Archives de catégorie : souvenirs

Bienvenue au bloc

Le mot de la semaine pour les défis du jeudi organisés par LuckySophie  et cette follasse de Crisproll  c’est : bloc…

Alors bien sûr j’aurais pu vous parler de ma passion pour les blocs-notes qui fleurissent absolument partout chez moi mais qui se planquent sadiquement dès que je suis au téléphone et que je veux noter quelque chose. D’ailleurs c’est le même combat pour les stylos, je pense à un envoûtement de toute la maison et j’envisage de faire comme mes monstroux c’est à dire écrire directement sur la nappe.

Non, depuis quelques temps lorsqu’on me dit bloc, je pense tout de suite « opératoire » et à mon arrivée assez lamentable au bloc de l’institut Monstsouris.

Je souffrais comme je n’avais jamais souffert et j’alternais les pleurs silencieux et les gémissements quand un grand gaillard grisonnant s’est approché de la table où l’on m’avait déposée ( oui, déposée, comme un gros paquet que j’étais), il m’a souri et m’a dit «  Bienvenue au bloc Madame »

Avec le recul je trouve ça un peu caustique le coup du bienvenue, ça fait même un peu Spa, genre,j’étais là pour un massage Californien à 4 mains… En même temps vu le nombre de personnes qui tournaient autour de moi s’ils m’avaient massée ça aurait sûrement été topissime ! ( le spa remboursé par la sécu…et hop le trou !)

Ensuite ils m’ont demandé mon nom afin de ne pas me retirer un appendice quelconque alors que je n’étais pas là pour ça, et une jeune femme m’a demandé si j’avais des allergies connues.

Je suis tellement conditionnée par cette question depuis 12 ans que j’ai répondu machinalement : « oui, je suis allergique au gluten ». Elle a éclaté de rire en me disant qu’ils n’avaient pas l’intention de me servir des pâtisseries ( mais bon, il y a du gluten dans 5 médicaments sur 10).

N’empêche que de la voir rire et plaisanter m’a fait du bien, la vie continuait même si la mienne risquait fort de s’arrêter d’ici peu.

Elle m’a demandé si j’avais d’autres allergies alors j’ai répondu «  je crois que je suis allergique au bloc opératoire…».

Eclat de rire général, ils ont tous répliqués « ah mais nous aussi ! », la jeune femme m’a dit «  rendez-vous compte, j’en ai encore pour 30 ans de bloc », et le grisonnant d’ajouter «  et moi 20 ».

Et même si je crevais de trouille (et pas que), que l’ambiance soit ainsi détendue, que tout le monde plaisante ainsi m’a rassurée… Et au moment où on allait m’endormir, la jeune femme à qui il restait 30 ans de bloc me tenait la main en me disant « vous allez-voir tout va bien se passer »…

Alors en ce moment quand je lis «bloc », je ne pense pas à mes blocs-notes, ni que je dois être gonflée à bloc pour battre mes fils à la course mais à tous ces gens qui tous les jours, sauvent des vies dans les blocs opératoires.

Merci encore Alessandro et toute son équipe !

Le jour où je ne suis pas morte !

 

–          Tout s’est bien passé me susurre-t-on dans l’oreille avec un joli accent italien.

Ah… je suis donc revenue vivante du bloc et en plus je n’ai plus mal, d’ailleurs c’est bien simple je ne sens rien du tout.

–          Nous avons évacué la plus grosse partie de l’hématome de votre ventre et réparé l’artère qui avait été très abîmée par l’hématome.

La première bonne nouvelle depuis 3 jours, tiens si je vomissais un ptit coup pour fêter ça ! Arghh je ne peux pas bouger, j’ai des tuyaux partout mais la voix a pitié, elle me tend un « haricot » en carton et en tournant la tête je parviens à cracher dedans… presque rien puisqu’en trois jours je n’ai absorbé qu’un yaourt et une compote, mais suffisamment pour réveiller les monstres qui se sont installés dans mon ventre, à chaque spasme vomitif ils s’agitent, se réveillent et se révoltent : ça fait un mal de chien.

