Archives de catégorie : faudrait pas réfléchir

La vie des autres #1

L’herbe est toujours plus verte chez le voisin et on fantasme toujours plus ou moins sur la vie des autres qui ont forcément tout mieux que nous. C’est particulièrement vrai avec les réseaux sociaux car si certains s’y épanchent, avec la multiplication des blogs, comptes instagram, vidéos youtube, les gens ont une fâcheuse tendance à ne montrer que ce qui va bien …

L’autre jour, une auteurE que j’admire énormément, me disait que ma vie lui faisait plutôt envie avec mes deux monstroux, mon boxerfou et mon Poux. Un jour je vous parlerai de ma famille dysfonctionnelle… de la souffrance qui se cache derrière celle qui raconte toujours des bêtises…

Mais pour commencer, je vais vous parler de ce si gentil pharmacien, toujours le sourire, jamais un mot plus haut que l’autre, nous avions fini par sympathiser. On plaisantait sur tout, il riait à chaque fois, il était d’une gentillesse hors du commun et je l’aimais beaucoup.

Oui j’utilise l’imparfait parce que même si moi, je trouvais qu’être pharmacien, toujours bien sapé, plein de connaissances et d’humour c’était top… lui ne pensait pas la même chose et il s’est jeté par la fenêtre un soir ou un matin de Novembre.

LE CHOC !

Personne de ses collègues n’a rien vu venir, ils savaient que sa vie perso n’était pas facile, toujours de mauvaises rencontres, pas de chance en amour etc. Mais de l’extérieur, rien de visible, il ne leur a rien dit en quittant son travail ce soir là, il n’a rien laissé paraître, il a décidé d’en finir alors que tellement de gens enviaient sa vie…

Il me manque beaucoup, je passe devant «sa» pharmacie presque quotidiennement, y entrer est douloureux, je m’en veux de n’avoir rien vu, de ne pas avoir osé l’inviter à boire un café. Parce que ça ne se fait pas quand on est une femme mariée d’inviter un homme à boire un café chez soi. Parce que … il était pharmacien et moi simple cliente… Certes il y avait un bon contact mais où est la frontière entre la relation commerciale et la sympathie voire l’amitié…

Alors pour inaugurer cette série de “la vie des autres” j’ai envie de vous dire, ne vous fiez pas aux apparences, jamais. L’herbe est toujours plus verte ailleurs mais souvent on ne voit pas les chardons … Ne soyez pas si prompts à juger, vous ne SAVEZ pas ce que vivent vraiment les gens.

Et au revoir Olivier … je vous remercie d’avoir été là pendant dix ans pour mes enfants et moi et je vous en veux un peu d’être parti ainsi nous laissant dans l’incompréhension et le manque…

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Se changer les idées

Depuis la rentrée, j’avais plutôt la pêche… et puis les événements de ce week-end m’ont juste atomisée : peur bien sûr, incompréhension, colère, frustration et honte de ce monde que nous allons laisser à nos enfants, se mélangent dans ma tête.

Mais il faut continuer à vivre, d’abord pour ne pas les laisser gagner, ensuite parce qu’il faut bien faire bonne figure devant nos enfants. N’empêche, ça tourne en boucle dans le cerveau et il faut absolument se changer les idées.

Samedi, j’ai fait beaucoup beaucoup de bisous et de câlins à mes Monstroux à tel point que Grand Monstrou m’a dit « ça t’as vraiment traumatisée cette histoire » … heuu ben oui !

Le soir, pour compenser l’absence du concert de Soprano que les enfants attendaient depuis 6 mois, nous avons fait un dîner régressif composé exclusivement de gaufres à la chantilly, tous les quatre devant une comédie romantique (autant vous dire que personne ne s’est plaint de l’absence de légumes).

Et puis dimanche, toujours cette même boule au ventre alors j’ai peint, dès 7h00 du matin j’y étais. Je refais une petite bibliothèque de Grand Monstrou qui se plaignait que des girafes et des lions sur une bibliothèque de grand de 6 ème «ça craint» il a choisi … noir… laqué… c’est juste l’horreur à appliquer mais du coup c’est parfait.

