Dis moi comment tu blogues ?

C’est  Blogexpérience qui pose cette question  aux « grands » blogueurs mais qui a gentiment accepté la participation des petits blogs comme le mien.

Avant de dire comment, je voudrais dire (ou redire) pourquoi je blogue.

En fait j’ai toujours écrit, des phrases, des textes, des lettres,  des remarques d’inconnus dans le bus, les trucs qui m’énervaient, sur des petits bouts de papiers ou des grandes feuilles qui sont malheureusement (ou pas ) redevenus poussière.

Et puis il y a quelques années est arrivée la mode des blogs dont au début je n’étais que lectrice, jusqu’au jour ou j’ai sauté le pas et crée le mien, sans aucun objectif, sans aucune compétence en la matière,  juste comme ça.

Mais comme ça fait maintenant un an, ma façon de bloguer à changé, évolué.  Bien souvent en discutant avec des amies je me dis «  ah tiens, je devrai en parler sur le blog ». Je crois que depuis le blog  je suis encore plus qu’avant, à la recherche d’histoires  incongrues, de personnalités intéressantes, ou de choses à dénoncer.  Comme cette personne qui a du voir 18 spécialistes différents avant de pouvoir se faire soigner le dos, ou ce couple savoureux qui s’est marié et à refait sa vie  après que ses conjoints respectifs soient partis ensemble (histoires  à venir !).

Ce qui m’inspire le plus ce sont bien sur mes Monstroux, mes lectures  ou juste la vie quotidienne et son lot de joies et de malheurs.

Là où ça se complique c’est que blogexpérience veut savoir d’où je blogue… j’aurais tendance à dire de partout car si je suis essentiellement sur le coin de la table de la salle à manger, à côté de la pile de papiers qui l’envahit telle  une marée noire incontrôlable (malgré mes nombreuses tentatives de l’endiguer), je blogue aussi un peu partout.

Lorsque je fume je suis dans le garage, je blogue beaucoup dans les salles d’attentes des médecins qui regorgent de sources d’inspiration, parfois je m’installe dehors à l’ombre du bouleau où j’essaie de prendre des notes malgré les cris des monstroux, il m’arrive aussi de noter gribouiller des idées sur ma liste de courses dans la voiture ou carrément dans le magasin.

Je blogue en général avec  « word » parce que je ne publie pas toujours les textes tordus qui me passent par la tête et je commence à avoir une bonne réserve de textes que vous ne lirez jamais parce que je les ai jugés inadaptés voire nuls . En même temps il m’arrive de poster un texte en me disant «  pfff c’est nul » et d’y retrouver plus de commentaires que le précédent dont j’étais plus satisfaite… L’auto-censure n’est donc pas facile à réguler  et vous me réservez souvent de belles surprises.

Est-ce que je blogue en prenant mon temps ou avec frénésie ?  Voilà une question intéressante, d’autant plus que la réponse est : «  les deux mon Capitaine » ! Parfois je prends mon temps, je peaufine, je corrige, je change, je joue avec les mots particulièrement lorsque j’écris des fictions comme «  train de nuit ».

D’autre fois en cinq minutes le texte est là, généralement un délire, une bêtise ou un coup de gueule, mais c’est ce que j’aime particulièrement : l’exutoire que me procure cette forme d’expression sans contrainte.

C’est aussi une forme d’évasion une façon de «  parler » d’autre chose que de Spiderman, des bains ou des bobos avec les monstroux. Trop souvent seule avec mes enfants dans la semaine, je finissais par saturer comme beaucoup de Maman au foyer, mes enfants ont beau être adorables (ou terribles)  parler de la vitesse du guépard a ses limites. Et même si je ne leur ai jamais parlé «  bébé », pouvoir écrire en tant qu’adulte  pour des adultes est une échappatoire qui me permets de sortir un peu de mes diverses fonctions «  maman-calin », « maman-discipline » « maman-qui-explique » «  maman qui popotte », «  maman qui récure »… J’enfile ma casquette de Peste, et je râle un coup !

