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Ma vie de mère de cascadeur en gifs

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, vendredi j’ai (encore) passé l’après-midi aux urgences pour Petit Monstrou qui s’est fracturé le fémur au niveau du genou…

Voici le résumé de cette magnifique journée en gifs.

 

Quand l’école m’appelle pour la 37ème fois de l’année scolaire :

appelecole

Quand j’arrive pour la 37éme fois de l’année scolaire aux urgences de Rambouillet :

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Quand on m’annonce entre deux et quatre heures d’attente :

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Quand on est enfin pris en charge et qu’on attend dans un couloir glacial pour passer une radio :

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Quand après la radio on attend (dans le même couloir glacial) de voir un médecin :

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Quand on nous annonce une fracture :

quand l'école m'appelle pour la 37eme fois

Quand je découvre la taille du plâtre :

 

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attente

Quand on m’annonce qu’il y en a pour quatre semaines alors qu’on s’envole pour le Maroc dans deux semaines :

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Et enfin quand mon petit cascadeur me fait commencer les activités manuelles à 6h30 du matin le lendemain parce qu’il ne peut plus dormir :

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A la rentrée prochaine, Petit Monstrou ira à l’école entièrement emballé dans du papier bulle ou comme ça :

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Je vous souhaite une belle semaine, la mienne s’annonce un peu longue …

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Et la prise en charge de la douleur alors ?

Mercredi alors qu’il était gardé par une amie, Petit Monstrou a reçu un coup de pioche sur la tête. Le but de ce billet n’est pas de revenir la dessus, c’est un accident « à la con », je me réjouis juste que ce soit le côté plat de la pioche qui ait frappé…

Je suis très contrariée par l’absence de prise en charge, voire même en considération de la douleur des patients aux urgences… Je me réjouis que mon amie ait donné à Petit Monstrou du paracétamol avant que nous ne partions aux urgences car là bas ( une fois de plus) personne n’a compati à sa douleur, personne n’a essayé de le soulager.

Ce n’est pas la première fois que je fais cette constatation, si vous me suivez sur facebook, vous savez que j’ai un abonnement aux urgences entre mes deux monstroux et mon Poux.

Mais mercredi soir, nous avons attribué la palme de l’urgentiste sadique et indifférent. Je vous remets dans le contexte, un coup de pioche sur cuir chevelu ça fait mal… Un cuir chevelu ouvert ça fait très mal. Et dans la voiture Petit Monstrou alternait entre la douleur à la tête et la peur d’être recousu.

Grand naïve que je suis, j’ai tenté de le rassurer :

-« Ne t’inquiète pas mon chéri, s’ils te recousent ils te donneront du gaz hilarant avant »

– « Ah oui j’aime bien le gaz hilarant parce que ça te fais comme si tu rêvais, et tu ne penses plus à la douleur, même que la dernière fois je voyais toutes les fibres de ton corps » ( ah ouais .. quand même)

Je passerai sur l’attente interminable rien que pour être pris en charge, le service public est à l’agonie c’est bien connu.

Je passerai sur le fait qu’on nous a annoncé environ 3heures d’attentes… Sachant qu’après 6h00 on ne peut plus recoudre car la plaie est souillée, on était dans les temps …

Je ne passe pas sur le fait que rien n’ait été fait pour savoir s’il souffrait beaucoup, et que donc rien n’ait été fait pour le soulager.

Je comprends tout à fait que l’infirmière d’accueil ne puisse rien faire ni prescrire mais quand tu arrives avec un gamin qui pisse le sang et qui souffre visiblement, j’aimerais que si l’on n’a pas le temps de le soigner immédiament (ce qui est systématiquement le cas) on prenne au moins en charge sa douleur.

Je suis écoeurée de constater que le personnel des urgences voit tellement d’horreur à longueur de journée qu’il est devenu totalement hermétique à un ptit bonhomme qui souffre.

Et alors le top de notre soirée c’est la consultation avec le «docteur». Comme très souvent dans ce service, c’est un monsieur qui arrive d’ailleurs, comme ça il est sous-payé et fais des horaires hallucinants.