J’ai peint en tirant la langue, concentrée sur ce que je faisais et en écoutant un audiolib ce qui m’a permis de ne plus penser, de juste me laisser conter la superbe histoire de « l’île des oubliés».

L’après-midi j’ai désherbé les pavés autobloquants, c’est une activité minutieuse qui me «vide la tête» je ne pense qu’à extirper toute la racine pour bien me débarrasser de ces mauvaises herbes.

Ensuite comme à notre habitude, nous avons joué et là pas possible de cogiter entre les cris de joies des Monstroux leurs tentatives d’alliance pour m’exterminer moi aussi dans le jeu … un bon moment, un moment hors du temps, loin de toutes ces tristes nouvelles.

Ce qui me détend aussi c’est de cuisiner, et j’avoue que quand le moral n’est pas là je suis plutôt « sucré », même si nous sommes tous des gourmets. Il va tout de même falloir que je compense autrement sinon, nous allons tous finir obèses.

J’en suis à un tel point que même repasser me vide la tête (toujours avec mon audiolib), pendant que je fais ça, je ne cogite pas.

Autre chose qui me fait beaucoup de bien mais qui me prends énormément de temps c’est le tri par le vide et là je lutte contre mon côté « ça peut toujours servir » et je me fais des nœuds au cerveau mais le livre de Marie Kondo m’aide beaucoup.

Promener le boxerfou me ferait beaucoup de bien aussi si cette satanée bestiole appliquait les ordres qu’elle comprend parfaitement mais contre lesquels son esprit tordu de toutou têtu se rebelle. (En même temps courir derrière le chien qui refuse de marcher au pied c’est bon pour le sommeil).

Suivre une leçon de pilate sur mon lecteur DVD me fait aussi beaucoup de bien (et de mal hein), d’une cela m’entretient et de deux je suis tellement concentrée pour reproduire les bons mouvements que je ne cogite pas (à condition que le toutou têtu soit dehors et non pas en train d’essayer de me croquer les pieds) .

Enfin, en cas de gros gros coup de blues, je lance ma playlist deezer spéciale « années 80 » et si vous passez devant chez moi vous pourrez me voir me tortiller plumeau à la main (ou chiffon) en train de tout récurer en chantant à tue tête Gilbert Montagné. Non je n’ai même pas honte, je sais que certaines de vous le chantent dans leurs voitures et j’ai les noms !

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Et vous vous faites quoi pour vous changer les idées ?

Vous tombez dans le chocolat ?

Vous cuisinez ?

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Mauvais fils (roman)

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Il n’y a pas de mauvais fils, juste une mauvaise société et des parents trop influençables…

Mauvais fils

Raphaële Frier

Editions Talents Hauts

Avec la participation d’Amnesty International

7 Euros

Ghislain est un garçon normal, il redouble sa terminale, il a des copains et des copines … jusqu’ici tout va bien. Mais tout au fond de lui il sait qu’il est « pédé » et il sait surtout que cela ne va pas du tout plaire à ses parents, en particulier son père.

Il a bien tenté de se laisser émoustiller par des vidéos coquines de fille sexys mais rien n’y fait, lui, ce sont les garçons qui l’attirent.

Son père qui sait ce qu’est un vrai homme (sic), le convainc de s’initier à l’électricité puisque les études ne sont visiblement pas son truc.  « Et puis l’apprentissage ça forge un homme »… »C’est sûr c’est pas un boulot de fille, mais ça te fait pas peur à toi. C’est bien fiston,je suis fier de toi. »

Ghislain ne se trompait pas dans son désir d’être hétéro comme tout le monde pour faire plaisir à son père car lorsque celui-ci apprends qu’il fréquente des bars à gays il le met dehors tandis que sa mère essaie de l’adoucir en expliquant que c’est surement « une erreur de jeunesse ».

