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50 listes pour Mamans débordées

 

Quand j’ai acheté ce livre, je savais que je n’en avais pas réellement besoin puisque je suis une vraie psychopathe des listes, mais je brûlais de curiosité et surtout j’avais envie de crâner devant la vendeuse Fnac en lui disant :  » je connais l’auteure personnellement. (ma philosophie intime : à défaut de succès personnel, réjouissons nous des réussites des autres).

j’ai commencé à le feuilleter à chaque feu rouge, sur le chemin du retour,  pour constater que si effectivement je n’en avais pas besoin, il était extrêmement bien conçu pour les jeunes Mamans ( comprendre les débutants ou encore les primipares -mais qu’il est laid ce mot-).

Ça commence avec les listes des indispensables avant l’arrivée de bébé : ( valise de maternité, démarches, valise pour le bébé). Et ensuite les listes grandissent avec l’enfant, un peu comme nos sacs à main en fait ! Qui n’a pas vécu un grand moment de solitude au parc parce qu’il lui manquait : des mouchoirs en papier, de  l’arnica, une casquette, les gourdes… ( rayez la mention inutile).

Grâce au livre d’Isabelle Cantarero ( je vous ai dit que je la connaissais ?) les jeunes mamans ne seront plus prises au dépourvu, elles seront certainement toujours débordées mais elles seront OR-GA-NI-SEES !

Si vous avez des femmes enceintes ou de jeunes mamans dans votre entourage, cet ouvrage ferait un excellent cadeau de Noël ou un cadeau de naissance ( y’en a marre que tout soit pour le bébé hein !).

Enfin si vous n’avez pas totalement confiance en votre nounou, vous pouvez également lui offrir en guise d’étrennes, histoire de parfaire sa formation parce que oui, 50 listes pour Mamans Débordées est un livre d’utilité publique !

Vous pouvez aussi le prêter à certaines de vos « voisines » de parc qui vous prennent pour la « fournisseuse officielle » de crême solaire/lingettes/mouchoirs en papier…(rayez la mention inutile).

 

Article NON sponsorisé ( bon Isa t’as quand même le droit de me payer un café et une dédicace !)

Prends ma place #1 ( dressage inside)

Jeudi dernier, au retour de Venise, pendant le dîner nous nous félicitions de notre escapade en amoureux tout en se disant que du coup on était débordés et en retard tous les deux. Grand Monstrou intervient pour compatir ( enfin je croyais) et dit à son père : «  Oui mais c’est plus dur pour Maman parce qu’elle n’a pas l’habitude ».

Je m’étouffe avec ma bouchée prête à mordre mon fils au lieu de mon dîner et Mr Poux qui me connait bien dit à GM : «  tu ne veux tout de même pas dire que Maman ne travaille pas ? »

Et l’autre qui s’enfonce : «  non non je sais qu’elle fait le ménage et tout mais c’est plus dur pour elle parce que toi tu as l’habitude tu as ton ordinateur ton bureau… »

GLOUPS ! Comme je rentrais de 4 jours absolument merveilleux et que j’étais détendue, je n’ai envisagé qu’une seule seconde de le scalper sur place et dans ma grande bonté j’ai pardonné !

 

Mais pardonner ne veux pas dire oublier,surtout que ce petit scélérat en a rajouté une couche quelques jours après.

Avant-hier soir, pendant le câlin, Grand Monstrou me dit «  ah la la , vivement que je sois adulte ». Je ne m’étonne pas, c’est courant, les enfants veulent grandir plus vite, les parents aimeraient bien être des enfants et les grands-parents le sont parfois redevenus sans s’en apercevoir…

Bref, même sans être étonnée je demande quand même pourquoi il voudrait être adulte tout de suite, là, maintenant ( je n’aurais peut-être pas dû) et il répond :

  • «  parce que je n’irai plus à l’école, je pourrais rester à la maison toute la journée,
  • Mais si tu restes à la maison tu n’auras pas d’argent, tu ne pourras rien faire…
  • J’aurais une femme qui travaille, comme toi avec Papa !

