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Maxime Mainard et Anne Percin en interview exclusive !

Je suis une grande fan des aventures de Maxime et je peux faire ma crâneuse en vous annonçant que j’ai déjà lu ses dernières aventures avant sa sortie. Que dis-je .. je ne l’ai pas lu je l’ai dévoré telle une gourmande en manque, mais aussi savouré telle la gourmette que je suis .

j’ai apprécié chaque ligne, ri, souri, pesté et même bavé un peu (sans vouloir vous spoiler, le Stéphane, hum, j’en ferais bien mon quatre-heure).

Bref, ce matin j’ai l’immense honneur de recevoir Maxime du Kremlin et sa “reum”, son auteurE : Madame Anne Percin.

Bonjour Maxime, comment as-tu vécu cet abandon de 5 ans ? (tu peux pleurer j’ai des mouchoirs en papier)

Bah, pas mal, quoi. Je suis un homme, un vrai, j’ai pas de sentiment, moi. Aïe !(je viens de prendre une baffe de Mamie) Bon, OK, c’était hyper dur. J’avoue. Parfois j’avais des sanglots dans la nuit, des spasmes, mes lecteurs me manquaient, ouais, mes lecteurs à moi, du genre de ceux qui me font des chtis dessins à Montreuil ou m’envoient des messages enflammés sur Spacebook, ou rédigent des critiques de ouf sur la blogosphère. J’avais envie qu’ils me voient (oui je suis narcissique et exhibitionniste, Natacha dit que ce n’est pas un problème du moment que n’oblige pas les gens à me regarder, because après ça peut freiner mon insertion sociale).

Bonjour Anne, pourquoi pourquoi avoir abandonné Maxime et surtout ses fans pendant 5 longues années ? Et surtout qu’est-ce qui t’a ENFIN décidé à nous écrire la suite ?

Alors d’abord, je proteste véhémentement (oui, ça existe) : Maxime n’a jamais pleuré la nuit. À la place, il a préféré envahir en douce la plupart des romans que j’ai écrits et qui ne lui étaient pas consacrés. Je me souviens avoir dû lutter contre son influence quand j’écrivais Western Girl et Ma mère, le crabe et moi, parce qu’il contaminait mes héroïnes avec sa manière de parler. Même quand j’écrivais Sous la vague, un roman sérieux, pour les grands et tout et tout, avec un chef d’entreprise dépressif, il venait faire son malin dans les dialogues et glisser des réparties décalées qui ne faisaient rire que lui. Bref, c’est un personnage envahissant. Je n’ai pas eu d’autre choix que de lui consacrer un 4éme tome : il avait plein de choses à raconter, et moi j’avais hâte de le laisser enfin parler. J’ai essayé de retarder le plus possible le moment de le lâcher, en laissant d’autres personnages de la série prendre la main sur la narration. Mais ça n’a duré que quelques pages : après, il fallait lâcher la Bête !

Maxime, on te qualifie parfois de tête à claques, tu le fais exprès ou c’est juste ta nature et tu n’y peux rien ?

Ce sont de mauvaises langues. De nature, je suis un être fin et sensible, doux comme un chaton. Mais il faut bien montrer les griffes pour se faire entendre, non ? J’ai compris quand j’étais petit que, si l’on ne fait chier personne, le Vaste Monde a tendance à vous oublier.Or moi, j’aime pas qu’on m’oublie. Du coup, j’ai choisi d’être subtilement irritant. En plus, dans la mifa Mainard, on a un gène en forme de poil à gratter. Du coup, j’avais de solides dispositions.

Anne : tu écris pour tous les publics, je pense notamment à “Sous la vague” qui est un roman pour adultes, comment parviens-tu à toucher tout le monde ? Est-il plus difficile d’écrire pour les ados ou pour les adultes ?

