Archives de catégorie : Scoumoune

Tu fais quoi de tes semaines ?

 

Souvent, trop souvent on me demande, mais tu fais quoi de tes semaines ? Tu ne t’ennuies pas ? Non, vraiment je ne m’ennuie jamais même si fort heureusement il y a des semaines un peu plus calmes que celle décrite ci-dessous…

Entre le dimanche et le lundi, entre ma couette et mon oreiller, je rêve de Petit Monstrou qui dit “ non non non” et là Mr Poux me réveille à 4h00 : “ Petit Monstrou a besoin de toi”.

Fraîche comme une rose, déjà maquillée et brushinguée, ah non pardon je ne vis pas dans une série, donc la tête d’une mite écrabouillée par un cintre trop hâtivement déplacé, je me lève.

« Fais attention où tu marches il y a du vomi partout »

(le genre de phrase qui te fais comprendre tout de suite que non, le Poux ne t’a pas réveillée en pleine nuit pour t’emmener en voyage de rêve sur une île déserte mais plutôt à Gerbiland).

En effet, une flaque, que dis-je une mare de substance rose à morceaux inonde la pièce palière au fond de laquelle Petit Monstrou tout blanc et vert, est assis sur une petite table.

C’est immonde, l’odeur est insupportable, on ne peut pas atteindre la fenêtre sans crawler dans le vomi … bref j’ai des hauts le cœur toutes les 20 secondes et je me demande à quel moment je vais moi aussi, participer à l’inondation.

Sachez chers lecteurs que si je vous ai souvent parlé des défauts de Mr Poux, il a une qualité (enfin plusieurs mais là, une en particulier), connaissant mon aversion pour les contenus d’estomac de mes enfants, lorsqu’il est là c’est lui qui ramasse.

D’où ma question le lendemain : « mais enfin quel est l’intérêt de me réveiller pour te regarder évacuer le vomi et surtout le sentir ? »

Pour le soutien moral, m’a-t-il répondu, parce que mes enfants comme bien des enfants, ont une fâcheuse tendance à ne vouloir QUE Maman quand ils vont mal.

Enfin là je ne pouvais pas accéder au petit malade et mon soutien se limitait à hoqueter de plus en plus fort en me pinçant le nez.

Mare nettoyée, j’accède au petit que je rafraîchis et que je dépose sur le canapé avec une couverture et une bassine qu’il remplira consciencieusement toutes les demi-heures avec de plus en plus de douleurs vu que son estomac ne contient pas non plus tant de choses que ça.

Il fait mine de s’endormir, je tente une petite sieste avant de lever le Judokado pour l’accompagner à son collège. Le Judokado est de mauvais poil, comme TOUS les matins, mais chose rare, il ne veut pas prendre de petit déjeuner. Il dormira pendant tout le trajet pour finalement vomir sur le parking de notre destination et se vider dans les toilettes juste avant son rendez-vous avec une spécialiste.

En sortant du rendez-vous il veut tout de même aller au collège, je vous jure que j’ai proposé de le ramener à la maison mais je suppose que l’envie de voir sa chérie a été plus forte que les gargouillis du ventre.

80km plus tard je suis de retour à la maison, Petit Monstrou a demandé à son père environ toutes les dix minutes quand j’allais arriver (QUE Maman je vous dis).

Humm la semaine commence super bien je trouve.

Mais Ouiiiiiiiiiiii dix jours que nous n’avons plus d’eau chaude et je reçois LE coup de fil : le chauffe-eau arrive mercredi et dans la foulée je trouve le gentil installateur qui viendra me le mettre en route mercredi aussi.

Hallelluya j’ai inversé la tendance de cette semaine qui s’annonçait un peu pourrie…

DANS TES RÊVES !

Le mercredi matin le collège appelle … clairement j’hésite à répondre car quand ils appellent c’est quand même très rarement pour te dire à quel point ils aiment ton fils qui est trop intelligent, très calme, moteur et tout et tout. Bref c’est l’infirmière (au moins il n’a pas fait de connerie me dis-je), il a le doigt tout bleu ( ben c’est bon c’est une entorse), elle voudrait que je vienne le chercher pour lui faire passer une radio car elle n’est pas médecin. (moi non plus mais je te dis que c’est une entorse, t’as qu’a lui bloquer le doigt avec un bâton de glace et basta).