 

Depuis que je suis femme au foyer j’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur le fait que je glande à la maison, que j’ai énormément de temps libre etc. Je suis blindée, je laisse dire et je vis ma vie à cent à l’heure entre mes enfants, mon Poux, le bénévolat à la bibliothèque, la vie associative, mes projets persos et le blog.

Mais que mon propre fils,la chair de ma chair, mon bébé de presque 8 ans véhicule ce genre de préjugés ça me défrise ! Je ne décolère pas mais si vous me suivez depuis quelques temps vous savez qu’en tant que Peste je ne vais pas me laisser faire sans réagir.

Je vais donc lui concocter un petit stage de femme au foyer dont il se souviendra, je ferai ça mercredi prochain ( car ce mercredi je prépare sa fête d’anniversaire) et à mon avis, ce Monstrou là sera super content de partir à l’école jeudi matin.

Car étrangement, Petit Monstrou qui a lui aussi zappé l’option «  diplomatie », garde un silence prudent à chaque fois que son frère fait ce genre de remarque. Lui qui sait pourtant taper là ou ça fait mal ( «  t’es une mauvaise mère), doit apercevoir suffisamment de contrariété sur mon visage pour en rajouter. Je pense qu’il fera lui aussi un petit stage quand l’heure sera venue.

J’ai donc annoncé à Grand Monstrou que puisqu’il voulait «  rester à la maison », mercredi prochain il prendrait ma place… Il était enchanté… le FOU !

Je vous ferai bien entendu un petit compte rendu, pour l’instant je concocte avec un sourire sardonique voire sadique son emploi du temps de petite femme au foyer !

Nan mais oh !

 

Mardi tout doux ? Battez-vous !

Les enfants se battent…encore ! Je tente la version Caroline Ingalls : «  oh les enfants vous savez comme ça me fait de la peine de voir mes deux petits amours se disputer et se frapper »….

Echange de coups de poings et de pieds encore plus violents !

Finalement c’est la version «  Roseanne » qui marche le mieux car quand je leur dis «  battez-vous assommez vous y’aura plus à manger pour nous » on me répond en chœur :

«  c’est toi qui n’auras rien à manger , on va tout manger »…

D’une pierre deux coups : ils ne se battent plus et ils ont décidé de tout manger !

C’est le moment de sortir le foie de morue !!!

C’était mon mardi tout doux ( enfin presque) pour Maman@home !

Kamishibai ( le mercredi on lit #3)

Le mercredi on lit beaucoup, mais le jeudi aussi !

Le jeudi on lit pour les classes de la maternelle du village et on essaie de varier les supports : histoires à plusieurs voix, marionnettes, chansons, décors… Et pour cette séance, on a lu « il faudra » de Thierry Lenain avec un Kamishibai.

Le Kamishibai nous arrive du Japon où les « bonshommes Kamishibai » circulaient dans les villages pour conter des histoires en faisant défiler des illustrations

Les histoires du bonhomme Kamishibai n’avaient généralement pas de fin, quand il avait terminé, il disait quelque chose du genre  » la suite la prochaine fois » et lorsqu’il revenait dans le même village, enfants et adultes se précipitaient pour entendre le conteur.

Sur notre Kamishibai, et comme nous ne sommes pas vraiment des conteuses, nous avons derrière chaque illustration le texte de la prochaine page, qu’on lit en la tirant pour faire apparaitre l’illustration suivante.

Le public était captivé par cette nouvelle façon de raconter une histoire…

Vous connaissiez le Kamishibai ?

De plus en plus de bibliothèques organisent des lectures avec Kamishibai, renseignez-vous près de chez vous, ça vaut vraiment le coup de le voir au moins une fois !

 

 

quand l’éducation te laisse tomber…

Mon cher Pierre,

Je ne te connais que par le biais de ta Maman, mais depuis toutes ces années où elle s’inquiétait pour toi, me racontait tes dernières démêlées avec le collège et ses enseignants, j’ai l’impression de te connaître.

Alors, ça y est, l’éducation nationale a tiré un trait sur toi, tu es tombé dans une sacré faille du système, tu étais trop différent, et en même temps trop «  adolescent ».

Je suis désolée….