Il faut que j’arrête de vomir mais ces cons sont en train de me rouler à contresens, ils n’ont toujours pas compris que j’avais le mal des transports et que la moindre des choses aurait été de me laisser la tête dans le sens de la « route ».

J’arrive dans la chambre, ouf on va arrêter de me bouger, Mr Poux est là, il me fait un sourire qui se veut rassurant, mais je remarque bien ses traits tirés, sa pâleur excessive, lui aussi a eu très peur alors je souris pour le rassurer, je ne le saurais qu’ensuite mais ça fait plus que 4h00 que je suis partie  au bloc. Mais, ça y est je suis revenue, je me suis bien concentrée quand on m’a endormie, bien appliquée, je me répétais sans cesse «  si jamais tu vois une lumière, ne vas pas vers elle, ne va pas vers la lumière, ne va pas vers la lumière »… Ce sont mes dernières pensées, je n’en pouvais plus de me sentir crever et d’imaginer mes monstroux grandir sans moi, est-ce que mon Poux s’en sortirai, est-ce que les enfants surmonteraient le traumatisme de perdre leur mère ? A un moment la douleur était devenue si forte, si insupportable que j’en avais conclu qu’il était peut-être mieux que je crève là tout de suite, sans me faire de mouron pour ceux qui restent, juste arrêter cette douleur mais c’était impossible de lâcher prise et de ne pas m’inquiéter.

J’avais épuisé les doses normales d’antalgique, je ne supportais pas la morphine, ils m’avaient donc laissée là, à attendre que le bloc se libère, vérifiant tout de même régulièrement, les sourcils froncés, l’air inquiet, que je tenais toujours le coup.

Et je tenais, me remplissant de mon propre sang, mon ventre gonflé à bloc, tendu au maximum, je m’accrochais ! Et en y réfléchissant maintenant c’est peut-être la douleur qui m’a soutenue , qui m’a empêchée  de me laisser aller, de partir doucement vers d’autres horizons, portée par les flots de mon propre sang…

Mais ça y est je suis revenue, je m’en suis sortie, je ne le sais pas encore mais vont commencer les jours les plus longs de ma vie, ce mercredi 3 Aout à 20H00 je renais mais à l’état de légume… Ce ne sera pas un état permanent bien sûr, mais à partir de cette heure là va commencer l’apprentissage de la dépendance, lorsqu’on ne peut rien faire par soi-même et que l’on est à la merci de la bonne volonté et de la bienveillance des autres.

Je suis tellement branchée de partout que je ne peux bouger que la tête et les bras et encore pas complètement sous peine d’arracher les perfusions. Les douleurs sont de retour mais ils ont trouvé la solution, je suis gavée d’anti-vomitifs pour que mon estomac accepte la morphine.

Et la morphine est devenue ma copine, depuis trois jours que je suis sur le dos il est en compote et me fait terriblement souffrir, mais impossible de me tourner sans me vriller le ventre et la cuisse desquels sortent un drain et deux redons. Les seuls moments ou je dors sont les quelques heures qui suivent l’administration de la morphine, ça me scotche et je ne sens plus rien, ni le dos, ni le ventre, ni la soif qui me taraude constamment.

Mais dans les coups durs il y a aussi de bonnes surprises, Mr poux a été très présent et attentionné, me donnant la becquée  lorsque je ne pouvais pas me redresser, m’humidifiant le visage lorsque j’avais des sueurs froides. Mes parents ont géré les monstroux d’une main de maître malgré la fatigue due au stress…
Et puis surtout il y a eu un formidable élan de solidarité de copines pourtant «  virtuelles » qui malgré l’absence de forfait ou de portable se sont relayées pour que chaque soir après le départ de Mr Poux et avant le début des longues et douloureuses nuits, je reçoive un ptit coup de fil.

Il y a eu aussi tous les sms reçus de « relations » qui auraient pu ne pas le faire et profiter de leurs vacances sans grever leur «  budget téléphone », ceux des amies que j’avais un peu perdu de vue.