Evidemment je ne dis pas ça, j’explique que d’habitude, je cours je vole au secours de mes enfants mais que là JE NE PEUX PAS bouger de chez moi ( je veux de l’eau chaude, l’ado n’avait qu’à pas mettre son doigt n’importe où).

Elle est inquiète, le doigt est bleu et gonflé (oui ben un doigt retourné quoi…) elle me rappellera avec lui à midi.

Ils rappellent et mon cœur de Maman craque en entendant mon « bébé » (et sa grosse voix éraillée), je promets d’aller le chercher dès la fin de l’installation du chauffe-eau.

Sur la route, je maugrée qu’une fois strappé, y’a pas grand-chose de plus à faire pour son doigt et qu’on va encore aller polluer le service des urgences … Puis je réalise que Petit-Monstrou sautillait sur sa jambe alors qu’il avait le fémur cassé donc j’assume ma décision (et puis je suis contente je gagne une soirée avec mon charmant judokado, c’est fou comme on idéalise les gens lorsqu’ils ne sont pas là).

Le lendemain nous passerons 4 bonnes heures aux urgences pour une simple radio, j’ai un peu honte d’être là mais je n’ai pas le choix, pour passer une radio il faut une ordonnance et obtenir un rendez-vous rapide avec cette race en voie de disparition que sont les généralistes est un challenge compliqué, d’autant qu’ils pensent comme moi : un doigt c’est pas bien grave. Je vous passe les cabinets de radiologie qui sont blindés tout autour de chez moi … seule issue pour que l’ado ne rate pas trop de cours : les urgences.

En bonne habituée des urgences, je renseigne les gens, je fais la police, non Madame, on est plusieurs à attendre pour passer dans ce bureau là, et oui, ensuite on refera la queue pour l’autre bureau donc vous aussi, je fais aussi un diagnostic rapide et rassure mon fils : on est presque les seuls en traumato, ça va aller vite.

D’ailleurs on a passé plus de temps à l’admission que dans le service, la radio a été particulièrement vite et la consultation … ah la consultation fera l’objet d’un autre billet tellement elle a été riche !

Bref, on déjeune vite fait et nous voilà repartis pour le collège à l’autre bout du département quand mon téléphone sonne … Je ne réponds jamais en voiture donc c’est le judokado qui réponds, c’est Mr Poux, il est chez le médecin et comme elle ne le trouve pas en forme du tout il va partir avec les pompiers faire des examens à l’hôpital.

Il nous annonce ça comme s’il allait chercher du pain, très certainement pour ne pas stresser le judokado, mais personne n’est dupe…

Je ferais donc les 80 km dans l’autre sens sous une pluie qui frappe le pare-brise à peu près aussi violemment que mon cœur secoue ma poitrine et je file retrouver le Poux qui s’offre des balades avec les pompiers tout en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de mon Petit Monstrou.

La charge mentale ? Ah ah ah !

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Le jour où j’ai perdu ma sécurité

La semaine dernière, par une belle journée, nous étions impatients de recevoir le trampoline commandé pour les monstroux et de leur faire la surprise à leur retour de l’école.

Lorsque les livreurs sont enfin arrivés, l’un des énormes carton était plutôt abîmé, Mr Poux a donc demandé, comme stipulé dans le contrat de vente à ouvrir les colis avant de signer le bon de réception.
Là le premier livreur que nous appelerons N°1 s’est montré très agressif, en disant qu’il n’avait pas de temps pour ça et qu’on avait qu’à signer en écrivant «  sous réserve ».

Mr Poux reste calme et explique que s’il accepte le colis sans l’ouvrir et qu’il y a un problème, la societé ne reprendra rien puisqu’il a signé.

Toujours aussi agressif, N°1 lui réponds que lui ne peux pas reprendre des colis ouverts.Mr Poux ne lâche pas l’affaire, nous sommes dans notre droit il commence à ouvrir le carton qui a souffert.

N°1 s’énerve très fort et annonce qu’il reprend ses colis, Mr Poux refuse il sont au corps à corps se poussant mutuellement avec le gros colis.

Intervention du livreur N°2 qui nous tutoie et nous insulte. Mr Poux reste très digne et lui précise que nous n’avons pas à nous faire insulter, l’autre se colle sous son nez et continue.

J’ai beaucoup de mal à remettre les événements dans l’ordre tellement la scène à dégénéré vite et tant elle était ridicule.

