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Rouge Tagada

couverture tagada

 

Rouge Tagada* est une superbe BD qui attirera d’abord le regard de  nos pré-ados parce qu’elle est toute rouge. La couverture, la quatrième de couverture, même les pages sont rouges.

Et une fois qu’ils l’auront entre les mains, nos pré-ados ne pourront plus la lâcher avant de l’avoir terminée tant le graphisme est beau et l’histoire douce.

C’est une histoire douce-amère tout de même car il s’agit d’une jeune fille qui tombe amoureuse d’une autre. Point de voyeurisme, point de jugement, juste les faits, un coup de foudre que l’on croit amical et qui en fait, est vraiment de l’amour.

L’auteur : Charlotte Bousquet  s’est confrontée d’une main de maître à un sujet difficile à aborder avec les adolescents, à une période où ils ne savent pas forcément où ils en sont, côté sentiments.

Et les sentiments traversent les pages, c’est une bande dessinée pleine d’émotions, de douceur mais aussi de réalisme. Je suis allée en classe avec Alex et Layla et je suis sûre que vous aussi.

Bien sûr, cette bande dessinée de Gulf Strean Editeur plaira plus aux filles puisqu’il y a deux héroïnes, mais elle a sa place dans toutes les bonnes bibliothèques ( message subliminal à mes deux cheftaines de biblio préférées).

 planches tagada

Rouge Tagada par  Charlotte Bousquet et Stephanie Rubini

Gulf Stream éditeur

15 Euros

Et pour ceux et celles qui comme moi adorent les fraises tagada, prévoyez le stock avant d’ouvrir la BD car vous aurez forcément envie d’en croquer à un moment ou à un autre pendant votre lecture.

 

*BD offerte par l’éditeur : Merci !

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Seras-tu encore là ?

Aujourd’hui je prête le clavier à  Lil’ Mum car elle avait besoin de s’exprimer sans que sa famille n’en soit blessée ou qu’elle ne la juge pour son écrit.

Son texte fait suite à un autre billet que vous pouvez lire sur son blog, c’est à elle :

 

Il y a 5 mois, alors que tout allait pour le mieux et que tu te sentais bien, la sentence est tombée : les métastases prenaient possession de ton corps.

Le traitement n’a pas été long à mettre en place, au vu de ton âge on était même plutôt confiant quant aux résultats qu’auraient tes séances de chimio.

 C’est dur à supporter, et moralement et physiquement, pour toi. Je t’ai vu perdre tes cheveux (bien que ta perruque donne le change devant les autres), j’ai vu tes sourcils et ta moustache s’éclaircir, j’ai senti tes joues reprendre une douceur de peau de bébé (toi qui avais parfois besoins de te raser 2 fois par jour !) je t’ai vu devenir plus pâle, limite jaune, plus faible. J’ai vu tes doutes, tes peurs tes larmes.

 Mais j’ai vu l’espoir, l’envie de guérir.

 On espère tous avec toi, on essaie de te soutenir avec nos mots, nos gestes et nos maladresses.

Alors qu’il ne te restait que 2 séances de chimio, que tu touchais du bout des doigts l’espoir de revivre normalement, les résultats montrent que tu ne réponds pas si bien que ça à la chimio. Pas si bien, mais pas si mal non plus, alors les médecins font le choix de rajouter des séances.

 Toi qui jusque-là tenais tant bien que mal le cap, tu t’es ébranlé. Le roc que tu es s’est fissuré.

Pour moi, tu es mon papa, le plus grand, le plus beau, le plus fort. Celui qui restera auprès des tiens pour toujours.

 Sauf que là, la maladie t’a enlevé l’invincibilité qui, pour moi, te caractérisait.

 Aujourd’hui, je vis loin de toi, mais on est en train de faire les démarches pour retourner habiter vers toi (entre autre, ne crois pas que tu régentes toute ma vie non plus hein !)

 Aujourd’hui, je pense devoir accepter l’idée que tu partiras plus tôt que ce que l’espérance de vie d’un homme aurait pu laisser espérer.

J’en prends conscience et je pense que toi aussi bien évidement. Tous autour de toi en prenons conscience d’ailleurs.