Je ne suis pas sûre que je parvienne à toucher tout le monde, j’ai même l’impression de ne pas parvenir à autant de succès dans mes livres adultes (#existentialcrisis), peut-être parce que, paradoxalement, ils n’ont pas autant de prescripteurs qu’en littérature jeunesse ? En littérature générale, il faut se faire un nom dans la presse et les médias. Or je ne suis pas « bankable », pas estampillée « vue à la TV », pas une chouchoute des journalistes. Depuis mon premier roman adulte, en 2009, je passe plutôt inaperçue. Cela me permet d’écrire comme je veux, à l’abri des modes, des courants. J’ai un peu l’impression d’être entrée dans la cour des grands par effraction, parce que la frontière avec la cour des petits était poreuse, et qu’elle n’a pas de sens pour moi. En effet, je ne trouve pas plus dur d’écrire pour les adultes, au contraire ! Très honnêtement, quand je vois ce qu’on publie en France en littérature générale, j’ai parfois l’impression que c’est plus facile ! (C’est la partie de l’ITW où je me fais des amis) En tout cas, il y a un niveau d’exigence des (bons) éditeurs jeunesse qui est supérieur à celui de certains éditeurs adulte. Le jeune public est plus exigent que bien des adultes… car hyper sollicité (non seulement par une forte concurrence littéraire, mais par les réseaux sociaux, les films, les séries, les jeux…) : il faut se battre pour capter et retenir leur attention. C’est du travail, ça, ma bonne dame !

Anne : tu es enseignante, est-ce que tes élèves savent que tu es aussi écrivain ? Est-ce qu’ils te lisent ?

Oui, ils le savent ! Disons que je ne leur cache pas, mes livres sont aux CDI, dans les bibliothèques et librairies de la ville, parfois ils me voient dans des salons du livre voisins… Mais c’est l’omerta. Personne n’en parle, ni eux, ni moi ! Par pudeur, peur de déranger, de casser une frontière, je ne sais pas. Ce qui est certain, c’est que jamais je ne les obligerai à me lire ! Ce serait hyper gênant. Lorsque cela arrive et qu’ils souhaitent m’en parler, ça se fait en-dehors des cours, entre deux portes… C’est mignon.

Maxime : tu es donc super doué à l’école Et en musique, alors qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras plus grand (la question bateau..)

Non, je ne suis pas super doué à l’école, je rappelle que j’ai redoublé mon CP. Je me donne du mal, c’est tout. Bah ouais, c’est pas sexy. Et alors ? Bah sinon, quand je serai grand, je veux être les Black Keys à moi tout seul. C’est ma légende personnelle, comme qui dirait. (le mec qui cite L’Alchimiste de Coelho dans une itw, top moumoute).

Anne : donc nous avons du attendre 5 longues années pour avoir la suite (mais pas forcément la fin) des aventures de Maxime, en vrai, ça t’a pris combien de temps pour l’écrire ?

Mmm.. Disons, 5 ans aussi ? Euh, si on compte le temps de maturation dans la tête ! J’aime attendre que mes personnages soient très vivants et que l’histoire soit déjà prête dans avant d’écrire (ce qui peut prendre des années, réellement). Ensuite, je n’ai plus qu’à me laisser guider, ça se déroule tout seul, sans plan, sans ratures. Quand c’est Maxime, j’écris particulièrement vite, il me dicte sa life à toute allure, j’ai à peine le temps de suivre… Bon, cette fois, il était bavard, il a pris son temps (et moi aussi) : le roman fait plus de 400 pages ! Et j’ai mis à peu près 4 mois, il me semble.

Et puis, quand écris-tu ? (en classe pendant que tu fais des interros surprises à tes élèves?)

Tout à fait ! Surtout les sixièmes. Je leur donne un sujet de philo, je leur dis « vous avez quatre heures » et pendant ce temps je joue au mah-jong j’écris un livre ! Plus sérieusement, j’écris le soir, essentiellement. J’aime mieux la nuit, pour écrire. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris presque chaque soir, à raison d’une à quatre heures, ça dire d’un mois à un an. Ça dépend.

Est-ce que comme ont pu le dire certains auteurs, lorsque tu écris tout s’arrête, les repas, les horaires etc ?