En très peu de temps, nous sommes arrivés au stade ou N°2 bousculait Mr Poux dans la rue avec la volonté évidente de déclencher une bagarre, tout en le traitant de « tête de bite » ( même dans les cours d’école on n’entend pas ça).

J’étais de l’autre côté de la rue, à moins de deux mètres et j’ai vu le moment ou Mr Poux en aurait marre de se faire pousser et réagirait malgré son calme habituel alors j’ai hurlé, d’une force dont j’ai été moi même surprise, d’une voix aigue que je ne me connaissais pas, j’ai hurlé :

« au secours, on se fait agresser par des livreurs, venez-vite ».

Personne n’est venu puisque en semaine et en journée le lotissement où nous vivons est totalement vide, mais ça a eu l’avantage de stopper net tout le monde et J’ai dégainé mon téléphone et composé le 17 à qui j’ai demandé de venir vite.
Le top c’est que la gendarmerie responsable de mon village se trouve à une quinzaine de km mais que là, la patrouille arrivait d’encore plus loin…

Voyant que j’avais réellement contacté la gendarmerie et donné mon adresse, N°1 s’est décidé à appeler son patron pour savoir s’il pouvait nous laisser ouvrir nos cartons,source du litige qui d’après moi, ne méritait absolument pas d’en arriver là.

N°2 a cessé de pousser mais à continué ses insultes, notamment en nous disant que de toute façon «  il savait où on habitait ». Quand je lui ai dit que nous étions totalement dans notre droit il m’a dit «je n’obéis pas aux femmes » et en a profité pour traiter Mr Poux de « tapette » et tout un tas d’autres noms d’oiseaux.
Mais surtout il persistait à nous menacer en disant qu’il savait où nous vivions ( forcément puisque nous étions chez nous).

N°1 et Mr Poux ont ouvert les cartons pendant que l’autre cherchait toujours la bagarre mais plus physiquement juste avec des mots. N°1 a essayé de le calmer mais clairement cet individu avait juste envie de problèmes.

Ils ont fini par repartir, avec bien sûr un chapelet d’insultes de N°2 à qui nous nous sommes bien gardé de répondre «  toi tu sais où on habite, mais nous on sait où tu ne travaillera bientôt plus ».

Les gendarmes sont arrivés 10 minutes après leur départ, autant dire que si bagarre il y avait eu, ils seraient venus juste pour ramasser les morceaux. Je ne les décrirai pas ici (enfin pas aujourd’hui) car je n’en reviens toujours pas du sketch qu’ils nous ont joué… Si je racontais exactement notre conversation vous penseriez que j’exagère !

J’attends une autre livraison jeudi, j’ai juste peur que ce soient les deux même individus car je sais maintenant que je ne peux pas compter sur la gendarmerie pour m’aider en cas de problème.

Je vis à la campagne, dans un village plutôt tranquille mais je ne m’y sens pas en sécurité.

Merci GLS !

 

Grâce à vous je ne souhaite plus recevoir de livraison mais en plus, je sais qu’en France on paie des impots pour payer une gendarmerie qui ne nous protège pas et s’en moque totalement.

Je vous dis à jeudi … ou pas !

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Il y a des jours …

Il y a des jours où je me lèves AVANT le réveil, ou je me sens en pleine forme et je sais que la journée va être bonne !

La preuve, les monstroux sont, eux aussi, de bonne humeur et nous partons même en avance à l’école.

Et puis, Petit Monstrou se prend un poteau électrique en béton en pleine tête ( poteau devant lequel nous passons deux fois par jour).  Le front gonfle à vue d’oeil, Petit Monstrou hurle de douleur, nous faisons demi-tour pour passer de la crème sur la vilaine bosse. Nous repartons donc en voiture pour rattraper le temps perdu. A l’école, je me gare pour prévenir l’enseignante à l’accueil que Petit Monstrou s’est pris un bon choc (de plus) à la tête et qu’on m’appelle s’il se plaint de maux de tête ou commence à vomir partout.

Je repars en me rassurant, ce n’est pas son premier oeuf, ni son dernier, il est costaud mon Petit Monstrou (peut-être à force de se cogner dans tout ce qui passe, ne bouge pas). Je remonte à la maison … à pied !

Et à mi-chemin je réalise qu’en fait j’avais pris la voiture… ( hum) je repars la chercher ( ou comment gagner du temps).