Ces enseignants d’un collège privé, qui avaient été prévenus que tu n’avais toujours pas trouvé ta place dans le système, ceux-là même qui étaient censés te remettre dans le droit chemin, dans ce moule où tu n’es jamais parvenu à entrer, oui ces individus qui côtoient des adolescents à longueur de journée, ils ont baissé les bras !

Je suis désolée…

Mais en abandonnant, en t’ordonnant de partir, de quitter le collège à trois mois du brevet ils n’ont pas seulement failli à leur mission, c’est ton avenir qu’ils ont hypothéqué…

Je suis désolée…

Est-ce qu’il y a pensé cet individu qui malgré son titre de professeur t’a dit «  ta gueule » en plein cours ?

Je suis atterrée …

Alors bien sûr tu n’es pas tout blanc dans l’histoire, tu t’es montré encore plus exaspérant que la moyenne des adolescents… tu as fait des bêtises. Il fallait peut-être faire un exemple.

Je suis désolée…

Ah et puis c’est pénible cette façon que tu as de « bisouiller » ta copine entre les cours, mais enfin quelle idée, ce n’est pas comme si tu étais plein d’hormones, en pleine puberté !

Je suis désolée…

Tu ne faisais jamais tes devoirs, et pourtant tes parents chaque mois ont payé l’établissement pour assurer l’internat mais visiblement l’assumer n’était pas dans le contrat…

Je suis désolée…

Sur la belle plaquette de l’établissement on promettait aux parents qu’ils pourraient consulter les devoirs sur le site internet, ça n’a jamais fonctionné…

Je suis désolée…

Chaque Psychologue, Pedo-psychiatre ou médecin qui t’ont rencontré ont rappelé à tes parents ton intelligence «  différente », certains ont même rassuré : «  quand Pierre aura trouvé sa voie tout ira tout seul »

Oui mais voilà, ta voie ne passait pas par le moule de l’éducation nationale, ta voix non plus ne passait pas apparement…

Je suis vraiment désolée que l’éducation nationale dont je suis si fière, t’ait laissé tombé comme une vieille chaussette, je suis désolée qu’aucun de ses «  éducateurs » n’ait su te parler,t’intéresser, te prendre en charge, je suis désolée que tu sois passé dans le mauvais sens de l’entonnoir de l’éducation pour tous.

Tu n’as pas eu la chance de rencontrer LE prof qui allume dans ton cerveau la petite lumière du savoir et de l’intérêt, ton sourire candide a été traduit par ironique, tes facilités ont été utilisées contre toi car il n’y a rien de plus frustrant qu’un élève qui peut mais qui ne veut pas…

Je suis désolée…

Que personne depuis 12 ans ne t’ai donné l’envie de les utiliser, tes facilités ;

Je suis désolée…

D’admettre que cette école et ce collège français dont je suis si fière ne soient pas du tout adaptés aux enfants précoces, différents, exigeants…

Je suis désolée…

De constater que le message que t’envoient les professeurs du collège soit : «  fallait rentrer dans le moule, te taire, ne pas être un ado, tu n’avais qu’à ETRE COMME TOUT LE MONDE , maintenant tu es dehors, tu n’as RIEN, tu te démerdes, tu nous as trop emmerdés »

J’AI HONTE !!!!

Et pendant ce temps, on ne forme plus les enseignants, on supprime les RASED, on enfonce chaque jour un peu plus la classe moyenne.. on désinforme, on dés-enseigne…

Je suis désolée, je ne peux même pas dire vivement les élections…

Où est le candidat qui rendra à Pierre son avenir ? Quel candidat comprendra que l’avenir de la France passe par l’éducation de ses enfants ? Qu’une éducation « discount » n’entraînera que du chômage supplémentaire ?

 

Je ne suis pas désolée d’exiger le retour des RASED, d’enseignants formés et mieux payés, je ne suis pas désolée d’être différente, exigeante et parfois exaspérante …

Je ne comprends pas que Pierre doive payer pour cela…

J’ai peur pour mes enfants, j’ai peur pour mon pays…ou bien j’ai honte !

 

 

 

 

 

Ne rien lâcher !