Euh, les repas, noooon ! Jamais ! MANGER c’est la base de l’écrivain ! Vous imaginez Balzac anorexique ? Et Alexandre Dumas ? Vous les avez déjà vus en photo ? Bon, le truc, c’est qu’ils avaient une bobonne qui leur faisait leur petit cassoulet tranquillou-bilou dans la cuisine (et en silence, s’il vous plaît) pendant que messieurs pondaient de la copie. Quand on est une femme en principe, personne ne s’y colle et on crève la dalle, ou alors ça tourne au remake de « Cauchemar en cuisine ». Donc, oui, pour répondre bravement, l’aspect « housekeeping » passe un peu au second plan. En clair, c’est le bazar chez oim, la vaisselle s’entasse et le linge refuse de se laver tout seul. Dans l’absolu, la solution serait soit de vivre seule, soit entourée d’enfants partageurs et de compagnons courageux, mais ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Parfois, ça coûte cher, d’écrire. On peut perdre beaucoup (sur le plan de la vie privée)… Et gagner très peu. Même au 21ème siècle, il ne faut pas se bercer d’illusions sur la condition de l’artiste en général, et de l’artiste femme en particulier. Désolée de casser le mythe de la femme parfaite (dont tout le monde sait désormais que c’est une connasse).

Et enfin : Que devons nous faire pour te convaincre d’écrire le 6ème tome ? Te corrompre à coup de boites de chocolats ? De vin du Jura ? Ou bien,faire signer une pétition par tes millions de fans ?  oupss trop tard je l’ai créée ?

 

Du vin du Jura ? Bah, faut voir… On partirai sur la base d’un Savagnin, on est bien d’accord ? Dans ce cas, c’est négociable… Mais avant d’arriver au tome 6, je rappelle qu’il faudrait déjà que j’écrive un tome 5. Et toc !

Oui alors dans mon enthousiasme j’ai commencé par une pétition pour un tome 6 mais j’ai corrigé madame … Quand au Savagnin c’est avec ce vin que j’ai rencontré mon mari, c’est te dire si jje l’aime (le vin, heu non le mari, enfin les deux quoi).

Enfin pour terminer, une question essentielle pour Maxime : y’a moyen que tu me passes le 06 de Stéphane ?

Y’a grave moyen. Je crois qu’il a un créneau… Mais ça demande de la souplesse, précise-t-il. Je pige bien ce qu’il veut dire… Je te le passe, ou bien ?

(Parfait je suis très souple !)

Oups, non ce n’est pas terminé, j’ai quelqu’un à mes côtés qui souhaite intervenir, merci d’accueillir comme il se doit «  Sa Kévinerie » qui a une petite question pour Anne.

Bonjour Anne, c’est Kévin, je voudrais savoir ce que j’ai bien pu te faire pour que tu me décrives comme «  le garçon le plus sévèrement touché par l’acné de tout villejuif » ? Non c’est gentil de m’avoir emmené jusqu’au tome 4 mais franchement tu n’aurais pas pu m’arranger un peu ? Me supprimer l’acné, me permettre de pécho un peu … déjà que j’ai un second rôle … Je pense que tu ne te rends même pas compte de ma sensibilité, moi que tu décris comme ayant un humour « douteux ». Bon, clairement, je vote pour le tome 5 mais si tu pouvais échanger les bubons d’acné contre quelques muscles … Merci d’avance !

Maxime ® : Kévlon sors de là tu fais yech ! C’est MON interview !!!

Anne : mon petit Kévin, il ne faut pas trop en demander, tout le monde t’adore, sais-tu ? T’es la mascotte de tous les lecteurs, qui renomment leurs amis Kévin rien qu’en hommage à ton auguste personne, je pense même que nos livres vont faire revenir en tête ton prénom parmi ceux qu’on donne le plus à la naissance (et Dieu sait que ce n’était pas mon but) ! Quant à l’acné, t’ai-je déjà dit qu’une bonne hygiène alimentaire était nécessaire ? Allez, boude pas, si ça se trouve, le tome 5 (s’il voit le jour) sera juste consacré à toi !

Je remercie infiniment Anne et Maxime d’avoir répondu à mes questions, d’autant que je leur ai involontairement en envoyant mon ITW au dernier moment (procrastination).

