La malédiction du GPS…

Lorsque nous sommes rentrés en France, avant de découvrir le charme (hum) de l’Eure et Loir, nous avons passé 6 mois en banlieue Parisienne. Alors que je circulais depuis 7 ans, sans aucun problème et de long en large dans Los Angeles, conduire en région Parisienne m’impressionnait beaucoup.

L’avantage d’avoir une grosse voiture c’est que les parisiens fous du volant  hésitent un peu plus à faire des queues de poisson ou à griller les priorités. Par contre,  garer ou même déplacer une grosse voiture dans des rues étroites déjà envahies de véhicules me semblait mission impossible et j’ai beaucoup regretté les grandes avenues américaines.

Déjà , lors de nos visites en France pendant notre expatriation j’ai largement remusclé mon petit popotin en serrant les fesses dans les minuscules rues de France et de Navarre. Je sais très bien que ça ne changeait rien sur la capacité de la voiture à se faufiler dans des passages étroits mais c’était plus fort que moi !

Comme il fallait tout de même circuler un minimum, Mamina et Papounet, pris de pitié, m’on offert un des tous premiers GPS sur le marché et j’avoue que j’ai  poussé un long soupir de soulagement.

En effet, je devais me rendre seule, un vendredi soir, jusqu’à l’appartement de « transition », loué par la société de MR Poux dans  « Puteaux », et sincèrement je n’avais aucune confiance en ma capacité à retrouver l’immeuble vu une seule fois en pleine nuit.

Forte de mon nouvel  outil de navigation, je n’ai imprimé AUCUNE carte, aucun plan , j’ai juste programmé mon «  Paul-Paul ». je me permet de modifier l’appellation de mon appareil, afin que personne ne reconnaisse la marque réelle, je ne voudrais pas être accusée de diffamation (quoi ? vous avez deviné ? trop forts !!!).

Ce que j’ignorais c’est que sur les premiers Paul-Paul, il y avait un défaut de conception : la « carte mère » était inséré sous l’appareil, juste à l’endroit du branchement du câble et l’on avait donc une chance sur deux de retirer cette carte en manipulant le Paul-Paul. « Aucun problème » m’a-t-on dit au service après vente, «  il suffit de la remettre , de brancher le Paul-Paul sur son ordinateur et de remettre la sauvegarde qu’on a forcément faite lors de l’achat de l’appareil ».

COMMENT CA PAS DE PROBLEME ???? JE SUIS SUR L’AUTOROUTE MONSIEUR ET JE N’AI PAS MON PC DANS LE COFFRE !!! (mais j’y penserai la prochaine fois, promis ! dommage, à ce moment là, mon ordinateur est au milieu de l’atlantique sur le bateau qui ramène toutes nos affaires des USA ! ).
Le monsieur du téléphone est vraiment désolé ( il s’en fout comme de sa première chemise), et là il me prend pour une débile  ( encore un !)et m’explique que retirer cette carte c’est un peu comme d’éteindre son ordinateur à la sauvage.  Sauf que, un ordinateur ça se «  reboote » alors que là, mon Paul-Paul il est complètement «  dead », il ne répond plus à rien et me désespère avec son écran absolument noir.

Moi qui suis une grande « zen » ( hum), j’ai très légèrement paniqué ( re-hum) mais j’ai été sauvée par Mr Poux ( sans son grand  cheval blanc) qui m’a attendue jusqu’à 20H30 devant son bureau, car c’était l’un des seuls endroits où je savais me rendre du côté de Paris.

N’empêche que chez Paul-Paul, ils se sont bien rendus compte qu’il y avait comme une boulette sur leurs GPS, ils ont ressuscité le mien trois fois, sans rechigner !

Parce que même si l’on SAIT qu’il ne faut pas toucher le derrière sensible du Paul-Paul, lorsqu’on vient de faire 500 km, que notre vessie est archi pleine et que les monstroux sont surexcités à l’arrière, on débranche le « biniou » vite fait pour descendre. Et une fois sur deux on le TUE !

