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Un retour odorant !

Officiellement nos vacances auraient du se terminer le samedi 29 au matin, avec la libération de notre chambre à la montagne. En pratique elles se sont réellement terminées le jeudi 27 à 15H30 lorsque le club enfant de Petit Monstrou nous a appelé parce qu’il était fièvreux.
Ont alors commencé deux jours de garde alternée au chevet de notre poussin bien malade et très fatigué. Bien entendu nous avons rendu une petite visite au médecin local qui n’en savait pas beaucoup plus que nous…
Notre Monstrou avait les intestins dérangés, plus d’énormes amygdales, la Doctoresse a donc décidé de traiter une gastro-entérite ET une angine.
Mr Poux fort de son expérience médicale a décrété le vendredi qu’il ne pouvait pas s’agir d’une gastro puisqu’il n’avait pas vomi ( kikiki nous a porté la poisse sur ce coup là ?).
Pour éviter de faire 700 kilomètres en journée et avec une multitude d’autres vacanciers nous avions décidé de rouler de nuit et de partir dès le vendredi soir après un dernier dîner au restaurant. Petit Monstrou avait très peu d’appétit, mais au moins il n’avait plus de fièvre et nous avons usé de beaucoup de diplomatie pour lui faire avaler quelques aliments ( FATAL ERROR).
21H21 nous sommes contents, nous avons réussi à terminer de tout charger et à partir pas trop tard. Nous arriverons à la maison demain matin vers 6H00.
21H41 Voix de Petit Monstroux à l’arrière : «  Maman ça va pas j’ai envie de vomir »
21H41 et TRENTE SECONDES : SPLASHHHHHHHHH
Evidemment nous sommes en plein virage dans la descente de la station, petit monstrou est en larmes, l’odeur est immonde et Mr Poux cherche désespérément un endroit pour s’arrêter.
On finit par trouver, on s’arrête, l’estomac au bord des lèvres je change et nettoie mon Petit Monstrou et je le réconforte, maintenant que tout le diner est reparti, il ne risque plus rien.
On repart et Mr Poux a le malheur de se réjouir que Grand Monstrou n’ait pas été incommodé par l’odeur et qu’il n’ait pas vomi à son tour. Cinq minutes plus tard, voix de Grand Monstrou «  tu sais Maman, j’ai presque envie de vomir » ( Mais pourquoi est-ce que c’est toujours à moi qu’on s’adresse pour ce genre de nouvelle ?).
Là je frappe Mr Poux ( ben oui c’est de sa faute !) et je supplie Grand Monstrou de se retenir le temps qu’on puisse s’arrêter. La montagne, c’est beau, c’est bien, mais qu’est-ce qu’il y a comme virages !!!
Second arrêt, je saute hors de la voiture pour faire sortir Grand Monstrou et lui faire respirer une dernière fois le grand air des Alpes qui préviendra très certainement un second dîner expulsé sur nos sièges de voiture. OUF , Grand Monstrou se sent mieux, on repart.
Nous roulons pendant au moins une demi-heure quand …RESPLASHHHHHHH ce coquin de Petit Monstrou avait encore des choses dans l’estomac. Heureusement, il reste une tenue de rechange, nettoyage, essuyage, consolage (consolation ? Consolement ? console DS ?)et hop nous voilà repartis.
C’est là que Mr Poux qui n’en a jamais marre de nous porter la poisse annonce ironiquement « jamais deux sans trois » avant de se planquer derrière son volant, arguant que je ne peux pas le frapper puisqu’il conduit ( Alors là, tu ne perds rien
pour attendre Mon Poux chéri !)
.
Ce n’est pas trois, mais plutôt cinq renvois en tout, que nous aurons épongés cette nuit là. Nous avons fait 700 km dans une odeur insoutenable, malgré le désodorisant de voiture que j’avais vainement vaporisé. Désodorisant que je peux maintenant jeter puisque, pour mes narines, il est définitivement associé à une odeur de vomi.
Par contre, puisqu’il faut bien positiver, l’avantage de conduire avec l’estomac au bord des lèvres, en se demandant si on ne va pas nous aussi, être malades, c’est qu’on ne s’endort pas au volant ! On passe tellement de temps à serrer les lèvres en déglutissant bruyamment qu’on ne sent pas du tout le sommeil venir.
Un retour assez éprouvant donc, d’autant que Petit Monstrou a été bien malade pendant plusieurs jours, histoire que je fasse la rentrée des classes complètement crevée ! Ca n’est pas bien grave puisque maintenant
qu’ils sont à l’école tous les deux, je vais, comme chacun sait, passer encore plus de temps les doigts de pieds en éventail (sport favori des femmes au foyer n’est-ce pas Céline !).
Est-ce que l’an prochain on suivra le conseil de M.Kine : on part sans les enfants ?
Est-ce qu’on les fera  jeûner tous les deux, trois jours avant le retour ?
Ou alors l’été prochain ce sera le tour de Mr Poux… ( niak niak à mon tour de jouer avec les suppositions qui portent la poisse !).

