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Le retour !

Ca y est nous sommes rentrés après un été bien chargé et bien mouvementé, des souvenirs pleins la tête, regonflés à bloc pour repartir pour une longue (et pénible ?) année scolaire.

J’ai même pris de grandes résolutions dont je ne vous ferai pas part ici, de peur de faire comme pour toutes les autres résolutions : les oublier dès que le quotidien et son lot d’emm… auront repris le dessus.

Donc nous sommes rentrés et j’avoue qu’hier sur la route du retour j’avais un peu le bourdon, rendez-vous compte, la rentrée est dans une semaine, Noël dans moins de 4 mois et ça va encore passer à vitesse grand V.

N’empêche qu’une certaine nuit nous étions très motivés pour rentrer chez nous mais nous ne pouvions pas !

C’était mi-Juillet, nous rentrions d’Hurghada en Egypte après deux semaines de vacances mitigées pour diverses raisons notamment le fait que le Poux a jeûné toute la seconde semaine, tout attaqué qu’il était par la tourista locale.

Nous avions quitté l’hôtel à 23h45 pour un vol à 2h30, nous étions tous fatigués à cette heure tardive mais on se consolait en se disant qu’on dormirait dans l’avion… Sauf que dès que nous avons terminé toutes les formalités d’enregistrement et de sécurité nous avons constaté que notre avion était retardé.

Ça n’est jamais une bonne nouvelle quand l’avion à du retard mais ils l’annonçaient 3h10 au lieu de 2h30 ce qui n’est pas encore catastrophique. Nous avons pris notre mal en patience, et nous avons fait des jeux avec les monstroux, Z leur copine, et ses parents.

Les garçons étaient ravis de passer un peu plus de temps que prévu avec leur copine et ils tenaient plutôt bien le coup occupés à se défier au Uno, à prendre des cours de DS avec Z ( puisque nous n’avons toujours pas cédé à l’appel de la DS).

Les quatre adultes jouaient avec les enfants à tour de rôle, tout en surveillant du coin de l’œil notre porte d’embarquement désespérément vide jusqu’à 3h00, ce qui pour décoller à 3h10 est plutôt un mauvais signe.

Lorsque la Maman de Z a appris aux garçons à jouer au «  lancer de cochon » je leur ai dit que balancer des cochons ( même en plastique) en plein aéroport musulman, un premier jour de ramadan ça allait nous porter la poisse et ça n’a pas manqué…

D’un seul coup notre vol a disparu de tous les écrans ! Notre porte d’embarquement à été attribuée au vol de Nantes de 4h30 et sur aucun panneau on ne voyait plus notre vol pour Paris.

Notre vol était opéré par Egypt-Air et bien sûr il n’y avait personne de cette compagnie dans les environs… Nous avions beau plaisanter en disant qu’ils avaient enlevé notre vol des tableaux parce qu’ils avaient honte d’un tel retard, nous avons tous eu un grand moment de solitude ( en groupe donc) en se demandant à quel moment nous allions finir par partir.

Un vol pour Paris est apparu sur les écrans, c’était celui du matin, bien évidemment archi plein de vacanciers prêts à rentrer chez eux…

Là quand même, on s’est demandé si nous n’allions pas devoir passer la nuit PUIS la journée coincés dans cet aéroport, un peu comme Tom Hanks dans Le terminal à la différence que ce n’étaient pas les papiers qui manquaient mais l’avion.

Ce qui était stressant c’est que personne ne savait rien puisqu’il n’y avait personne d’Egypt-Air dans cette zone d’embarquement !

Les monstroux et Z ont tenu le coup jusqu’à 4h00 du matin puis se sont écroulés qui avec son Doudou, qui sur mon bras…

Et bien sûr c’est à 4h30, en plein dans leur premier sommeil, lorsqu’ils pèsent le poids d’un éléphanteau tellement ils dorment profondément que nous avons embarqué dans un bazar total puisque nous avions repris la porte d’embarquement des gens du vol de Nantes qui ne comprenaient rien et essayaient d’embarquer aussi…

300 Français hagards et légèrement contrariés qui s’entassent dans un avion ça n’est pas vraiment une belle image de notre culture mais les hôtesses en ont vu d’autres et le vol de 4h00 a été l’un des plus silencieux que j’ai connu, seulement ponctué par quelques ronflements de touristes épuisés.

