Archives de catégorie : Plaisir d’écrire

La laverie

lava-linge
Crédit Photo : Kot

Il aurait du faire sa lessive chez lui comme d’habitude, tout cela c’était la faute de Jess qui lui avait assuré que les laveries étaient le top pour draguer.

Il avait donc soigné sa tenue, embarqué son linge sale dans son sac de sport et s’était rendu dans la laverie de son quartier, espérant y rencontrer plein de jeunes femmes, enfin au moins une.
D’après Jess, l’inaction pendant que le linge se lavait ou séchait les rendait beaucoup plus favorables à la conversation avec des étrangers. Il y avait comme une solidarité innée de ceux qui étaient coincés là, à attendre leur linge.

La solidarité il l’avait bien sentie lorsqu’une petite Mamie lui avait prodigué tout un tas de conseils pour l’utilisation de la machine, elle lui avait même offert une dosette d’adoucissant pour lui faciliter le repassage de ses chemises.

Aussi sympathique soit-elle, elle n’était pas exactement le genre de personne qu’il aurait souhaité rencontrer en venant ici. Mais à part elle, pas une âme n’avait franchi la porte d’entrée et maintenant il était seul, regardant son linge sécher.

La totalité de ses chemises et caleçons dorénavant roses grâce à un cadeau anonyme : une culotte restée dans la machine qu’il avait utilisée.

Il aurait vraiment du faire sa lessive chez lui !

 

Ce court texte participe au jeu d’écriture du blog : Bricabook

Lectures pour le week-end #2

Cette semaine pas de livre pour adultes, je viens pourtant d’en terminer un magnifique, mais je vous en parlerai plus tard dans le cadre du Prix Audiolib.

Par contre on a bien lu avec les Monstroux ( merci la pluie et le vent) et nous avons eu un gros coup de cœur pour le dernier Alex Sanders : Le Roi NouilleNouille édité par Gallimard Jeunesse.

nouillenouille

L’histoire est comme d’habitude, drôle et fantasque, et on retrouve avec grand plaisir le superbe graphisme d’Alex Sanders.

Le Roi NouilleNouille vit dans le Château des Mille Pâtes mais forcément avec un toit en spaghettis et des murs en coquilettes, son château s’écroule à chaque averse. Heureusement, les Rois : TrucTruc, MiamMiam et la Reine Ploufplouf vont l’aider.

sanders

C’est un livre à lire en famille ou tout seul si on est déjà lecteur.

L’âne Trotro le Roi de la Galette de Bénédicte Guettier édité par Gallimard Jeunesse :

trotro

Ici on n’est pas spécialement fans de Trotro ( perso je trouve ses parents un peu sots), mais cet album là nous a plu, non pas pour l’histoire qui est juste une histoire de plus sur la galette mais pour la recette de la fin qui nous a permit de réaliser tous ensemble une superbe galette mercredi dernier.

galette* Albums offert par Gallimard Jeunesse : Merci !

Et enfin un documentaire drôle et utile : Pipi, caca et crottes de nez aux édition Milan.

pipicaca

Une séries de questions existentielles comme :

Peut-on manger ses crottes de nez ? Pourquoi Tatie Jackie sent-elle mauvais de la bouche ? Combien de prouts fait-on par jour ?

Bien évidemment cet album a rencontré beaucoup de succès auprès des Monstroux, mais j’ai énormément apprécié les explications très pédagogiques qui les suivent et le fait que mes Monstroux aient appris plein de choses en s’amusant.

C’est donc notre coup de coeur documentaire de la semaine… et même peut-être du mois car Petit Monstrou ne le lâche plus !

croutes

Si seulement ça pouvait l’empêcher de gratter ses croûtes justement ….

 

Bonne lecture et bon dimanche !

De la stupidité des fumeurs

Comme chaque année elle se rendait à son rendez-vous de contrôle des artères de ses jambes. Elle passait un écho-doppler pour vérifier l’évolution de l’artérite qu’elle avait contractée un peu par hérédité, un peu par la faute à « pas-de-chance » et beaucoup à cause de toutes ces clopes qu’elle avait fumé depuis ses 18 ans.

