Quand je guettais le facteur

Petite, chaque été je partais en colo, et si au début je ne voulais pas y aller, ce sont de magnifiques souvenirs d’activités, et surtout de belles rencontres.

Les amitiés étaient très fortes du fait de la cohabitation en dortoir ou en chambre à plusieurs. Et je revenais systématiquement avec les coordonnées d’une ou plusieurs copines rencontrée(s) là-bas.

S’entamait alors une longue correspondance, certaines ont duré plusieurs années et chaque jour je guettais le facteur. Quel bonheur d’ouvrir une lettre écrite sur un joli papier, quel bonheur de savoir qu’on n’a pas été oublié, de voir que les petits soucis de l’école ou du collège sont les mêmes à l’autre bout de la France.

Déjà j’aimais tout ce que l’on pouvait trouver en papèterie, tous les superbes papiers à lettres, pour lesquels il me fallait un joli stylo à plume, on était très loin du post-it ou du sms …

Et puis il y a eu le téléphone, j’ai envie de dire heureusement que ça coûtait plutôt cher, car on continuait à correspondre par écrit avec ceux qui étaient loin tandis qu’on se faisait disputer parce qu’on passait des heures à parler avec celles qu’on « voyait toute la journée » ( visiblement mes parents n’étaient pas au courant qu’on n’avait pas spécialement le droit de bavarder pendant les cours).

Et puis il y a eu internet, les réseaux sociaux, on communique instantanément, parfois même on ne se dit même plus bonjour mais on pose directement la question qui nous inquiète par message instantané (n’est-ce pas Papounet).

Et j’ai rangé mes beaux papiers, le temps à passé et malgré la puissance des réseaux sociaux je ne sais pas ce que sont devenus, Christel, Carole, Lionel, Pierre-do… Chaque fois que je vais chez mes parents je me dis que je vais regarder dans mes boites à courrier, pour tenter de retrouver les adresses, et puis le temps passe si vite…

Alors maintenant je ne guette plus le facteur qui ne m’amène quasiment que des factures, heureusement qu’il y a quelques surprises de temps en temps grâce au blog.

J’aime toujours autant les jolies cartes, les papiers fleuris ou décorés, j’aime manipuler des stylos même si j’ai rangé mes plumes et pourtant lorsque je dois prendre des notes pendant la conférence des coups de cœur de la librairie de Chartres, au bout d’une heure j’ai des crampes dans les doigts, la preuve que je n’écris plus, plus assez en tout cas.

Alors pour compenser, cette année je vais faire des cartes de vœux manuelles, j’en fait toujours un peu, généralement le minimum syndical, j’ai pour objectif d’en faire un peu plus ce mois-ci.

Cela pour participer au défi d’ Agoyave : écrire pour renouer et puis parce que cette année encore j’ai été déçue de recevoir des sms de vœux  » généraux », de gens qui envoient la même chose à tous leur répertoire… je préfère ne rien recevoir dans ces cas-là : traitez moi de vieille réac mais c’est ainsi.

lettres

Bon et vous ? Vos vœux vous les présentez comment ?

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4 réflexions sur « Quand je guettais le facteur »

  1. Malheureusement effectivement on ne prends plus le temps, je faisais le réflexion à min mari, on a plus envie comme avant de faire le tour de la famille, on appelle juste ceux qui sont loin et pas trop longtemps car c est l heure de faire ceci où cela. Peut être que grâce à toi on va tous rétrouver l envie de recevoir et d envoyé des cartes !

  2. Vieille réac ! 🙂 Tout comme moi d’ailleurs, je déteste ces envois de sms groupés, cette année j’ai envoyé quelques cartes de voeux à la famille et aux très proches amis grâce à popcarte avec une belle photo de nous 4. Tout le monde a apprécié, on est tous des vieux réac à 40 piges je crois 😉

  3. Je n’ai jamais arrêté le plaisir des cartes de voeux.
    Au fil des années j’ai juste diminué le nombre, je vieillis et donc sélectionne mes heureux destinataires!
    Bisesssss

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