 Tu m’as fait comme je suis et je pense que tu dois pouvoir être fièr de moi. Disons que tu as bien fait ton job quoi. Aussi bien pour moi que pour ma sœur.

Tu as su me donner l’élan pour devenir une jeune femme libre, autonome et bien dans sa tête. Certains diront que je n’ai plus « besoin » de toi. Certes. Mais j’ai besoin, j’ai envie de savoir qu’il y a plein de moment en famille à partager.

 Et puis il y a mon Lutin. Je sais que tu y pense beaucoup. Et je pense qu’il a encore beaucoup à apprendre de son Papou. Beaucoup de moments complices à partager encore.

Cet été on devrait être de retour dans la région avec mon ours et le Lutin. Ce qui me réjouissait il y a peu me fait peur désormais :

 Papa, seras-tu encore là ?

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Mon petit dernier que j’aime d’amour !

Il est arrivé il y a maintenant deux ans, pile le jour de la fête des mères et je l’ai tout de suite aimé !

Très autonome, il s’occupe tout seul dans les chambres, pendant qu’on se repose dehors sur les transats. Par contre, il est un peu bruyant et tantôt il fait tomber des choses, tantôt il tourne en rond obstinément repassant compulsivement toujours au même endroit parce qu’il est un peu maniaque.

Il est coquin aussi, parfois il se glisse sous un lit et ne fait plus aucun bruit pour m’obliger à le chercher, mais je l’aime d’amour ! Les monstroux savent qu’il faut faire attention à lui, qu’il est encore petit et fragile. Mais même petit, il ne craint pas les araignées, il les pourchasse à ma place et les écrabouille sans merci quand il arrive à les rattraper !

Pour ça aussi je l’aime d’amour, d’ailleurs il dort à côté de moi, ronflotant parfois doucement…

 

 

 

 

 

 

C’est mon nouveau partenaire domestique, il s’appelle Roomba et je l’aime d’amour !

 

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Il y a 10 ans, un mariage à Beverly Hills.

Il y a dix ans nous étions là :

Au « City Hall » de Bervely Hills, nous n’étions que tous les deux, par choix, car nous savions que nous allions nous remarier en France devant notre famille et nos amis.

Tu avais mis un beau costume, j’avais une robe de soie bleue, simple légère car il faisait déjà bien chaud en ce 21 Mars 2002.

C’était un jeudi. Je m’en souviens car ce matin là, comme chaque jeudi j’étais allée à ma classe de Pilate, histoire de ne rien changer aux habitudes, de ne pas donner à cette  » formalité » plus d’importance qu’il n’en fallait. Après tout ce mariage là n’était que la répétition de celui d’Août en France, et surtout nous ne croyions ni l’un ni l’autre à cette institution. Une sombre histoire d’impôts, d’assurance maladie nous avait convaincus d’aller officialiser notre relation.

Comme chaque jour  tu étais parti au bureau, j’avais suivi ma classe de gym, et nous nous étions retrouvé à la mi-journée, avec notre   » application » de mariage ( payante bien sûr) dûment remplie pour passer devant l’employé qui nous marierait.

L’édifice majestueux de la mairie  nous avait quand même mis un peu la pression, mais en constatant que nous devions nous tenir sous une pergola de fleurs en plastiques pour être mariés, tous les deux nous avions souri et pensé à la même chose : le Kitch existait aussi à Bervely Hills.

Et puis tu as lu les vœux qu’on nous avait fourni car nous n’en avions pas écrits, et chaque centimètre de ma peau, chaque millimètre devrais-je dire, s’était soudainement recouvert d’une chair de poule accompagnée de frissons.

C’est en larmes, des trémolos dans la voix que j’ai péniblement articulé :  » I, Béatrice, take you Mr Poux to be my lawful wedded husband, to have and to hold, from this day forward, for better , for worse, for richer, for poorer, in sickness and in health, until death do us part. »

Parce que même sous les fleurs en plastique, même si nous ne croyions pas au mariage, c’était LE jour de notre engagement officiel, le jour où l’on s’engageait à se supporter l’un, l’autre malgré les coups bas de la vie, ses aléas, et malgré tous nos défauts (que tu as en bien plus grand nombre que moi évidement).