La salle d’examen était toujours aussi exiguë et glauque, le technicien aussi peu avenant et pourtant elle crevait de savoir ce qu’il voyait puisqu’elle était incapable d’interpréter quoi que ce soit des lignes noires à l’écran.

Elle essaya bien de le faire parler, alternant la sympathie et l’humour mais le technicien s’était contenté de lui répondre qu’elle aurait le compte-rendu intégral par son chirurgien. Le gros problème c’est que son rendez-vous avec le chirurgien en question n’aurait lieu que 3 semaines plus tard.

Quand même, lorsqu’il eu fini de promener sa sonde sur sa jambe gauche il lâcha un « c’est bon » plutôt encourageant et étala le gel froid et visqueux sur sa jambe droite, celle qui contenait déjà un petit ressort métallique destiné à empêcher l’artère de se fermer.

Il régla son ordinateur, ajusta sa sonde et commença les va-et-vient sur sa cuisse. C’était froid pas spécialement douloureux mais depuis son opération elle n’aimait pas qu’on touche à cette jambe, et elle sentait le stress monter au fur et à mesure de l’examen.

Soudain, il arrêta de promener sa sonde, pianota sur son ordinateur pour zoomer sur une image et il annonça d’une voix neutre : « excusez-moi je reviens tout de suite ».

Il sortit de la pièce la laissant à moitié nue sur la table d’examen, encore plus angoissée par ce départ précipitée, imaginant le pire, enfin elle croyait.

Le pire était à venir, il arriva sous la forme de trois personnes masquées, gantées et vêtues des protections jetables de bloc opératoire. L’un deux s’adressa à elle d’une voix ferme :

«  Il y a un gros problème avec votre artère Iliaque, on vous emmène tout de suite au bloc, je suis l’anesthésiste, je suppose que vous n’êtes pas à jeun ? «

A jeun elle l’était presque, nouée depuis deux jours elle n’avait quasiment rien avalé, si ce n’est son sempiternel café ce qu’elle précisa.

«  Tant pis, on doit vous opérer maintenant, nous prendrons nos précautions pour votre estomac, nous allons vous monter au bloc, souhaitez-vous prévenir quelqu’un ? »

Abasourdie elle sortit son portable pour laisser un message à son mari et malgré son trouble, son angoisse elle prit également le temps de faire un texto à l’amie qui devait récupérer ses enfants si elle n’était pas rentrée.

Puis tout alla très vite, elle fut déshabillée, lavée, préparée pour le bloc où on la conduisit encore éveillée mais où elle s’endormit très vite grâce aux drogues, malgré son cœur qui battait la chamade.

Lorsqu’elle se réveilla dans la soirée, elle était complètement dans le cirage, elle ne souffrait pas, elle ne sentait rien du tout. Son mari était assis près d’elle avec une mine affreuse et un docteur était en train de l’examiner.

Elle croisa le regard du chirurgien qui hocha la tête tristement et lui dit «  je suis désolée, on n’a rien pu faire, on a du couper ».

Sous l’effet des anesthésiants et des drogues antidouleur elle ne réalisa pas immédiatement ce qu’il voulait dire, c’est lorsqu’il souleva le drap qu’elle constata que le pire, elle ne l’avait même pas imaginé…

Ils avaient coupé sa jambe au dessus du genou …

Horrifiée elle sanglota et de suite se mit à se faire des reproches : mais pourquoi s’était-elle remise à fumer alors qu’elle se savait atteinte d’artérite ? Pourquoi avait-elle craqué, de nouveau cédé à l’appel de la nicotine ? Et puis elle fut submergée par les questions matérielles : comment allait-elle vivre avec une demi-jambe ? Comment allait-elle emmener ses enfants faire du roller ?