On ne choisit pas d’être hétéro ou homosexuel, et c’est toujours une douleur de se comprendre différent de la norme, même au 21ème siècle dans une société soi-disant évoluée. La preuve c’est qu’il y a des parents pour qui c’est encore dramatique que leur enfant soit homo, la preuve encore, c’est tout ce monde dehors il y a quelques années pour manifester contre le mariage gay…

Il n’y a pas de mauvais fils, mais une mauvaise société et des parents trop influençables…

Ce roman est poignant, on ressent la souffrance de Ghislain, ses doutes, puis son impuissance face au jugement de ses parents. On a envie de le prendre dans nos bras et de lui dire qu’ils sont absurdes de ne pas l’accepter tel qu’il est, même si l’on comprends à quel point leur rejet est douloureux pour lui.

Ce roman devrait être lu par tous les parents d’homosexuel qu’ils soient bienveillants ou non, car rien que le fait d’accepter son homosexualité est une épreuve qui ne devrait être suivie que par le soutien des proches et de la famille.

Nous sommes au 21ème siècle et il n’est toujours pas bon d’être différent…

*Merci à Raphaële Frier pour ce bouleversant roman

*Livre offert : merci aux Editions Talents Hauts

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Quand il lutte contre l’injustice

Un après-midi, Grand Monstrou est rentré de l’école avec sa tête des mauvais jours, j’ai cru qu’il avait été puni ou quelque chose comme ça, en tout cas je savais, rien qu’en le voyant, qu’il y avait un problème.

En plus il m’a dit quasiment tout de suite : «il faut que je te parle ». Nous avons éloigné son frère, j’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre et là sous un flot de paroles gonflées par la colère j’ai compris.

Grand Monstrou n’avait rien à se reprocher, il bouillait parce qu’un copain à lui avait été injustement réprimandé.

L’histoire en quelques mots : pendant le temps de cantine un  « petit » cp embétait constamment un copain de Cm2 de Grand Monstrou, lui donnant des coups de pieds, lui tirant sur les bras avec moultes insultes. Grand Monstrou avait dit à son copain « ne te laisses pas faire, tu ne le frappes pas mais tu lui dit d’arrêter ».

Je n’ai bien entendu pas tous les détails mais Grand Monstrou m’assurait que le copain en question n’avait jamais levé la main sur ce CP qui est allé dire aux surveillants que celui-ci le frappait et qu’il lui avait dit de ne rien dire à personne.

Résultat ce soir là, le fameux copain est rentré chez lui avec un mot signalant qu’il frappait et harcelait un cp.

« Tu te rends compte Maman, il va se faire punir chez lui alors qu’il n’a RIEN fait, je suis toujours avec lui à la cantine et il ne l’a pas touché ».

Généralement les histoires de cours de récré je ne m’en mèle absolument pas, mais là, sa véhémence m’a interpellée. J’ai bien essayé de lui dire que peut-être le copain s’était quand même vengé sur le cp sans qu’il le voit mais non, Grand Monstrou s’énervait et m’assurait qu’il était témoin et que rien de ce que le cp avait décrit n’avait eu lieu.

Il était dans tous ses états mon hypersensible :énervé, frustré, écoeuré.

Pensant le calmer je lui propose d’aller dès le lendemain, expliquer aux surveillants ce qu’il vient de me dire afin de disculper son ami.

«Mais tu te rends compte que là en ce moment il est en train de se faire fâcher et surement punir alors qu’il n’a rien fait ? ».

Il aurait voulu qu’on appelle l’école, il voulait parler à la directrice afin qu’elle appelle les parents du copain pour annuler le mot du cahier.

J’ai du expliquer que cela n’était pas possible, que la directrice avait également une vie et qu’elle était surement rentrée chez elle.

Du coup il a tourné comme un lion en cage toute la soirée, répétant ce qu’il allait dire à la directrice dès le lendemain, bouillonant de frustration pour son ami.

L’entrainement de judo lui a un peu changé les idées et nous n’en avons que peu reparlé au dîner, mais dès le lendemain au réveil il était à fond.