Deux monstroux plus tard et avec deux mois de retard je te souhaite de joyeuses noces d’étain mon Chéri ! Que la santé nous permette de fêter ensemble nos noces d’Or…

Et vous votre mariage c’était comment ? C’était où ? Quand ?


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Parfois il me surprend…

Oui je sais, je vous avais promis une photo de Mr Poux parce que le vendredi pour faire  plaisir à Virginie on met un ( ou plusieurs) homme(s) dans notre blog, mais Mr Poux était en déplacement cette semaine et je n’ai donc pas eu l’occasion de lui sauter dessus l’immortaliser en train de se frotter les morpions dans la douche !

Par contre, même en déplacement il arrive encore à me surprendre…

Mercredi midi, je venais de faire lamentablement cramer mes pommes de terre parce qu’on faisait les fous avec les monstroux, nous étions en train d’ouvrir touts les fenêtres pour évacuer la fumée quand le facteur a sonné pour nous livrer un énorme colis. Comme nous n’avions absolument rien commandé je lui demande

- » mais vous êtes sûr que c’est pour moi »

- » Non, c’est pour Monsieur, et apparemment ce sont des fleurs !« 

Interloquée je regarde le nom de l’expéditeur : Jean-Paul machinchose…

-  » Vous êtes en train de me dire qu’un homme envoie des fleurs à mon mari ???« 

Et là, je me suis rendue compte que mon facteur savait sourire, seconde surprise de la journée : je croyais qu’il avait subi une ablation des zygomatiques !

- «  ah mais je ne sais pas moi, vous voyez ça avec lui !« .

Je récupère donc l’énorme colis de 3kilos5 et j’hésite…Ce truc ne m’est pas adressé, mais  si ce sont des fleurs, il faut que je les sorte de là pour les mettre dans l’eau elles ne tiendront jamais jusqu’au retour du Poux. Rien à voir avec ma curiosité légendaire, j’ai ouvert par pure charité pour ces pauvres fleurs !

Et la je découvre 6, non 7, non 8 (HUIT mes amis !!!) bouquets de Mimosa.

Pour réussir à tout sortir du paquet j’ai du monopoliser les bras des monstroux, et là j’ai été assaillie par un énorme doute : ça doit être un truc pour son boulot, il va offrir un bouquet de mimosa à chaque membre de son équipe… En même temps si ça n’est pas pour moi, alors que j’adore le Mimosa, c’est dégueu de le faire livrer ici !

J’envoie donc un sms à mon Poux en espérant qu’il soit joignable et pas en plein « meeting »…

 » Tu veux ouvrir un commerce de Mimosas ? »

Réponse :  » pourquoi y’en a trop ? kisses ! »

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c’est pour moi, mon coeur chavire, il m’a fait livrer des fleurs, ce n’est même pas mon anniversaire, une date spéciale, rien !

Mais alors, si ça se trouve, il m’aime encore un peu malgré notre vie de dingues, le fait qu’on soit plus des colocataires que des amants parce qu’il bosse constamment, malgré nos rares conversations d’adultes parce qu’il y a toujours un ou deux monstroux entre nous…

Nan, en fait c’est un truc pour m’attendrir afin que je refuse le super job qu’on m’a proposé et qui va induire quelques changements plutôt drastiques dans notre vie…

Ou alors il a un truc à se faire pardonner… arghhh que va-t-il m’annoncer encore ? Il va partir trois mois en Papouasie ?

Vous remarquerez mon optimisme habituel… Impossible de me réjouir complètement, depuis janvier 2010 je m’en suis tellement pris plein la tête à tous les niveaux ( santé, enfants, famille, couple) que je ne parviens même plus à apprécier une chose simple sans attendre le coup de bâton qui va avec !

Mais là, c’était juste comme ça, parce qu’il s’est souvenu que je lui avais dit que chaque année, même lorsque j’étais archi-fauchée, je m’offrais un bouquet de Mimosa, que c’étaient les seules fleurs que j’achetais… Il n’y en a pas dans notre région ( à part du blé et du colza y’a pas grand chose dans la beauce…) alors il a trouvé un site de vente directe mais il ne s’est pas rendu compte que 3kg 5 de Mimosa ça faisait énorme !