Son mari pleurait doucement à côté d’elle tout en lui caressant la main.
Le chirurgien parlait, expliquait, racontait mais les mots ne parvenaient pas jusqu’à son cerveau… C’était juste un brouhaha de phrases, de termes techniques, de conseils se voulant rassurant : bla bla bla était tout ce qu’elle entendait.

Le chirurgien parti, le drap enfin remonté sur son moignon elle regarda tristement son mari, comme pour s’excuser d’en être arrivée là. Ils ne se dirent rien, ils se regardaient en se tenant la main, ensemble dans cette épreuve.

Lorsque soudain son cerveau atrophié par la nicotine, lui envoya un message aussi vicieux que clair :

«  On se ferait bien une petite clope non ? Aller une dernière… »

Elle se mit à hurler en sanglotant devant tant de stupidité de son propre esprit, devant les mauvais conseils de celui qui aurait du la protéger de tout cela : son bon sens qui brillait par son absence.

Et dans sa tête résonnait une petite voix qui soufflait «  aller, une dernière pour la route »…

Mais quelle route ?

de-la-stupidité-des-fumeurs-vivelespestes

 

Je me demande

Je me demande pourquoi la maîtresse de Petit Montrou m’a convoquée…

Certainement pas pour me dire qu’il est beau et intelligent ( et pourtant il l’est!)

 Je me demande si je vais survivre à ce mois de folie

Et pourtant j’adore être débordée, courir dans tous les sens et surtout après le temps…

En parlant de temps je me demande bien où est passé mon mois de Septembre, et son copain Octobre…

d’ailleurs, on n’a même pas vu passer Novembre !

Je me demande s’il va neiger demain !

Moi qui déteste le froid, depuis quelques jours j’ai comme un besoin de neige… de ce paysage chamboulé, embelli, de tous ces gens à pied ( pourvu que ça ne dure pas trop longtemps quand même).

Je me demande si j’ai bien répondu à Petit Monstrou lorsqu’il m’a demandé «  dis Maman à quoi ça sert la vie ? » .

En tout cas, ça a eu l’air de lui plaire quand je lui ai dit ( à la question suivante) que savoir qu’on allait tous mourir nous permettait très certainement de profiter plus de notre vie. Il voulait qu’on soit éternels, mais si nous l’étions nous aurions tant de temps devant nous que rien ne presserait, ni les bonnes actions, ni l’amour ou l’amitié, ni le bisou volé à son fils entre deux exercices.

Je me demande si Grand Monstrou ne va pas encore tomber malade…

Le pauvre tousse sans arrêt ce soir ( j’aurais du lui faire retirer ces foutues amygdales c’est sûr).

Je me demande si mes enfants appliquent la stratégie « bon flic méchant flic » à la sauce « enfant » histoire de me faire craquer plus vite.

Quand l’un est charmant l’autre est une purge et vice versa, en même temps vu leurs aptitudes à la  » purgitude » je n’ai pas vraiment envie qu’ils le soient tous les deux en même temps !

Je me demande si on fera le sapin ce week-end, entre judo et comédie musicale, trouverons nous le temps ?

Je me demande si le chirurgien qui a failli me tuer l’an dernier dort sur ses deux oreilles ou si , comme moi, il souffre d’insomnies…

Tiens je devrais peut-être lui faire une petite carte de vœu… histoire de  ( et si jamais il dort je lui demanderai de retrouver le fameux consentement que je n’ai JAMAIS signé !)

Je me demande ce que je vais bien pouvoir offrir à Mr Poux pour Noël…

Déjà qu’il n’a pas aimé mon cadeau d’anniversaire… je n’ai pas intérêt à rater mon coup cette fois.

Je me demande ce que Sandra nous concoctera pour sa HBDP3…

et si j’y serai conviée cette fois encore.

Je me demande pourquoi j’ai fait chauffer de la soupe alors que je rêve de tartiflette…

Décembre n’est pourtant pas le mois des régimes !

 

Et enfin je VOUS demande, à vous qui me lisez dans l’ombre de me laisser juste un petit coucou, je vous promets que je ne vous mordrai pas !