Mercredi en rentrant de la bibliothèque et des courses, comme je devais préparer vite fait le déjeuner pour que l’on soit prêts à temps pour accompagner Petit Monstrou à l’école de cirque je demande à Grand Monstrou s’il ne voudrait pas commencer à lire à son frère l’un des romans que nous avons ramené…(ou comment gagner une vingtaine de minutes de tranquilité).

Il me réponds :  » Tu me demandes un service, si tu me donnes 2 centimes je le fais »

Je sursaute mais j’accepte, après tout, ce n’est pas très cher, et j’ai vraiment besoin que Petit Monstrou ne soit pas dans mes pattes pour ranger les courses et préparer le déjeuner rapidement. N’empêche je ne digère pas de devoir payer mon propre fils pour un coup de main…

Il a lu trois chapitres, on a déjeuné vite fait, on a même terminé avant l’heure de partir et je suis bien contente ! Grand Monstrou me rappelle que je lui DOIS 2 centimes, du coup , tout gentiment je leur demande :

« au fait les garçons, elle vous ont plu mes pâtes à la sauce carbo ? » ( un de leurs plats préférés évidemment)

Réponse en choeur :

« Oh oui Maman c’était délicieux »

Sourire satisfait tendance sadique :

« Et bien vous me devez chacun 10 centimes pour ce délicieux repas »

STUPEFACTION des deux monstroux !

« Et bien oui mes chéris, si vous me faites payer le moindre petit service que vous me rendez, moi je vous facture les repas, et cet après midi comme je vais plier/ranger votre linge, ça vous coûtera surement cher »

Silence (constipé) de Grand Monstrou, colère particulièrement sonore de Petit Monstrou qui trouve qu’il n’a pas à payer son repas puisque le coup des 2 centimes pour le service c’était une idée de son frère !

Je tiens mes proies… j’assène un dernier  » Donc, Grand Monstrou, réfléchis bien, est-ce que tu es sûr que tu veux me faire payer tes services ? »

Il a gromelé un « non…c’est bon… » avant de déposer ça à côté de mon ordinateur pendant que je ne regardais pas…

Pièce de 10 centimes avec l'inscription : "pour toi maman, gratuitement"

Je lui ai bien sûr rendu en lui expliquant qu’il n’avait pas à payer ses repas et que je ne souhaitais pas le payer lorsqu’il me rendait un service vu que la plupart du temps c’est son père et moi qui alimentons sa tirelire.

La Maman Peste : 1 Grand Monstrou : 0

 » Oui mais maintenant ma tirelire c’est aussi la Petite Souris qui la remplit »

Mouais… Nan, vraiment cet argument ne compte pas ! je ne peux pas t’expliquer pourquoi là maintenant mais ça n’est pas un argument valable !

 

Parfois je suis sadique !

Hier soir j’ai eu un grand moment d’attendrissement… court mais intense !

Depuis quelques jours j’ai le bras en écharpe pour une sombre histoire de coude démis, luxé, ou juste tordu… enfin bref, je n’ai qu’un seul bras valide et la préparation du dîner ou même la vie quotidienne s’en trouve un peu plus compliquée.

Une Maman avec un seul bras, surtout après ce qui m’est arrivé en Août, ça inquiète les monstroux qui réagissent chacun à leur façon. Petit Monstrou lui, est une véritable purge depuis la semaine dernière, parce qu’il est angoissé et qu’il « veut que tout redevienne comme avant » ( vous savez bien que les mamans n’ont pas le droit d’être malades ). Grand Monstrou lui s’est transformé en « petit homme », très protecteur, très câlin et puis il aide beaucoup !

Aussi, hier quand il m’a dit «  vas-y Maman, va préparer le dîner je vais sécher les cheveux de mon frère », et qu’il a dit à Petit Monstrou «  tu vas voir je vais te faire une coupe super » je suis descendue avec des papillons dans la tête, c’était tellement mignon de voir mon « grand », s’occuper si gentiment de mon « petit »… Séquence émotion !

Je commence donc le dîner toute émue, un sourire béat aux lèvres, le doux ronronnement du sèche-cheveux dans les oreilles, quand j’entends :

-« ahhhhh j’en ai avalé »

Mon sang n’a fait qu’un tour !