En rentrant je décide de faire un feu, et là, malgré du papier journal, une boîte à œufs, deux allumes-feu et du petit bois : ça ne prend pas ! Et quand vingt bonnes minutes plus tard, ça prend enfin je m’assomme sur le montant de la cheminée ( les chiens ne font pas des chats).

Quand ensuite je me rends compte qu’il restait un kleenex dans le sèche-linge et que je vais passer deux heures à « épiler » mon linge, j’envisage fortement d’aller me recoucher…

Il y a des jours comme ça ! Et on n’est même pas vendredi 13 !

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Perdre 6 mois de blog…

Le 19 Octobre dernier, Mavenhosting mon hébergeur a subit une attaque destructrice.

Le 19 Octobre dernier mon blog a disparu de la toile.

Le 21 Octobre il n’était même plus référencé par google.

Ceux et celles d’entre vous qui me suivent sur facebook savent à quel point je me suis inquiétée. Mon bébé blog avait disparu, 4 ans et demi de textes et d’interactions avec vous.

Mavenhosting ne nous donnait aucune information à part que l’attaque était importante, grave et qu’ils « réparaient ».

Finalement avec l’ami qui gère le côté technique de mon blog, on a voulu remettre la dernière sauvegarde du blog en route, celle de Septembre, mais comme un malheur n’arrive jamais seul, celle-ci était incomplète et inutilisable.

Voilà pourquoi, après l’abandon de Mavenhosting dans la recherche de nos données, nous avons remis le blog en route, au 13 Avril 2013.

Je ne suis même plus en colère, j’ai tellement stressé que je suis juste contente de retrouver mon espace de communication.

Mais quand même, ça va être très long de recopier 6 mois de textes ( même s’il va en manquer un paquet), ça va faire aussi bizarre tous ces textes sans commentaires ( je n’ai pas pu les récupérer).  Le widget des billets les plus lus, ne veut plus rien dire puisqu’il lui manque 6 mois. Le 19 Octobre le compteur de visites affichait  266963Visiteurs Total il est retombé à 215 000 et quelques.

Mais bon, il y a bien pire dans la vie et je suis toujours là, encore plus peste que jamais !

Et vous ? vous serez là aussi ?

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* Merci à Jeff d’avoir réinstallé tout mon blog chez un nouvel hébergeur

** Merci à Charlotte et Julie pour leur soutien et leur compréhension.

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N’est pas Mc Giver qui veut ! (article pédagogique)

L’été dernier, alors qu’on chargeait la voiture pour une longue nuit de retour et 900 km nous avons eu cette belle surprise.

Et comme dirait Bourvil «forcément ça va moins bien marcher maintenant » ( bon ça y est entre le Mc Giver et Bourvil on a perdu tous les moins de 30 ans !).

Bien sûr nous n’avions pas de glue sur nous mais en arrivant à la maison j’ai dit à Mr Poux : « t’inquiètes, je gère, on va s’éviter un passage chez le garagiste, on va le recoller nous même à la glue hyper-méga-forte ! »

FATAL ERROR !!

Et c’est là que ce billet prend toute une dimension pédagogique voire un côté « utilité publique », IL NE FAUT PAS GLUER SON RETRO soi-même sur le pare-brise !!

Parce que le garagiste chez qui j’ai amené penaude mon rétro de nouveau décollé ( après 11 mois de tenue quand même…) a clairement gloussé quand il a vu que j’avais TOUT glué !

Parce que lui, le professionnel, il sait qu’il y a deux parties dans un rétro une « pastille » métallique que l’on colle et qu’on laisse pendant 24 heures au pare-brise avant d’enfiler le lourd rétroviseur dessus.

Je l’ignorais, mon ingénieur de Poux aussi…Maintenant on a l’air malins on ne peut plus désolidariser les deux parties du rétro pour le recoller correctement et le garagiste sais que je suis « blonde inside ».

Trois solutions s’offrent à moi ( enfin offrir n’est pas exactement approprié dans ce cas).

  • Je rachète un rétroviseur tout neuf et là, je n’ai toujours pas compris pourquoi je serais obligée de remettre un rétro de la même marque que mon véhicule qui pratique des prix prohibitifs sur ses pièces…( blonde inside je vous dis).
  • Je fais le tour des casses avec un grand sourire, je rachète n’importe quelle marque rétro que je recolle moi-même ( maintenant que je sais comment on fait)
  • je recolle celui-ci en sachant qu’il finira par tomber, forcément à un mauvais moment pour nous…

 

Vous feriez quoi ?