« Fais moi répéter car je suis tellement énervé que j’ai peur de gueuler sur la directrice »

(Bon sang, s’il pète un plomb, ça va nous retomber dessus cette histoire !)

J’ai donc temporisé, expliqué : c’est très bien de défendre son ami mais il faut y aller en douceur, juste témoigner de ce qu’il a vu et les choses se règleront d’elles-mêmes.

Il est parti à l’école gonflé à bloc, chargé d’une mission et surtout complètement sous pression parce que cette histoire d’injustice l’énervait vraiment !

Il est rentré avec un grand sourire, il avait témoigné et disculpé son ami, mon fils, mon justicier !

C’est peu de dire que je suis fière de lui, la seule chose qui m’inquiète c’est que des injustices il va en rencontrer beaucoup, tous les jours et elles ne se régleront pas aussi facilement que des histoires de cour d’école…

En gros, il va falloir qu’il se blinde un peu mon Grand Monstrou parce que sinon, il va être sans cesse en ébullition !

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Ce texte participe au mardi tout doux de Maman@home, aujourd’hui cela fait exactement deux ans qu’elle anime les mardis tout doux générant chaque semaine un peu de douceur dans la blogosphère : merci Sandrine !

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3 ans de combats en Syrie

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Je SAIS que d’en parler sur mon blog ne changera rien pour eux mais je pense à tous ces enfants qui souffrent alors que les miens se plaignent de n’avoir pas tel jouet ou telle activité. Eux, ne savent juste pas où se cacher, ni s’il y aura un demain…Ce conflit armé a déjà coûté la vie à plus de 130.000 personnes, et a contraint près de 9 millions de Syriens à l’exil…

Alors, et contrairement à ce que je fais d’habitude, je lance aujourd’hui un appel au relais pour la manifestation de solidarité qui aura lieu demain, date du triste anniversaire des trois ans de la plus grosse crise humanitaire du 21ème siècle : il y aura déjà un grand rassemblement ouvert au grand public, à partir de 19h, au Trocadéro, où le message # AVEC LES SYRIENS sera projeté sur la Tour Eiffel de 19h15 à 1h du matin.

Et vous, nous, pouvons manifester notre inquiétude notre solidarité en postant sur twitter une photo de nous face à une bougie accompagné d’un message de soutien et surtout du hashtag #aveclessyriens.

Nous sommes d’accord que les enfants syriens ont autre chose à faire que de regarder sur twitter si on pense à eux, ceci dit l’idée est d’alerter (encore) les communautés internationales et de leur montrer qu’on veut tous qu’une solution soit enfin trouvée pour résoudre cette situation catastrophique.

Il y aura également des veillées #AvecLesSyriens à Hong Kong, à Khartoum et à Kinshasa. Une dizaine de rassemblements auront lieu dans les villes de France le 15 mars (Strasbourg, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Rouen, Angoulême, Nice, etc…) !

Si vous voulez en savoir plus sur toutes ces actions, vous pouvez vous rendre sur ce site: http://www.with-syria.org/fr.

Aller, on poste une ptite photo, un message de soutien suivi de #aveclessyriens ,ça ne servira peut-être à rien, mais on poste tellement de photos de chats, de fleurs, de nos enfants que là, ce serait vraiment dommage de ne pas faire ce petit geste si toutefois il peut alerter qui de droit.

Merci !

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Apologie de la folie… ou pas ! ( rediff)

Parfois je voudrais être folle, folle pour oser encore plus de chose que ce que je me permets actuellement, folle pour rire de tout et de rien, folle pour l’insouciance qui l’accompagne, ne parle-t-on pas de « folie douce ».

Lorsque je suis fatiguée, physiquement mais surtout moralement, je voudrais débrancher ma raison et sombrer dans une folie joyeuse ( et non pas furieuse), je pourrais lâcher prise, oublier mes responsabilités.

Je pourrais plaider la folie auprès de tous les gens que j’ai blessé volontairement ou non. Ils se diraient : » la pauvre elle n’a pas réalisé », et d’ailleurs bien souvent, les pires blessures que l’on inflige à autrui, on ne s’en rend pas compte… Béa Culpa !