Et surtout les jeunes français ne voient pas l’intérêt de bosser 50 heures voire plus par semaine alors que tous les autres sont aux 35 heures. ( C’est pour cela que nous n’aurons bientôt plus de généralistes, mais c’est un autre débat… service public… agonie.. voilà).

Petit Monstrou a été super bien accueilli par le jeune infirmier stagiaire qui l’a détendu mais lorsque le docteur est arrivé, le stress est revenu. Quoi de plus normal, me direz-vous, personne n’aime se faire recoudre la tête.

Ce dernier a regardé mon fils 15 secondes et il a dit : «  il faut une agrafe »

Ce à quoi j’ai immédiatement répondu «  donc vous allez lui donner un peu de gaz hilarant ? »

« Non, ça ne fais pas mal ».
Et là il s’est tourné et CLAC a agrafé la tête de mon fils qui a hurlé de peur et de douleur !

Pendant la seconde où il faisait cela, une infirmière était en train de tenter de le convaincre de donner un peu de gaz hilarant. Le jeune infirmer, l’infirmière et moi même n’avons rien vu venir.

Que dire de Petit Monstrou qui n’a pas eu le temps de m’attraper la main, qui a eu très mal et surtout très peur…

Je comprends la démarche, c’est une douleur vive mais fugace, mais mon fils était inconsolable et je pense vraiment qu’après ses émotions de l’après-midi il aurait pu faire un effort de compassion et l’aider à moins sentir le coup d’agrafeuse..

Je suis ressortie de là furax et pourtant je sais que j’y retournerai car lorsqu’un accident se produit sur l’un de nos enfants, on va au plus près pour le faire soigner.

Pour rappel, il y a quelques années, j’ai failli mourir parce que l’hôpital où j’étais n’a pas voulu faire de scanner pour vérifier que l’hémorragie était effectivement stoppée et parce que en soins intensifs, alors que je souffrais terriblement, l’infirmière de nuit a refusé de réveiller le docteur de peur de se faire engueuler…

Sur ce coup, là, la sécu a économisé un scanner et a ensuite payé un chirurgien spécialisé qui m’a opérée pendant 4h30 …

Je vous le dis, le service public va mal, et on a tout intérêt à rester en bonne santé …

Par contre, je peux vous garantir qu’au prochain pépin de l’un de mes garçons, je vais faire ma sorcière et faire barrage tant qu’on ne s’occupe pas convenablement d’eux !

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PS : je vais donc me lancer dans le trafic de gaz hilarant pour en avoir toujours avec moi !

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retour de Tunisie : visite aux urgences.

Dernier soir en Tunisie, nous sommes un peu tristes de repartir dès le lendemain mais aussi soulagés que tout se soit bien passé et bien plus reposés et détendus que l’été dernier.

Mr Poux boucle les valises tandis que je couche les enfants quand je vois une marque rouge sur le front de Petit Monstrou. C’est rond, un peu gonflé mais pas trop, impossible de savoir s’il s’agit d’une bosse ou d’une (grosse) piqûre de (gros) moustique qui aurait provoqué une (grosse) réaction.

Je questionne Petit Monstrou  qui ne se souvient plus s’il est tombé ou s’il s’est cogné, dans le doute je mets deux sortes de crèmes sur la rougeur : une pour les piqûres et une pour les coups et bosses.

Naïve je me dis que s’il avait fait une grosse chute au mini-club les animatrices me l’auraient dit…Takacroire !

Complètement indifférents à la victoire de l’Espagne ce soir là, on se couche car la journée suivante promet d’être longue et pénible : bus, attente, avion, attente des bagages, navette, et minimum une heure de voiture pour rentrer chez nous selon l’état du trafic.

Le lendemain juste au moment de prendre le bus, je me rends compte que la bosse à un peu gonflé, trop tard pour remettre de l’Hémoclar, le tube est dans la valise. Je fais remarquer à Mr Poux que normalement une bosse ça diminue au fil des heures mais bon, avec Petit Monstrou on peut s’attendre à tout !