 

Moralité : Lorsque vous rentrez de vacances, ne souhaitez pas trop fort «  rester un peu plus longtemps » ou «  ne pas rentrer », il se pourrait que Saint Egypt-Air vous entende et décide de planquer votre avion pour vous permettre de rester un peu plus longtemps !

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Pérégrinations Tunisiennes # 3 (Rediff)

La seconde nuit débute beaucoup mieux, la clim fonctionne et les monstroux se sont endormis sans trop faire les fous. Epuisés par notre première journée et les nombreux ( trop ?) cocktails au bord de la piscine, nous avons très vite accueilli le marchand de sable.

Au milieu de la nuit, Mr Poux saute de son lit comme si son (adorable) postérieur s’était brusquement enflammé. Un saut de cabri avec la morphologie de Mr Poux : ça réveille !
Que vois-je sur son lit ? Un énoooooorme cafard, plus gros que son pouce ( les miens étant fins et raffinés évidement !). Bien sûr, la bestiole se sentant observée, elle a filé directement sous le matelas pendant que nous la regardions, debout , à côté du lit, hébétés, écoeurés.
Il fallait réagir ! Il était HORS DE QUESTION de finir la nuit avec cet insecte répugnant sous notre lit. Mr Poux déjà très agacé, enlève sont matelas pour évacuer la « chose ». Il veut ensuite soulever l’espèce de sommier à lattes et là : Craaaaaaaaac. Les lattes sont clouées directement sur les montants du lit qui sont en plâtre, il vient d’en arracher une partie ! Penaud il la remet bien comme il faut et nous voilà toujours debout, à une heure du matin contemplant les déambulations du nuisible sous notre lit à la recherche d’une arme quelconque pour l’en déloger .
Au vu du socle en plâtre qui sert de tour de lit, la bestiole ne pourra ressortir qu’à condition de nous grimper dessus pendant notre sommeil , c’est totalement INADMISSIBLE et nous ne redormirons pas tant que le « squatteur » sera là.
Evidemment nous n’avons aucune bombe insecticide dans nos bagages, et rien qui soit suffisamment long pour zigouiller l’affreux cafard à travers les lattes. SIIIIII il y a ce fameux morceau de latte qu’il suffirait d’arracher complètement. Monsieur Poux hésite, ne va-t-on pas ensuite nous reprocher d’avoir détruit le lit ? « on remettra » dis-je, prête à affirmer n’importe quoi du moment qu’il nous débarrasse de l’invité surprise .
Plus facile à dire qu’à faire, si la première partie de la latte est venue toute seule par accident, arracher le reste est plus compliqué, d’autant plus que les monstroux dorment toujours et que nous n’avons aucune envie qu’ils se réveillent. J’imagine déjà la petite voix haut perchée de petit monstroux « c’est le matin ? On va au restaurant ? », et ensuite, bien sûr la difficulté pour le rendormir !!
Double mission donc pour Mr Poux, arracher le morceau de bois sans faire de bruit !
CRAAAAAAAAAC fait la latte en terminant de se désolidariser du reste du lit …. BING BANG BANG et … splotchhh ( beurk) : VICTOIRE le cafard est mort ! On danserait presque la gigue dans notre chambrette sauf que maintenant, il faut évacuer le cadavre, remettre la latte en place, refaire le lit et ENFIN se recoucher !
Bien évidement il est hors de question que je touche la pauvre bête (tiens, morte c’est devenue une pauvre bête). Après tout c’est sur Mr Poux qu’elle avait élu domicile, c’est donc « son » cafard à lui, rien qu’à lui ! Il évacue la chose dans un sac plastique qu’il noue et renoue (des fois que la bestiole se recompose instantanément et revienne se venger) avant de l’enfermer dans la salle de bain ( deux précautions valent mieux qu’une).
2H00 on se recouche… chacun enroulé dans son drap, malgré la chaleur, histoire de se protéger des éventuels copains de la bestiole qui pourraient, eux aussi, décider de venir nous saluer.
Demain nous porterons notre « butin » à la réception et nous leur expliquerons qu’au niveau « animation adultes », la
danse du cafard ça n’est carrément pas notre truc ! En attendant, on tourne et on retourne, chaque mouvement de drap, de cheveux ou du conjoint est suspect, le sommeil a du mal à revenir…
Mais quand-est-ce qu’on se repose ?

