Le jour J : please don’t ask me to say goodbye !

Mamina a voulu me faire plaisir en me préparant des crêpes hier soir, pas de chance le gluten se cache partout et même dans le sucre vanillé qu’elle a ajouté dans ses délicieuses crèpes : j’ai passé une partie de la nuit aux toilettes !
Je pars donc ce matin aussi fraiche qu’un gardon échoué sur la rive depuis plusieurs heures, mais suffisamment légère pour ne pas payer la taxe pour « gros » nouvellement imaginée par Air France !

J’ai eu le temps de faire un méga-gros câlin à chacun des monstroux qui m’ont dit tous les deux que j’allais leur manquer. En temps normal, et surtout usée comme je le suis en ce moment, j’aurais surement dit « ça va vous faire les pieds de vous rendre compte que Maman n’est pas acquise, scotchée à la maison entre le lave-vaisselle, votre petit linge et vos bains ». Non, ce matin c’est limite si je n’avais pas la larme à l’œil… bon j’avoue : J’ai EU plus que la larme à l’œil parce que j’ai horreur des « au revoir ».

Second au revoir de la journée à l’aéroport parce que devinez quoi, je pars avec Mr Poux SANS Mr Poux ! En fait si tout va bien on se retrouvera à Los Angeles, et le pauvre Mr Poux qui va devoir travailler et faire une conférence demain matin à 8H00, voyage en classe économique pendant que moi… Aller j’me la pète un peu : je voyage en first ! Yes Madam !

Le pire c’est que je ne paye pas mon billet, c’était la condition sine qua non pour pouvoir suivre Mr Poux : qu’on trouve un billet gratuit. Or, comme Mr Poux voyageait énormément lorsqu’on vivait aux Etats-Unis il a acquis un nombre de miles impressionnant avec la compagnie United Airlines, compagnie qu’il n’utilise plus du tout au départ de Paris. Ces fameux miles qui donnent droit à des billets gratuits périment en Octobre 2010 et puisque nous n’avons pas prévu de voyager à l’étranger d’ici là, autant les utiliser à bon escient. J’entends par là, me faire voyager en first class pour un coût total de 100 euros qui représentent les taxes d’aéroport.

Certaines seraient tentées de dire que je me vante ( n’est-ce pas Christelle !), mais je suis bien consciente que c’est mon premier et dernier voyage en première, ça mérite bien que je fasse un peu baver les lecteurs de ce blog en étalant mes conditions exceptionnelles de voyage.

Bien entendu une des premières choses que j’ai faite après avoir enregistré mon billet fut d’acheter le Charlie Hebdo, j’adore ouvrir mon journal carrément de gauche en section business ou first histoire de choquer un peu les « bourges » voyageant avec moi.
j’ai déjà volé en « business class », mais c’est ma première fois en …première ! Dans l’avion, je suis carrément déçue de ne pas avoir Brad Pitt comme voisin, en même temps en première on n’a pas de voisin à moins de voyager à plusieurs. Si j’ai regretté de ne pouvoir compter les poils de nez de mes compagnons de voyage pour m’endormir, les ronflements de Mr Poux eux, ne m’ont absolument pas manqué !
J’adooore la première classe où l’on t’offre une coupe de champagne à peine arrivée dans l’avion, où les hôtesses sont à tes petits soins et où le siège se transforme en lit !

J’ai beaucoup moins aimé le plat « sans gluten » qui consistait en une salade de coucous … Mais comme ils ont eu très peur que je porte plainte ( puisqu’aux USA on porte plainte pour tout et n’importe quoi) on m’a rapporté plein de bonnes choses non empoisonnées à manger.
Je n’ai pas vu le temps passer, entre les moments ou l’on nous gavait de nourriture, ceux où l’on nous amenait du champagne, les films et le dernier Millénium que je m’étais retenue de commencer avant de partir .

A Washington où je faisais escale pendant trois heures, j’ai trouvé le temps un peu long, toute frustrée de ne pouvoir aller visiter la maison blanche, mais j’ai bien vite réalisé que j’avais accès au salon privé de United avec : connexion internet, petits grignotis et…. Champagne à volonté.
J’ai tout de même opté pour l’option café de peur de devoir tituber jusqu’à mon avion suivant, qui a eu la bonne idée d’être à l’heure et de me conduire sans difficulté jusqu’à Mr Poux qui m’attendait depuis quatre longues heures à Los Angeles.
Me revoici donc dans ma Californie d’adoption, il fait déjà nuit et surtout pour nous il est en fait 6H00 du matin même si la pendule de la voiture de location affiche 21H00…
Nous retrouvons les bouchons, ou du moins le trafic bien dense de la « freeway » qui nous amène jusqu’à l’hôtel. Et là, les valises à peine déposées et malgré l’appel incessant des oreillers, je reprends la voiture pour aller nous chercher :
Deux énormes « double quarter pounder » au Mac Donald le plus proche. Mr Poux en a « HUMMMMé » de plaisir ( devrais-je être jalouse d’un sandwich ?).

Bien entendu nous n’avons pas eu besoin de berceuse puisque nous nous sommes couchés à l’heure où nous nous levons habituellement… Je vous dis à demain pour le récit de mes retrouvailles avec la Californie !

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5 réflexions sur « Le jour J : please don’t ask me to say goodbye ! »

  1. …. et même pas une petite photo de ces fameux sandwichs dont tu parles ?

    Bon, sinon, il semble que voyager en première, ça se fête…. au champagne ! hips !

  2. vous avez raison de "vous la pêter", j'en aurai fait autant! profitez bien!
    rassurez-vous je me vanterai moi aussi autant qu'il faudra dans un mois et demi quand je serai à CHI-CA-GO!!!

  3. @Flo : la photo arrive…

    @Christelle : je n'avais pas réalisé que c'était pour les vacances de printemps, il me reste donc peu de temps pour vous convaincre de m'emmener 🙂

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