En attendant évitez de vous garer derrière moi ce n’est pas très prudent en ce moment…

Qui a dit que ce blog n’était pas un blog pédagogique ???

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les déductions philoso-scientifiques !

 

Lundi matin prise d’une pulsion masochiste et à mon corps gras défendant,  j’ai fait des abdos

Lundi soir je me suis pété le coude

Je pense qu’il est tout a fait raisonnable de conclure de façon philoso-scientifique que : Faire des abdominaux est dangereux pour la santé !

Et oui je postule pour le prix Nobel des déductions à la con…

Ceci dit si vous saviez toutes les déductions foireuses que j’ai entendues en expliquant que je m’étais démis le coude en portant un pack de 6 bouteilles d’eau… y’a du lourd !!

Du coup je cherche une version un peu améliorée qui justifierait une luxation du coude… un truc qui fasse rêver les curieux quoi !

Petit Monstrou a expliqué a ses camarades de classe que j’avais eu un accident d’hélicoptère, c’est quand même plus sexy que le coup du pack d’eau mais c’est peu crédible…

Bon en attendant vos nombreuses idées, ce blog va tourner un peu au ralenti car même si le coude en vrac ne m’empêche pas de taper, la vie avec un seul bras est un peu compliquée et tout prend beaucoup plus de temps…

N’oubliez pas la déduction philoso-scientifique du jour : faire des abdos est dangereux pour la santé ! ( je vais peut-être me recycler dans la recherche… qu’en pensez-vous ?).

Bon week-end !

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Bienvenue au bloc

Le mot de la semaine pour les défis du jeudi organisés par LuckySophie  et cette follasse de Crisproll  c’est : bloc…

Alors bien sûr j’aurais pu vous parler de ma passion pour les blocs-notes qui fleurissent absolument partout chez moi mais qui se planquent sadiquement dès que je suis au téléphone et que je veux noter quelque chose. D’ailleurs c’est le même combat pour les stylos, je pense à un envoûtement de toute la maison et j’envisage de faire comme mes monstroux c’est à dire écrire directement sur la nappe.

Non, depuis quelques temps lorsqu’on me dit bloc, je pense tout de suite « opératoire » et à mon arrivée assez lamentable au bloc de l’institut Monstsouris.

Je souffrais comme je n’avais jamais souffert et j’alternais les pleurs silencieux et les gémissements quand un grand gaillard grisonnant s’est approché de la table où l’on m’avait déposée ( oui, déposée, comme un gros paquet que j’étais), il m’a souri et m’a dit «  Bienvenue au bloc Madame »

Avec le recul je trouve ça un peu caustique le coup du bienvenue, ça fait même un peu Spa, genre,j’étais là pour un massage Californien à 4 mains… En même temps vu le nombre de personnes qui tournaient autour de moi s’ils m’avaient massée ça aurait sûrement été topissime ! ( le spa remboursé par la sécu…et hop le trou !)

Ensuite ils m’ont demandé mon nom afin de ne pas me retirer un appendice quelconque alors que je n’étais pas là pour ça, et une jeune femme m’a demandé si j’avais des allergies connues.

Je suis tellement conditionnée par cette question depuis 12 ans que j’ai répondu machinalement : « oui, je suis allergique au gluten ». Elle a éclaté de rire en me disant qu’ils n’avaient pas l’intention de me servir des pâtisseries ( mais bon, il y a du gluten dans 5 médicaments sur 10).

N’empêche que de la voir rire et plaisanter m’a fait du bien, la vie continuait même si la mienne risquait fort de s’arrêter d’ici peu.

Elle m’a demandé si j’avais d’autres allergies alors j’ai répondu «  je crois que je suis allergique au bloc opératoire…».

Eclat de rire général, ils ont tous répliqués « ah mais nous aussi ! », la jeune femme m’a dit «  rendez-vous compte, j’en ai encore pour 30 ans de bloc », et le grisonnant d’ajouter «  et moi 20 ».

Et même si je crevais de trouille (et pas que), que l’ambiance soit ainsi détendue, que tout le monde plaisante ainsi m’a rassurée… Et au moment où on allait m’endormir, la jeune femme à qui il restait 30 ans de bloc me tenait la main en me disant « vous allez-voir tout va bien se passer »…

Alors en ce moment quand je lis «bloc », je ne pense pas à mes blocs-notes, ni que je dois être gonflée à bloc pour battre mes fils à la course mais à tous ces gens qui tous les jours, sauvent des vies dans les blocs opératoires.