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Pérégrinations Tunisiennes # 2 (rediff)

 

Après nos douze heures de voyage, nous n’avions qu’une envie : faire une bonne nuit.
HIC : il fait aussi chaud dedans que dehors ! En l’absence d’occupant toutes les fenêtres ont été laissées ouvertes, ce qui a permis au 35 degrés (de la belle journée ensoleillée), de s’installer bien confortablement dans la chambre !
Pas de panique, sur le site de l’hôtel il y avait écrit « climatisation », on allume donc l’appareil salvateur.
Re-HIC : les lits prévus pour les enfants sont superposés, je ne vois pas Petit Monstrou là-haut et Grand Monstrou bouge tellement qu’il tomberait forcément. Monsieur Poux déclare qu’il dormira la-haut mais l’installation me semble si précaire que je sais que je ne fermerai pas l’œil de peur de recevoir le tout sur la tête. « une française morte en Tunisie, écrabouillée par son mari » ça n’aidera surement pas le tourisme ! Hop on descend le matelas, on le dépose à coté du lit du bas et on essaie d’y coucher Petit Monstrou ( Grand Monstrou s’est déjà rendormi sur le premier lit).
TARATATA, Petit monstrou n’est absolument pas d’accord, il veut dormir sur notre lit, ou dans SON lit à la maison ( Ben tiens, on n’a qu’à refaire tout le voyage à l’envers !).
D’une, notre lit est trop dangereux pour Petit monstroux qui risquerait de chuter, de deux, pour une fois que Monsieur Poux ne dormira pas avec son ordinateur (niak niak), j’ai bien l’intention de garder ma place. Déjà que nous allons dormir tous les quatre dans la même pièce et que je vais être assiégée par des ronfleurs-fous il est hors de question que Petit Monstrou dorme entre nous.
Je négocie, je caline, je console sous une chaleur torride, pendant que Mr Poux essaie de ressusciter la climatisation qui est en pleine crise d’asthme et n’envoie qu’un maigre filet d’air tiède.
Je suffoque, mais petit monstrou ne me lâche pas, il ne veut pas dormir juste en couche et tient absolument à garder ses chaussettes. Parce que « sinon j’ai froid aux pieds » !!! Le pauvre, cet hiver il va devoir dormir en « après-ski »!
Enfin il s’endort, Mr Poux abandonne l’idée de faire fonctionner la clim, nous nous couchons en nage, comme deux baleines échouées sur le sable ,qui ne sauraient pas comment se rafraichir.
Mr poux s’endort immédiatement et commence son imitation quotidienne du tracteur emballé, je tourne et retourne en essayant de positiver « on est arrivés, demain les vacances commencent etc ».
Je finis par m’endormir mais Petit Monstrou me réveillera toutes les heures en pleurant parce qu’il n’a pas ses repères, et certainement aussi parce qu’il a trop chaud ( t’es sûr que tu ne veux pas ton anorak aussi ?).
Et à 6H00 le lendemain il s’écriera « Maman c’est le jour » ! Nous serons les premiers au petit déjeuner, deux zombies sous un soleil de plomb suivant péniblement deux piles électriques chargées à bloc parce que « y’aaa une pisciiiiiiiiiine » et que « on va au restaurannnnnnnt ».
Mais bon, les vacances sont faites pour se reposer, autant les commencer complètement crevés !
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Pérégrinations Tunisiennes # 1 ( rediff)

Lorsque nous avons décidé de partir une semaine en Tunisie, je me suis dit « chouette ça n’est pas trop loin ». Il est vrai qu’après nos multiples allers-retours Los Angeles-Paris, deux heures trente d’avion pour rejoindre la Tunisie, ça semble tout simple.

TROP SIMPLE ! C’était sans compter tout les aléas d’un voyage en avion, même court.
D’abord il nous fallait rejoindre l’aéroport de Bordeaux- Mérignac, une petite heure de voiture et nous y étions. Sauf que : nous avions prévu très large, le dimanche de notre départ étant classé noir par Bison futé, et le pont d’accès à Bordeaux bien souvent engorgé.

Nous voici donc accompagné par Papounet , errant dans l’aéroport dès 14H00 alors qu’il aurait fallu y être à 16H40, pour récupérer nos billets deux heures avant l’embarquement , qui lui-même n’aurait lieu qu’à 18H40.