Du coup, tous les vases de la maison sont réquisitionnés et j’ai même du utiliser le seau de livraison parce que je n’avais plus de place ailleurs…

Et vous ? Il vous surprend encore votre chéri ?

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Résignée

illustration de Marlène : http://alotoftralala.over-blog.com/

Elle regardait par la fenêtre l’horizon presque aussi sombre que son avenir. Songeuse, elle comptait les buildings comme s’ils représentaient ses mauvais choix, ses erreurs, en attendant le retour de ses garçons.

Dix ans plus tôt, sans éclats, sans guerre, elle avait quitté leur père, non pas parce qu’ils ne s’entendaient plus, mais parce qu’ils étaient devenus deux bons amis en colocation. A l’époque elle était encore presque jeune et ne voulait pas renoncer à cet amour dont on lui avait rebattu les oreilles depuis son enfance.

Du jour au lendemain elle avait tout remis en question, leur complicité n’était  plus suffisante, et son quotidien de femme au  foyer lui était devenu insupportable. Pourtant, adolescente, elle s’était bien juré de ne jamais être «  femme au foyer », elle aurait une grande carrière, serait libérée, indépendante, très certainement une auteure célèbre…

En attendant d’être célèbre, elle gagnait sa vie en enseignant, et puis son premier fils était arrivé, si petit, si beau mais si fragile qu’il lui aurait été insupportable de le confier à quelqu’un d’autre. Ils en avaient discuté, ils avaient fait les comptes et décidé qu’elle resterait avec lui à la maison, au moins la première année, et puis ça n’était de toute façon pas «rentable » pour les quelques sous qu’elle ramènerait une fois la nounou et les impôts déduits.

Elle avait été si heureuse de pouponner, de s’occuper de son bébé (qui bien sûr était le plus beau, le plus intelligent et le plus éveillé des bébés), qu’elle en avait totalement oublié cette promesse qu’elle s’était faite. Elle était tellement épanouie dans son rôle de «Maman dévouée » que dans la foulée, ils avaient fait un second bébé. Que du bonheur ce bébé aussi, enfin du bonheur et beaucoup de couches, de vomis, de linge à trier, de menus équilibrés à préparer…

Finalement elle n’avait jamais repris le travail et malgré le travail acharné de son époux, son poste à « responsabilités », les fins de mois étaient difficiles, le budget serré. Oubliés les restos romantiques, les soirées ciné, les sorties au musée. Les expéditions ne concernaient plus que la halle aux chaussures parce que le petit dernier avait encore des baskets troués, ou l’hypermarché du coin pour remplir ce frigo dont elle ne supportait plus la vue.

Monsieur passait ses week-ends à travailler, toujours un peu plus, elle passait ses semaines à discipliner ses garçons, à faire « tourner la maison ». Les journées s’enchainaient, se  ressemblaient dans leur morosité : « ne pas oublier le rendez-vous du grand chez le dentiste », «  penser à faire livrer du bois »…

Alors seulement, elle s’était souvenue  que la vraie vie ce n’était pas ça, que la vie dont elle avait rêvée, si elle comportait effectivement une famille, ne consistait pas à s’oublier, à être seulement la «  maman de », la «  femme de »…

Un soir de décembre, elle avait dit «  STOP » : stop à cette vie de dévouement étouffant, stop à cette vie sans plaisir, sans saveur, sans passion. Elle avait annoncé à son époux qu’elle le quittait, qu’elle ne voulait plus être l’épouse de son meilleur ami mais d’un amant qui la séduirait, dans les yeux duquel elle lirait du désir et non pas une vieille tendresse rance et coutumière.

Bien évidement il l’avait très mal pris ! D’après lui, elle était surement malade, dépressive, pour ne pas supporter cette routine qui convient à tant de familles. Il lui avait rendu sa liberté en lui assurant qu’elle était trop exigeante, qu’elle ne trouverait jamais ce qu’elle cherchait.

