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Va te faire…restructurer !

Cher Monsieur le nouveau Chef du Poux,

Avant tout je tiens à vous féliciter pour votre nouveau poste ( NDLR : toujours commencer par caresser dans le sens du poil) et votre immense motivation ( doubler le chiffre d’affaire SANS augmenter les effectifs c’est illusoire- inhumain-culotté,-abusif-tout à votre honneur  –rayez la mention inutile-).

Sachant qu’après des années de bons et loyaux services votre prédécesseur a été collé dans un « placard » je vous assure du soutien total et illimité de notre famille (enfin surtout celui du Poux) jusqu’à ce que vous y soyez « rangé » aussi.

Donc pour marquer votre territoire fêter votre arrivée, vous avez annoncé une grande restructuration des équipes, reformulation des objectifs ( multipliés par deux donc…) et injecté une bonne dose de pression à vos équipes déjà totalement pressurisées ( entre autres par la restructuration annuelle de décembre /janvier).

Chef d’équipe moi-même ( deux monstroux et un poux) je connais les bienfaits d’un peu de stress voire de chantage pour faire évoluer ou coopérer les membres de mon entreprise (range ta chambre où je sors le sac poubelle). Ceci dit, je voudrais attirer votre attention sur deux ou trois petites choses qui me chagrinent actuellement.

Il semble que les performances du Poux au sein de votre entreprise soient inversement proportionnelles avec ses performances dans la mienne.

-          Lorsque vous avez gracieusement libéré le Poux-ratatiné vendredi dernier, ses fils ne l’avaient  pas vu depuis trois jours, ils le croyaient reparti à l’étranger…

-          D’ailleurs, j’ai été aussi surprise qu’eux de le voir arriver en plein jour, j’ai cru que vous l’aviez viré !

-          Samedi, Petit Monstrou s’est senti obligé d’indiquer le chemin de l’école à son père de peur de ne jamais arriver à la kermesse.

-          Pendant ladite kermesse le Poux n’a absolument pas reconnu l’enseignante qui s’occupe de son fils toute la semaine et du coup il a papoté avec toutes les « brunes qui tenaient un stand » (dans le doute…).

-          Lorsqu’il doit écrire un mot à l’enseignante de Grand Monstrou, Mr Poux prépare une « présentation Power Point » avec des graphiques et des schémas  puis me demande son e-mail.

-          Le dimanche c’est à moi de me coltiner l’entrainement de foot dans le jardin parce que le Poux se prépare pour le lundi avec vous.

-          Le soir il s’étonne que je lui dise «bonne nuit» au lieu de « bonsoir mon chéri » alors que j’ai péniblement veillé jusqu’à 22h30 espérant le croiser avant d’aller me coucher.

-          Lorsqu’il a terminé de préparer sa journée du lendemain jusqu’à… déjà le lendemain,  il me réveille en se couchant pour un torride câlin parce qu’il est tellement crevé qu’il ronfle dès la tête posée sur l’oreiller.

-          Le matin (seul moment où il voit les enfants) il est déjà absorbé dans ses « présentations » et autres « workshop » à venir, il ne FAUT pas lui parler…

-          D’ailleurs il entretient une relation presque sensuelle avec la cafetière pour tenir le coup, je suis donc, presque jalouse…

Je fais donc appel à la solidarité entre « managers » pour vous demander d’accélérer un peu le mouvement de votre restructuration afin que nous récupérions notre tiers de Papa/mari, ce dernier ayant déjà deux jobs ( pour le prix d’un) chez vous !

Pestouillement

Bealapoizon

 

Pour virginie B, j’ajoute une photo de mon Poux en plein travail, il est beau quand il est concentré n’est-ce pas ?

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Angoissée, moi ?

Je sais, je sais, j’ai du retard sur ce blog ! Le petit 3 du billet «  j’aime pas tes potes » est toujours en mode brouillon, parce que j’ai un peu peur de me fâcher avec tout mon village et parce qu’il risque d’être long !

J’ai aussi une fiction pour le jeu d’écriture à terminer mais je suis un peu en mode hibernation cette semaine.

Est-ce le fait que j’ai couru ( nan pas des footings, ça va pas la tête !) toute la semaine dernière ET ce week-end ?

Est-ce ce temps de merde ( y’a vraiment pas d’autre mot) ?

J’ai beau avoir des milliers de choses à faire, je ne pense qu’à me replonger sous ma couette !