A l’heure où j’écris je suis toujours un « légume » mais je suis portée par tou(te)s ces ami(e)s qui m’ont soutenue, et je sais maintenant que les vrai(e)s ami(e)s ne sont pas forcément ceux (celles) que l’on croit…

Le bonheur c’est simple comme un coup de fil…

Avis de recherche

Parfois sur une aire d’autoroute, entre les mégots et déchets jetés au sol par des vacanciers trop fatigués pour aller jusqu’à la poubelle la plus proche, on trouve une chaussure, seule, abandonnée.

Je me suis toujours demandé comment on pouvait perdre une chaussure sur une aire sans s’en rendre compte… Maintenant je SAIS !

Imaginez que le lieu de vacances que l’on vous avait vendu comme un lieu paradisiaque, refait à neuf, ressemble à ça :

 

 

 

 

 

 

 

 

imaginez aussi qu’après deux nuits sans dormir à cause des odeurs de peinture fraiche de la chambre (effectivement neuve juste un peu, carrément toxique dans le genre irrespirable), vous vous rendiez compte que la bétonnière à repris du service, aidée par ses copines : meuleuse, perceuse et autres ustensiles absolument indispensables pour terminer un bâtiment qui est déjà loué pour la semaine suivante…(rentabilité quand tu nous tiens…)

Outils qui, outre le bruit particulièrement irritant si vous aviez l’intention de faire la sieste pour compenser les très mauvaises nuits, font un nuage de poussière qui rendra l’aération de votre chambre absolument impossible…

et ça n'est que le début de la poussière...

Bref, légèrement énervée vous vous rendez à la réception pour demander si vous pouvez profiter de ce séjour paradisiaque pour passer votre CAP maçonnerie, on n’aurait pas oublié de vous fournir un casque de chantier pour circuler dans le village ils ne se foutent pas un peu de la gueule du monde !

Les pauvres gens de l’accueil n’y sont pour rien ( et surtout ils ne peuvent rien pour vous), le sous directeur est désolé de ne pouvoir arrêter le chantier juste pour vous faire plaisir (retards, intempéries, la faute à pas de chance toussa toussa...) donc la réponse est  : oui, vous allez passer quinze jours dans la poussière, le bruit, et vos enfants vont apprendre un nombre incalculable des jurons typiques du vocabulaire toujours pittoresque des personnels de chantier tout en développant un cancer avec toutes les bouffées de solvant qu’ils absorbent la nuit dans la chambre.

 » mais bon, si vraiment vous ne tenez pas le coup, on peut vous reloger ailleurs« .

OUF ! là vous étiez prête à égorger le sous-directeur et à le jeter dans la bétonnière sous l’œil terrorisé des deux hôtes(ses)d’accueil.

Bref ! C’est quand même particulièrement énervée que vous pliez bagages et  quittez précipitamment ce lieu qui sera certainement superbe et agréable lorsqu’il sera FINI !

Mais c’est quoi le rapport avec la chaussure me direz-vous ?

Et bien le rapport c’est que lors d’un arrêt pour trouver où vous avez balancé l’anti-vomitif de grand monstrou dans votre rage d’évacuer les lieux, à moins que ce ne soit, lors d’un arrêt pour relancer la vidéo des monstroux qui demandent déjà si on est bien arrivé alors que vous avez parcouru 27 kilomètres sur 400, vous avez ouvert votre portière, prête à assomer vos enfants rebrancher les écrans… et le Poux vous a dit «  bouge pas je m’en occupe ».

Vous avez refermé la porte sans vous rendre compte que votre petite sandale adorée avait fugué ! ( ceux qui suivent ont déjà compris que c’est  la très grande faute du premier lieu de vacances ET de Mr Poux)

Le soir, vous avez été accueillis comme des rois dans un autre village de vacances et même que personne ne vous a fait de remarque désobligeante sur le fait que vous étiez « mono-chaussée ».

