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Si tu vas en Cardio…

Si tu vas en cardioooooooo, N’oublie pas dans ton sac à dos… ( sur l’air de Rio)

 

Ta robe de chambre : sache-le, futur patient d’un service cardiologie, tout le personnel sera absolument traumatisé, voire obsédé par la nouvelle si tu n’as pas amené de robe de chambre ! On pourra même chuchoter devant ta chambre « c’est celle qui n’a pas de robe de chambre ». C’est peut-être lié au fait que les seules chemises de nuit qu’ils sont capables de fournir ne cachent absolument rien devant et sont grandes ouvertes derrière… Mais que fait la sécu bon sang ! Filez plus de tissus aux hopitaux !

Tes boules Quiès : Parce qu’en service de cardiologie, ils sont habitués à avoir des mamies et des papys alors ils parlent tous très fort en articulant bien, avec des mots simples des fois que tu ne comprennes pas tout. Elles ne te serviront par contre absolument à rien pour dormir, sache que dès que tu auras l’audace de sombrer dans un sommeil réparateur on viendra te prendre la tension, te palper, te poser une question… Si par contre tu ne dors pas, sois rassuré, personne ne viendra te déranger, si en plus tu souffres, fais bien attention à l’heure, qu’on se le dise 6H30 c’est pas l’heure, c’est presque le changement d’équipe, le médecin de garde ronfle comme un sonneur, tu n’as qu’à attendre !

Un livre de coloriage : oui, là je te vois dubitatif, sache pourtant, qu’à la troisième personne qui te demandera en bêtifiant si par hasard tu n’as pas « envie de pipi » tu lui secoueras sous le nez en hurlant « naaaaaaaaaan moi vouloir des coloriages titi et là, y’a QUEEEE grosminet ! » (Depuis le temps qu’on te parle comme à un gamin attardé, tu as le droit d’agir en tant que tel).

Toute ta patience ! Et oui, ne me dis pas que tu ne savais pas pourquoi dans les hôpitaux on ne parle pas de « malades » mais de « patients »… C’est parce que ceux qui ne le sont pas on très certainement été transférés à l’asile à force d’attendre : le scanner, les résultats du scanner, l’analyse des résultats, la consultation du spécialiste, le coup de fil dans les autres services pour avis… Je précise pour mes quelques lecteurs qui sont (les pauvres) restés au premier degré ( coucou le corbeau de mon village, celui qui dénonce en cachette) c’est caricatural bien sûr, mais parfois tu te demandes s’il ne vaut pas mieux arriver en pleine forme, le temps qu’ils t’auscultent tous, t’auras bien choppé un truc !

De la bouffe, plein de bouffe : les hôpitaux adorent les gens qui jeûnent, ils te convoquent à 8h00 du mat à jeun pour un exam qui aura peut-être lieu vers 14H00 mais ils te rassurent en te disant que tu mangeras juste après. Résultat, alors que tu es rentré de l’exam à 16H30, à 21H30, quand tu as bouffé la moitié de ton oreiller et envisagé de boire l’eau des plantes, on t’amène un plateau de régime qui te fait presque regretter de ne pas avoir mangé tout l’oreiller ! Mais attention, si tu amènes des provisions planque les, certains « soignants » peuvent se sentir obligé de te les confisquer « pour ton bien » (ben oui les pauvres ont exactement les mêmes plateaux que toi).

Fais bien gaffe si jamais tu dis que tu as mal, on t’interdit immédiatement toute nourriture, « AUKAZOU » il faudrait un examen complémentaire… réfléchis bien avant de te plaindre (ou dîne avant).

Par contre tu peux oublier…

Ta dignité :  ils sont tellement blasés qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont quinze dans ta chambre à parler de ton cas, devant toi et ta foufounette découverte, rasée le matin même par une aide-soignante, exposée là, mais peu importe puisque, comme on parle de toi à la troisième personne comme si tu n’étais pas là, en vrai ta foufounette ne doit pas être là non plus !

Ta montre : c’est beaucoup moins difficile d’attendre deux heures à moitié à poil ( ben oui t’as toujours pas de robe de chambre) dans un couloir si tu n’as PAS l’heure !

Tes rendez-vous : parce qu’il semblerait qu’on sait tous à quel moment on rentre à l’hôpital mais jamais à quel moment on en ressortira…

Enfin je dis ça parce que je suis une « Winneuse », figurez-vous qu’il y a une chance sur 5000* d’avoir une complication pouvant entrainer le décès en passant une toute petite artériographie de rien du tout (faut pas avoir peur madame qu’on m’avait dit) et devinez qui l’a eue ??? Hein ???