Pour vous faire patienter,  sur une idée de Oum et ses angoisses de Maman, je vous mets une petite photo de Grand Monstrou. Oui, pour la première fois vous allez découvrir l’un des amours de ma vie !

Il est beau non ?

Et pour en revenir au titre, sachez que si ça ne tenait qu’à moi, il s’agirait de la première et dernière fois que Grand Monstrou enfourchait un tel engin ! déjà que je trouve que le vélo ça va trop vite… D’ailleurs je ne lui ai toujours pas retiré les stabilisateurs et j’envisage de lui laisser jusqu’à ses 10 ans ! Mais nous en reparlerons plus tard !

Bonne journée et je reviens vite… ou pas :-)

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Archive :La couleur du stress.

Texte publié le 3 Septembre dernier lors de la première rentrée de Petit Monstrou… Cette année je suis un peu plus zen… quoique… Petit Monstrou aura-t-il une enseignante qui saura prendre en compte sa personnalité quelquefois un peu compliquée ? Comment Grand Monstrou affrontera-t-il la rentrée à la Grande École ?

En attendant… voici un petit souvenir, dédié à toutes les mamans qui franchiront pour la première fois le portail de l’école maternelle  et surtout à leurs  » grands-petits » :-)


La couleur du stress

Si le stress était coloré, visible à l’œil nu, on aurait pu en voir des nuages entiers dans les diverses classes de la maternelle ce matin.

Qu’il soit enfantin ou parental, le stress était partout, même chez les « grands » qui alternaient entre l’inquiétude de la
nouvelle classe et l’impatience de retrouver les copains.

De quelle couleur serait le stress s’il en avait une ? Rouge c’est pour la colère, vert la rage, bleu la peur, blanches sont les nuits passées à s’angoisser pour ses enfants (et elles sont nombreuses). Jaune c’est le rire un peu coincé d’une Maman qui va laisser son dernier « petit » et qui lui dit que tout va bien se passer alors qu’il a clairement des idées noires !

C’était mon cas ce matin, après six mois passés à attendre THE fameuse rentrée de Petit Monstrou, j’ai eu bien du mal à le laisser commencer sa nouvelle vie, oublier les jupes jeans de Maman et entrer de plein pied dans la mini société qu’est l’école.

Rien qu’en entrant dans la classe, la tension était palpable, les parents un peu figés, ne sachant comment laisser leur enfant en larmes dans ce lieu  hostile inconnu. Petit Monstrou lui, depuis deux ans qu’on emmène et qu’on récupère son frère connait bien l’école, les enseignantes et même certains enfants. Ça ne l’a pas empêché de s’agripper à moi à m’en faire mal au cou lorsqu’il s’est rendu compte que beaucoup d’enfants pleuraient.

Heureusement Mr Poux était là ( Nell, arrête de dire qu’il est formidable c’est quand même la moindre des choses pour la première rentrée de son fils !). Grace à ses bras musclés ( rooo la fayote ) il a réussi à décrocher la mini sangsue petit monstrou de mon cou, et a plaisanté avec lui pendant que je fuyais ( lâchement) verser ma petite larme dans le couloir.

Bon, mais de quel couleur est donc le stress ? Ca ne peut pas être orange qui est une couleur de joie, d’été et de dynamisme, peut-être un violet sombre, comme parfois se teinte le ciel avant un gros orage. Car après tout quand on ressent un gros stress, c’est souvent annonciateur d’un « orage » dans notre vie.

En tout cas c’est le rose qui primait sur les joues de mon petit bonhomme lorsque je l’ai récupéré à midi,
et quel bonheur de l’entendre dire dans la voiture « mais je vais y retourner QUAND à l’école » ? Un soupçon d’impatience dans la voix.

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Je n’aime pas Rambouillet !

-          Parce que les prix y sont 10% plus chers qu’à Chartres qui est exactement à la même distance de chez moi.

-          C’est peut-être parce que c’est la ville d’île de France ou l’on paie le plus d’ISF (potin gratuit et non vérifié), mais pour moi c’est une ville de «  bourges ». Il n’y a qu’à voir la différence entre les routes lorsqu’on passe du 28 au 78 c’est flagrant ( photo à venir).

-          Et surtout parce que Grand Monstrou y est hospitalisé depuis mercredi.

Alors je ne sais pas si c’est l’inquiétude, la fatigue,  les allers-retours entre Grand-Monstrou à Rambouillet et Petit Monstrou dans notre village, le sale matelas mou qu’ils m’ont prêté loué, ou s’ils mettent une substance anesthésiante pour les neurones dans leur immonde café, je ne peux plus bloguer/écrire/traduire ou réfléchir !