En attendant, chaque soir vous pleurez la disparition de votre sandale, certes pas à la mode du tout, encore moins sexy, mais si pratique lorsqu’il s’agit de courir avec (ou après) les monstroux ou de vous déchausser/rechausser rapidement pour soulager vos petons échauffés.

Donc ce blog qui était prêt à devenir un blog mode ne le sera jamais, surtout une fois que vous aurez vu ladite sandale qui cherche désespérément sa sœur jumelle.

Ma soeur a fugué début juillet sur une aire d'autoroute entre Aix en Provence et Gap ! Aidez-moi à la retrouver

Tout personne ayant des indices est priée de contacter l’auteure de ce blog… Pour les demandes de rançons par contre, merci de contacter le service commercial du premier lieu de vacances qui est tenu pour responsable de l’affreuse disparition de la sandale droite !

Merci de relayer cet avis de recherche très important, ça fait trois jours que je traine en baskets, non seulement j’ai chaud aux pieds, mais surtout les gens vont finir par croire que je suis sportive !!!

Pierre-Yves Plat : un virtuose  » fou »

 

Souvent on dit que le génie s’accompagne d’une certaine folie et c’est vraiment l’impression que j’ai eue lorsque nous avons assisté au  spectacle de Pierre-Yves Plat.

Nous étions rentrés de Chine la veille, c’était à 20h30 soit 2h30 du matin pour nos corps encore à l’heure asiatique et nous craignions un peu de nous endormir sans profiter du spectacle mais c’était la dernière représentation du spectacle « permettez-moi ». Nous avions même plaisanté que s’endormir au premier rang, dans une salle de plein pied avec la scène ça la foutrait mal…

Nous avons vite été rassurés, il était absolument impossible de s’endormir tant nous avons ri, admiré le talent, participé au spectacle, écarquillés les yeux et les oreilles, applaudi à tout rompre : une heure trente de bonheur et de rire.

En tant qu’ex-pianiste, j’aurais pu être choquée lorsqu’il a démonté une partie de son piano en début de spectacle, mais en fait, mes yeux n’étaient pas  assez grands pour suivre ses mains douces et puissantes,  rapides et lentes, agiles et expertes ( heu ça se voit beaucoup que je fantasme là ?) bref ! Je n’avais pas assez de mes deux yeux pour admirer le pianiste en action et les cordes à nu de son piano droit, et mes doigts gigotaient d’envie sur mes genoux.

Mais le talent  de Pierre-Yves ne se limite pas à sa virtuosité musicale, sans jamais utiliser sa voix, l’artiste a su nous faire participer au spectacle à plusieurs reprises, grâce à une mise en scène exceptionnelle de Philippe Chauveau, mais surtout grâce à ses talents de mime et de comédien.

Je vous laisse admirer l’artiste en pleine action :  http://dai.ly/gJ4pvx

Et si je vous ai fait un tout petit peu envie, sachez que comme il a eu beaucoup de succès, Pierre-Yves reprendra son spectacle à la salle des déchargeurs à partir du 22 Août.

Et comme nous sommes vendredi, jour de l’homme sur les blogs, je ne résiste pas au plaisir de mettre un pianiste sur mon blog :

 

Avouez qu’en plus, il est plutôt mimi !

( Cet article n’est pas sponsorisé, je suis juste fan !)

 

Kung fu panda 2 : on a adoré !

 

 

Mes monstroux ayant regardé environ 200 fois ( voire 300 si si !) le premier, nous ne pouvions pas rater la sortie du second !
Motivés nous étions, et nous avons fait un peu plus de 40 km pour le voir mais on s’est régalés.

Nous avons retrouvé avec grand plaisir cette grosse peluche de Po et ses amis les cinq cyclones et nous avons ri, nous avons plusieurs fois retenu notre souffle inquiets ou émus… puis de nouveau ri aux éclats.
En fait le meilleur rapport que j’aurais pu vous faire c’est de filmer la tête de Petit Monstrou qui a alterné les sourires, les grimaces et de longues périodes la bouche grande ouverte, crispé sur son fauteuil mais redressé pour mieux voir la suite…

La fin est très émouvante Mamina a même eu la larme à l’œil, quand à nous avec les Monstroux on en a profité pour se faire un gros câlin !