Mais qu’est-ce qu’il peut bien avaler en se séchant les cheveux ??? Il n’y a aucune nourriture à l’étage… je monte à toute allure et là…

Petit Monstroux a une coupe aéro-dynamique, le front et les joues luisants grâce… au quart de bouteille d’eau coiffante que son frère lui a vaporisé sur la tête ( et donc dans la bouche).

(Punaise ! C’était trop beau pour être vrai, il fallait qu’ils fassent une bêtise ! Et moi qui étais en train de m’émouvoir d’avoir de grands garçons autonomes… tu parles!)

Je demande en râlant si c’est bien de l’eau coiffante qu’il vient d’avaler, on m’explique que oui, un coup de pschit malheureux et paf, dans la bouche…

Et là, je dis d’un calme trop olympien pour être crédible «  Grand Monstrou si ton frère meurt dans la nuit tu vas en entendre parler ! ».

Je pense que Grand Monstrou ne m’a pas crue plus d’une seconde, mais Petit Monstrou s’est décomposé : «  hein ??? je vais peut-être mourir ? »

(sourire sadique de la mère qui aime torturer ses enfants et qui assume) : «  ben écoutes, je ne sais pas encore je n’ai pas vu la composition mais tu sais bien qu’on n’avale pas les produits d’entretien ni ceux de la salle de bain ».

Et puis, « grand seigneur », je lis rapidement la composition et je lui annonce calmement «  non c’est bon, tu ne vas pas mourir cette nuit, au pire tu auras très très mal au ventre toute la nuit »

Et j’ajoute en regardant son frère avec de gros yeux : «  et s’il a mal au ventre cette nuit je ne veux pas en entendre parler, c’est toi Grand Montrou qui te lèveras ». (s’il avait été là Mr Poux aurait dit « pfff t’es même pas cap »)

En retournant dans la cuisine je me suis demandée si je n’avais pas un truc laxatif à ajouter à l’assiette de Petit Monstrou pour qu’il se souvienne bien qu’on ne mange pas les produits de beauté, mais ma crise de sadisme était terminée (et puis je n’ai rien trouvé).

A ceux qui pousseraient de grands cris en disant que ce n’était vraiment pas malin de ma part… ( et j’en connais) je répondrais :

  • que ce n’était pas prémédité
  • qu’il y a 3 mois Petit Montrou avait visionné à l’école un truc sur la sécurité à la maison et qu’ensuite, pendant des semaines entières il nous a asséné des conseils tels que «  il ne faut jamais laisser traîner des médicaments » «  il faut enfermer les produits d’entretien » comme si on avait attendu qu’il soit en Grande section pour s’informer…
  • que maintenant je pense qu’ils ont bien retenu qu’on ne consomme rien d’autre que de la nourriture ( après s’ils veulent bouffer des insectes c’est leur problème mais je ne leur ferai pas cuire).
  • Qu’il en faut bien plus pour les traumatiser je ne les ai pas rebaptisés « monstroux » pour rien !
  • Et que c’est une bien maigre vengeance après les heures que dis-je les nuits d’inquiétude à leur sujet, nuits passées, présentes et futures.

 

 Un ptit verre de Canard WC pour l’apéro ?

 

Dur à aimer… dur à cuire ?

C’est mon premier bébé, il est né hier, et pourtant il a déjà 7 ans !

J’écris «  déjà » parce que  c’est passé vite mais en ce moment je lui dis souvent ( trop souvent) qu’il a « seulement »7 ans.

Je lui dis que non, à 7 ans tout n’est pas négociable, non à 7 ans on ne répond pas ainsi à sa mère ( à 14 non plus d’ailleurs mais à chaque jour suffit sa peine hein…) NON NON et NON à 7 ans on ne trépigne pas, on ne jure pas, on ne tape pas du poing sur la table ( et puis quoi alors ! A 14 ans il va nous renverser la table parce qu’on l’a contrarié?).