Et finalement il avait surement raison, elle s’était installée dans un petit appartement avec les garçons et vivotait péniblement du fruit  de ses traductions. Elle avait bien vite compris que 10 ans « au foyer » c’est la mort du CV et que les employeurs, déjà réticents à engager une femme, multipliaient les excuses pour ne pas recruter une « mère célibataire »…

Les garçons avaient très mal vécu cet éclatement familial et lui faisaient payer maintenant. Chaque week-end chez leur père était «  génialissime » «  top cool », ils revenaient systématiquement avec de nouveaux jouets, gadgets électroniques. Ils étaient devenus des ados ingrats et machos qui ne comprenaient pas qu’elle exige qu’ils participent («  chez Papa on ne fait rien, et  y’a une femme de ménage »), qu’elle ne veuille pas leur offrir les dernières baskets à la mode ou encore qu’elle les « persécute » avec son obsession des économies d’énergie.

Elle n’avait même pas de quoi les emmener en vacances, mais peu importe, puisque leur père, lui, les emmenait au ski tous les hivers et au club Med chaque été.

Son regard perdu sur les immeubles, elle se demandait comment elle allait réussir à se payer une nouvelle voiture, puisque l’actuelle, récupérée après le divorce passait désormais plus de temps chez le garagiste que dans sa rue…

Et puis elle vit arriver son mari, bel homme à la chevelure maintenant plus salée que poivrée, plongé dans ses pensées, son attaché case à la main…

Elle avait eu raison de se taire dix ans plus tôt, certes ils vivaient comme deux bons amis et la routine n’était guère plus folichonne maintenant que les enfants avaient grandi, mais avec un peu de chance, elle irait se pavaner au club Med cet été…

* Ce texte est ma participation au 5ème jeu d’écriture organisé par Lizly à partir d’une illustration de Marlène

* toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est bien évidemment purement fortuite… et regrettable :-)

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Tue l’amour 4 : le voyage de Noces

Avertissements :

- Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est bien évidemment purement fortuite

- Ce texte n’est PAS autobiographique, juste le fruit de mon imagination

Le voyage de noces

Kawaï est l’une des plus belles îles du monde, elle avait pu le constater lors des 45 mn de survol de l’île en hélicoptère qu’ils s’étaient offert à leur arrivée.

Heureusement qu’ils avaient réservé ce magnifique tour dès le premier jour car depuis elle avait bêtement perdu une, puis deux de ses lentilles de contact dans la piscine du palace où ils passaient leur voyage de noce.

Le plus ennuyeux c’est qu’elle avait oublié sa paire de lunettes à Paris dans l’euphorie du départ au lendemain de leur mariage.

Depuis elle vivait dans le flou le plus complet et son mari devait souvent l’aider pour qu’elle ne fasse pas de chute ou qu’elle ne prenne pas la mousse à raser pour la crème solaire. Ces petits inconvénients ajoutaient à leur complicité, il était ravi de l’aider, de la guider et elle en rajoutait car elle adorait qu’il s’occupe ainsi d’elle.

Au début de l’après-midi du troisième jour, les nombreux cocktails bus directement dans la piscine, le savoureux et copieux déjeuner qu’ils venaient de terminer et la chaleur étouffante étaient autant de bonnes raisons pour un repli dans la fraicheur de la chambre pour une petite sieste, réparatrice ou non… Après tout, ils étaient en voyage de noces.

Son mari avait donc rejoint la chambre, elle terminait son café en profitant du cadre magnifique puisqu’elle ne pouvait bien évidemment pas lire le roman qu’elle avait amené.

Lorsqu’elle arriva dans le couloir, elle vit tout de suite que la porte était entrouverte. Elle pénétra doucement dans leur nid d’amour plongé dans la pénombre et constata que son tout nouvel époux dormait déjà.

« Impossible qu’il dorme déjà » se dit-elle en entreprenant de le réveiller de la plus agréable des manières.

Elle commença  par le caresser  délicatement puis beaucoup plus précisément et fermement. Elle s’aida de la chaleur de sa bouche et quand elle obtint la rigidité voulue elle s’assit sur lui. Définitivement réveillé, son mari grommela quelque chose qu’elle ne comprit pas et s’empara de ses seins, les soupesant, les caressant comme un enfant devant un nouveau jouet.