Merci encore Alessandro et toute son équipe !

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Si tu vas en Cardio…

Si tu vas en cardioooooooo, N’oublie pas dans ton sac à dos… ( sur l’air de Rio)

 

Ta robe de chambre : sache-le, futur patient d’un service cardiologie, tout le personnel sera absolument traumatisé, voire obsédé par la nouvelle si tu n’as pas amené de robe de chambre ! On pourra même chuchoter devant ta chambre « c’est celle qui n’a pas de robe de chambre ». C’est peut-être lié au fait que les seules chemises de nuit qu’ils sont capables de fournir ne cachent absolument rien devant et sont grandes ouvertes derrière… Mais que fait la sécu bon sang ! Filez plus de tissus aux hopitaux !

Tes boules Quiès : Parce qu’en service de cardiologie, ils sont habitués à avoir des mamies et des papys alors ils parlent tous très fort en articulant bien, avec des mots simples des fois que tu ne comprennes pas tout. Elles ne te serviront par contre absolument à rien pour dormir, sache que dès que tu auras l’audace de sombrer dans un sommeil réparateur on viendra te prendre la tension, te palper, te poser une question… Si par contre tu ne dors pas, sois rassuré, personne ne viendra te déranger, si en plus tu souffres, fais bien attention à l’heure, qu’on se le dise 6H30 c’est pas l’heure, c’est presque le changement d’équipe, le médecin de garde ronfle comme un sonneur, tu n’as qu’à attendre !

Un livre de coloriage : oui, là je te vois dubitatif, sache pourtant, qu’à la troisième personne qui te demandera en bêtifiant si par hasard tu n’as pas « envie de pipi » tu lui secoueras sous le nez en hurlant « naaaaaaaaaan moi vouloir des coloriages titi et là, y’a QUEEEE grosminet ! » (Depuis le temps qu’on te parle comme à un gamin attardé, tu as le droit d’agir en tant que tel).

Toute ta patience ! Et oui, ne me dis pas que tu ne savais pas pourquoi dans les hôpitaux on ne parle pas de « malades » mais de « patients »… C’est parce que ceux qui ne le sont pas on très certainement été transférés à l’asile à force d’attendre : le scanner, les résultats du scanner, l’analyse des résultats, la consultation du spécialiste, le coup de fil dans les autres services pour avis… Je précise pour mes quelques lecteurs qui sont (les pauvres) restés au premier degré ( coucou le corbeau de mon village, celui qui dénonce en cachette) c’est caricatural bien sûr, mais parfois tu te demandes s’il ne vaut pas mieux arriver en pleine forme, le temps qu’ils t’auscultent tous, t’auras bien choppé un truc !

De la bouffe, plein de bouffe : les hôpitaux adorent les gens qui jeûnent, ils te convoquent à 8h00 du mat à jeun pour un exam qui aura peut-être lieu vers 14H00 mais ils te rassurent en te disant que tu mangeras juste après. Résultat, alors que tu es rentré de l’exam à 16H30, à 21H30, quand tu as bouffé la moitié de ton oreiller et envisagé de boire l’eau des plantes, on t’amène un plateau de régime qui te fait presque regretter de ne pas avoir mangé tout l’oreiller ! Mais attention, si tu amènes des provisions planque les, certains « soignants » peuvent se sentir obligé de te les confisquer « pour ton bien » (ben oui les pauvres ont exactement les mêmes plateaux que toi).

Fais bien gaffe si jamais tu dis que tu as mal, on t’interdit immédiatement toute nourriture, « AUKAZOU » il faudrait un examen complémentaire… réfléchis bien avant de te plaindre (ou dîne avant).

Par contre tu peux oublier…

Ta dignité :  ils sont tellement blasés qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont quinze dans ta chambre à parler de ton cas, devant toi et ta foufounette découverte, rasée le matin même par une aide-soignante, exposée là, mais peu importe puisque, comme on parle de toi à la troisième personne comme si tu n’étais pas là, en vrai ta foufounette ne doit pas être là non plus !

Ta montre : c’est beaucoup moins difficile d’attendre deux heures à moitié à poil ( ben oui t’as toujours pas de robe de chambre) dans un couloir si tu n’as PAS l’heure !