Comment stresser en vacances : la suite

Deux heures du matin, nous finissons par nous coucher,l’ambiance n’est évidemment pas aux galipettes, d’autant plus qu’il fait si chaud qu’on en regrette presque la « clim » Tunisienne.

La nuit est courte et c’est tant mieux car je la passe à imaginer ma « voiture-à-moi » écrabouillée par un engin démoniaque de la casse ou mieux, je nous vois tous les quatre sur le bord de la route en train de faire du stop pour arriver dans les Alpes.

Le lendemain, j’ai la totalité des boyaux noués entre eux, et la nausée toutes les trente secondes, on somatise comme on peut, chez moi tout part dans le ventre : la journée commence bien !

J’appelle l’assistance pour faire remorquer le «  grand blessé » au garage, il y aura un supplément car le garage est loin : ce n’est pas grave, on n’est plus à ça prés!

Hop, mon interlocutrice va raccrocher pour contacter le dépanneur quand elle me dit «  ha non attendez, il faut que le garage de destination donne son accord pour accueillir votre véhicule ».

PFFFF ça ne correspond pas du tout à notre plan ça, mais je n’ai pas le choix, je les appelle de ma voix la plus douce et diplomate possible. Le monsieur au téléphone n’est pas désagréable mais il ne pourra pas regarder ma voiture avant le milieu de la semaine prochaine, je peux tout de même la faire remorquer chez eux (on comprendra plus tard pourquoi !).

Cette fois c’est sûr, nous ne partirons pas dans les Alpes avec le Chrysler, « QUIQUI » va flinguer le budget vacances en louant une voiture pour deux semaines ? C’est nouuuuusss !

Pas le temps de se morfondre, le dépanneur arrive et charge notre Chrysler sur son camion. Nous  embarquons dans la voiture de Phil pour parler «  en direct » avec le garagiste et pourquoi pas, le convaincre de jeter un œil à notre voiture tout de suite.

Nous arrivons avant le dépanneur, je me rends à l’accueil bien décidée à jouer la «  blonde effarouchée » pour amadouer tout individu qui pourrait sauver mes vacances ET ma voiture. Pas de pot, je suis brune et  ma mine de papier mâché ( ben oui la nuit a été courte) est loin de séduire le sbire peu aimable qui m’écoute d’une oreille distraite.  Est-ce qu’un petit renvoi sur son comptoir tout propre l’amadouerait plus ? Dans le doute, je m’abstiens et ressors  paniquée, pour annoncer à Mr Poux que ce n’est pas gagné ! 

Après tout, ce monsieur serait peut-être plus compréhensif avec un interlocuteur du même sexe, Mr Poux ne pourrait-il pas aller lui faire les yeux doux ?  Il refuse ! Qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même si on ne nous répare pas notre voiture aujourd’hui !

De plus, j’ai compris pourquoi personne ne pourrait ausculter ma voiture avant le milieu de la semaine prochaine, la « garde » d’un véhicule coûte 49,97 euros par jour ! A ce prix là, ils ont intérêt à  lui servir des croissants et du champagne tous les matins !

La voiture est arrivée, nous retournons à l’accueil, négocier avec le «  sbire » qui s’est transformé en personne charmante et nous annonce «  c’est juste une durite de turbo qui s’est dévissée, on va vous remettre ça et vous repartirez avec votre véhicule ».

HAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa et bien voilà, ma voiture nous faisait une petite déprime et elle a «  pété une durite », elle a surement eu peur qu’on fasse comme pour la Tunisie et qu’on parte sans elle ! Et bien nous aussi avons bien cru partir sans elle !

Le garagiste, décidément de plus en plus charmant, ajoute : « elle est comme neuve votre voiture, on ne va tout de même pas gâcher des vacances pour une petite durite dévissée ! »

Ravis de savoir que le Chrysler est supposé rouler encore 70 000 kilomètres, nous repartons le cœur léger pour rejoindre les monstroux avec seulement une quinzaine d’heures de retard.