Elle jouait sur lui, alternant les mouvements rapides et lents lorsque soudain il la saisit par les hanches pour accélérer  la cadence.

Elle eut un premier orgasme et lorsqu’il la retourna pour la dominer à son tour, elle en eut un second.

Ses mains étaient larges, chaudes, douces, sûres d’elles et expertes pour augmenter son plaisir. Quand il passa sa tête entre ses cuisses pour s’aider de sa langue, elle soupira d’aise.

JAMAIS il ne lui avait fait cet effet là, c’était pourtant un amant généreux mais là, il se surpassait, elle en avait des frissons de plaisir, elle haletait pour réprimer son envie de crier et pour calmer son cœur affolé.

Il l’incita à remonter sur lui, cette fois-ci en lui tournant le dos et malgré sa surprise elle adora qu’il la taquine un peu partout avec ses doigts…

Ils continuèrent leurs ébats encore un bon moment avant que, à bout de souffle et de plaisir elle ne hurle son prénom.

-          « moi c’est henry »

-           « !!!!! »

Tétanisée elle se redressa immédiatement, ouvrit les rideaux et constata sa bévue : elle s’était trompée de chambre… Et au vu des derniers événements elle savait maintenant qu’elle s’était certainement trompée aussi de mari !

A moins qu’elle n’ait déjà trouvé un amant…

Rouge de honte et à peine rhabillée elle s’enfuit dans le couloir où elle tomba nez à nez avec son mari, le vrai, qui lui dit en plaisantant :

-          «  ah tu es là, je commençais à me demander si tu n’étais pas partie avec un autre ! »

-          OUPSSSSSSSS

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Tue l’amour : round 3

Petit dialogue qui en dit long…

Ami : Je ne suis pas marié, je préfère rester amoureux si tu vois ce que je veux dire…

Lui : Ah bon parce qu’il fallait être amoureux pour se marier ?

Elle : Mais non mon chéri, pas lorsqu’on se marie juste pour payer moins d’impôts…

Lui : OUF !

Retrouvez les deux premiers rounds : ici et

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Les ex

Du temps de nos parents, une fois marié, il ne restait plus que nos souvenirs, voire nos regrets. Souvenirs  des rencontres qu’on avait faites  avant de sauter le pas, ou avant d’être mariée d’office avec LE jeune homme qui convenait à la famille. Souvenir d’un regard furtif, d’un coup de foudre non poursuivi, d’un bon ami qui aurait pu devenir un bon mari… et là, commence la danse des  si…

Quand les habitudes et  la routine ont progressivement eu raison des petits gestes de séduction des premières années ( mois ?) on s’évade dans nos pensées et  on imagine : Et si…. Et si…

On regarde notre conjoint, l’embonpoint est là, la calvitie est naissante voire bien installée, et surtout on connait maintenant parfaitement les défauts de cet individu qu’on avait choisi plutôt qu’un autre.

Quelle femme ne s’est pas souvenue un jour de ce jeune homme croisé sur le quai d’une gare, de cet ami fidèle qui n’avait jamais dépassé le stade platonique  en se demandant : et si j’étais partie avec lui ?  Et si je l’avais choisi lui pour être le père de mes enfants ? L’homme de ma vie ?

Pour notre génération un peu plus délurée, il y a souvent plus d’ex dans notre passé et donc plus de souvenirs et de questionnements, mais les souvenirs sont trompeurs car si l’on constate chaque jour la décrépitude l’empâtement de notre conjoint nos ex, eux, restent dans notre mémoire tels qu’ils étaient à 17 ans.  Bien évidement, à côté d’un ado tout frais, sans autre souci que «  où faire la fête ce soir ? »,  l’époux en question même très bien conservé et bourré de qualité ne fait pas le poids !

Le pire c’est lorsqu’on a  changé de région ou de pays, on n’a alors aucune chance de croiser l’ex idéalisé à la boulangerie, accompagné de sa marmaille bien évidement moins éveillée, belle, intelligente etc. que la notre… L’ex reste donc bloqué à 17, 20 ou même 25 ans, muni de tous ses cheveux et de toutes les qualités qu’on veut bien lui accorder dans le bénéfice du doute !

