répond : «  ah, ben alors on va changer la date car c’est très important pour R. que Grand Monstrou soit là ».

K.O je n’ai pas eu le réflexe de m’inventer un programme ultra chargé TOUS les weed-end jusqu’à la fin de l’année donc j’ai jusque acquiescé, résignée.

J’appliquerai  donc le plan B qui consistait à honorer l’invitation de R. mais en me tapant l’incruste chez lui TOUT l’après-midi, des fois que le Papa ne décide (encore) d’arroser copieusement les 5 ans de son fils.

Cet après-midi promettait  d’être long et pénible  mais pour RIEN  AU MONDE je n’aurais laissé mon fils de nouveau  seul chez les parents de R.

Le jour J à l’heure dite : personne chez R. Nous sonnons, re-sonnons en vain, apparemment la maison est vide ( il doit y avoir un dieu des mères-poules qui a eu pitié de moi !), j’avoue que je n’insiste pas plus que ça, je promets une activité super rigolote à Grand Monstrou pour  lui faire digérer sa déception et nous rentrons.

Le lundi je croise la Maman de R. en béquilles, à l’école qui s’excuse et me raconte une histoire abracadabrante : en bref, le vendredi soir elle s’est battu  dans la rue avec un ado qui embêtait sa fille, elle est tombée et s’est blessée au genou, du coup samedi elle était hospitalisée.

Traitez-moi d’égoïste si vous voulez mais je frissonne, même pas à l’idée qu’elle en a pour des mois en béquilles, mais à celle que ce «  drame familial » aurait pu se produire en pleine fête d’anniversaire, devant mon Monstrou ! C’est un peu comme la goutte d’eau qui ferait déborder le vase, il est hors de question que je laisse mon fils retourner dans une maison ou l’apéro commence au milieu de l’après-midi  pour le père et où la mère se bat comme une chiffonnière dans la rue.

(Ceci dit, si un vilain ado boutonneux et mal embouché venait devant chez moi agresser mes « bébés » de 15/16 ans, en attendant l’arrivée des forces de l’ordre, je pense que je finirais par intervenir aussi !).

A l’entrée en grande section, Grand Monstrou a été très déçu que R.ait quitté l’école : PAS MOI ! Outre les invitations glauques à éviter à tout  prix, ce petit avait appris de drôles d’expressions à mon fiston, égoïstement encore, j’ai pensé «  bon débarras » ! Oui je sais, c’est méchant, osez dire que vous n’auriez pas fait pareil !

Et puis en Septembre, jour de l’entrée à la «  grande » école, en CP, un gamin m’interpelle dans la cour : «  hey salut ! ». C’était le petit R. revenu dans notre village et encore une fois dans la même classe que Grand Monstrou (le dieu des mères-poules était-il en RTT ?).

Depuis, un soir sur deux le petit R. me harcèle parce qu’il veut inviter Grand Monstrou à diner. J’ai commencé par lui dire  gentiment que lorsqu’on s’adresse à un adulte, on ne lui dit pas «  Salut », d’une, ça ne peut pas lui faire de mal, de deux, ça l’a suffisamment scotché pour que  je n’ai pas besoin de répondre.

Bien sûr, il est revenu à la charge alors j’ai bafouillé que là, on était un peu débordés et que sa maman n’avait qu’à me téléphoner (tout en notant mentalement de souscrire à la liste rouge le soir même).

Depuis, je me planque le plus possible derrière ma copine Céline pour ne pas me faire accoster par R. et nous avons trouvé une solution : s’il revient inviter Grand Monstrou à dîner je dirai :

1/ Il ne peut pas il mange chez Céline

2/ Il s’est si mal conduit chez Céline que je l’ai puni, il n’ira plus dîner chez personne jusqu’à ses 18 ans, c’est ainsi et ce n’est pas négociable !

Même si c’est faux, ça me tente bien comme punition parce Grand Monstrou a le don pour se trouver des copains «  à problèmes » ou encore des copains «  enfants-rois » qui ont tous les droits chez eux, dont les parents sont totalement dévoués et SOUMIS (« il est très sensible, ça lui fait de la peine si je le fâche ») et ça n’est pas  beaucoup mieux…

En même temps, on ne fait pas des enfants pour les garder pour soi, et ça leur fait du bien de voir  d’autres schémas familiaux, d’autres  fonctionnements et d’autres adultes, car je suis bien consciente que même si je critique les autres familles la notre est loin d’être parfaite…

D’ailleurs comme je n’arriverai jamais à être une «  wonder-mommy », je postule pour le statut de «  mère indigne » parce que c’est la mode (n’est-ce pas Carole ?), et parce que des erreurs d’éducation j’en fais TOUS LES JOURS ! (mais c’est plus facile de voir la paille dans l’œil des voisins…)

Et vous ? Vous faites comment avec les copains de vos enfants ?