Tout est bien qui finit bien, est-ce que quelqu’un pourrait avertir mon estomac et ses sucs acides ?

Comment stresser pendant ses vacances :

Jeudi soir : terminés parquet, plafond, rangement et tri de l’été, nous voilà fins prêts à partir et attendus dans la nuit en
Charente Maritime. Les monstroux sont déjà hyper excités à cette idée. Je ne suis pas persuadée que Mamina et Papounet aient eu une grande idée de leur annoncer notre retour dès ce matin…Car du coup les monstroux sont passés
directement au voltage supérieur et ils vont avoir bien du mal à les coucher ce soir.

18H30 : grand départ, les efforts sont derrière nous, dans environ 5h00 je pourrai bisouiller mes enfants et j’ai déjà plein de projets pour demain. Ensuite, grande fête chez Super-Copine et puis farniente jusqu’au 15 Aout date de notre départ à la montagne.

C’est Mr poux qui commence la conduite et je suppose ( à tort) que c’est le fait d’être côté passager qui me donne la sensation d’une drôle de vibration sous les fesses. A la sortie du village, le moteur fait un tel bruit que je lui demande s’il n’aurait pas oublié de changer de vitesse.

« non non, mais tu as vu comme on fume ? »

Non je n’avais pas vu, en même temps, en tant que passagère je regarde généralement DEVANT moi en voiture et non pas derrière.

Aie, c’est vrai qu’on fume beaucoup … et là Mr Poux m’annonce qu’il n’arrive pas à accélérer, même en forçant il ne dépasse pas le 90 ce qui risque de ne pas être super pratique sur l’autoroute.

Panique à bord, est-ce qu’on force un peu et qu’on tente les 500 km malgré le bruit de plus en plus inquiétant du moteur et le nuage de fumée qui nous suit ? La preuve que je passe trop de temps derrière ( devant ?) mon ordinateur c’est que j’envisage de « rebooter » le moteur pour voir si en redémarrant il n’oublierai pas qu’il a visiblement un gros souci. Je cherche partout le port usb pour télécharger les mises à jour Chrysler et « débugger » mon moteur mais RIEN, de toute façon ma voiture n’est pas (encore) équipée en wifi !

Nous rebroussons chemin et avons même des difficultés à grimper la côte du village. Bien entendu il est 19H00, trop tard pour trouver un garagiste, nous rentrons chez nous anéantis.

D’abord je panique parce que je sais que Mamina et Papounet attendent impatiemment notre arrivée, les monstroux les ont un peu usés (étonnant non ?). Ensuite, j’imagine la déception de mes loulous lorsqu’ils ne me verront pas dans leur chambre demain matin.

Seconde bouffée d’angoisse, nous sommes presque mi-août et trouver un garagiste agrée Chrysler qui ait le temps de réparer ma voiture en 24 heures me semble une mission impossible.

J’adore ma voiture pour ses portes coulissantes, l’immense espace intérieur qui nous a tant dépannés pendant que nous étions « sans domicile fixe » lors de notre retour en France ( meuh non on n’a pas dormi dedans), mais les garagistes eux, la détestent. Dès qu’il s’agit d’un problème « moteur », personne ne veut y toucher.

Je ne le sais que trop, puisque dans la semaine, inquiétée par le petit bruit de mon moteur ( oui il était « petit » au début) sur les conseils de mon garagiste habituel, j’avais appelé le garagiste Chrysler de Chartres. Il m’avait gentiment ( arf) proposé un rendez-vous pour Mi-septembre. Je voulais juste qu’il écoute pour me dire si ça pouvait être grave, sa réponse « vous n’avez qu’à ne pas rouler du tout jusqu’à septembre en attendant que j’ai le temps de le voir ». Ben voyons, et on part dans les Alpes avec la voiture « playmobil » de Mr Poux, en installant les monstroux sur la galerie ? Remarquez… le voyage serait surement plus calme !

En attendant c’est ce qui va nous arriver, nous avons 24 heures pour arriver en Charente Maritime, Papounet et Mamina sont invités à un mariage SANS nos monstroux et puis il y a la grande fête de Super-Copine.

Nous décidons donc que, quoi qu’il arrive, nous partirons demain avec la voiture de Mr Poux, après avoir déposé le voyager chez l’autre garagiste agrée, en priant très fort pour qu’il sache le réparer avant le 14 aout.