 

Ce billet est une suite aux questionnements  d’Isa qui elle-même, répondait à Marie et à 8àlamaison ( que j’ai été ravie de rencontrer même trop vite…)

Petits meurtres entre voisins

Avertissement : ce texte peut heurter la sensibilité des plus jeunes… A bien y réfléchir, des plus vieux aussi !

Ils s’étaient disputés pour une banale histoire d’enfants bruyants, mais Sophie avait laissé couler et oublié cet accrochage qui datait de plus de 6 mois.

C’était l’anniversaire de son fils cadet, Mars était doux et ensoleillé ils faisaient donc des jeux dans le jardin, courses en sac, corde à tirer, avec moultes cris d’encouragements des équipiers.

Soudain, l’un des invités se plaignit de la tête, quelquechose l’avait cogné et il saignait.

 

Après avoir réconforté et soigné l’enfant, elle trouva dans l’herbe l’objet qui l’avait blessé, un énorme morceau de verre. Elle demanda aux enfants, lequel d’entre eux avait trouvé ce tesson et l’avait jeté sur son camarade, tous nièrent avec ferveur.

Dubitative elle lança l’épreuve suivante qui était une course à l’œuf où chaque équipe devait faire un parcours semé d’embûches en portant un œuf dans une cuillère sans jamais le faire tomber, sous peine de recommencer. Les éclats de rire fusaient, les encouragements et les tentatives d’intimidation de l’équipe adverse aussi, quand soudain, une pluie de tessons de bouteilles et de morceaux de verre s’abattit sur le groupe d’enfant.

Le voisin de derrière, visiblement gêné par le bruit de la fête, lançait des dizaines de morceaux de verres tous plus coupants les uns que les autres par dessus la haie !

 

Affolée, Sophie fit rentrer tous les enfants, s’assura que personne n’était blessé à part un index un peu amoché et elle appela son mari pour lui relater leur mésaventure.

 

Le sang de Paul ne fit qu’un tour et immédiatement il se rendit dans le jardin pour demander des explications à l’agresseur qui, toujours par dessus la haie l’arrosa de projectiles divers et bizarres tous plus dangereux les uns que les autres.

 

L’homme avait clairement perdu la tête et Paul se réfugia rapidement dans la maison avec la ferme intention d’appeler la police, ce qu’il fit au milieu de la fête gâchée et des invités apeurés de son cadet.

 

De sa voix grave et rassurante il réconforta les enfants, le vilain monsieur d’â côté ne les ennuierait plus et la police allait arriver. Oui mais voilà, en pleine campagne, un samedi, le poste de police de garde le plus proche était justement plutôt loin ( réduction du service public oblige).

 

Sophie décida d’amener le gâteau pour détendre l’atmosphère et invitait les enfants à s’installer à table lorsque de violents coups sur la porte d’entrée se firent entendre. Certainement encore ce psychopathe de voisin qui venait chercher la dispute.

 

Paul, bien décidé à le remettre à sa place ouvrit la porte énergiquement mais recula immédiatement de trois pas comme hypnotisé par ce qu’il découvrait.

 

L’homme à la porte était hagard, la bave aux lèvres et après un rictus sadique il commenca à faire tourner une hache en vociférant diverses insultes.

En voulant l’empêcher d’entrer Paul se fit couper deux doigts qu’il regarda, totalement hébété, tomber mollement sous le radiateur de l’entrée, !

 

S’en suivit une bagarre sanguinolante car les phalanges restantes dégoulinaient et éclaboussaient les deux hommes. Mais malgré ses deux doigts manquants, Paul réussit à prendre le dessus et tenta de désarmer son adversaire aux yeux injectés de colère.

 

C’est dans un geste malheureux pour lui retirer enfin sa hache que Paul la planta dans la tête du psychopathe arrosant encore plus copieusement l’entrée d’hémoglobine.