Je vous invite à courir dès maintenant chez votre libraire préféré pour découvrir les dernières frasques de Maxime ET à signer la pétition pour obtenir un tome 5 avant 2023 !

 

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Des livres sous le sapin (adultes)

Parce qu’il m’arrive de lire aussi des livres pour les  » grands » voici une petite sélection de bouquins qui feront plaisir à votre entourage adulte.

Pour se détendre :

souslavague

Mars 2011. Alors que le Japon s’enfonce dans le chaos nucléaire, l’héritier d’une prestigieuse propriété de cognac vit son propre tsunami. Dégringolade financière, fille enceinte d’un ouvrier syndicaliste, grève, etc.  Il résiste à sa façon, molle et naïve, ne trouvant du réconfort qu’auprès de son chauffeur, un fumeur de joints, ainsi que d’un chevreuil, comme si, face à la sauvagerie globalisée, seule la chaleur d’un animal, ou les fragrances d’un vieil alcool, lui apportaient réconfort. (Source Editions le Rouergue ).

Encore un livre de Anne Percin me diront ceux qui viennent régulièrement ici… Oui encore, et j’avoue que cette auteure finit par être pénible à savoir écrire dans tous les genres, pour tous les lecteurs. (Jalouse moi ?).

Pour ceux qui ne suivent pas, Anne Percin est la « maman » de Maxime Mainard, grande vedette de la trilogie  » comment bien rater ses vacances »  « Comment (bien) gérer sa love story » et  » comment devenir une rock star (ou pas)  » dont je vous parlais ici .

C’est aussi elle qui a écrit  » Ma mère le crabe et moi » avec beaucoup d’émotions et de sourires malgré le sujet difficile, je vous en parlais ici.

Et donc là, dans le cognaçais que je connais très bien, elle m’a encore scotchée avec sa capacité à créer des personnages hauts en couleur, une ambiance et même des odeurs. Je vous assure qu’en le lisant depuis mon lit, à un moment je sentais l’odeur du chai et des tonneau x !

Le héros principal fait face (ou pas) comme il peut à la crise du Cognac, majorée par le fait que la plupart de ses clients sont japonais et viennent de subir une terrible catastrophe naturelle ( sous la vague donc). Une mention spéciale pour Eddy, le chauffeur qui vous étonnera jusqu’au bout, énigmatique, dévoué, impressionnant …

Comme d’habitude, c’est un roman plein d’humanité, comme d’habitude on a du mal à le reposer en cours de lecture et comme d’habitude, c’est dur de le refermer et de quitter les personnages.

Bref quand vous ne savez pas quoi offrir, Anne Percin est une valeur sûre qui plaira à tout le monde, grands lecteurs ou non, tata, mamie, l’oncle grognon etc.

Sous la vague

Anne Percin

Parution : Aout 2016

Editions Le Rouergue

18€80

Livre offert : merci

sncfmonamour

Les chroniques ferroviaires 100 % authentiques d’une femme appartenant aux millions d’usagers qui se rendent quotidiennement sur le lieu de travail en train, Transilien ou RER ! ( Source Editions Michalon)

Depuis le mois de Septembre je confie le retour au bercail de mon Judoka à la SNCF et je dois avouer qu’en fait, on ne sait jamais à quelle heure il va arriver. Soit le train a du retard,soit il a été supprimé,ou bien il est en panne, parfois il y a des feuilles sur la voie etc.

Bien évidemment quand je suis tombée par hasard sur la photo de ce bouquin ( Coucou Agnès), j’ai su qu’il me le fallait !

Valérie Duclos est journaliste dans la presse féminine et tous les jours depuis dix ans elle prend le 7h59 en gare de Rouen direction Paris. Dix ans, ça en fait des aventures à raconter entre les retards, les suppressions ( tiens j’en parlais justement il y a deux secondes) mais aussi les incivilités, les usagers qui prennent le wagon pour une extension de leur maison et les rencontres improbables.

Ce n’est pas QUE le procès de la SNCF mais on peut tout de même constater le manque de compassion et de « geste commercial » d’un service plutôt aléatoire.