Les Monstroux étaient surexcités de prendre le « gros avion » et durant les deux heures quarante qui suivirent nous avons visité l’intégralité de l’aéroport : en marchant, en courant, à reculons, en sautillant… Pour le bien être des passagers et le notre nous avions décidé de les « fatiguer » un peu avant de leur imposer deux heures trente à rester assis. Après avoir testé tous les escaliers roulants, et fait une pause gouter nous avons eu droit au sempiternel tour de manège ! Grand Monstrou a choisi la fusée « De Police » que Petit Monstrou avait baptisé la fusée « GalactRique ». Quand on sait qu’il a toujours au moins une main dans la culotte (CF : petit monstrou a des envies) , ce lapsus ne nous a pas du tout étonnés !
Enfin arrive l’heure de l’embarquement. Après un bref passage dans les boutiques détaxées où nos monstroux et leurs petits sacs à dos nous faisaient un peu l’effet d’éléphants au milieu des bouteilles de parfums ou d’alcool agencées à portée de toutes les petites mains ou d’un malheureux «coup de sac à dos », nous approchons de notre avion.
L’excitation est à son comble notre avion est jaune et violet et je suis certaine que tout l’aéroport l’a su grâce aux commentaires enthousiastes de Petit Monstrou.

Décollage ! Et démarrage des commentaires bien hauts et forts de Petit Monstrou ! Pendant deux heures et demi il a TOUT commenté, le nuage à gauche, l’hôtesse qui levait les bras, le moteur tombé, le bout d’aile arraché, les sandwichs distribués etc. J’étais séparée de lui par le couloir central, à côté d’une charmante dame fort peu rassurée en avion. Si les élucubrations de mon petit monstrou la faisait généralement sourire, lorsqu’il a annoncé qu’on venait de perdre un moteur, elle a perdu toutes ses couleurs !

Atterrissage : Par la très grande faute de Mr Poux ( je n’en dirai pas plus, je me sens toujours coupable pour les carnets de santé), nous descendons les derniers et arrivons donc tout à la fin de l’immense file d’attente pour la Douane. Il est 21H00, les monstroux sont fatigués et impatients.
Il nous faut ensuite prendre le bus, pas de chance, il y en a un qui vient juste de partir, nous serons les premiers passagers du suivant. Ce qu’aucune agence de voyage ne vous dira, c’est qu’il faut maintenant attendre que le bus soit plein pour partir, et qu’il va s’arrêter dans une quinzaine d’établissements avant de vous déposer fourbus à votre hôtel. C’est la crise ma bonne dame, il faut RENTABILISER !
Il sera donc minuit lorsque nous prendrons enfin possession de notre chambre , une heure du matin heure Française, cela fait donc 12 heures de voyage porte à porte.
Qui a dit que la Tunisie ça n’était pas loin ?

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En passant par la Lorraine

N’oublie pas tes sabots ton maillot, pour aller là :

à la Villa Pompeï , l’une des nombreuses activités proposées à à Ammnéville les Thermes ( près de Metz), inspirée des thermes romains la villa n’accueille que les adultes et c’est boooon !

J’alterne les buses de massage ( c’est la première fois que je m’entends bien avec une buse), les geysers, le hammam et j’ai failli m’endormir sur un des lits anatomiques hydromassants…

Aucun cri d’enfant dans les oreilles, l’eau chaude, les bulles, il manquait juste la ptite margarita servie sur le lit massant mais il faut croire que les orgies romaines n’avaient pas lieu dans les thermes…

C’est pas grave parce qu’après les remous anti-cellulite, les hydro-massages de tout le corps, nous avons mangé ça …

 

Bon, je vous laisse, faut que j’aille éliminer maintenant !

Vous me détestez ? Faut pas, je repars dès demain !

 

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Taxi Pékinois

Le lundi, pendant que Mr Poux était parti en déplacement professionnel j’ai continué ma visite des « incontournables» lieux et monuments de Pékin.

J’ai d’abord visité le «  Lama Temple »

 

Et puis j’ai beaucoup beaucoup marché pour me promener, m’imprégner de l’ambiance des rues et rejoindre les fameux «  hutongs » qui sont les ruelles historiques de Pékin dont beaucoup ont été rasées durant le plan de réaménagement urbain de la ville et qui sont maintenant protégées par des organismes de protection du patrimoine tel l’Unesco.

Outre le fait que j’ai fait des tours et des détours explorant des ruelles que je n’étais pas censée emprunter j’ai fini par me retrouver très très loin de l’hôtel avec très très mal aux pieds.