Un cas sur 5000 bordel !  Je ne sais pas si j’ai 4999 lectrices, mais si vous avez une « artério » à faire, allez-y détendues, j’ai déjà rempli les statistiques !

Béalapoizon :  re-née ( du verbe renaquir peut-être) il y a tout juste 8 jours !

*chiffre donné par l’une des doctoresses de l’hôpital qui m’a sauvé la vie donc je ne vérifie pas, je lui accorde le bénéfice du doute ! D’ailleurs les impressions décrites dans ce billet concernent pour la plupart le premier hôpital où j’ai séjourné, pas celui où l’on m’a sauvée, celui-là était très différent et mieux évidement :-)

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Taxi Pékinois

Le lundi, pendant que Mr Poux était parti en déplacement professionnel j’ai continué ma visite des « incontournables» lieux et monuments de Pékin.

J’ai d’abord visité le «  Lama Temple »

 

Et puis j’ai beaucoup beaucoup marché pour me promener, m’imprégner de l’ambiance des rues et rejoindre les fameux «  hutongs » qui sont les ruelles historiques de Pékin dont beaucoup ont été rasées durant le plan de réaménagement urbain de la ville et qui sont maintenant protégées par des organismes de protection du patrimoine tel l’Unesco.

Outre le fait que j’ai fait des tours et des détours explorant des ruelles que je n’étais pas censée emprunter j’ai fini par me retrouver très très loin de l’hôtel avec très très mal aux pieds.

La station de métro la plus proche était bien loin de là  et j’étais en train de me demander si j’essayais d’attraper un taxi lorsque l’un deux à failli me rouler sur les pieds. J’aurais du me méfier, mais non, je l’ai hélé, je lui ai montré l’adresse de mon hôtel et nous sommes partis dans une folle course pour rejoindre mon quartier d’adoption.

Sachez que lorsque vous traversez une grosse avenue à Pékin, même si le signal est vert pour les piétons  vous risquez de percuter un des nombreux vélos qui sont partout et considèrent que les feux tricolores sont réservés aux voitures. Visiblement les mobylettes sont également exemptées du code de la route, il n’est donc pas rare que vous deviez vous arrêter en plein milieu de l’avenue sous peine de vous faire rouler dessus. Les taxis non plus ne respectent pas le signal vert des piétons, vous pensez être dans votre droit de  traverser en toute sécurité mais non, en fait dans cette ville, si vous avez besoin de traverser, c’est à vos risques et périls. Si par manque de chance, le feu passe au rouge pendant votre traversée, ne paniquez pas (mais surtout ne bougez pas d’un poil) les voitures vous contourneront, parfois en vous rasant , souvent en forçant le passage à un autre véhicule mais vous ne risquez rien, il semblerait qu’ici «  même quand ça ne passe pas, ça passe ».

Je l’avais très vite remarqué en circulant à pied et je faisais bien attention de toujours traverser en suivant des « locaux » afin de savoir quand il fallait se précipiter, quand il fallait s’arrêter au milieu et surtout où, la politique de circulation semblant être «  le piéton n’est jamais prioritaire ».

Mon taxi driver n’échappait pas à la règle, nous avons essayé d’écraser une bonne vingtaine de personnes sur le trajet, nous avons failli nous manger un bus (c’est gros un bus) qui a fini par s’arrêter à quelques millimètres de ma fenêtre lorsqu’il a compris que notre voiture ne stopperait pas.  Je ne vous parle même pas du nombre de voitures que nous avons frôlées, grillées au virage, poussées sur l’autre voie etc.

Tout cela à grand renfort de coups de klaxon, car d’après ma petite expérience le conducteur Pékinois ne râle pas, ne grogne pas, ni n’insulte, il klaxonne !

Après la dixième collision évitée de justesse, et comme j’étais un peu préoccupée par le fait que mon estomac squattait dangereusement entre ma luette et mes  amygdales, j’ai tenté de lui expliquer que j’étais en vacances et donc pas pressée du tout, mais mon super chauffeur ne parlait pas un mot d’anglais , et lui devait être pressé ou stressé, il a donc continué sa folle course dans le trafic dense de Pékin.

Lorsque nous sommes arrivés (en un temps record) à l’hôtel, je n’avais plus du tout mal aux pieds, j’étais juste verte, prête à déposer un joli « french –vomi »sur mon conducteur  et ce n’est que par souci de la réputation internationale des Français que je me suis contenue.

Le lendemain, et malgré le coût dérisoire d’une course en taxi, j’ai pris le métro !

Et vous ? Vous avez déjà eu le mal des transports à un moment où il ne fallait pas ?

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