Et là, commence une soirée à se faire des nœuds au cerveau avec tous les paramètres que nous ne maitrisons pas mais que nous essayons de prendre en compte.

– Le garage est à 36 km, est-ce que le Chrysler va y arriver sans exploser sur la route ?

Je décide de faire appel à mon assistance auto et de faire remorquer le « bestiau » jusqu’au garage en question.

– Est-ce qu’il aura le temps de prendre notre véhicule ?

Puisqu’on va le faire remorquer, une fois que l’engin sera posé au milieu de leur garage, ils seront bien obligés de le garder.

– Qu’est-ce qu’on fait s’il faut « déposer le moteur », commander une pièce et que rien de tout cela ne soit terminé pour le 14 ?

Très positive je propose d’annuler les vacances, Mr Poux lui, commence à regarder les voitures de location, ça tombe bien, on avait économisé sur le budget vacances…

Et là, tant qu’ à envisager le pire, nous continuons : à quel montant de réparation on décide de ne PAS faire réparer ? Comment on fait pour trouver une autre voiture rapidement ? Quel budget ? Où est-ce qu’on trouve les sous pour une nouvelle voiture ? ( Les monstroux plantent régulièrement des « sous » dans le jardin malheureusement on n’a toujours pas vu pousser d’arbre à billet !).

Mr Poux consulte la valeur de notre Chrysler, il a encore une bonne côte, le tout c’est que la personne qui viendra l’essayer ne dépasse pas le 70( risque d’explosion), ne regarde pas dans le rétro (nuage de fumée blanche à l’arrière) et soit sourde « comme un pot » (moteur légèrement bruyant). D’accord, j’aime bien jouer avec les mots mais la rédaction d’une annonce auto avec tous ces critères là me semble un peu compliquée. »

Sinon, il y a toujours la prime à la casse…. NAAAAAAAAAAN, je n’ai pas DU TOUT l’intention d’emmener ma « ptite » voiture à la casse !

Bon alors, si on n’a pas les sous pour la réparation, il faut la faire reprendre par un garagiste, qui déduira forcément le coût de ladite réparation et on se retrouvera avec… des cacahuètes pour acheter…. Une trotinette.

Je suis au bord de la déprime, en plus je n’ai pas eu ma dose de bisou des monstroux depuis une semaine et il n’y a plus un poil de chocolat dans toute la maison…Je vais CRAAAAQUER.

Vais-je me jeter par ma porte fenêtre ? ( du rez de chaussée parce que sinon j’ai le vertige )
Allons-nous partir en vacances ou rester à la maison à manger des pommes de terre pour financer l’achat d’une nouvelle voiture ?

Réponse demain 🙂

Pérégrinations Tunisiennes # 2

 

Après nos douze heures de voyage, nous n’avions qu’une envie : faire une bonne nuit.
HIC : il fait aussi chaud dedans que dehors ! En l’absence d’occupant toutes les fenêtres ont été laissées ouvertes, ce qui a permis au 35 degrés (de la belle journée ensoleillée), de s’installer bien confortablement dans la chambre !
Pas de panique, sur le site de l’hôtel il y avait écrit « climatisation », on allume donc l’appareil salvateur.
Re-HIC : les lits prévus pour les enfants sont superposés, je ne vois pas Petit Monstrou là-haut et Grand Monstrou bouge tellement qu’il tomberait forcément. Monsieur Poux déclare qu’il dormira la-haut mais l’installation me semble si précaire que je sais que je ne fermerai pas l’œil de peur de recevoir le tout sur la tête. « une française morte en Tunisie, écrabouillée par son mari » ça n’aidera surement pas le tourisme ! Hop on descend le matelas, on le dépose à coté du lit du bas et on essaie d’y coucher Petit Monstrou ( Grand Monstrou s’est déjà rendormi sur le premier lit).
TARATATA, Petit monstrou n’est absolument pas d’accord, il veut dormir sur notre lit, ou dans SON lit à la maison ( Ben tiens, on n’a qu’à refaire tout le voyage à l’envers !).
D’une, notre lit est trop dangereux pour Petit monstroux qui risquerait de chuter, de deux, pour une fois que Monsieur Poux ne dormira pas avec son ordinateur (niak niak), j’ai bien l’intention de garder ma place. Déjà que nous allons dormir tous les quatre dans la même pièce et que je vais être assiégée par des ronfleurs-fous il est hors de question que Petit Monstrou dorme entre nous.
Je négocie, je caline, je console sous une chaleur torride, pendant que Mr Poux essaie de ressusciter la climatisation qui est en pleine crise d’asthme et n’envoie qu’un maigre filet d’air tiède.
Je suffoque, mais petit monstrou ne me lâche pas, il ne veut pas dormir juste en couche et tient absolument à garder ses chaussettes. Parce que « sinon j’ai froid aux pieds » !!! Le pauvre, cet hiver il va devoir dormir en « après-ski »!
Enfin il s’endort, Mr Poux abandonne l’idée de faire fonctionner la clim, nous nous couchons en nage, comme deux baleines échouées sur le sable ,qui ne sauraient pas comment se rafraichir.
Mr poux s’endort immédiatement et commence son imitation quotidienne du tracteur emballé, je tourne et retourne en essayant de positiver « on est arrivés, demain les vacances commencent etc ».
Je finis par m’endormir mais Petit Monstrou me réveillera toutes les heures en pleurant parce qu’il n’a pas ses repères, et certainement aussi parce qu’il a trop chaud ( t’es sûr que tu ne veux pas ton anorak aussi ?).
Et à 6H00 le lendemain il s’écriera « Maman c’est le jour » ! Nous serons les premiers au petit déjeuner, deux zombies sous un soleil de plomb suivant péniblement deux piles électriques chargées à bloc parce que « y’aaa une pisciiiiiiiiiine » et que « on va au restaurannnnnnnt ».
Mais bon, les vacances sont faites pour se reposer, autant les commencer complètement crevés !
La suite des aventures se trouve :