La station de métro la plus proche était bien loin de là  et j’étais en train de me demander si j’essayais d’attraper un taxi lorsque l’un deux à failli me rouler sur les pieds. J’aurais du me méfier, mais non, je l’ai hélé, je lui ai montré l’adresse de mon hôtel et nous sommes partis dans une folle course pour rejoindre mon quartier d’adoption.

Sachez que lorsque vous traversez une grosse avenue à Pékin, même si le signal est vert pour les piétons  vous risquez de percuter un des nombreux vélos qui sont partout et considèrent que les feux tricolores sont réservés aux voitures. Visiblement les mobylettes sont également exemptées du code de la route, il n’est donc pas rare que vous deviez vous arrêter en plein milieu de l’avenue sous peine de vous faire rouler dessus. Les taxis non plus ne respectent pas le signal vert des piétons, vous pensez être dans votre droit de  traverser en toute sécurité mais non, en fait dans cette ville, si vous avez besoin de traverser, c’est à vos risques et périls. Si par manque de chance, le feu passe au rouge pendant votre traversée, ne paniquez pas (mais surtout ne bougez pas d’un poil) les voitures vous contourneront, parfois en vous rasant , souvent en forçant le passage à un autre véhicule mais vous ne risquez rien, il semblerait qu’ici «  même quand ça ne passe pas, ça passe ».

Je l’avais très vite remarqué en circulant à pied et je faisais bien attention de toujours traverser en suivant des « locaux » afin de savoir quand il fallait se précipiter, quand il fallait s’arrêter au milieu et surtout où, la politique de circulation semblant être «  le piéton n’est jamais prioritaire ».

Mon taxi driver n’échappait pas à la règle, nous avons essayé d’écraser une bonne vingtaine de personnes sur le trajet, nous avons failli nous manger un bus (c’est gros un bus) qui a fini par s’arrêter à quelques millimètres de ma fenêtre lorsqu’il a compris que notre voiture ne stopperait pas.  Je ne vous parle même pas du nombre de voitures que nous avons frôlées, grillées au virage, poussées sur l’autre voie etc.

Tout cela à grand renfort de coups de klaxon, car d’après ma petite expérience le conducteur Pékinois ne râle pas, ne grogne pas, ni n’insulte, il klaxonne !

Après la dixième collision évitée de justesse, et comme j’étais un peu préoccupée par le fait que mon estomac squattait dangereusement entre ma luette et mes  amygdales, j’ai tenté de lui expliquer que j’étais en vacances et donc pas pressée du tout, mais mon super chauffeur ne parlait pas un mot d’anglais , et lui devait être pressé ou stressé, il a donc continué sa folle course dans le trafic dense de Pékin.

Lorsque nous sommes arrivés (en un temps record) à l’hôtel, je n’avais plus du tout mal aux pieds, j’étais juste verte, prête à déposer un joli « french –vomi »sur mon conducteur  et ce n’est que par souci de la réputation internationale des Français que je me suis contenue.

Le lendemain, et malgré le coût dérisoire d’une course en taxi, j’ai pris le métro !

Et vous ? Vous avez déjà eu le mal des transports à un moment où il ne fallait pas ?

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Bon appétit ! 津津有味

Dans les « hutong », petites ruelles traditionnelles chinoises, on peut se restaurer à tout moment.

Les vendeurs crient pour appâter le client qui ne se fait pas prier pour acheter l’une de ces délicieuses brochettes à consommer en poursuivant son chemin…

Oui, ce sont bien des scorpions et là vous voyez leurs petites queues redressées parce qu’ils sont VIVANTS ! Bien sûr si vous avez le courage d’en demander on vous les fera griller sur la plaque derrière, mais en attendant ils se tortillent sur leur brochette ce qui les rend pour certains encore plus appétissant et dans mon cas encore plus répugnants !

Si vous avez une grosse faim, vous pouvez opter pour de plus gros scorpions…

Ceux-là sont présentés déjà cuits mais ils attirent tout de même beaucoup de gourmands/gourmets.  Si comme moi, les scorpions vous dégoutent et que vous ne pouvez vous résoudre à y goûter, vous pouvez acheter d’autres sortes de brochettes :

A gauche et à droite ce sont des larves, ou des vers, comme je ne parle toujours pas Chinois je n’ai pas pu me faire expliquer ce que c’était, en même temps je n’avais absolument pas l’intention d’y goûter. Au centre ce sont de très jolis mille-pattes bleus, très certainement délicieux vu le nombre de gens qui en mangeaient en marchant…

Mr Poux pense que les grosses bestioles du milieu sont des chauve-souris, mais toujours à cause de la barrière de la langue, nous n’avons pas pu avoir confirmation d’autant plus qu’à chaque fois qu’on s’approchait, les vendeurs voulaient absolument qu’on achète une de leur spécialité.