Et puis je serais juste assez folle pour ne pas réaliser qu’on nous prend pour des cons, que quoi qu’on fasse, de toute façon on a tellement empoisonné notre planète que nous empoisonnerons aussi nos enfants et toutes les générations à venir si toutefois il y en a…

Si j’étais folle je ne verrais pas les gens rire de moi, ni ma famille s’inquiéter pour moi… mais si j’étais folle je n’aurais pas construit cette belle famille qui est la mienne, je ne saurais pas m’occuper des mes Monstroux… ( déjà que…hum !)

Alors je garde ma tête « valide » et pleine de soucis, mais j’ai toujours un regard bienveillant, un sourire pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir toute leur tête. Ceux qui auraient bien voulu garder leur raison et ceux qui ne l’ont jamais eue tout à fait…

Ce texte participe au défi d’Euréka et LuckySophie mais surtout je le dédie à mon oncle Guy, qui n’est pas fou mais dont la trisomie 21 a fait quelqu’un d’insouciant, juste pas suffisamment pour l’empêcher de réaliser qu’il n’est « pas comme nous ».

Je me souviendrai toute ma vie du jour où, alors que j’avais 12 ans il m’a dit « ça y est tu es plus grande que moi maintenant », j’en avais eu froid dans le dos car même si j’ai plaisanté en disant que non j’étais toujours plus petite que lui, je savais exactement ce qu’il voulait dire. A ce moment là, c’était moi la « folle » qui refusait de comprendre…

Je crois qu’on est toujours le fou de quelqu’un…

Mais quelque soit mon âge et l’état de mon cerveau ou du sien, mon Tonton Guy sera toujours mon tonton, celui qui dansait avec moi dans ma chambre, jouait à la maitresse avec moi, à la belote, au Yam’s, celui qui connaissait toutes les dates d’anniversaire ou de fête de toute la famille par cœur, celui qui dessinait si bien … Celui dont le rire insouciant et la petite folie pourraient faire envie, jusqu’à ce qu’on réalise, que lui, aurait juste voulu être comme nous !

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Bien commencer la semaine… ou pas !

Rentrer d’un week-end bien fatigant mais si riche en émotions qu’on se lève le lundi avec la super pêche, des projets plein la tête, des idées de billets, et aussi les tournées de lessives qui accompagnent les retours de week-end…

« Jeter » les monstroux dans leurs écoles respectives et se dépêcher de rentrer pour concrétiser tous ces projets.

Croiser quelqu’un qu’on connaît très peu, la saluer poliment en souriant et en lui demandant «  comment ça va »…

L’entendre répondre : «  très mal, mon mari veut divorcer et moi je ne veux pas »

Rester muette de stupéfaction et essayer de lui remonter le moral pendant qu’elle raconte avec moult détails sa vie conjugale, ses soucis actuels, ses pensées, ses conclusions, le tout sous une pluie battante, dans la rue.

Montrer de la compassion mais pas trop, de peur d’être soudain envahie par cette personne en détresse.

Rentrer chez soi et culpabiliser… Si j’avais été une amie je l’aurais invitée à boire un café, je l’aurais écoutée plus longtemps…

Mais je ne suis PAS son amie, je ne l’ai jamais été, on se croise de temps en temps sur le chemin de l’école, et je sais que ce genre de personne peut s’avérer un peu envahissante…

N’empêche qu’elle avait l’air vraiment mal…

Regretter ma décision de ne pas l’inviter…

L’assumer finalement en me disant que je ne suis pas assistante sociale…

Culpabiliser…est-ce qu’avoir pris la fuite après 30 minutes à l’écouter sous la pluie peut-être considéré comme de la non-assistance à personne en danger ? Et si elle faisait une bêtise ? Non, elle a un fils, elle va se battre pour son fils.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’on dit à une personne qui nous explique que son mari (certainement en proie au démon de midi) a décidé de divorcer, de la quitter, qu’il a certainement quelqu’un d’autre et qu’elle est totalement dans la mouise puisqu’elle s’est juste consacrée à s’occuper de leur enfant et de leur foyer pendant qu’il faisait carrière ?