Et devinez ce qu’on a fait dans la voiture en rentrant ? Nous avons imaginé ce qui allait se passer dans le numéro 3…


D’ailleurs c’est quand Kung fu Panda 3 ?

La grande muraille de Chine

Grande , mais que dis-je, magnifique, superbe, géante, à couper le souffle… Au point que je ne trouve pas les mots pour la décrire, au point que la principale difficulté pour écrire ce billet a été de seulement sélectionner quelques photos parmi la centaine que nous avons faites de cette majestueuse muraille de Chine.

Sur la photo ci-dessous vous voyez clairement le coté Chinois ( beaucoup plus bas) de la muraille et le côté fortifié qui fait face à la Mongolie.

Sur celle-ci vous voyez la muraille rattrapée par le monde moderne et défigurée par les jeux olympiques… j’aurais pu corriger la photo mais voilà la réalité de notre monde actuel où l’argent et les sponsors sont plus importants que le respect d’un patrimoine culturel… ( et ça ne concerne malheureusement pas que la Chine)

Grimper sur la grande muraille de Chine, ça se mérite !

Ne râlons pas, ça monte mais ça descend aussi… le truc c’est qu’une fois en haut, si t’as oublié la boite de kinder en bas, je ne suis pas sûre que tu redescendes même si t’es accro au chocolat !

Sur la photo ci dessus vous voyez également le poste de garde placé devant la muraille et depuis lequel les soldats Chinois communiquaient avec ceux  postés dans la muraille. Ils communiquaient grâce au feu, un peu de fumée : quelques assaillants, beaucoup de fumée : beaucoup d’assaillants, un grand grand feu : barrez-vous ils sont trop nombreux. Il faut savoir que chaque tour de la muraille n’était occupée que par deux soldats donc forcément si c’était toute une armée qui arrivait ils fuyaient… par la sortie de secours la plus proche :

Ci-gît mon quadriceps droit… et en exclusivité vous avez l’ombre du Poux qui cherche mon muscle tétanisé à l’aide du zoom !

Bon d’accord, ça valait le coup de monter !

Une dernière pour la route : une tour de garde comme il y en a régulièrement sur toute la muraille. L’anecdote du jour étant que pour savoir à quel endroit ils devaient placer la prochaine tour de garde ils tiraient un flèche, ainsi lorsque les Mongols essayaient de pénétrer par là, ils savaient que chaque poste de garde pouvait atteindre les assaillants.

J’en ai bavé pour monter ET pour redescendre mais j’ai rarement vu  quelque chose d’aussi beau ! C’est peut-être l’histoire de cette  grande muraille qui mesurait à l’origine 8 851,8 km qui m’a troublée, ou le fait que jamais je n’aurais imaginé y aller un jour…

La dernière fois que j’ai eu le souffle coupé ainsi c’était au Grand Canyon (USA) ou en Egypte devant les pyramides, et du coup mon prochain objectif c’est le Machu Picchu (Pérou) mais Mr Poux n’a pas encore de clients là-bas… ( mais je vais lui mettre la pression), ou bien le Parthénon ( je ne précise pas où, vous vous vexeriez ), qui est tout de même plus proche.

Et vous, vous rêvez d’aller où ?

Up and down d’Avril

Le mois d’Avril est terminé, un mois plein d’émotions (bonnes et mauvaises), de découvertes (9 jours en Chine) et de soleil (enfin !), je renoue donc avec les « Up and Down » que j’avais un peu laissés de côté.

MAXI UP : 9 jours en Chine dont 7 en amoureux avec mon Poux, non seulement on s’en est mis plein les yeux en découvrant de magnifiques lieux, mais en plus ça nous a fait un bien fou de nous retrouver à deux, en couple, comme au bon vieux temps … Finalement c’est bien d’avoir un mari qui voyage tout le temps, ça permet de le suivre de temps en temps !