Pérégrinations Tunisiennes # 1

Lorsque nous avons décidé de partir une semaine en Tunisie, je me suis dit « chouette ça n’est pas trop loin ». Il est vrai qu’après nos multiples allers-retours Los Angeles-Paris, deux heures trente d’avion pour rejoindre la Tunisie, ça semble tout simple.

TROP SIMPLE ! C’était sans compter tout les aléas d’un voyage en avion, même court.
D’abord il nous fallait rejoindre l’aéroport de Bordeaux- Mérignac, une petite heure de voiture et nous y étions. Sauf que : nous avions prévu très large, le dimanche de notre départ étant classé noir par Bison futé, et le pont d’accès à Bordeaux bien souvent engorgé.

Nous voici donc accompagné par Papounet , errant dans l’aéroport dès 14H00 alors qu’il aurait fallu y être à 16H40, pour récupérer nos billets deux heures avant l’embarquement , qui lui-même n’aurait lieu qu’à 18H40.

Les Monstroux étaient surexcités de prendre le « gros avion » et durant les deux heures quarante qui suivirent nous avons visité l’intégralité de l’aéroport : en marchant, en courant, à reculons, en sautillant… Pour le bien être des passagers et le notre nous avions décidé de les « fatiguer » un peu avant de leur imposer deux heures trente à rester assis. Après avoir testé tous les escaliers roulants, et fait une pause gouter nous avons eu droit au sempiternel tour de manège ! Grand Monstrou a choisi la fusée « De Police » que Petit Monstrou avait baptisé la fusée « GalactRique ». Quand on sait qu’il a toujours au moins une main dans la culotte (CF : petit monstrou a des envies) , ce lapsus ne nous a pas du tout étonnés !
Enfin arrive l’heure de l’embarquement. Après un bref passage dans les boutiques détaxées où nos monstroux et leurs petits sacs à dos nous faisaient un peu l’effet d’éléphants au milieu des bouteilles de parfums ou d’alcool agencées à portée de toutes les petites mains ou d’un malheureux «coup de sac à dos », nous approchons de notre avion.
L’excitation est à son comble notre avion est jaune et violet et je suis certaine que tout l’aéroport l’a su grâce aux commentaires enthousiastes de Petit Monstrou.

Décollage ! Et démarrage des commentaires bien hauts et forts de Petit Monstrou ! Pendant deux heures et demi il a TOUT commenté, le nuage à gauche, l’hôtesse qui levait les bras, le moteur tombé, le bout d’aile arraché, les sandwichs distribués etc. J’étais séparée de lui par le couloir central, à côté d’une charmante dame fort peu rassurée en avion. Si les élucubrations de mon petit monstrou la faisait généralement sourire, lorsqu’il a annoncé qu’on venait de perdre un moteur, elle a perdu toutes ses couleurs !

