Day one

Ça y est les vacances ont officiellement commencé ! Enfin pour moi, car après avoir affronté les bouchons matinaux de la 101 (une des autoroutes les plus engorgées des USA), j’ai déposé Mr Poux à son ancien bureau.
La journée à été très courte et très longue en même temps.
Très longue parce que le début de la soirée d’ici correspond à la fin de la nuit en France et nous sommes donc  légèrement fatigués complètement ratatinés à partir de 18H00.
Courte parce qu’il y a tant de choses que je veux faire pendant cette semaine qu’il faudrait que j’en fasse bien plus que je n’en ai fait ce lundi !
J’ai commencé par un « American Breakfast »  à l’hôtel : assiette de fruits frais, jus d’orange et œufs brouillés avec du bacon grillé ( YUM !).
J’ai retrouvé sans grand plaisir le café américain  pour lequel Mr Poux a trouvé un joli slogan «  dégueu frais ou dégueu bouilli ? ».  Parce qu’en arrivant ici il y a une dizaine d’année, nous pensions que le café était imbuvable parce qu’une fois coulé, l’autochtone local le laisse cuire à petit feu sur la cafetière allumée. Douce illusion de débutants dans l’expatriation, nous avons bien vite remarqué que même frais, le café local est absolument dégueu !!
Je comprends l’adoration des Européens pour les starbucks parce que dans ces magasins on peut faire ajouter toute sortes de choses dans le café pour en dissimuler le goût immonde (lait, cacao, crème fouettée, noisettes etc).
Une fois repue, j’ai  rejoint le Barnes and Noble le plus proche, un magasin de livres que j’adore, beaucoup plus convivial que la Fnac ou même les vraies librairies françaises. D’ailleurs cher Père-Noël, en décembre prochain pourrais-tu m’amener un Barnes and Noble ENTIER, juste pour moi ?
Bon j’y ai passé au moins deux heures, à bouquiner un peu de tout, à sélectionner ce que je prenais ou non selon deux critères : le prix bien sur,  mais aussi le poids puisque je suis limitée par les normes des compagnies aériennes qui refusent qu’on vole avec  70 kilos de bouquins.
Oupss, malgré des coupes drastiques dans ma sélection la note a tout de même été salée, la CB de Mr Poux a un peu surchauffé… ça commence mal, je vais éviter d’aller au Target dès cet après-midi sinon le banquier va nous faire un infarctus.
Ensuite, et JUSTE POUR FLO (qui a réclamé une photo), j’ai de nouveau craqué pour un «  double quarter pounder ».
C’est une bonne chose que j’ai terminé mes analyses sanguines AVANT de partir, car entre les œufs brouillés, les frites et la sauce des steaks je dois battre tous les records de la grimpette ultra rapide du taux de cholestérol.
Pour éviter de tomber comme une mouche, assommée par le décalage horaire et la digestion, j’ai rejoint mon amie Laurence dans sa superbe maison Californienne, où elle élève ses deux adorables puces qui maintenant l’appellent Mummy et lui parlent anglais à force de fréquenter une école américaine. C’est exactement ce que je craignais pour mes monstroux, deux parents qui sont français et parlent français à la maison, et les enfants qui à force de ne parler qu’anglais à l’école, ne trouvent plus le courage de passer au Français chez eux. ( Isa : est-ce que c’est pareil chez toi ?)
En fait, elles savent très bien parler français c’est juste plus simple et plus rapide pour elles, de dire ce qu’elles ont à dire en anglais. C’est comme ça qu’on perd  son vocabulaire et son aisance dans sa langue maternelle !
Nous ne nous étions pas vues depuis un an, donc les bavardages ont fusé, dans tous les sens, sur tous les sujets malgré l’irritation des filles qui trouvaient qu’on parlait trop et qu’on ne jouait pas assez avec elles.  Une petite jalousie que je comprends très bien car lorsque j’ai une amie à la maison les monstroux ne cessent de réclamer mon attention,  de me grimper dessus et  de m’interrompre… Donc même si la Grande Puce de Laurence (une vieille de presque 7 ans ) nous a clairement dit qu’on parlait trop, elle a été beaucoup plus patiente que ne l’auraient été mes monstroux.
Malheureusement il a fallu nous quitter car je devais récupérer Mr Poux à son travail et partir suffisamment  tôt  pour prévenir d’éventuels bouchons. Comme il n’y en a pas eu, j’ai attendu en faisant les cent pas devant l’immeuble, dévisagée par l’agent de sécurité qui contrôle les entrées dans le bâtiment.
Lorsqu’il est sorti de l’immeuble, je me suis doutée qu’il ne venait pas me souhaiter un bon séjour mais j’ai halluciné lorsqu’il ma dit que je n’avais pas le droit de fumer à cet endroit là. J’étais DEHORS !! Il y avait un vent à «  décorner tous les cocus de la terre », mais peu importe, depuis notre dernière venue, ils avaient collé des panneaux un peu partout pour interdire de fumer même dehors.
Et oui, c’est ça aussi les USA, ce n’est PAS le pays de la liberté, on t’impose même où tu as le droit de fumer à l’extérieur. De toute façon puisque tu fumes tu es une faible et mauvaise personne donc autant aller polluer plus loin !
Je savais qu’il ne servirait à rien de négocier ou d’argumenter, le gars faisait son boulot et surtout «  it’s the law », je me suis donc déplacée de 5 mètres pour finir l’objet de mon vice dans un endroit autorisé.
Mr poux est sorti avec une mine de papier maché, une tête de mite affamée, nous sommes rentrés à l’hotel et avons vaillamment veillé jusqu’à 21H00 en espérant qu’ainsi nous ferions une nuit complète.
Le Day two a débuté à 3H45 du matin… parions que la journée va être bien longue !
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5 réflexions sur « Day one »

  1. merci pour la photo de l'énOrme sandwich !

    Ben dis donc, ta "libraire" de quartier, c'est une superbe bâtisse (en plus de regorger de trésors) !

    Quant à ton vice…. attention, un de ces quatre, il faudra aussi que tu veilles à ce que le nuage de fumée que tu diffuses n'atteigne pas certains endroits régis par "the law"…..

  2. En te lisant, on a l'impression d'être avec toi aux USA et c'est super… on t'imagine sur les grandes artères, etc… Profites-en bien !!
    Jeannie47

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