Quelques heures plus tard, alors que Petit Monstrou se penche contre le hublot pour voir la terre d’en haut, je constate, grâce à la luminosité plus forte à cet endroit là, que la bosse est devenue énorme. Je ne peux rien faire d’autre que de la bile et croyez moi j’en fais… ça tourne à toute vitesse dans ma tête : «  qu’est-ce qu’il nous a encore inventé ? ». Au passage je maudis ces imbéciles d’animatrices qui n’ont pas été foutues de nous dire que notre Monstrou était tombé sur la tête. C’est grand Monstrou qui me l’a confirmé, il est tombé sur la tête, sur une grosse pierre…Ben oui, tomber seulement sur le sol aurait été d’un banal… Je n’ai pas vu le lieu de la chute, mais je suis certaine qu’il n’y avait qu’UNE SEULE pierre. C’est bien entendu à cet endroit là qu’il a « choisi » de tomber !

De retour à la maison je le tartine d’hémoclar et cette fois je dois faire presque la moitié du front et une partie des cheveux. Je ne suis pas rassurée du tout en me couchant et je l’ai « chatouillé » plusieurs fois dans la nuit pour vérifier que tout allait bien.

Le lendemain il se lève en même temps que moi ( traduction : c’est lui qui m’a sortie du lit ) et se montre d’excellente humeur. Nous prenons notre café-chocolat tous les deux dans la pénombre de la maison et ce n’est qu’une demi-heure plus tard lorsqu’il me suivra dans le jardin pour étendre la première d’une longue série de panières de linge que je constaterai l’étendue des dégâts.

Au soleil on dirait elephant-man ! La bosse est maintenant toute rouge, d’un diamètre de 5 cm elle descend jusqu’au dessus de son œil. Mr Poux muni, comme chacun sait, d’un formidable sens de l’observation me dit «  ça ce n’est pas normal ».  noooon ? Sans déconner ? Pas normal ? t’es sûr ?

Je suis déjà au bord de l’apoplexie, mon tout petit est abîmé, ces connasses d’animatrices me l’ont cassé et si ça se trouve il va avoir plein de séquelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres. On part consulter immédiatement.

Aussi positive que de coutume, j’envisage donc le pire durant les vingt minutes de trajet pour les urgences.  Nous arrivons aux urgences pédiatriques et là, après m’avoir dit que mon minuscule poussin, mon «  tout-petit » ne dépendait plus de ce service là (trop grand qu’elles ont dit), l’une des infirmière me dit «  en effet c’est une grosse bosse, on lui fera surement passer un ptit scanner pour vérifier s’il n’y a pas une poche de sang la dessous ».

Dire que je n’en menais pas large est un euphémisme car rien qu’au mot scanner,  j’ai manqué défaillir dans le hall, en même temps, vu mon grand âge si j’étais tombée dans les pommes aux urgences pédiatriques on m’aurait surement laissée sur place : trop vieille on vous dit !

Petit Monstrou lui par contre est en pleine forme, il sait qu’il vient montrer sa bosse qui n’est pas «  comme d’habitude » (et pourtant il en a collectionné un paquet déjà), mais il panique un peu en arrivant aux vraies urgences.

Il faut dire qu’on arrive juste après une pauvre mère en larmes qui explique tout ce que son fils allongé dans un brancard a ingurgité comme médicaments. Le jeune homme a en effet l’air bien «  parti » et Petit Monstrou me dit «  il n’a pas l’air en forme le monsieur ». Ca l’impressionne tellement qu’il ne veut plus du tout montrer sa bosse  et me tire le bras pour repartir. J’avoue que même si je compatis beaucoup pour la pauvre dame, j’espère  qu’ils seront  rapidement pris en charge pour éviter de trop bouleverser mon petit blessé.

Notre tour arrive, il faut d’abord donner tous les papiers mais comme on est déjà clients ( 2 points de suture à 22 mois dont un qu’il a arraché dans la nuit parce qu’il le « gênait » ) mon Monstrou est déjà  fiché et ça va très vite. Ce qui ne va pas vite par contre, c’est l’attente dans une salle pour voir un docteur, ou du moins être VU par un docteur (parce que c’est bien de ça qu’il s’agit ! ).