Tes rendez-vous : parce qu’il semblerait qu’on sait tous à quel moment on rentre à l’hôpital mais jamais à quel moment on en ressortira…

Enfin je dis ça parce que je suis une « Winneuse », figurez-vous qu’il y a une chance sur 5000* d’avoir une complication pouvant entrainer le décès en passant une toute petite artériographie de rien du tout (faut pas avoir peur madame qu’on m’avait dit) et devinez qui l’a eue ??? Hein ???

Un cas sur 5000 bordel !  Je ne sais pas si j’ai 4999 lectrices, mais si vous avez une « artério » à faire, allez-y détendues, j’ai déjà rempli les statistiques !

Béalapoizon :  re-née ( du verbe renaquir peut-être) il y a tout juste 8 jours !

*chiffre donné par l’une des doctoresses de l’hôpital qui m’a sauvé la vie donc je ne vérifie pas, je lui accorde le bénéfice du doute ! D’ailleurs les impressions décrites dans ce billet concernent pour la plupart le premier hôpital où j’ai séjourné, pas celui où l’on m’a sauvée, celui-là était très différent et mieux évidement 🙂

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Donnons du sang : vite !

Saleté de crabe…

Vous êtes une jeune maman de deux ravissantes filles de 3 et 6 ans, vous décidez avec votre chéri de mettre en  route le troisième,  la grossesse est un peu compliquée, il faut gérer les grandes,  le bébé grandit vite, descend vite aussi mais vous assurez.

Vous ne fumez pas, vous ne buvez pas, vous êtes toujours là pour donner un coup de main, organiser le marché de printemps de l’école maternelle, dépanner une copine avec ses monstroux. Vous profitez de votre grossesse pour repeindre votre maison, faire de superbes cadres avec vos filles, vous avez toujours un mot gentil pour tout  le monde, toujours la pêche malgré ce gros bidon qui vous tord le dos…

Et puis un jour, vous allez faire une prise de sang banale, le contrôle normal de fin de grossesse pour préparer l’éventuelle péridurale dont vous ne voulez pas, mais bon, bonne fille, vous faites malgré tout la prise de sang…

On vous rappelle deux heures après, y’a un truc louche avec vos résultats, on vous repique, et repique encore  et la nouvelle tombe : le crabe est là, bien installé, vous détruisant de l’intérieur  sans que vous ne sentiez rien !

C’est  le choc ! Les sentiments se bousculent dans votre tête, mais il faut agir vite, sortir le bébé et commencer une chimiothérapie lourde…

Accouchement provoqué, deux jours seulement avec votre nouveau né qui est absolument parfait mais qui ne peut rester avec vous dans votre chambre stérile et doit repartir avec son  papa et ses deux sœurs à 80 km de vous.

Et puis commencent les traitements : chimio et transfusions de sang et de plaquettes dont vous avez absolument besoin pour tenir le coup, pour laisser aux médicaments une chance de dégager cette saloperie de crabe.

Vos enfants vous manquent, le traitement vous épuise, vous pensez à ce  nouveau-né que vous n’allaiterez pas, à la rentrée des filles pour laquelle vous espérez une «  permission »,  et vous vous battez pour guérir , guérir vite, guérir complètement !

Seulement voilà, ce matin l’infirmière vous a dit d’un air dépité : « on n’a plus qu’une poche de transfusion et trois patients qui en ont besoin, on ne sait pas quoi faire… »

« C’est toujours comme ça l’été a-t-elle ajouté, les donneurs réguliers sont en vacances, les autres n’y pensent pas.»

On vous avait dit de garder le moral, que la lutte contre le cancer passe par un bon « mental » mais comment ne pas craquer lorsque vous ne savez pas combien de temps vous serez soutenue par des transfusions …

Cette histoire est malheureusement celle d’une amie à moi, mais des tas de malades attendent des transfusions chaque jour et l’été est une période creuse pour les banques de sang alors aujourd’hui je fais appel à vous, tous ceux qui me liront mais aussi tous ceux qui voudront bien transmettre mon message : prenez un peu de votre temps pour donner votre sang.

Si vous avez une heure de libre vous pouvez faire un don sanguin, si vous avez trois heures c’est encore mieux, vous pouvez donnez vos plaquettes  (même procédure indolore que le sang).