Deux heures que je regarde Grand Monstrou dormir du sommeil du juste (enfin !)  et que je suis incapable d’aligner deux mots.

Je me demande même s’ils ne m’ont pas droguée pendant que je dormais tellement j’ai le neurone avachi, le cerveau en berne et la matière grise très certainement décolorée à force de ne pas servir ! (qui à dit : «  ouais mais les femmes au foyer n’ont pas besoin de matière grise » ?).

Donc je reviendrai plus tard vous raconter nos aventures Tunisiennes, Rambolitaines et autres… et j’envisage de créer une nouvelle catégorie  » scoumoune » !

Pour celles et ceux qui s’inquièteraient pour mon Grand Monstrou, il est hospitalisé pour un «  rhume de hanche » (Si ! Ca existe, ils ne l’ont pas inventé rien que pour nous) et après avoir beaucoup souffert la première nuit, il va un peu mieux…

En attendant que je trouve un truc qui fonctionne dans ma boite crânienne,  n’hésitez pas à faire vivre ce blog grâce à vos innombrables commentaires !

A bientôt …

L'engin de torture

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Pérégrination Tunisiennes : the last one !

Grand Monstrou s’est rendormi vers 3h00 du matin, abandonnant l’idée de boire, et je ne dors que d’une oreille, folle d’inquiétude pour lui et pour les heures à venir.