On y découvre aussi la vie trépidante d’une Maman active d’adolescentes, qui travaille loin de la maison, rentre tard, et n’a pas envie de cuisiner de bons petits plats à 20h00  le soir. C’est tout une organisation, c’est fatigant, et cela peut vite devenir horripilant quand le train du retour est supprimé et que le suivant est bondé.

Un témoignage pour se détendre qui parlera à beaucoup d’entre nous même si on ne fait pas autant de trajet sur les rails que Valérie. La palette des voyageurs est délicieuse (surtout quand on ne la subit pas) et cela me rappelle un peu ce que j’adorais faire : me poser en terrasse de café et observer les gens. La grosse différence c’est que dans un wagon, il n’y a pas d’échappatoire, tant qu’on n’est pas arrivé il faut supporter… (l’auteure à d’ailleurs développé une phobie du papier alu à cause de certains passagers).

A offrir également à tout le monde, ça se lit très facilement, on rit, on peste et on se détend.

#SNCF MON AMOUR

Valérie Duclos

Editions Michalon

17€

Livre offert : Merci

Pour réfléchir ( développement personnel) : 

tadeuxiemevie

– Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë. – Une quoi ? – Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude… – Mais… Comment vous savez tout ça ? – Je suis routinologue. – Routino-quoi ? Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…( Source Editions Eyrolles )

Livre dévoré en 24 heures cet été, que j’ai déjà offert 4 fois dans mon entourage et très bientôt une cinquième.

Pour vous dire à quel point je l’ai apprécié, j’ai l’intention de profiter des  » vacances » (ha ha ha) d’hiver pour le RELIRE ! Ma pile à lire ne désemplit jamais, et cela fait des années que je n’ai pas relu un bouquin, mais celui-ci je veux le relire pour me ré-imprégner de ses conseils, de son ambiance de la « zénitude » qu’il procure.

Bon, j’avoue que je l’ai lu dans une île des caraïbes, dans un hôtel magnifique et SANS monstroux dans les parages …  donc forcément la zénitude je l’avais. Je souhaite donc vérifier qu’il me fait le même effet avec une maison pleine de bruits, de jeux, de petits plats à réaliser et des caractères bien trempés de ma famille.

 Ce bouquin là n’est pas pour tout le monde, certains peuvent se sentir offensés que vous pensiez qu’ils doivent changer leur vie, d’autres comme Mamie, n’auront aucun intérêt à se débarrasser de leur routine. C’est donc un livre pour les personnes que vous connaissez bien, qui lisent un peu et qui pourraient être comme moi, soulagés par une telle lecture.

Ta deuxième vie commence quand tu réalises que tu n’en as qu’une

Raphaëlle Giordano

Editions Eyrolles

14€90

Livre acheté toute seule comme une grande, merci à moi 🙂

gounelle

Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie. Devenu prêtre de campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider à sa manière. Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoïsme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles… Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, Laurent Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable. ( source Editions Kero)

C’est un peu comme pour le précédent, je suis une fan de Laurent Gounelle mais je ne le lit que pendant mes vacances d’été, parce que j’ai généralement tout une pile de bouquin à chroniquer et donc à lire d’abord.

Celui-ci je l’ai acheté dès sa sortie et je suis en train de le lire (break de Noël). Je ne l’ai pas tout à fait terminé mais ça ne va pas tarder et je ne pouvais pas faire un billet sur les livres à se procurer sans parler de lui.

Attention, ça va vous brasser… déjà l’athée de temps en temps agnostique que je suis, a carrément tiqué dès les premières pages…  ( j’ai acheté le bouquin sans lire le sujet) Ramener des gens dans une église mais quel intérêt quand on voit tout le mal qu’on fait les religions dans le monde…

Bon, c’est du Gounelle et je ne suis pas femme à laisser tomber facilement. J’ai bien fait car outre la première analyse de citations bibliques qui est juste hilarante,  ce livre me fait réfléchir, mais beaucoup réfléchir …

Il est question d’égo, de rôles et croyez moi des rôles on en joue tous … je tente toujours d’être une super Maman, mais je suis ou je joue aussi à être une Peste, je suis la râleuse de service ou le clown selon besoin … mais QUI suis-je ?

Et vous là bas, qui êtes-vous ?

