American dream

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New-York enfin, Times Square, Broadway, la statue de la liberté, le symbole de sa liberté au moins pour les trois prochains mois.

Il avait trois mois pour faire ses preuves, pour trouver un sponsor qui veuille bien lui demander un visa, sinon ce serait retour au pays, tête basse et rêves démolis.

Ce qu’on ne nous dit pas quand on est gosse, qu’on a le rêve de s’installer en Amérique, aux Etats-Unis, le plus puissant pays du monde, c’est que là-bas, ils ne veulent pas de nous à moins qu’on ait une compétence particulière. Pas étonnant qu’ils soient puissants, ils ne laissent entrer que les têtes pensantes, les entrepreneurs, les ingénieurs. A moins de faire comme les Méxicains et de rentrer dans le pays par les canalisations, mais Franck ne souhaitait pas vivre dans l’illégalité.

 

Il n’avait pas spécialement de compétence particulière, à part peut-être la fameuse omelette aux pommes de terre qu’il préparait pour ses amis et lui au petit matin lorsqu’ils rentraient de boite de nuit. Tout le monde la trouvait délicieuse, en même temps, à cette heure là, avec un estomac ne contenant que des substances liquides et pas spécialement saines, ses copains et lui auraient mangé n’importe quoi.

 

Il écrivait aussi, des pièces de théatre, des nouvelles, malheureusement son niveau d’anglais n’était pas suffisamment bon pour qu’il écrive dans la langue de Shakespeare. Ceci dit, il se rendrait bientôt compte que les américains non plus, ne pratiquaient pas vraiment la langue de Shakespeare.

 

Bref, après trois années à économiser, à faire tous les petits boulots possibles et imaginables, il avait enfin pu se payer son billet d’avion et de quoi tenir quelques semaines dans la grande pomme. Bien entendu il aurait préféré prendre un aller simple, mais pour pouvoir rentrer en tant que visiteur aux USA il fallait prouver qu’on allait effectivement repartir et fournir un billet retour.

 

Welcome in America …

 

Il avait donc trois mois pour trouver un employeur sérieux qui lui fournisse un visa, trois mois pour s’imprégner de cette ville dont il avait tant révé. Il avait trouvé une chambre chez l’habitant pour une somme plus que modique en échange de quelques cours de Français aux enfants et à condition qu’il promène le chien tous les soirs.

 

Assez vite il avait trouvé un petit job dans un camion de vente de nourriture à emporter qui se garait tous les midis devant de grands immeubles plein de travailleurs affamés.Bien entendu, c’était un job illégal mais celui-ci  lui permettait de vivre la belle vie, de profiter de New-york, de ses spectacles tout en recherchant le poste qui lui permettrait d’obtenir un visa et de s’installer définitivement.

 

Un jour qu’ils étaient en panne de petits pains, il fit cuire une omelette de sa spécialité pour un de ses clients réguliers. Le lendemain, celui-ci redemanda la même chose et il en fut si fervent qu’il le recommanda à tout le monde jusqu’à ce que le patron de Franck doive l’ajouter à la carte.

Il l’avait appelé «  Franck’s French Omelet » et grand seigneur il donnait à Franck une petite commission en plus de son salaire sur chaque omelette vendue.
Franck savait que c’était un gros effort de la part de son patron, il était aussi très flatté que les clients aiment tant son omelette, mais tout cela ne lui donnerait pas un visa.

 

Il ne lui restait plus que deux mois pour trouver une solution pour rester.

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Et maintenant c’est à vous de décider…

 

Franck parviendra-t-il à rester ?

Devra-t-il repartir ?

La suite de l’histoire sera publiée dans la semaine selon le plus grands nombre de votes.

 


A bientôt !

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Ce texte a été rédigé dans le cadre des jeux d’écriture organisés chaque lundi par Leiloona

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8 réflexions sur « American dream »

  1. Je suis très partagée. Je n’arrive pas imaginer que ce soit si « simple » de rester et s’il doit rentrer, j’en sais trop « peu » sur lui pour savoir ce que cela donnerait. Je t’aide vachement là non ?

  2. Je vois que la photo t’a inspiré de quoi faire une nouvelle ou un roman ! Je suis persuadée qu’il arrivera à se débrouiller pour rester, même si 2 mois, c’est vraiment court pour ouvrir un restau français…
    Belle contribution à l’atelier !

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