Down : A peine rentré de Chine, le Poux est reparti pour une semaine en Corée, puis après moins de 24 heures à la maison il est reparti aux USA… Les monstroux réclament leur Papa qu’ils n’ont vraiment pas beaucoup vu ces dernières semaines…

UP : j’ai survécu au tournage de l’émission Paroles de Maman, un vrai plateau, de vraies caméras, un vrai micro….

Down : Je devais parler des tests produits, on a refait la prise trois fois, à la fin j’étais tellement crispée qu’on aurait dit une Chips sur un canapé.

Up : Après l’émission j’ai déjeuné avec E-Zabel, on a tellement de points communs qu’il n’y a eu aucune gène, c’était simple, très sympa et on a papoté tout le temps.

Down : C’était bien trop court et j’ai oublié de lui demander un autographe ( ben oui quoi, c’est une vraie blogueuse !)

UP : vendredi nous avions rendez-vous à mi-chemin entre mon département  glacial  et infesté par le blé ( pour rappel je suis allergique au Gluten) et la Charente Maritime dont j’ai passé 17 ans à vouloir me barrer et où je rêve maintenant de m’installer ( oui vous pouvez le dire : je ne suis jamais contente !).
Bref, nous avons déjeuné dans un VRAI restaurant et les Monstroux se sont exceptionnellement bien tenus

Down : quand même un ptit accro, au beau milieu du repas  la douce voix aux décibels multiples et bizarres  de Petit monstroux a traversé le silence religieux de la salle en train de s’activer des mandibules : Dis Maman combien tu pèses ?

( je ne dis jamais «ta gueule», à personne, je trouve ça laid, mais là j’avoue j’y ai pensé, particulièrement quand tous les clients ont tourné la tête vers moi dans l’attente de ma réponse)

UP : Ce mois-ci nous avons enfin  terminé d’équiper la maison de portes- fenêtres étanches et de volets roulants, après plusieurs mois d’attente et des complications, d’ailleurs pour se faire pardonner et nous remercier de notre fidélité, l’entreprise nous a offert une télécommande universelle, un seul clic et on ferme tout. Ravis d’avoir tous nos volets, on a installé les enfants devant un DVD  et on s’est planqués  dehors pour arroser ça…

Down : les enfants ont fermé les volets… TOUS.

 

 

 

Edit : j’allais oublier, ce billet répond à Virginie qui voulait savoir comment s’était passé notre mois d’Avril.

Taxi Pékinois

Le lundi, pendant que Mr Poux était parti en déplacement professionnel j’ai continué ma visite des « incontournables» lieux et monuments de Pékin.

J’ai d’abord visité le «  Lama Temple »

 

Et puis j’ai beaucoup beaucoup marché pour me promener, m’imprégner de l’ambiance des rues et rejoindre les fameux «  hutongs » qui sont les ruelles historiques de Pékin dont beaucoup ont été rasées durant le plan de réaménagement urbain de la ville et qui sont maintenant protégées par des organismes de protection du patrimoine tel l’Unesco.

Outre le fait que j’ai fait des tours et des détours explorant des ruelles que je n’étais pas censée emprunter j’ai fini par me retrouver très très loin de l’hôtel avec très très mal aux pieds.

La station de métro la plus proche était bien loin de là  et j’étais en train de me demander si j’essayais d’attraper un taxi lorsque l’un deux à failli me rouler sur les pieds. J’aurais du me méfier, mais non, je l’ai hélé, je lui ai montré l’adresse de mon hôtel et nous sommes partis dans une folle course pour rejoindre mon quartier d’adoption.

Sachez que lorsque vous traversez une grosse avenue à Pékin, même si le signal est vert pour les piétons  vous risquez de percuter un des nombreux vélos qui sont partout et considèrent que les feux tricolores sont réservés aux voitures. Visiblement les mobylettes sont également exemptées du code de la route, il n’est donc pas rare que vous deviez vous arrêter en plein milieu de l’avenue sous peine de vous faire rouler dessus. Les taxis non plus ne respectent pas le signal vert des piétons, vous pensez être dans votre droit de  traverser en toute sécurité mais non, en fait dans cette ville, si vous avez besoin de traverser, c’est à vos risques et périls. Si par manque de chance, le feu passe au rouge pendant votre traversée, ne paniquez pas (mais surtout ne bougez pas d’un poil) les voitures vous contourneront, parfois en vous rasant , souvent en forçant le passage à un autre véhicule mais vous ne risquez rien, il semblerait qu’ici «  même quand ça ne passe pas, ça passe ».