D’ailleurs je suis à peu près dans la même situation, entre les horaires et les déplacements de Mr Poux, l’absence de structures d’accueil pour les enfants ( et le coût délirant de celles existantes), nous avons plusieurs fois constaté qu’il était plus simple pour tout le monde que je ne travaille pas pour le moment…

Il gère sa carrière, je gère tout le reste.

Allo docteur, il y a des vaccins contre le démon de midi ?

Et vous, vous auriez fait quoi dans cette situation d’une personne que vous connaissez à peine, qui vous déballe toute sa vie d’un coup ?

Parce que sous prétexte de me « protéger », je me suis lâchement enfuie, prétextant un truc à faire, mais depuis je culpabilise de ne pas avoir fait plus pour cette personne qui me semble mentalement perturbée ( on le serait à moins).

La semaine avait donc bien commencé… depuis je me fais des nœuds au cerveau !

Sérieusement, vous auriez fait quoi ?

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Y’a quoi dans mes oeufs ?

Mais non je ne vais pas vous parler de Pâques, je n’ai pas fait de billet pour dire « oh il neige », ni « trop trop chouette c’est le printemps les oiseaux chantent », je ne ferai donc pas de billet spécial Pâques (d’abord je serai trop occupée à m’empiffrer de chocolats honteusement volés dans la réserve des Monstroux).

Il s’agit ce matin d’une question certes pas existentielle mais qui me turlupine depuis quelques temps et pour laquelle je voudrais votre avis ainsi que celui du spécialiste du bio, j’ai nommé : Eric Citoyen

A la maison, on ne mange pas que bio ( trop cher, trop compliqué etc) mais les aliments sur lesquels je ne transige pas sont le lait et les œufs parce qu’on en consomme beaucoup.

Donc je n’achète que des oeufs bios, sauf quand mes parents viennent à la maison et qu’ils me ramènent des oeufs frais de leur voisine.

Jusqu’à présent, j’ai toujours préféré acheter des œufs directement chez les propriétaires de poules mais là j’ai un gros doute quand même…

Qu’est-ce qu’elle leur donne à manger, à ses poules, la voisine ?  Vais-je devoir jeter les monstroux  par dessus son grillage pour voir ce que picorent les gallinacées charentaises de la voisine de mes parents ? En voler une et lui faire une prise de sang ? Exiger qu’elle me fournisse le menu détaillés des cocottes pour les 4 dernières semaines ?

Bon, en même temps, je n’ai aucune garantie que mes oeufs bios de la superette du coin soient vraiment bios…  si ça se trouve les poulettes productrices d’oeufs « bios » sont nourries exclusivement avec les poubelles du Mac Crado du coin…

 

Mais alors  je fais quoi ? j’achète les œufs de la voisine ou ceux qui sont étiquetés bios ?

Quand même, ma vie n’est pas simple !! Vous ne trouvez pas ?

 

 

 

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Evaluer c’est ficher !

J’ai failli ne pas en parler tant l’encre de la blogosphère a déjà coulé à ce sujet : l’évaluation des enfants de 5 ans en maternelle.

Bien entendu je suis contre, je trouve ça dangereux et tout et tout mais d’autres le disent tellement mieux que moi que je ne développerai pas (mais j’irai brûler mon exemplaire de 1984 -Orwell- sur la tombe de l’IUFM).

Par contre, en tant que Maman d’un enfant de 5 ans et demi scolarisé en grande section j’ai mis au point une contre-attaque avec classification des enseignants.

Sont considérés comme des enseignants à haut risque :

–          Tous les jeunots qui ont été envoyés au front catapultés dans des classes à la rentrée sans aucune formation pédagogique.  Je ne tolèrerai pas de ces « apprentis enseignants » qui se forment sur le dos de mon fils, la moindre évaluation-fichage.