Atterrissage : Par la très grande faute de Mr Poux ( je n’en dirai pas plus, je me sens toujours coupable pour les carnets de santé), nous descendons les derniers et arrivons donc tout à la fin de l’immense file d’attente pour la Douane. Il est 21H00, les monstroux sont fatigués et impatients.
Il nous faut ensuite prendre le bus, pas de chance, il y en a un qui vient juste de partir, nous serons les premiers passagers du suivant. Ce qu’aucune agence de voyage ne vous dira, c’est qu’il faut maintenant attendre que le bus soit plein pour partir, et qu’il va s’arrêter dans une quinzaine d’établissements avant de vous déposer fourbus à votre hôtel. C’est la crise ma bonne dame, il faut RENTABILISER !
Il sera donc minuit lorsque nous prendrons enfin possession de notre chambre , une heure du matin heure Française, cela fait donc 12 heures de voyage porte à porte.
Qui a dit que la Tunisie ça n’était pas loin ?

Suite des aventures Tunisiennes ICI

Les petits plaisirs du retour chez soi.

Aller, j’avoue ce billet est une sorte de méthode Coué parce qu’en fait, je n’avais pas du tout envie de rentrer. Donc parce qu’il y en a quand même un certain nombre, et parce que j’ai parfois besoin de regarder du côté plein du verre, voici mes petits plaisirs en rentrant chez moi.

Systématiquement, pendant les trente derniers kilomètres j’imagine le pire : terrorisme local,cambrioleurs, squatteurs, ou tout simplement une de ces fameuses tempêtes que la France connait depuis quelques années.

Bon d’accord, si ma ville avait été saccagée par des terroristes ou une tempête je serai forcément au courant. D’abord, grande nouvelle : la maison est toujours là ! Premier petit plaisir : je pénètre à l’intérieur et retrouve mes objets, mon « chez moi ». Les monstroux redécouvrent également à grands cris leurs joujoux. Mr Poux, quand à lui, a le grand bonheur de décharger la voiture !

Ça sent un peu le renfermé, presque trois semaines que nous sommes partis, et puis mes plantes ne sont pas là, elles aussi ont pris des vacances : chez les voisins.

Mais je continue l’exploration et je constate que les araignées ont pris possession des lieux rien n’a été déplacé. Je retrouve le bouquin que je n’avais pas emmené parce qu’il était trop lourd pour l’avion, le « chouchou » que j’avais sorti pour le trajet en voiture et qui est resté sagement sur la table…

J’aime aussi trier le courrier qui s’est accumulé, même si trop souvent il s’agit de factures. Il y a parfois des cartes postales, de bonnes nouvelles et toujours le fameux relevé « vierge » de ma banquière !

Généralement le premier dîner n’est pas une corvée car chacun choisit ce qu’il veut manger. Bien que les monstroux aient mangé des pâtes pendant une semaine en Tunisie (fallait éviter la tourista) pour le premier soir, ils y ont droit. Si on rentre de camping, retrouver un lave-vaisselle est une joie aussi ! Sauf que le mien est caractériel, à chaque fois que nous partons il me fait une crise. L’an dernier il n’a rien trouvé de mieux que de décéder le surlendemain de notre retour alors qu’il était archi plein ( sinon c’est pas drôle). Cet été la veille du départ il m’a fait une blague et a fait rouiller l’intégralité des couverts qu’il contenait (et comment je les récupère maintenant hein ?).

Une fois les monstroux chacun dans son lit « bien à lui », il y a le plaisir de poser son délicat postérieur (qui a pouffé ?) dans « son » canapé et de se faire une cure d’internet en « écoutant » la télé. C’est Monsieur Poux qui dit toujours que je
confonds la télé et la radio ! Mais, vu la programmation estivale (bien pire que l’hivernale), je préfère visiter des blogs et échanger des nouvelles avec les copines en écoutant d’une oreille distraite, la série américaine que j’ai déjà du « entendre » il y a quelques mois à peine.

Et ENFIN, il y a les retrouvailles avec mon lit et MES OREILLERS !!! J’ai été très malheureuse en Tunisie de n’avoir qu’un petit oreiller tout raplapla .

Je m’allonge avec bonheur sur mon matelas, ni trop ferme ni trop mou, j’installe mes trois oreillers ( si si trois !) et c’est le PIIIIIIED !

Bon c’est pas tout ça, il est temps de dormir car demain sera le jour des retrouvailles avec la machine à laver, l’aspirateur, la serpillère et toutes les petites choses qui étonnamment ne m’avaient pas du tout du tout manqué en vacances !