Je l’avais très vite remarqué en circulant à pied et je faisais bien attention de toujours traverser en suivant des « locaux » afin de savoir quand il fallait se précipiter, quand il fallait s’arrêter au milieu et surtout où, la politique de circulation semblant être «  le piéton n’est jamais prioritaire ».

Mon taxi driver n’échappait pas à la règle, nous avons essayé d’écraser une bonne vingtaine de personnes sur le trajet, nous avons failli nous manger un bus (c’est gros un bus) qui a fini par s’arrêter à quelques millimètres de ma fenêtre lorsqu’il a compris que notre voiture ne stopperait pas.  Je ne vous parle même pas du nombre de voitures que nous avons frôlées, grillées au virage, poussées sur l’autre voie etc.

Tout cela à grand renfort de coups de klaxon, car d’après ma petite expérience le conducteur Pékinois ne râle pas, ne grogne pas, ni n’insulte, il klaxonne !

Après la dixième collision évitée de justesse, et comme j’étais un peu préoccupée par le fait que mon estomac squattait dangereusement entre ma luette et mes  amygdales, j’ai tenté de lui expliquer que j’étais en vacances et donc pas pressée du tout, mais mon super chauffeur ne parlait pas un mot d’anglais , et lui devait être pressé ou stressé, il a donc continué sa folle course dans le trafic dense de Pékin.

Lorsque nous sommes arrivés (en un temps record) à l’hôtel, je n’avais plus du tout mal aux pieds, j’étais juste verte, prête à déposer un joli « french –vomi »sur mon conducteur  et ce n’est que par souci de la réputation internationale des Français que je me suis contenue.

Le lendemain, et malgré le coût dérisoire d’une course en taxi, j’ai pris le métro !

Et vous ? Vous avez déjà eu le mal des transports à un moment où il ne fallait pas ?

Bon appétit ! 津津有味

Dans les « hutong », petites ruelles traditionnelles chinoises, on peut se restaurer à tout moment.

Les vendeurs crient pour appâter le client qui ne se fait pas prier pour acheter l’une de ces délicieuses brochettes à consommer en poursuivant son chemin…

Oui, ce sont bien des scorpions et là vous voyez leurs petites queues redressées parce qu’ils sont VIVANTS ! Bien sûr si vous avez le courage d’en demander on vous les fera griller sur la plaque derrière, mais en attendant ils se tortillent sur leur brochette ce qui les rend pour certains encore plus appétissant et dans mon cas encore plus répugnants !

Si vous avez une grosse faim, vous pouvez opter pour de plus gros scorpions…

Ceux-là sont présentés déjà cuits mais ils attirent tout de même beaucoup de gourmands/gourmets.  Si comme moi, les scorpions vous dégoutent et que vous ne pouvez vous résoudre à y goûter, vous pouvez acheter d’autres sortes de brochettes :

A gauche et à droite ce sont des larves, ou des vers, comme je ne parle toujours pas Chinois je n’ai pas pu me faire expliquer ce que c’était, en même temps je n’avais absolument pas l’intention d’y goûter. Au centre ce sont de très jolis mille-pattes bleus, très certainement délicieux vu le nombre de gens qui en mangeaient en marchant…

Mr Poux pense que les grosses bestioles du milieu sont des chauve-souris, mais toujours à cause de la barrière de la langue, nous n’avons pas pu avoir confirmation d’autant plus qu’à chaque fois qu’on s’approchait, les vendeurs voulaient absolument qu’on achète une de leur spécialité.