C’est là que l’on peut remercier  internet et ses nombreux réseaux sociaux,  copains d’avant, trombi et même Facebook de remettre les choses à leur place ! Et non messieurs dames, facebook ne sert pas qu’à faire des jeux débiles et à se faire piquer toutes ses informations personnelles par les spammeurs, ça sert aussi à retrouver ses ex dans toute la non-splendeur de leurs  vies d’adultes.

Je vois déjà M.Kine pointer le bout de son nez pour dire «  Tiens Béalapoizon se croit encore parfaite ». Que Nenni ma bonne dame, je suis parfaitement consciente d’avoir pris un sacré coup de vieux, je suis une éternelle insatisfaite concernant ma vie et ce que j’en fais, une éternelle complexée aussi…

Mais sincèrement, retrouver quelques ex sur facebook m’a offert de bons moments de franche rigolade.  Entre celui qui m’avait surnommé la grosse parce que j’avais quelques rondeurs ( Super Copine dirait des formes et toc) et qui ressemble maintenant beaucoup plus à un bidibule qu’à un «  boys band ».  Celui qui était tellement coureur qu’il court toujours à presque quarante ans.

Et la cerise sur le gateau, THE EX qui a tellement fait battre mon petit cœur qu’il l’a presque totalement détruit en partant, celui-ci n’a pas changé, veuillez comprendre ici : pas évolué.  Il écrit des phrases incompréhensibles  dans un français qui n’appartient qu’à lui, la plupart du temps il s’est défoncé avec des substances illicites et se croit philosophe en postant des dictons à deux balles…  Alors oui, il a gardé ses beaux yeux bleus, il a surement mieux vieilli que moi physiquement mais grâce à facebook je peux dire OUF !

OUF, je n’ai pas réussi à le garder !

Ouf bien plus tard j’ai rencontré Mr Poux qui a la tête sur les épaules, que je comprends systématiquement quand il s’exprime ( et pourtant c’est un scientifique ), qui a énormément d’humour et me fait rire chaque jour. Qui me stimule intellectuellement, me soutient dans mes projets, mes rêves et mes désillusions.  Et ce qui ne gâche rien il est resté bel homme, sur lui les tempes grisonnantes sont absolument charmantes, l’embonpoint confortable et puis ses  yeux marrons ne regardent que moi !

Mince alors, mais sur qui vais-je bien pouvoir fantasmer quand il m’aura énervée ( si si ça lui arrive quand même ) ???

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Categorie: Non classé, souvenirs  Tags: ,  20 Commentaires

Tue l’amour (round 2)

Mais qu’est-ce qui m’a pris d’écrire  » fin du round 1″… j’aurais du me douter que certaines fidèles lectrices aux esprits aussi tordus que le mien réclameraient immédiatement la suite! Suite que je n’avais absolument pas prévu d’écrire…

Donc pour calmer la foule en délire ( trois personnes c’est déjà une petite foule… SI !), here is the round two :(Edit de l’après-midi : Océane a rejoint la foule en délire, nous en sommes donc à 4 esprits tordus )

- Comment ça refaire ta vie ? Tu as DEJA pensé à refaire ta vie ?

- Ça m’est arrivé oui
  -  Mais enfin, ça marche bien nous deux, qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu penses à des trucs pareils ?
- Oui oui tout va bien…….. pour le MOMENT…
- COMMENT ça pour le moment ?
(voix de pédagogue patiente)
-      – Écoute mon chéri… tous les vins ne se bonifient pas en vieillissant, les hommes c’est pareil, y’en a qui tournent mal, qui s’encroutent, se relâchent sous prétexte qu’ils sont mariés/casés…
- Tu trouves que je me relâche ?
(voix qui dissimule fort mal l’ironie)
- Oh non mon chéri, tu progresses chaque jour (à mon contact), la preuve : hier tu as emmené les enfants à l’école   SANS prendre le GPS ! Non vraiment je te félicite !
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