A défaut d’être zen, je suis organisée (enfin sur ce coup là), j’ai embarqué en partant une provision de livres, le doudou pour réconforter, de l’eau, et même des petits gâteaux  que je n’oserai pas lui donner de peur qu’on doive l’opérer d’urgence (toujours mon côté positif).

Après avoir lu tous les livres dont certains deux fois, cherché plein de mots commençant pas L, par T etc. On fait les couillons dans la salle et on est en pleine partie de «  pirates en exploration » lorsque la doctoresse arrive DEUX HEURES TRENTE plus tard.

Je pense qu’elle n’a pas touché mon fils une seule fois, elle était trop loin pour cela, elle m’a dit qu’elle l’avait entendu jouer, rire, parler et que puisqu’il n’avait pas vomi ni perdu connaissance TOUT ALLAIT BIEN et elle m’a dit de mettre de l’hémoclar et de la glace sur cette vilaine bosse qui allait finir par se résorber.

Bien entendu j’ai oublié de demander comment elle expliquait que cette bosse grossisse au lieu de diminuer et je suis rentrée à demi rassurée. Et si elle s’était trompée ?

Nous l’avons surveillé toute la journée comme de l’huile sur le feu histoire qu’il ne nous fasse pas une nouvelle cascade et le soir nous avons constaté dépités que l’hématome-bosse descendait effectivement jusqu’à son oeil. Je l’ai de nouveau embêté dans la nuit pour vérifier si tous les reflexes étaient là et le lendemain : HOURRA la bosse avait un peu diminué.

Enfin jusqu’à 11H00, lorsqu’il a «  trébuché » ( c’est lui qui le dit) dans l’escalier et qu’il en a descendu l’intégralité sur la tête, le dos, les jambes sous nos yeux effarés.

Trop loin pour le rattraper je me suis contenté d’assister à la chute en hurlant, c’était trop pour moi après ces dernières 48 heures d’inquiétude ! Mes jambes ne me portaient plus, j’étais incapable d’aller le ramasser,  et je l’ai un peu plus terrorisé car je ne pouvais plus m’arrêter de crier.  C’est donc Mr Poux qui l’a récupéré et qui m’a forcée à m’asseoir car Petit Monstrou voulait être avec moi.

Lorsque au prix d’un immense effort j’ai réussi à me calmer je lui ai demandé où il avait mal (persuadée qu’il était cassé de partout) : « j’ai pas de bobo, je voulais juste que tu me rattrapes ».

En fait il avait une seconde bosse sur la partie encore intacte du front et un peu mal à une cheville mais rien de plus et l’ancienne bosse a continué de rétrécir, lentement mais surement.

Depuis :

-j’ai demandé une pension alimentaire à Pierre Richard car je suis certaine que mon fils est le digne descendant du «  Grand blond à la chaussure noire » ou de «  la chèvre ».

-j’ai laissé un gentil petit message sur le site de l’hôtel de Tunisie pour les prévenir que leurs abruties d’animatrices étaient dangereuses, inconsciente, incompétentes…

– Et bien sur j’ai de nouveau acheté des actions chez Hémoclar dont je suis une des plus grosses clientes.

Dernier soir en Tunisie, nous sommes un peu tristes de repartir dès le lendemain mais aussi soulagés que tout se soit bien passé et bien plus reposés et détendus que l’été dernier.

Mr Poux boucle les valises tandis que je couche les enfants quand je vois une marque rouge sur le front de Petit Monstrou. C’est rond, un peu gonflé mais pas trop, impossible de savoir s’il s’agit d’une bosse ou d’une (grosse) piqûre de (gros) moustique qui aurait provoqué une (grosse) réaction.

Je questionne Petit Monstrou qui ne se souvient plus s’il est tombé ou s’il s’est cogné, dans le doute je mets deux sortes de crèmes sur la rougeur : une pour les piqûres et une pour les coups et bosses.