J’ai mis mes « non » et mes négations en gras, parce que c’est tout ce qu’il entend, tout ce qu’il voit.
Grand Monstrou, à l’écouter, est la victime de parents despotes qui ne font que le contrarier exprès ! J’en rirais presque en lui disant que OUI on a fait un enfant ( puis deux) juste pour les faire Ch… et leur pourrir la vie parce qu’on s’ennuyait avec son père.

Mais tout est tellement dur en ce moment que je n’ai même plus envie d’en rire. Tout est dur !
Faire un jeu de société devient un cauchemar parce que comme j’explique à Petit Monstrou de nouvelles stratégies pour ne pas perdre, je l’ai «  favorisé » déclenchant ainsi un flot interminable de jérémiades et de reproches de la part de son frère qui finira par nous gâcher le jeu.

Sortir jouer dans la neige se termine en punition car dans son mode « je sais mieux que mes parents »,Grand Monstrou désobéit,se fait prendre et donc punir… retour à la case victime: hyper malheureuse et persécutée ( en même temps, s’il n’a pas de boulot il pourra être acteur).

Tout est dur et pourtant chaque matin depuis le 3 Août, je me dis que c’est toujours une journée de plus de gagnée auprès de mes monstroux… et chaque soir en me couchant je m’en veux parce qu’on s’est tellement disputés avec Grand Monstrou que j’ai fini par crier comme une mégère… Sur l’un, sur l’autre parce que (merde) j’ai 39 ans et je n’ai absolument pas l’intention de me laisser marcher sur les pieds par deux petits mâles ( otrus ?).

Ça ne pouvait plus durer, je l’ai emmené chez une pédo-psychiatre…

Même pendant le trajet, tous les deux en amoureux, sans le petit  frère qui a soi-disant, gâché sa vie ( mais dont il ne peut se passer), nous nous sommes disputés.  Le truc con, il veut un chewing-gum, je refuse puisqu’il va chez un docteur pour parler, je pense que la discussion est terminée mais non… il va « chouiner » et argumenter pendant tout le trajet…je me retrouve en train de hurler au feu rouge :

« rhaaaa mais enfin j’ai dit NON, NON, NOOOOOOOOOOOON c’est donc la fin de la discussion »
« Oui… mais…. »

Je vous jure, je vais finir par lui faire tatouer « oui mais »sur le front à ce gosse !!

La pédo-psychiatre a trouvé «  qu’il avait toujours quelque chose d’intéressant à raconter » (mon dieu, qu’est-ce qu’il a encore affabulé, promis Madame, je ne le drogue pas aux psychotropes, il est né comme ça).
Elle lui a dit «  Grand Monstrou, c’est TOI qui compliques tes relations avec les adultes »…

Malheureusement elle ne lui a pas encore appris comment ne plus compliquer ses relations… Pour ça il va falloir plus de séances, plus de chèques de Maman à qui on ne dit rien ou pas grand chose : secret professionnel oblige.

Je crois que le pire c’est quand il nous dit « oui d’accord » et qu’il s’en va tranquille, faire totalement autre chose que ce qu’on vient de lui demander !

On ne se laisse pas faire, les punitions pleuvent et donc.. Grand Monstrou est malheureux…il pense qu’on s’acharne sur lui.
Ce n’est bien sûr pas le cas, mais le disputer chaque jour use notre patience et j’avoue que je me fâche plus vite, plus fort, plus souvent…

L’autre jour, alors qu’il était encore dans la provocation, je lui ai dit qu’il était «  dur à aimer », il a pleuré… et moi je n’ai trouvé le sommeil que très tard dans la nuit ( culpabilité quand tu nous tiens).

Parce que c’est exactement ça, même si je l’aime très fort, en ce moment c’est souvent dur de m’en souvenir, lorsqu’il me répond, me provoque, se plaint…

A l’école ce n’est guère mieux, Monsieur n’a aucun problème d’apprentissage, il faut juste lui répéter un certain nombre de fois pour qu’il se mette au travail… Sincèrement je plains son enseignante et je la crois sans problème, lorsqu’elle me raconte que souvent il faut qu’elle se déplace jusqu’à son bureau pour lui dire à lui, les yeux dans les yeux, de sortir tel ou tel cahier, de se mettre au travail… ( bientôt il va lui falloir un faire-part pour commencer sa fiche de Français).