Désolée, on ne voit pas très bien mais les répugnantes bestioles sur la droite sont des cafards… je précise qu’à cet endroit là de la rue et malgré les bonnes odeurs de grillades qui nous chatouillaient les narines, je n’avais plus faim du tout !

Oui, vous voyez bien ce sont des tarentules ! Personnellement je les préfère là, bien empalées sur une brochette que la dernière fois que j’en avais croisé, bien vivantes et traversant la route au Mexique à Chichen-Itza dans la région du Yucatán.

J’ai sélectionné ces photos parce qu’elles sont les plus  » surprenantes » pour nous Européens, mais je tiens à préciser que dans cette ruelle il n’y a que des stands de nourriture dont la plupart étaient appétissants : brochettes de viande, Kebab, stands de soupes, de poulet (enfin je crois) mijoté en sauce, stand de pâtes et même si les bestioles affichées plus haut ne nous ont pas ouvert l’appétit, les odeurs de la ruelle étaient fort alléchantes.

D’ailleurs pour terminer sur un touche plus « soft » voici quelques un des desserts que l’on pouvait acheter :

Je vous l’accorde, le maïs n’est pas vraiment un dessert mais les Chinois en raffolent, ils en mangent à toute heure du jour.

Hummm les bonnes fraises recouvertes de sucre !

A priori,  ces pots contiennent du lait, ce dont je ne suis pas sûre c’est si c’est juste du lait ou une sorte de yaourt liquide, c’est l’inconvénient d’être totalement illettrée et de ne rien comprendre aux idéogrammes expliquant la composition des pots.

Ici ce sont des brochettes « fraises-ananas » mais en fait ils proposent toutes sortes de fruits, recouverts de sucre à la façon des pommes d’amour. Il y avait peu de stands de fruit dans ce hutong qui semblait plus destiné aux plats de résistance, mais on peut acheter des brochettes de fruits à peu près partout dans Pékin, sur les grandes avenues, dans les centres commerciaux, à la sortie du métro…

Une fois rassasiés (ou pas !), on pouvait prendre la rue perpendiculaire à celle de la nourriture pour acheter (ou pas !) des souvenirs. Comme vous pouvez le constater, nous n’étions pas vraiment seuls !

Bon alors ? ça vous a ouvert l’appétit ou pas cette petite visite des spécialités chinoises ?

Apple talk…

Pékin 2h53 du matin :

-« bonjour  charmante petite pomme chinoise,

– …

– C’est rigolo, tu as exactement la même tête que tes cousines françaises,

– …

– Est-ce que tu es plus radioactive qu’elles parce que tu étais encore plus proche de Fukushima ?

– …

– Comment as-tu grandi ? Combien de pesticides as-tu planqués sous ta jolie robe rouge pour avoir cette bonne tête là ?

– …

– Non, ne dis rien, de toute façon, ton heure à sonné, mon réveil a beau me dire que c’est l’heure de dormir, mon estomac me crie qu’en France c’est presque l’heure  de dîner.

– …

– Tu as raison, ignore moi et reste murée dans ton silence, ça n’y changera rien, je vais te dévorer.

– …

– Tant pis si tu es pleine de cochonneries, tu es la seule chose relativement comestible de cette chambre d’hôtel et je meurs de faim.

-…

3h02  J’ai croqué la pomme…

…Jusqu’ici tout va bien !

Enfin je ne dors toujours pas…  En même temps j’aurai du me douter que ce n’était pas la pomme de Blanche Neige ( merci Christelle) … et puis je ne voudrais pas créer de rumeur ou d’incident diplomatique,  mais j’ai franchement l’impression que les pommes chinoises n’aiment pas les françaises… Vous avez vu un peu comme elle m’a snobée ?

Bon, je sais, vous attendiez surement d’autres clichés qu’une banale (mais savoureuse) pomme, alors voici ce que nous allons visiter demain, heu … tout à l’heure :

 

la cité interdite

 

Et  sinon, dans mon hôtel facebook et twitter sont des sites interdits et donc bloqués donc n’hésitez pas à partager ce transcendant billet !