A 6H00 il pleure et demande à boire, réveillant son frère qui lui déborde d’énergie et surtout d’enthousiasme à l’idée de rentrer chez « son grand père ». Petit Monstrou n’a pas du tout apprécié le concept du club enfant ( moi siiiiiiii), et depuis trois jours il nous bassine avec son « gros avion » et le fait qu’il préfère partir en vacances à Jonzac parce que « le club c’est pas bien pour moi ».
Grand Monstrou boit un peu et se rendort, plus gris encore qu’hier, tout raplapla, il n’a même plus la force de râler lorsque je l’empêche de boire plus que deux gorgées.
Pour qu’il se repose tranquillement j’emmène Petit Monstrou déjeuner, faire de la balançoire, se promener… Nous repassons régulièrement par la chambre pour prendre des nouvelles, et bien que Petit Monstrou fasse beaucoup d’efforts
pour ne pas faire de bruit et laisser son grand frère se reposer, il est tellement content de reprendre l’avion et de rentrer en France qu’il ne peut contenir ses exclamations de joies.
J’ai ramené des serviettes en papier du restaurant pour rafraichir le front et les joues de Grand Monstrou, cela sera plus pratique que mes petits cotons, il est tellement fiévreux qu’il faut remouiller le tout, toutes les deux minutes. C’est dans ces moments là que je suis contente de ne jamais avoir de thermomètre car je pense que j’aurais vraiment paniqué, si j’avais eu une idée exacte de sa température.
Vers 10H00, nous retentons l’antibiotique et là, bien que non croyants tous les deux, Mr poux et moi avons supplié tous les dieux du monde de laisser passer le médicament. Y’en a forcément un qui nous a entendu, car Grand Monstrou n’a rien recraché et s’est rendormi : yesssssssssss !
Sauf que : l’heure de prendre le bus approchant il faut maintenant le transporter jusqu’à la réception de l’hôtel, Mr poux le porte donc jusqu’à un canapé tandis que je suis avec Petit monstroux et nos quatre sacs à dos (qui a dit « telle une mule « ?). On l’allonge, il dort à moitié, ne parle plus du tout sauf pour demander de l’eau de temps en temps, je le rafraichis à l’aide de serviettes en papiers le plus souvent possible.
Je ne pense pas qu’il se soit rendu compte qu’on l’avait changé de lieu, mon Grand Monstrou est complètement KO ! Lui si bruyant d’habitude, si dynamique, expansif, parfois même exaspérant avec ses cris et imitations d’animaux en tous genres, ne souffle mot : assommé par la fièvre.
Nous n’en menons pas large et sans nous le dire nous envisageons le pire : va-ton pouvoir le transporter en avion ?
Va-t-il supporter et surtout va-t-il être accepté dans cet état ? Et là, il se met à trembler de partout, doucement d’abord puis un peu plus violemment.
AU SECOUUUUUUUUUUURS : il va faire des convulsions, il va se griller le cerveau et je ne me souviens plus ce que j’ai appris dans mes cours de secourisme en cas de convulsions. Mon unique et dernier neurone fonctionne à toute allure : mettre en position latérale de sécurité, appeler les secours … Naaaaaaaannn je ne veux pas qu’il soit hospitalisé ici, je veux RENTREEERRRRRRRR dans ma bonne vieille France, avec des médecins qui parlent notre langue, de l’eau potable à chaque robinet !
Les tremblements s’arrêtent, Mr poux et moi n’avons plus aucune couleur, nous sommes hagards, traumatisés, dans ce hall d’hôtel, une contre-publicité parfaite pour les vacanciers qui arrivent juste et nous regardent interloqués.
Le voyage en bus ne s’est pas trop mal passé, les monstroux ont dormi tous les deux et nous rafraichissions régulièrement les « cataplasmes » de fortune du visage de Grand Monstrou.
A l’aéroport : dilemme, il nous faut arriver jusqu’au comptoir d’enregistrement avec : un poids « mort » de 20 kilos, trois grosses valises, quatre sacs à dos et un petit monstrou surexcité qu’on ne pouvait pas lâcher de peur qu’il ne se perde.
C’est là que j’ai béni Mr Poux ( si si ça m’arrive) d’être passé par une agence de voyage. A l’entrée de l’aéroport il y avait une représentante de notre agence pour nous « guider », des fois qu’on soit devenus complètement « neuneus » pendant nos vacances et qu’on ne sache plus lire un panneau d’affichage.
J’ai expliqué mon cas et demandé si elle ne pouvait pas nous trouver une chaise roulante pour transporter mon grand malade. Et là, tout s’est accéléré, en deux minutes, Grand Monstrou était installé et « roulé » par un employé de l’aéroport, nous avons doublé tout le monde à l’enregistrement, pris un ascenseur de service pour accéder au contrôle de sécurité.
Pas le temps de fumer la clope pourtant tant attendue, en ces moments de stress et de fatigue, pas le temps non plus de jeter nos bouteilles, de planquer nos briquets ou de sortir l’ordonnance que j’avais consciencieusement préparée pour justifier le transport de médicaments dans mon sac.
Nous sommes passés avec TOUT : cure-dent dans la poche (pour éborgner le pilote), bouteilles d’eau (pour noyer les hôtesses), briquets ( bruler les pieds du co-pilote), médicaments en tout genre (empoisonner la totalité des passagers).
Bien sur, à ce moment là, ça m’arrangeait bien de me débarrasser de toutes les formalités aussi vite, mais n’empêche qu’au niveau « sécurité » c’était un peu léger ! Je suis bien consciente que les terroristes prennent rarement l’avion qu’ils vont faire sauter avec leurs propres enfants mais quand même !!!
A son grand regret, Grand Monstrou ne se souvient absolument pas de son « voyage » en chaise roulante, il ne s’est rendu compte de rien tant il était abattu, mais nous avions bon espoir : l’antibio était resté et il a même grignoté deux petits morceaux de croissant imbibés d’eau.
En attendant l’avion, j’ai promené Petit Monstrou en long et en large dans la zone d’embarquement, nous avons même pu aller fumer, juste sous le panneau l’interdisant parce que c’est à cet endroit là qu’il y avait un cendrier, et parce que c’était « interdit mais toléré » !
Nous sommes montés dans l’avion les premiers car nous avons été transportés en camion élévateur pour hisser Grand Monstrou dans sa chaise, et les hôtesses nous ont installés au second rang pour que nous n’ayons pas tout l’avion à traverser.
Bien que ça se passe moins mal que prévu, nous étions toujours très inquiets, Grand Monstrou était toujours fiévreux et la déshydratation rodait. Lorsque, avant le décollage, nous avons de nouveau tenté de lui donner un doliprane, nous étions dans un tel état de stress que nous avons décidé que si celui-ci ne passait pas, ou ne faisait pas baisser la température, ce serait visite des urgences à l’arrivée.
OUF , le doliprane est resté, les serviettes humides sur le visage de Grand Monstrou l’ont un peu rafraichi et on a même entendu le son de sa voix en fin de vol. Depuis ce matin qu’on ne voyait plus ses (superbes) yeux verts, il les ouvrait maintenant un tout petit peu et à même demandé à ce qu’on lui lise une histoire.
Je pense que tout l’avion a entendu nos deux grands soupirs de soulagement : s’il demandait une histoire c’est qu’on était sur la bonne voie (alléluia) !!
Puisque nous étions monté dans l’avion avec une chaise roulante, le personnel volant avait d’office demandé la même chose pour l’atterrissage. Rebelote, on descend les derniers mais on passe par les « raccourcis » de service et on double tout le monde à la douane.
J’étais en train de dire au charmant Monsieur qui roulait mon Grand Monstrou que si mon Papa qui venait nous chercher nous voyait arriver comme ça on risquait l’infarctus, lorsque nous l’avons vu juste en face de nous. Le petit malin de Papounet avait joué de ses relations avec les douaniers pour pénétrer dans la zone de récupération des bagages et s’inquiétait de ne pas nous voir arriver.
Lorsqu’il nous a vu, il était au téléphone avec Mamina, lui disant qu’on avait du rater l’avion, et là il lui dit « les voilà, Grand Monstrou est en chaise roulante » et il lui raccroche au nez !
Je n’ose imaginer la tête, les palpitations, l’angoisse de ma pauvre mère pendant les 5 mn qui ont suivi, avant qu’on ne la rappelle pour lui expliquer ce qui arrivait vraiment ! ( haaa les hommes et leur tact légendaire !).
A ce stade, Grand Monstrou était moins fièvreux et nous avons décidé de rentrer sans passer par la case « urgences », et croyez moi si vous le voulez, après un second antalgique dans la voiture, lorsque nous sommes arrivés chez mes parents : Grand monstrou a recommencé à jouer, parler et même crier dans le jardin.
Il lui a quand même fallu plusieurs jours pour se remettre et on le sentait bien fatigué par cette forte fièvre de 36 heures. Nous aussi, avons mis plusieurs jours pour nous remettre de nos supers vacances si reposantes et relaxantes !
On repart mi-août…
Chéri ? Tu ne crois pas qu’il faudrait se reposer AVANT les vacances ?
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Pérégrinations Tunisiennes # 4 (première partie)