Lors de son quatrième décès j’ai jeté l’éponge et décrété que désormais je me passerai de GPS. C’était sans compter sur le côté « assistanat » de ce genre de gadget. J’avais passé deux ans en Eure et Loir, à me diriger exclusivement grâce à mon Paul-Paul , lorsqu’on venait d’enterrer (non pas au fond du jardin), sans lui, j’ai erré quelques longues heures dans cette magnifique ville de Chartres !

Puisque plus personne ne m’indiquait où tourner, et que je n’avais absolument pas stimulé mon grand sens de l’orientation (là Mr Poux se marre) depuis deux ans : j’étais complètement paumée !

J’ai donc réappris à circuler sans la belle voix suave de mon GPS, jusqu’au jour où il a fallu aller chercher Mr Poux à l’aéroport Charles de Gaulle.  J’ai commencé par lui proposer  de rentrer en stop, car je ne me voyais pas du tout contourner tout Paris et retrouver l’aéroport sans me perdre 78 fois ou provoquer un accident pour conduite trop lente !

Allez savoir pourquoi, Mr poux a catégoriquement refusé de faire du stop ! (quand je vous dis que parfois il ne fait pas d’effort). Nous avons donc décidé de racheter un GPS. ET comme je ne suis pas rancunière ( Ah tu vois mon chéri !), j’ai repris un Paul-Paul.

Au grand étonnement du vendeur, la première chose que j’ai regardée c’est le dessous du GPS : OUF la carte mère était désormais intégrée DANS l’appareil et il n’y avait plus de risque de «  mort subite du GPS ».

J’ai tout de même fait des cartes, étudié mon itinéraire sur internet, avant d’embarquer les monstroux pour aller chercher leur père au « grozavion ». Grande idée, car le nouveau Paul-Paul, s’il reste actif et parle constamment,  est aussi perdu que moi sur le périphérique parisien, et pour cause il perd  son « signal » toutes les deux minutes et avoue de lui-même qu’il ne sait absolument pas où on est !

Heureusement, les aéroports sont bien indiqués, je savais à peu près où j’allais donc ça n’a pas été un problème. Par contre, lorsque cet été, en pleine montagne, de nuit, avec un Petit Monstrou malade, il a  ENCORE complètement perdu son signal et ne savait pas du tout où il était, ça ne nous a pas beaucoup amusés ! ( on a même emprunté le même col deux fois, histoire de bien remuer l’estomac déjà dérangé de Petit Monstrou) .

Pareil  du côté de Grenoble, alors que nous étions sur l’autoroute, l’écran clignotait à force de changer de carte car Paul-Paul n’avait aucune réception et ignorait totalement  quoi indiquer.

Qu’un GPS perde sa route en plein montagne, je peux le comprendre, la liaison satellite est rendue difficile par nos superbes reliefs, mais sur un axe très emprunté comme une autoroute, ça me dépasse !
Jeudi, je vais rendre visite à une amie qui est en pleine banlieue parisienne, j’en suis malade à l’avance ! Je pense que je vais emprunter un AUTRE GPS à une copine puisque, décidément, Paul-Paul et moi, on ne s’entend pas !

Ceci dit, si la société « Paul-Paul » souhaite me fournir un GPS qui FONCTIONNE , je suis prête à écrire un article des plus élogieux à son sujet ( après vérification de la véritable utilité de l’appareil).

Qu’on se le dise 🙂

NDLR : j’ai appris après publication de ce texte que la société Paul-paul avait fait un spot publicitaire en jouant avec son nom, je ne le savais pas, ça m’apprendra à zapper pendant les pubs !

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Une réflexion sur « La malédiction du GPS… »

  1. Anciens commentaires :

    Flo : ah ! ah ! ah !
    alors le sens de l'orientation des femmes est donc bien une légende ?!?

    (moi, mon excuse pour ne pas lire les cartes, c'est que ça me rend malade….)

    Réponse à Flo : A mon avis les hommes ont un meilleur sens de l'orientation uniquement parce qu'ils refusent de s'arrêter demander leur chemin 🙂

    Annick : Quand Papounet dit "on prend un raccourci" on fait 20 KM de plus!!! Mais que vient faire ton oncle dans cette histoire? Lui qui a conduit des ambulances il sait où il va.

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