 

L’homme gisait a demi-décapité, saignant comme un poulet pas encore halal, Paul choqué et paniqué par son geste se retourna pour constater que tous les enfants le dévisageaient n’ayant pas perdu une miette du corps à corps sanglant qui venait d’avoir lieu.

 

C’est alors que Sophie, en bonne maîtresse de maison s’adressa en souriant aux enfants : «  vous resterez bien dîner, je pense que je vais préparer un bon bourguignon ».

 

Epilogue : Après avoir fait mijoter et dégusté le voisin, ils décédèrent tous dans les atroces souffrances d’un grave empoisonnement,l’homme était imbibé de médicaments : anxiolitiques, anti-dépresseurs, anti-diarrheïques, anti-fongique, anti-mites, anti-quité… dont le mélange s’avérait un cocktail toxique !

 

Moralité : on dit de gens pénibles qu’ils sont imbuvables, on devrait aussi prévenir que les mauvais voisins ne sont pas comestibles !

 

Mathilde ( rediff)

Mais pourquoi avait-elle accepté d’aller aider le mari d’une de ses copines, à corriger son mémoire d’Espagnol cet après-midi là ?

Parce qu’elle avait vécu plus de dix ans à Madrid, parce qu’elle aimait rendre service et surtout surtout, parce qu’elle ne savait pas dire non ! C’est à cause de cela qu’elle se retrouvait devant la porte d’un quasi-inconnu par ce bel après-midi ensoleillé, alors que justement ce jour là, elle n’avait pas ses enfants et qu’elle aurait pu tranquillement bouquiner lascivement allongée sur son bain de soleil.

C’est donc bien peu enthousiaste qu’elle sonna à la porte, en espérant que cette relecture ne lui prendrait pas trop de temps.

Lorsqu’il lui ouvrit elle remarqua immédiatement les traits tirés et les yeux cernés de quelqu’un qui est en pleine session d’examens, mais cela ajoutait à son charme. Elle était d’ailleurs surprise de le trouver si attirant soudainement alors qu’elle l’avait croisé plusieurs fois devant l’école où ils avaient échangés des banalités sans qu’elle ne le trouve particulièrement séduisant.

Elle n’avait jamais prêté attention non plus à la chaleur qui se dégageait de son sourire, pourtant elle avait toujours eu un « truc » pour les sourires et le sien était lumineux, frais et terriblement doux lorsqu’il la remercia d’être venue l’aider.

C’est à ce moment précis qu’elle a senti l’attirance, le désir monter en elle. Intérieurement elle se moqua d’elle-même, se comparant à une jeune midinette qui craquerait pour le premier venu, mais définitivement, le trouble était là. Elle avait même l’impression qu’il était partagé, car il était impossible qu’un homme d’une quarantaine d’années, en pleine ascension sociale, soit intimidé à ce point par son arrivée.

Il lui offrit un thé, qu’il lui servit avec des sablés, et ils s’installèrent devant l’ordinateur pour commencer leur lecture. Bien évidemment, lire à deux sur le même écran exige une promiscuité propice aux frôlements d’épaules, ou de mains sur la souris, et chaque fois il s’excusait doucement et s’éloignait un peu pour se rapprocher au paragraphe suivant.

Lorsqu’elle réfléchissait, elle tortillait inconsciemment une de ses boucles de cheveux, il lui fit remarquer que c’était amusant en remettant une mèche à sa place tout doucement, presque tendrement, lui frôlant la joue au passage. Elle reçut comme une décharge électrique à ce contact, et eut très envie qu’il recommence. Elle se traita de nouveau de midinette car vraiment , elle ne savait pas ce qui lui arrivait, était-ce le temps orageux qui lui faisait perdre ses repères au point de s’émoustiller ainsi pour un inconnu ? Même pas un inconnu, pire, le mari d’une de ses copines !

Le mémoire était plutôt bien rédigé, elle n’avait à corriger que quelques erreurs de concordance des temps, mais à chaque correction il hochait la tête comme un enfant pris en faute, avec une moue absolument adorable, qui lui donnait envie de le consoler.