Bien que Laurent Gounelle ait donné un accès « grand public » au développement personnel, je n’offrirais pas ce livre à n’importe qui. Pas pour les protéger mais par respect de l’oeuvre qui doit être appréciée à sa juste valeur.

Enfin, comme il remue nos méninges et renverse nos convictions sur « qui on est », il n’est pas à mettre entre toutes les mains dans la mesure ou il peut  » déranger » ( et non mon cher petit précoce, tu ne PEUX pas le lire tu es encore en devenir).

Et tu trouveras le trésor qui est en toi.

Laurent Gounelle

Editions Kero

20€

Livre acheté toute seule comme une grande, merci à moi 🙂

Polars : 

Attention les polars ne sont pas ma spécialité dans la mesure où trop curieuse je ne les referme jamais. Pour préserver mon sommeil j’en lis  donc très peu.

lackberg

C’est le mois de janvier et un froid glacial s’est emparé de Fjällbacka. Une fille à demi nue, surgie de la forêt enneigée, est percutée par une voiture. Lorsque Patrik Hedström et ses collègues sont prévenus, la jeune fille a déjà été identifiée. Il s’agit de Victoria, portée disparue depuis quatre mois. Son corps présente des blessures qu’aucun accident ne saurait expliquer : ses orbites sont vides, sa langue est coupée et ses tympans percés. Quelqu’un en a fait une poupée humaine. D’autres cas de disparitions dans les environs font redouter que le bourreau n’en soit pas à sa première victime. De son côté, Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire pour son nouveau bouquin. Une femme purge sa peine depuis plus de trente ans pour avoir tué son mari, un ancien dompteur de lions, qui maltraitait leur fille avec sa complicité passive. Mais Erica est persuadée que cette mère de famille porte un secret encore plus sombre. Jonglant entre ses recherches, une maison en perpétuel désordre et des jumeaux qui mettent le concept de l’amour inconditionnel à rude épreuve, elle est loin de se douter que pour certains, l’instinct maternel n’a rien de naturel… Avec ce neuvième volet de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg signe un polar crépusculaire et violent. La reine du noir nordique s’y montre plus indomptable que jamais. ( Source Editions Actes Sud)

C’est toujours un plaisir de retrouver Erica et sa famille, c’est un peu comme une série télé, ou des voisins qu’on croise de temps en temps. On a « vu » naitre ses enfants, on prend des nouvelles de sa sœur, et en même temps on se demande bien quel grand malade enlève des jeunes filles pour les mutiler ainsi.

Détente garantie, suspens évidement,  et ça se lit  » comme un petit pain ». ( je sais l’expression n’existe pas mais vous voyez ce que je veux dire).

A offrir à tout le monde donc tant qu’ils sont adultes ( Je dis ça pour mon Précoce qui a une fâcheuse tendance à venir piquer dans ma pile à lire).

Le dompteur de lions

Camilla Läckberg

Editions Actes Sud

23€

Livre acheté toute seule comme une grande, merci à moi 🙂

purgatoire

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Ce bouquin est tellement « vieux » que je ne trouve même pas qui l’a édité en premier (fleuve noir ?), mais je ne pouvais pas parler de polar sans parler de la grande Karine Giebel.

Ce bouquin est une tuerie ( dans tous les sens du terme), vous irez de surprise en surprise, de la chair de poule à l’écoeurement, vous vous demanderez où elle va chercher tout ça, et vous n’irez plus jamais sonner chez des inconnus si vous vous perdez…

Je lis tellement qu’il y a peu de titres dont je me souvienne, mais lorsqu’on me demande une recommandation pour un polar, c’est ce titre là qui me vient à chaque fois.

Ames sensibles s’abstenir !

Purgatoire des innocents

Karnie Giebel

Editions Pocket

8€80

Livre acheté toute seule comme une grande, merci à moi 🙂

Suite à un petit souci technique, cette liste arrive plus tard que prévu mais ce n’est pas plus mal car vous ne pourrez plus vous faire livrer par le grand A qui ne paie pas d’impôt en France et exploite ses employés.. Au contraire, vous allez devoir rendre visite à votre libraire et n’hésitez pas à écouter ce qu’il peut vous recommander, ils ont en général d’excellentes idées 🙂

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année, ce blog va faire une petite pause hivernale, j’ai plein plein de nouveaux bouquins à lire ! ( La ballade de l’enfant gris de Baptiste Beaulieu, entre autres).