Et surtout, depuis Septembre je travaille sur un projet long et difficile qui me demande beaucoup de concentration, d’efforts et  qui provoque beaucoup de « remue-neurones », alors mon ptit blog est ma pause : écrire un petit texte rapidement et me délecter ensuite de vos commentaires, de vos remarques.

Souvent on m’a dit «  tu devrais poster un billet par jour, pour fidéliser ou attirer plus de lecteurs », mais c’est exactement la frontière à ne pas franchir pour que bloguer reste un plaisir et non pas une contrainte.

Ecrire est un plaisir, bloguer est un loisir, savoir que vous me lisez, recueillir vos commentaires est la cerise sur le gâteau,  ma petite sucrerie du soir ou du matin… Merci à toutes et tous  (et revenez vite !)

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22 réflexions sur « Dis moi comment tu blogues ? »

  1. Un plaisir, un loisir et surtout pas une contrainte, voilà aussi pourquoi je ne poste pas tous les jours (et aussi accessoirement parce je bosse beaucoup et comme dirait toi 😉 je sors beaucoup!)

  2. Merci Béalapoison ! Tu es la première à avoir osé t’affranchir des questions pour traiter cela à ta sauce, et c’est goûteux. 😉
    La série de billets de Tribord qui m’a inspiré cette chaine était des interviews de blogueurs geeks célèbres. Je trouvais dommage de ne pas avoir le témoignage d’un échantillon de blogueurs plus diversifié, c’est pourquoi j’ai lancé cet appel…

    1. En effet je n’ai pas suivi exactement les questions ( mon esprit rebelle ?) pourtant elles m’ont inspirée, guidée !
      Merci à toi grâce à qui j’ai découvert ce qu’était un pearltrees 😉

  3. on va tout savoir sur toi !

    Si je tourne la question à l’envers, je lis les blogs depuis le bureau ou à la maison dans la chambre d’amis, souvent la porte fermée pour ne pas être dérangée par les Lu Lu, car si écrire un billet est un loisir pour toi, les lire & les commenter est un plaisir pour moi, ma distraction quotidienne !

    merci.

  4. Je me reconnais dans plusieurs de tes propos.
    Ta réflexion sur l’autocensure m’intéresse particulièrement parce que je mène la même en ce moment. J’ai tendance à m’autocensurer. Pas mal. Et pas seulement sur des trucs de cul. Par exemple, pour le billet « vis ma vie de star engagée », j’ai beaucoup hésité sur le mode : et si le second degré était mal compris, par exemple les bêtises sur les pauvres ?
    Vraiment intéressant, ton billet, Béa.

    1. haaan y’avait du second degré dans ton billet  » ma vie de star » ? 😀 !

      Plus sérieusement c’est vrai que parfois on s’auto-censure à tort… ou à raison mais on ne sait pas !

  5. je suis d’accord, on m’a fait la même réflexion sur le billet par jour : mais je ne suis pas une usine à billets ! déjà j’essaie d’écrire trois fois par semaine et des fois je trouve que les textes ne sont pas assez travaillés. Pour moi ça reste un plaisir, je ne parle que de ce que je veux, même si je pourrai avoir plus de lecteurs avec d’autres sujets…

  6. J’aime bien comment tu traites les questions : il est rare que ce genre d’exercice ne ressemble pas rapidement à une interview trop bien préparée. Je ressens toujours ta sincérité, en tout cas, et pour moi c’est ta belle marque de fabrique.

    1. Je n’ai pas vu passer ton com il a du s’envoler !

      Mais ça tombe bien que tu reprennes le sujet j’ai oublié de dire que je taguais qui voulait 🙂

    1. Bienvenue Gildan 🙂
      C’est vrai que j’avais envisagé de faire une suite plus « gore » à train de nuits… et les jours ont passés…

  7. C’est un vrai régal de te lire, alors continue à nous distraire en le faisant également plaisir ! Pourquoi se priver…

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