Après toutes ces « émotions » la semaine se déroule normalement, du moins comme nous l’avions prévue : beaucoup de repos, de baignades et de lecture jusqu’au dernier jour.

Donc le dernier jour …

Mr Poux m’a offert un massage au spa de l’hôtel , je le retrouve au bord de la piscine, archi détendue, toute zen ! On se boit un ptit cocktail maison pour fêter notre dernière heure de tranquilité avant de récupérer les monstroux au club
enfants, et d’enchainer sur notre dernière soirée : bagages plus spectacle de Grand Monstrou.

Nous sommes en train de nous rafraichir dans la piscine lorsque Mr Poux me dit « tiens voilà Grand Monstrou ». oh oh !!! Problème à l’horizon, il est 16H30 il n’est absolument pas normal qu’on le croise maintenant, puisque son groupe est censé répéter pour le spectacle. En effet, il ne s’agit pas du groupe, mais de Grand Monstrou, seul, avec une animatrice qui nous fait signe. Mon grand Monstrou que je complimentais justement ce matin pour son beau bronzage est tout gris, limite vert.

A ma vue il fond en larmes et l’animatrice nous explique qu’il vient de renvoyer tout son déjeuner. Il est bouillant mais je ne panique pas, je le rassure en lui disant que c’est juste « un coup de chaud », « un doliprane et une bonne sieste et ça ira mieux ».
TAKACROIRE !! Le doliprane a du rester dans son estomac environ deux minutes trente avant de repartir (avec élan) sur son lit. On change ses draps, (Mr poux n’en aura pas pour la nuit), on le couche et il s’endort.
C’est l’heure de récupérer petit Monstrou que j’emmène à la piscine pour sa dernière baignade avant le grand départ, il n’y a pas de raison qu’il soit pénalisé parce que son frère est malade.
Lorsque nous rentrons à la chambre, Grand Monstrou n’a guère meilleure mine, mais il se plaint de la soif, nous décidons de retenter une dose de Doliprane qui repart aussi sec. Ca y est je ne suis définitivement plus zen, à la chaleur qu’il fait, si on ne parvient pas à faire baisser la température de Grand Monstrou, et si on ne peut pas le faire boire non plus :
c’est la déshydratation assurée !
Je cours à l’infirmerie demander un anti-vomitif, mais l’infirmier ne peut rien me donner sans prescription mais « c’est votre jour de chance Madame, le docteur est là aujourd’hui » ( mon jour de chance ? Je ne parierai pas, mais bon, restons positive ). Je repars donc chercher mon grand malade pour qu’il soit vu par un médecin et qu’on lui administre enfin un anti-vomitif.
Après une auscultation sans aucune douceur (la doctoresse ne doit pas encore avoir d’enfant) le verdict tombe : c’est une belle angine ! Là quand même je note qu’il n’y a que le corps médical pour parler d’une « belle » angine, nous les mamans on dit plutôt « grosse », « méchante » angine, « saleté de » scarlatine etc. Mais bon, peut-être qu’à la fac de médecine on leur apprend que donner un adjectif positif à une maladie aide à la guérison du patient ?!?
La course continue, les médicaments prescrits ( dont le fameux anti-vomitif) arriveront dans trente minutes mais j’ai un ptit monstrou affamé. Nous recouchons Grand Monstrou et nous courrons ( encore !) jusqu’au restaurant où Petit Monstrou aura exactement 24 minutes pour dîner, ce qui,dans son cas, sera un vrai miracle. Mr Poux jeûne en surveillant Grand Monstrou qui s’est rendormi. Je ne mange pas non plus, je me contente de servir Petit Monstrou et de le motiver pour qu’il mange vite et bien !
20H00 retour à la chambre avec les médicaments,administration de l’antivomitif.