Alors pour Céline, mais aussi pour tous les malades qui attendent, regardez sur ce site où vous pouvez faire un don : http://www.dondusang.net/rewrite/site/37/etablissement-francais-du-sang.htm?idRubrique=756

Et surtout faites passer, partagez ce message afin que la météo du sang ne soit plus «  fragile » mais au beau fixe, et que l’on puisse aidez tous les malades dont la survie en dépend…

Merci…

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Réclamation pour Florence Foresti ( faites passer, merci)

Madame Foresti,

J’imagine vos sourcils légèrement froncés à la lecture du mot «  réclamation » dans le titre de mon message. Je suis même quasiment sûre que vous vous dites « mais qu’est-ce qu’elle me veut celle-là ? ».

Je vous rassure tout de suite, je suis une de vos fans ! Fidèle fan pourrais-je dire puisque ça fait deux fois que j’achète ( ou qu’on m’offre) des billets pour votre spectacle « Motherfucker ». Seulement voilà, j’ai les billets, j’ai bien noté la date sur mon petit calendrier, mais à chaque fois je me trouve dans l’impossibilité d’honorer notre rendez-vous.

Tout a commencé en Mars dernier, je comptais les jours qui me séparaient de votre spectacle, tout était prévu, on avait fait sécher l’école aux enfants pour les confier à une baby-sitter ( même pas gothique !) Mr Poux devait rentrer en milieu d’après midi pour que nous puissions faire les 90 km qui nous séparaient de la salle de spectacle et là il a eu comme un petit «  contretemps »

3 tonneaux sur l’autoroute A10, avouez que c’est un sacré contretemps… Vous en connaissez beaucoup des fans qui sont si bouleversés de vous voir sur scène qu’ils vont lamentablement s’échouer sur la rambarde de sécurité ? ( of course,  vous ne pouvez pas les connaitre puisqu’ils n’arrivent jamais jusqu’à vous)

Mais comme nous ne sommes pas rancuniers, nous avons repris des billets, pour le même spectacle, toujours à Orléans, 9 mois plus tard. Je me souviens de ce moment d’émotion, parce que Mr Poux me les avait offerts pour la fête des mères ( motherfucker, pour la fête des mères c’est caustique non ?) avec un joli petit  mot qui disait à peu prés «  tu crois que cette fois on va réussir à y aller ? ».

Et la réponse est bien évidemment NON ! Nous ne sommes toujours pas parvenus à aller voir votre spectacle, cette fois-ci pour cause d’intempéries qui ont empêché la baby-sitter d’arriver jusqu’à chez nous et qui ont rendu les routes si impraticables que même si elle avait réussi à venir nous n’aurions pas pris la route.

De là à penser que VOUS nous portez la poisse il n’y a qu’un pas ! D’ailleurs je ne voudrais pas vous accabler mais plusieurs amies m’ont recommandé de changer de spectacle …

Mais non, je suis tenace ( ou têtue…) et puis ne dit-on pas «  jamais deux sans trois » ?

Hier soir alors que je ruminais  ma frustration devant un programme télévisé absolument affligeant au lieu de me tenir les côtes de rire en vous voyant sur scène, j’ai eu une idée lumineuse ! ( oui ça m’arrive, y’a pas qu’à vous !)

Je vais reprendre des billets de spectacle, mais cette fois c’est VOUS QUI VIENDREZ … oui oui, à la maison, nous faire un ptit spectacle de salon ! Vous pouvez même amener votre fille je vous promets de demander aux monstroux de ne pas jouer QUE au docteur avec elle.

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Et si vous êtes bien sage, je vous offrirai ma poussette parapluie (qui se plie et se déplie très facilement) puisqu’apparemment vous avez de petits soucis avec la vôtre… ( Mais on vous préfère douée pour l’humour plutôt que pour la motricité, chacun son truc !)

Je suis bien consciente que vous êtes un tantinet débordée, donc je vous laisse fixer la date de ce spectacle «  at home » que vous ne manquerez pas d’accepter, ayant bien compris qu’ il nous est systématiquement impossible d’aller vous voir, notre spécialité 2010 étant la SCOUMOUNE !

Pestouillement vôtre

Béalapoizon

Amies Blogueuses, amies lectrices, aidez moi à faire le buzz avec ce billet pour qu’il arrive jusqu’à sa destinataire : la grande Florence Foresti… (prochainement en représentation dans mon salon donc)

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