Résistance passive ? Recherche d’attention ?

Hier soir alors qu’il venait de faire exactement le contraire de ce que je lui avais demandé je lui ai posé la question… est-ce qu’il cherche à se faire disputer parce qu’ainsi il a plus d’attention de ma part ? Pour rappel, je suis à la maison donc je lui donne beaucoup de temps mais jamais assez à son goût, et il est très jaloux de son petit frère…

Il n’a pas répondu…

J’en viens à redouter les mercredis que j’attendais tant… j’en perds le sommeil… et j’en perds mon latin !

Si quelqu’un avait la notice, le guide des gosses de 7 ans des années 2000 ça m’aiderait beaucoup, parce que là je suis au bord du « rendage de tablier et bigoudis » de la femme au foyer !

Evaluer c’est ficher !

J’ai failli ne pas en parler tant l’encre de la blogosphère a déjà coulé à ce sujet : l’évaluation des enfants de 5 ans en maternelle.

Bien entendu je suis contre, je trouve ça dangereux et tout et tout mais d’autres le disent tellement mieux que moi que je ne développerai pas (mais j’irai brûler mon exemplaire de 1984 -Orwell- sur la tombe de l’IUFM).

Par contre, en tant que Maman d’un enfant de 5 ans et demi scolarisé en grande section j’ai mis au point une contre-attaque avec classification des enseignants.

Sont considérés comme des enseignants à haut risque :

–          Tous les jeunots qui ont été envoyés au front catapultés dans des classes à la rentrée sans aucune formation pédagogique.  Je ne tolèrerai pas de ces « apprentis enseignants » qui se forment sur le dos de mon fils, la moindre évaluation-fichage.

–          Tous les enseignants de plus de 55 ans qui prendraient volontiers une retraite bien méritée mais qui ne peuvent pas. Le « burn-out » n’est pas que maternel, enseigner est un métier merveilleux mais également usant, je milite pour que l’on prenne en compte la pénibilité de la tâche.  Et que ceux qui pensent : ouais mais y’a plein de vacances essaient de passer 1mois et demi dans une salle avec 30 gamins, ils verront s’ils sont frais pendant les 10 jours de la toussaint. Bref, je refuse aussi que mon fils soit évalué par un enseignant usé jusqu’à la corde par des classes aussi surchargées que les programmes.

 

Sont considérés comme des enseignants à risque :

–          Tous ceux qui sont traités pour dépression, à force de s’en prendre plein la gueule par les parents, de vivre dans une société où l’on rogne chaque jour un peu plus sur les moyens  de l’éducation.

–          Mais aussi ceux qui sont : en train de divorcer (problèmes personnels limitant l’objectivité), célibataires ( instabilité flagrante), boulimiques ( problèmes comportementaux), fatigués ( concerne absolument tous les enseignants à partir de mi-décembre) cons ( si si, il y en a, moins que dans certaines catégories professionnelles mais il y en a).

Sont considérés comme des enseignants RAS :

–          Ceux qui sont passés par l’IUFM qui ont un peu d’expérience du terrain mais ne sont pas encore totalement grillés, à condition que… ils ne soient pas en train de divorcer, céliataires, anorexiques…(cf catégorie ci-dessus).

Ce qu’il y a de pénible avec le fichage des individus c’est qu’il est fait par d’autres individus avec tous leurs défauts humains, leurs sensibilités, leurs humeurs bonnes ou mauvaises, leurs caractères…

Non, vraiment, vivement qu’on ait tous une puce à code barre sous l’oreille et qu’on soit régulièrement scannés  pour voir si « tout va bien » si on est bien conformes/ dociles/ hébétés (rayer la mention inutile).

Quand on veut mettre en place une dictature, on commence par classer les gens dans des catégories, on les sous-éduque, on les maintient dans le besoin,  on les terrorise juste assez pour qu’ils coopèrent…

Avant d’avoir trop peur pour mes enfants, j’irai brûler un second exemplaire de 1984 sur le tombeau de la république française…

Et sinon y’a moyen de faire un chèque pour que mon fils soit catalogué RAS ?