Naïve je me dis que s’il avait fait une grosse chute au mini-club les animatrices me l’auraient dit…Takacroire !

Complètement indifférents à la victoire de l’Espagne ce soir là, on se couche car la journée suivante promet d’être longue et pénible : bus, attente, avion, attente des bagages, navette, et minimum une heure de voiture pour rentrer chez nous selon l’état du trafic.

Le lendemain juste au moment de prendre le bus, je me rends compte que la bosse à un peu gonflé, trop tard pour remettre de l’Hémoclar, le tube est dans la valise. Je fais remarquer à Mr Poux que normalement une bosse ça diminue au fil des heures mais bon, avec Petit Monstrou on peut s’attendre à tout !

Quelques heures plus tard, alors que Petit Monstrou se penche contre le hublot pour voir la terre d’en haut, je constate, grâce à la luminosité plus forte à cet endroit là, que la bosse est devenue énorme. Je ne peux rien faire d’autre que de la bile et croyez moi j’en fais… ça tourne à toute vitesse dans ma tête : «  qu’est-ce qu’il nous a encore inventé ? ». Au passage je maudis ces imbéciles d’animatrices qui n’ont pas été foutues de nous dire que notre Monstrou était tombé sur la tête. C’est grand Monstrou qui me l’a confirmé, il est tombé sur la tête, sur une grosse pierre…Ben oui, tomber seulement sur le sol aurait été d’un banal… Je n’ai pas vu le lieu de la chute, mais je suis certaine qu’il n’y avait qu’UNE SEULE pierre. C’est bien entendu à cet endroit là qu’il a « choisi » de tomber !

De retour à la maison je le tartine d’hémoclar et cette fois je dois faire presque la moitié du front et une partie des cheveux. Je ne suis pas rassurée du tout en me couchant et je l’ai « chatouillé » plusieurs fois dans la nuit pour vérifier que tout allait bien.

Le lendemain il se lève en même temps que moi ( traduction : c’est lui qui m’a sortie du lit ) et se montre d’excellente humeur. Nous prenons notre café-chocolat tous les deux dans la pénombre de la maison et ce n’est qu’une demi-heure plus tard lorsqu’il me suivra dans le jardin pour étendre la première d’une longue série de panières de linge que je constaterai l’étendue des dégâts.

Au soleil on dirait elephant-man ! La bosse est maintenant toute rouge, d’un diamètre de 5 cm elle descend jusqu’au dessus de son œil. Mr Poux muni, comme chacun sait, d’un formidable sens de l’observation me dit «  ça ce n’est pas normal ». noooon ? Sans déconner ? Pas normal ? t’es sûr ?

Je suis déjà au bord de l’apoplexie, mon tout petit est abîmé, ces connasses d’animatrices me l’ont cassé et si ça se trouve il va avoir plein de séquelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres. On part consulter immédiatement.

Aussi positive que de coutume, j’envisage donc le pire durant les vingt minutes de trajet pour les urgences. Nous arrivons aux urgences pédiatriques et là, après m’avoir dit que mon minuscule poussin, mon «  tout-petit » ne dépendait plus de ce service là (trop grand qu’elles ont dit), l’une des infirmière me dit «  en effet c’est une grosse bosse, on lui fera surement passer un ptit scanner pour vérifier s’il n’y a pas une poche de sang la dessous ».

Dire que je n’en menais pas large est un euphémisme car rien qu’au mot scanner, j’ai manqué défaillir dans le hall, en même temps, vu mon grand âge si j’étais tombée dans les pommes aux urgences pédiatriques on m’aurait surement laissée sur place : trop vieille on vous dit !

Petit Monstrou lui par contre est en pleine forme, il sait qu’il vient montrer sa bosse qui n’est pas «  comme d’habitude » (et pourtant il en a collectionné un paquet déjà), mais il panique un peu en arrivant aux vraies urgences.