–          Tous les enseignants de plus de 55 ans qui prendraient volontiers une retraite bien méritée mais qui ne peuvent pas. Le « burn-out » n’est pas que maternel, enseigner est un métier merveilleux mais également usant, je milite pour que l’on prenne en compte la pénibilité de la tâche.  Et que ceux qui pensent : ouais mais y’a plein de vacances essaient de passer 1mois et demi dans une salle avec 30 gamins, ils verront s’ils sont frais pendant les 10 jours de la toussaint. Bref, je refuse aussi que mon fils soit évalué par un enseignant usé jusqu’à la corde par des classes aussi surchargées que les programmes.

 

Sont considérés comme des enseignants à risque :

–          Tous ceux qui sont traités pour dépression, à force de s’en prendre plein la gueule par les parents, de vivre dans une société où l’on rogne chaque jour un peu plus sur les moyens  de l’éducation.

–          Mais aussi ceux qui sont : en train de divorcer (problèmes personnels limitant l’objectivité), célibataires ( instabilité flagrante), boulimiques ( problèmes comportementaux), fatigués ( concerne absolument tous les enseignants à partir de mi-décembre) cons ( si si, il y en a, moins que dans certaines catégories professionnelles mais il y en a).

Sont considérés comme des enseignants RAS :

–          Ceux qui sont passés par l’IUFM qui ont un peu d’expérience du terrain mais ne sont pas encore totalement grillés, à condition que… ils ne soient pas en train de divorcer, céliataires, anorexiques…(cf catégorie ci-dessus).

Ce qu’il y a de pénible avec le fichage des individus c’est qu’il est fait par d’autres individus avec tous leurs défauts humains, leurs sensibilités, leurs humeurs bonnes ou mauvaises, leurs caractères…

Non, vraiment, vivement qu’on ait tous une puce à code barre sous l’oreille et qu’on soit régulièrement scannés  pour voir si « tout va bien » si on est bien conformes/ dociles/ hébétés (rayer la mention inutile).

Quand on veut mettre en place une dictature, on commence par classer les gens dans des catégories, on les sous-éduque, on les maintient dans le besoin,  on les terrorise juste assez pour qu’ils coopèrent…

Avant d’avoir trop peur pour mes enfants, j’irai brûler un second exemplaire de 1984 sur le tombeau de la république française…

Et sinon y’a moyen de faire un chèque pour que mon fils soit catalogué RAS ?

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on est mal barrés !

C’est un billet de Laurent qui a rappelé à mon bulbe ramolli que je voulais vous parler d’une certaine publicité qui me gonfle en ce moment…

Non il ne s’agit pas de la débile mentale qui se jette par la fenêtre pour rattraper sa bouteille d’eau gazeuse alors que clairement c’est la fin du monde ( on n’a pas tous les même valeurs).

C’est la pub pour E-darling chez qui je suis allée piquer l’image ci-dessous pour corroborer mes propos !

Donc si l’on en croit leurs différents spots télé, chez Edarling il n’y a que des avocats, architectes, médecins etc… J’en conclus donc que si t’es femme au foyer, ouvrier ou même enseignant ( ben ouais ça gagne pas tant que ça un enseignant) tu n’es PAS le bienvenu chez Edarling…

Jusque là je n’étais pas inquiète, il y a pléthore de sites de rencontres, si jamais je décidais de me recaser je n’étais pas obligée d’aller signer chez les élitistes…

Et paf, voilà que Laurent casse mes illusions :

Donc chez « adopteunmec » y’a que des  » Belles » femmes…

Me voici donc toute perplexe en ce dimanche caniculaire, si je quitte mon poux,  moi qui n’ai pas de carrière et qui suis d’une fraîcheur toute relative ( ceci dit j’ai maintenant une charmante balafre de corsaire sur le corps), où vais-je m’inscrire pour trouver la perle rare ?

Est-ce que Meetic accepte les moches avec un smic ou même sans smic ?

Cette société est vraiment bien loin des contes de fées et de l’ambiance Disney, parce que la morale de l’histoire c’est que si t’es un thon fauché, aucun site de rencontres ne voudra de toi !

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