Il n’avait pas terminé sa conclusion, elle se mit donc à taper quelques idées qui lui paraissaient convenir, il lisait par-dessus son épaule et elle pouvait sentir son souffle chaud dans son cou.

Lorsqu’ils décidèrent ensemble que la conclusion ferait l’affaire, il la remercia chaleureusement pour son aide, riant de lui-même, de son incapacité à terminer seul ce mémoire, de son manque de motivation pour cette formation interne qui lui permettrait pourtant une belle promotion.

Il lui offrit de nouveau un thé, cette fois ci dans le salon et s’installa juste à côté d’elle sur le canapé ou ils parlèrent de tout et de rien, surtout de rien d’ailleurs, comme pour retarder le moment de se quitter. Cette fois c’étaient leurs genoux qui se touchaient et chaque fois, elle se sentait troublée.

Jetant un œil à sa montre, elle annonça qu’elle devait rentrer, il avait l’air désolé en la raccompagnant jusqu’à la porte. Au moment de la laisser partir, il lui remit sa mèche de cheveux en lui caressant cette fois volontairement la joue.

« Vous êtes sûre que vous ne voulez pas rester un peu ? »

Elle n’avait jamais su dire non …

C’est votre tour #5

Un ptit faux départ pour ce  » c’est votre tour #5  » qui devait avoir lieu samedi, puis dimanche et qui finalement n’arrive que ce matin…

Du coup on va parler du retard, j’espère que cela va vous inspirer et que vous viendrez nombreux et nombreuses !

C’est parti !

La journée commençait très mal pour Gaël, presque aussi mal que pour son pauvre réveil...

week-end de rêve…

Samedi 9 Juin j’ouvre un œil et je sursaute il est 10h45 !! Un étrange silence règne dans la maison et tout de suite mon cœur s’affole : où sont les enfants ? Comment ai-je pu dormir aussi longtemps ?

A côté de mon réveil, en équilibre sur mon étui à lunettes une enveloppe rose attire mon attention. Ma curiosité grandissante et mon impatience se chargent de déchiqueter cette pauvre enveloppe d’ouvrir délicatement l’enveloppe pour y trouver une carte de Mr Poux :

 Ma Chérie,

 J’ai remarqué que tu étais fatiguée et que tu avais besoin de temps pour toi (10 points pour le sens de l’observation enfin développé ) j’ai emmené les enfants à Disneyland pour le week-end ce qui ne te manquera pas puisque tu n’apprécies pas trop ce parc ( Tu peux même dire que je le déteste).

 Profites-en pour te détendre, ton petit déjeuner est prêt ainsi que ton déjeuner qui t’attend dans le frigo.

 PS : Si tu fais la sieste ne dors pas trop longtemps, la masseuse à domicile arrive à 16h00.

PS2 : Je t’aime

Abasourdie je descends pour trouver un salon et une cuisine impeccablement rangés ( il a dû y passer la nuit : 20 points pour la motivation ), une salade de fruits frais m’attend sur la table ainsi qu’un thermos de café et dans un paquet cadeau, le dernier roman de Camilla Läckberg que je voulais justement acheter.

Je reste estomaquée par tant de douces attentions et je déjeune tranquillement dans le SILENCE, en commençant mon roman quand j’aperçois une pile d’enveloppes…

Non seulement mon cher mari a tout rangé mais en plus il a préparé les paiements des factures en cours !! Je me souviens avec émotion de la dernière fois où ça lui est arrivé, nous n’étions pas encore parents, nous vivions aux USA et j’étais rentrée en France un peu avant lui pour aller chez une amie. Il m’avait appelée à 23h30 (14h00 pour lui) pour savoir où je rangeais ces satanées enveloppes… ( dans le bac à légumes m’étais-je retenue de répondre).

Mais cessons là les moqueries, je suis tendresse pour cet homme qui a su voir que j’avais besoin de souffler, besoin de calme et de tranquillité, et qui a tout fait pour me la procurer.