Il faut dire qu’on arrive juste après une pauvre mère en larmes qui explique tout ce que son fils allongé dans un brancard a ingurgité comme médicaments. Le jeune homme a en effet l’air bien «  parti » et Petit Monstrou me dit «  il n’a pas l’air en forme le monsieur ». Ca l’impressionne tellement qu’il ne veut plus du tout montrer sa bosse et me tire le bras pour repartir. J’avoue que même si je compatis beaucoup pour la pauvre dame, j’espère qu’ils seront rapidement pris en charge pour éviter de trop bouleverser mon petit blessé.

Notre tour arrive, il faut d’abord donner tous les papiers mais comme on est déjà clients ( 2 points de suture à 22 mois dont un qu’il a arraché dans la nuit parce qu’il le « gênait » ) mon Monstrou est déjà fiché et ça va très vite. Ce qui ne va pas vite par contre, c’est l’attente dans une salle pour voir un docteur, ou du moins être VU par un docteur (parce que c’est bien de ça qu’il s’agit ! ).

A défaut d’être zen, je suis organisée (enfin sur ce coup là), j’ai embarqué en partant une provision de livres, le doudou pour réconforter, de l’eau, et même des petits gâteaux que je n’oserai pas lui donner de peur qu’on doive l’opérer d’urgence (toujours mon côté positif).

Après avoir lu tous les livres dont certains deux fois, cherché plein de mots commençant pas L, par T etc. On fait les couillons dans la salle et on est en pleine partie de «  pirates en exploration » lorsque la doctoresse arrive DEUX HEURES TRENTE plus tard.

Je pense qu’elle n’a pas touché mon fils une seule fois, elle était trop loin pour cela, elle m’a dit qu’elle l’avait entendu jouer, rire, parler et que puisqu’il n’avait pas vomi ni perdu connaissance TOUT ALLAIT BIEN et elle m’a dit de mettre de l’hémoclar et de la glace sur cette vilaine bosse qui allait finir par se résorber.

Bien entendu j’ai oublié de demander comment elle expliquait que cette bosse grossisse au lieu de diminuer et je suis rentrée à demi rassurée. Et si elle s’était trompée ?

Nous l’avons surveillé toute la journée comme de l’huile sur le feu histoire qu’il ne nous fasse pas une nouvelle cascade et le soir nous avons constaté dépités que l’hématome-bosse descendait effectivement jusqu’à son oeil. Je l’ai de nouveau embêté dans la nuit pour vérifier si tous les reflexes étaient là et le lendemain : HOURRA la bosse avait un peu diminué.

Enfin jusqu’à 11H00, lorsqu’il a «  trébuché » ( c’est lui qui le dit) dans l’escalier et qu’il en a descendu l’intégralité sur la tête, le dos, les jambes sous nos yeux effarés.

Trop loin pour le rattraper je me suis contenté d’assister à la chute en hurlant, c’était trop pour moi après ces dernières 48 heures d’inquiétude ! Mes jambes ne me portaient plus, j’étais incapable d’aller le ramasser, et je l’ai un peu plus terrorisé car je ne pouvais plus m’arrêter de crier. C’est donc Mr Poux qui l’a récupéré et qui m’a forcée à m’asseoir car Petit Monstrou voulait être avec moi.

Lorsque au prix d’un immense effort j’ai réussi à me calmer je lui ai demandé où il avait mal (persuadée qu’il était cassé de partout) : « j’ai pas de bobo, je voulais juste que tu me rattrapes ».

En fait il avait une seconde bosse sur la partie encore intacte du front et un peu mal à une cheville mais rien de plus et l’ancienne bosse a continué de rétrécir, lentement mais surement.

Depuis :

-j’ai demandé une pension alimentaire à Pierre Richard car je suis certaine que mon fils est le digne descendant du «  Grand blond à la chaussure noire » ou de «  la chèvre ».

-j’ai laissé un gentil petit message sur le site de l’hôtel de Tunisie pour les prévenir que leurs abruties d’animatrices étaient dangereuses, inconsciente, incompétentes…

– Et bien sur j’ai de nouveau acheté des actions chez Hémoclar dont je suis une des plus grosses clientes.

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