Fuir ou se défendre ?

 

Grand monstrou est rentré ce soir de l’école avec deux grosses marques dans le cou, parce que : « il y a  4 filles de CP qui sont amoureuses de moi , qui jouent à m’attraper et qui me tirent par  la capuche ».

Réaction interne numéro 1 avec  gonflement subit de l’égo maternel : Ah je savais qu’il était beau mon fils, 4 poulettes quand même !

Réaction interne numéro 2 directement liée à l’instinct primitif de protection de la tribu : Bon mais va falloir les calmer les groupies, il est beau certes, mais faudrait pas me l’abîmer mon bébé fils.

Réaction mature et posée de la mère équilibrée (que je serais peut-être un jour) :

« Mais enfin Grand Monstrou, si elles te font mal tu leur dis d’arrêter »

«  mais ouiiiiiiiii, mais elles n’arrêtent pas »

«  et bien tu prends ta grosse voix tu te fâches et tu les fais arrêter, attends elles sont en CP tu ne vas quand même pas te laisser enquiquiner par des filles de CP » ( qui en plus sont de ravissantes demoiselles que je connais  et dont deux d’entre elles sont de tous petits  gabarits, c’est le monde à l’envers, ce sont les petiotes qui blessent le grand… de vraies harpies quoi )

«  Mais si je les pousse elles disent que je leur fais mal » ( ben tiens, elles ont déjà tout compris les Miss )

«  Tu ne les pousses pas, tu leur dis fermement que ce jeu ne t’amuse pas, parce qu’elles te font mal » (et là, même moi je n’y crois pas, c’est la voix de la raison, le beau discours bien idéal et théorique de l’adulte,  je sais qu’il a  déjà essayé cette solution en vain mais je persiste et je signe…)

«  Dans tous les cas tu ne les pousses pas tu sais très bien qu’on ne frappe pas les filles »

« Mais les garçons si ? »

Et là, si vous devez avoir une image mentale de notre conversation vous pouvez m’imaginer en train de ramer comme une malade, assise dans une barque qui prend sérieusement l’eau…Et croyez-moi ça n’amuse que vous, parce que à cet instant précis je rêve de faire n’importe quoi d’autre que d’avoir cette conversation qui se retournera forcément contre moi un jour…

«  Pour les garçons c’est pareil, lorsqu’il y a une dispute, tu t’expliques, tu commences toujours pas régler le problème avec tes mots, mais bon, si vraiment tu te  fais cogner dessus, tu ne restes pas sans rien faire non plus, tu cours vers l’adulte le plus proche et si vraiment il n’y a personne, tu te défends ».

Là, elle est là, en gros et gras ma boulette, ou comment dire blanc et noir dans la même phrase,  parce que certes je ne veux pas qu’il se batte mais je ne veux pas non plus qu’il soit le souffre-douleur d’autres enfants parce que je lui ai interdit de se défendre…

Parce qu’une cours d’école c’est grand, (en plus c’est généralement plein d’enfants qui courent en criant) et que les enseignants ne peuvent pas tout voir, parce qu’un mauvais coup est vite arrivé ( cf le drame en Charente la semaine dernière) et qu’aucune maman n’a envie d’imaginer son enfant en train de se faire taper dans un coin sans broncher…

Oui mais si c’était lui qui donnait un mauvais coup en se défendant ? Sa vie serait fichue par MA faute parce qu’un soir d’égarement  je lui ai dit de se défendre…

Où est le juste milieu ?

Dans un monde où l’apparence à beaucoup plus d’importance qu’elle n’en devrait, on ne peut pas être le petit mec qui se laisse faire…

Mais dans ce même monde que je rêve non-violent on ne peut pas régler ses comptes avec des coups…

Bon mais alors je lui dis quoi à mon filston ? Et vous les mamans de ptits mecs, qu’est-ce que vous dites ?

Quand aux mamans des 4 amazones de moins d’un mètre qui harcèlent mon 1m20, il serait bien urbain de votre part de leur expliquer quelques règles basiques de séduction… merci d’avance !