Et surtout n’hésitez pas à me dire en commentaire quel livre vous recommanderiez 🙂

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Comment (bien) rater ses vacances

Il y a deux ou trois ans, j’avais lu et savouré :

71zBDrtghvLComment (bien) rater ses vacances

Anne Percin

Editions Rouergue

Broché, 11€70

A partir de 12 ans.

 

Hors de question pour Maxime 17 ans de partir en vacances avec ses parents, malheureusement aucun plan foireux avec ses copains à l’horizon pour éviter la randonnée en corse… Finalement il ira squatter chez Mamie au Kremlin Bicètre, ce n’est pas forcément le top question socialisation mais Mamie est la spécialiste des crêpes et surtout il pourra surfer sur son ordi toute la nuit s’il le souhaite.

Sauf que Mamie ne trouve rien de mieux que de faire une crise cardiaque et que notre héros se retrouve seul à jouer les petits-fils modèles puisqu’il va lui rendre visite tous les jours et qu’il se gère tant bien que mal à la maison (le passage ou il se fait des kébabs maison est juste savoureux).

Durant ses errances sur le net, il rencontre Natacha qui commence par l’énerver au plus haut point mais à qui il va s’attacher beaucoup plus que prévu …

La preuve, j’ai reçu la suite au mois de Juin et croyez moi je l’ai dévoré !51dEDdkTtUL

Comment (bien) gérer sa love story

Anne Percin

Editions Rouergue

Broché 13€70

 On retrouve avec bonheur notre jeune héros qui doit donc apprendre à gérer son couple naissant, avec une fille plus vieille en plus ( elle est à la fac et étudie la psychologie tandis qu’il prépare son bac). Ce fut très drôle pour moi de voir le côté garçon des premières amours, de l’incompréhension qui peut régner entre deux êtres qui pourtant sont amoureux.

La plume d’Anne Percin est toujours aussi fluide et affutée à tel point que lorsqu’on referme le livre, on est triste de quitter nos héros mais heureusement, il y a un troisième opus !

41a1Zgm7+pLComment devenir une rock star (ou pas)

toujours Anne Percin

toujours aux Editions Rouergue

Broché 15€70

Toujours à partir de 12

Toujours aussi délicieux !

Si vous aviez lu le premier vous sauriez que pendant ses vacances un peu pourries au Kremlin, Maxime s’est remis à la guitare, le seul hic c’est qu’il ne suit aucune partition, il compose sans rien noter, au fil de ses inspirations. Il a des gouts musicaux très affirmés et éclectiques, (opposés à ceux de sa chérie Natacha) mais qu’il défend becs et ongles.

Avec le plus grand plaisir on retrouve nos jeunes héros, avec une mention spéciale pour Kévin, le meilleur ami de Maxime qui décidément, n’en rate pas une ! (bon il avait déjà fait très fort dans le tome 2 mais je ne peux pas vous dire pourquoi).

Bien entendu j’ai dévoré ce troisième et dernier (sniff) tome tout aussi vite que les premiers, mais la grande nouveauté c’est que Mr Poux qui était tombé en panne de policiers les a dévorés aussi. (Il ne m’écoute jamais quand je lui recommande des livres ados alors qu’il y a de plus en plus de perles)

Grand Monstrou qui a presque 11 ans et est normalement, un bon lecteur, a commencé le premier mais il est un peu gêné par le vocabulaire qu’il ne maitrise pas toujours (ce qui explique peut-être pourquoi c’est recommandé à partir de 12 ans), ceci dit, je le soupçonne de vite baisser les bras pour retrouver sa console… (arghhh).

Je recommande donc vivement ces trois opus à tous les pré-ados à partir de 12 ans mais également à tous les adultes qui vont clairement passer du bon temps avec Maxime et ses amis.

* Livres offerts : merci !

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