Je traîne dans cette grande maison silencieuse, je m’offre même un bain moi qui ne m’approche des baignoires que pour les récurer ou pour nettoyer mes petits cochons de fils.

Mon déjeuner est effectivement prêt, Mon Poux m’a préparé une énorme salade composée et des petits sablés pour le dessert, j’y ferai honneur plus tard, mon petit déjeuner ayant été plus que tardif.

A 16h15 je frôle l’orgasme sous les mains expertes de la masseuse qui me détend tous les muscles dorsaux de ses doigts de fée et qui, avant de partir, me remet une entrée de ciné ainsi qu’un petit mot doux de Mr Poux.

Je vais aller au ciné et voir un VRAI film sans aucun personnage en pâte à modeler, où s’il est question d’animaux ils seront dans les assiettes d’un grand restaurant mais ce ne sera  ni un dragon ni un âne parlant ( quoique si je choisis mal mon film je risque tout de même de tomber sur un âne en train de réciter son texte…).

Je vais pouvoir me goinfrer de pop-corn puisque je n’aurais aucun exemple à montrer… Je n’irai pas visiter les toilettes en plein milieu du film parce que juste avant le début les monstroux étaient « sûrs et certains » de ne pas avoir envie. Je ne dérangerai pas tout le monde en fouillant dans mon sac pour retrouver ce fichu paquet de kleenex que je suis sûre d’avoir ajouté avant de partir.

je me réjouis à l’avance de ce programme d’adulte célibataire quand soudain j’entends :

«  Chérie lève-toi il faut qu’on vide la chambre de Grand Monstrou, on monte son lit aujourd’hui »

Et là je réalise avec horreur que j’ai juste rêvé ma grasse matinée, mon week-end de tranquillité et qu’à la place on va monter le lit combiné de Grand Monstrou en vitesse car le Poux part en déplacement demain matin et que donc demain non plus je n’aurai pas de grasse matinée…

Je suis un mélange absolument pas harmonieux de désespoir et de frustration… j’envisage de me planquer sous mon oreiller jusqu’à ce que revienne ce magnifique rêve.

Ah si seulement je pouvais partir 3 jours en Thalasso…et là j’implore E-Zabel et thalazur : Sauvez-moi du burn-out parce que là, déçue comme je suis, je suis à deux doigts d’enfermer le Poux et les deux monstroux dans le minuscule rangement du lit-combiné ( qui ouf n’est pas encore monté!).

C’est votre tour #3

Je rappelle le principe :  une petite phrase chacun son tour pour un texte sage, fou, drôle ou triste à la fin…

Certaines m’ont dit ne pas être très disponibles en semaine alors je teste un dimanche… Si ça ne marche pas, je reverrai ma copie pour le mois d’Avril. Et oui vous avez bien lu, le prochain  » c’est votre tour » n’aura pas lieu avant Avril alors ne ratez pas celui-là et n’hésitez pas à inviter vos ami(e)s.

Aller hop c’est parti, je commence :

Il était une fois un blog…

 

et donc… c’est votre tour !

 

je veux, tu veux, des voeux !

Bon, en 2012 je voudrais avoir des tonnes de bonbons

On t’achètera aussi des tonnes de dentifrice !

Non, en 2012 je voudrais encore plus de jouets

N‘oublies pas que tu n’as pas assez de temps pour jouer avec tous ceux que tu as déjà…

Et bien je voudrais avoir moins de devoirs et aussi aller moins souvent à l’école

 

Alors tu n’apprendras pas autant de choses qu’en 2011 tu resteras ignorant et tu ne pourras pas profiter des jeux de « grand ».

Non, je sais, je voudrais des milliers de câlins et de bisous…

Nul problème, pour ton frère et toi, j’en ai un stock inépuisable ♥

Et c’est ainsi que ce ptit blog et ses protagonistes vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2012 : des rires, des fous-rires, des grands et petits bonheurs, beaucoup d’amour, une santé de fer et bien sûr quelques sous…

 Et n’oubliez pas de revenir de temps en temps par ici !