20H15 l’anti-vomitif est passé, on tente l’antibiotique.Grand Monstrou est un peu plus réveillé et nous demande quand on va dîner. Là,nous espérons très fort revenir à une soirée à peu près normale et préparons Grand Monstrou pour le restaurant en promettant à Petit monstrou un second dessert puisque lui a déjà diné.

FATAL ERROR ! L’anti-vomitif et l’antibiotique atterrissent sur mon lit ( fin des draps pour moi aussi ).
Grand monstrou se recouche, traumatisé par cette fracassante expulsion tandis que nous épongeons tant bien que mal mon lit. (à mon avis je vais dormir avec des boules quiès dans le nez !).
Je commence à m’inquiéter de plus en plus pour la nuit à venir.
pour la fin c’est par
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La couleur du stress.

Si le stress était coloré, visible à l’œil nu, on aurait pu en voir des nuages entiers dans les diverses classes de la maternelle ce matin.

Qu’il soit enfantin ou parental, le stress était partout, même chez les « grands » qui alternaient entre l’inquiétude de la
nouvelle classe et l’impatience de retrouver les copains.

De quelle couleur serait le stress s’il en avait une ? Rouge c’est pour la colère, vert la rage, bleu la peur, blanches sont les nuits passées à s’angoisser pour ses enfants (et elles sont nombreuses). Jaune c’est le rire un peu coincé d’une Maman qui va laisser son dernier « petit » et qui lui dit que tout va bien se passer alors qu’il a clairement des idées noires !

C’était mon cas ce matin, après six mois passés à attendre THE fameuse rentrée de Petit Monstrou, j’ai eu bien du mal à le laisser commencer sa nouvelle vie, oublier les jupes jeans de Maman et entrer de plein pied dans la mini société qu’est l’école.

Rien qu’en entrant dans la classe, la tension était palpable, les parents un peu figés, ne sachant comment laisser leur enfant en larmes dans ce lieu  hostile inconnu. Petit Monstrou lui, depuis deux ans qu’on emmène et qu’on récupère son frère connait bien l’école, les enseignantes et même certains enfants. Ça ne l’a pas empêché de s’agripper à moi à m’en faire mal au cou lorsqu’il s’est rendu compte que beaucoup d’enfants pleuraient.

Heureusement Mr Poux était là ( Nell, arrête de dire qu’il est formidable c’est quand même la moindre des choses pour la première rentrée de son fils !). Grace à ses bras musclés ( rooo la fayote ) il a réussi à décrocher la mini sangsue petit monstrou de mon cou, et a plaisanté avec lui pendant que je fuyais ( lâchement) verser ma petite larme dans le couloir.

Bon, mais de quel couleur est donc le stress ? Ca ne peut pas être orange qui est une couleur de joie, d’été et de dynamisme, peut-être un violet sombre, comme parfois se teinte le ciel avant un gros orage. Car après tout quand on ressent un gros stress, c’est souvent annonciateur d’un « orage » dans notre vie.

En tout cas c’est le rose qui primait sur les joues de mon petit bonhomme lorsque je l’ai récupéré à midi,
et quel bonheur de l’entendre dire dans la voiture « mais je vais y retourner QUAND à l’école » ? Un soupçon d’impatience dans la voix.

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