Désolée, on ne voit pas très bien mais les répugnantes bestioles sur la droite sont des cafards… je précise qu’à cet endroit là de la rue et malgré les bonnes odeurs de grillades qui nous chatouillaient les narines, je n’avais plus faim du tout !

Oui, vous voyez bien ce sont des tarentules ! Personnellement je les préfère là, bien empalées sur une brochette que la dernière fois que j’en avais croisé, bien vivantes et traversant la route au Mexique à Chichen-Itza dans la région du Yucatán.

J’ai sélectionné ces photos parce qu’elles sont les plus  » surprenantes » pour nous Européens, mais je tiens à préciser que dans cette ruelle il n’y a que des stands de nourriture dont la plupart étaient appétissants : brochettes de viande, Kebab, stands de soupes, de poulet (enfin je crois) mijoté en sauce, stand de pâtes et même si les bestioles affichées plus haut ne nous ont pas ouvert l’appétit, les odeurs de la ruelle étaient fort alléchantes.

D’ailleurs pour terminer sur un touche plus « soft » voici quelques un des desserts que l’on pouvait acheter :

Je vous l’accorde, le maïs n’est pas vraiment un dessert mais les Chinois en raffolent, ils en mangent à toute heure du jour.

Hummm les bonnes fraises recouvertes de sucre !

A priori,  ces pots contiennent du lait, ce dont je ne suis pas sûre c’est si c’est juste du lait ou une sorte de yaourt liquide, c’est l’inconvénient d’être totalement illettrée et de ne rien comprendre aux idéogrammes expliquant la composition des pots.

Ici ce sont des brochettes « fraises-ananas » mais en fait ils proposent toutes sortes de fruits, recouverts de sucre à la façon des pommes d’amour. Il y avait peu de stands de fruit dans ce hutong qui semblait plus destiné aux plats de résistance, mais on peut acheter des brochettes de fruits à peu près partout dans Pékin, sur les grandes avenues, dans les centres commerciaux, à la sortie du métro…

Une fois rassasiés (ou pas !), on pouvait prendre la rue perpendiculaire à celle de la nourriture pour acheter (ou pas !) des souvenirs. Comme vous pouvez le constater, nous n’étions pas vraiment seuls !

Bon alors ? ça vous a ouvert l’appétit ou pas cette petite visite des spécialités chinoises ?

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retour de Tunisie : visite aux urgences.

Dernier soir en Tunisie, nous sommes un peu tristes de repartir dès le lendemain mais aussi soulagés que tout se soit bien passé et bien plus reposés et détendus que l’été dernier.

Mr Poux boucle les valises tandis que je couche les enfants quand je vois une marque rouge sur le front de Petit Monstrou. C’est rond, un peu gonflé mais pas trop, impossible de savoir s’il s’agit d’une bosse ou d’une (grosse) piqûre de (gros) moustique qui aurait provoqué une (grosse) réaction.

Je questionne Petit Monstrou  qui ne se souvient plus s’il est tombé ou s’il s’est cogné, dans le doute je mets deux sortes de crèmes sur la rougeur : une pour les piqûres et une pour les coups et bosses.

Naïve je me dis que s’il avait fait une grosse chute au mini-club les animatrices me l’auraient dit…Takacroire !

Complètement indifférents à la victoire de l’Espagne ce soir là, on se couche car la journée suivante promet d’être longue et pénible : bus, attente, avion, attente des bagages, navette, et minimum une heure de voiture pour rentrer chez nous selon l’état du trafic.

Le lendemain juste au moment de prendre le bus, je me rends compte que la bosse à un peu gonflé, trop tard pour remettre de l’Hémoclar, le tube est dans la valise. Je fais remarquer à Mr Poux que normalement une bosse ça diminue au fil des heures mais bon, avec Petit Monstrou on peut s’attendre à tout !

Quelques heures plus tard, alors que Petit Monstrou se penche contre le hublot pour voir la terre d’en haut, je constate, grâce à la luminosité plus forte à cet endroit là, que la bosse est devenue énorme. Je ne peux rien faire d’autre que de la bile et croyez moi j’en fais… ça tourne à toute vitesse dans ma tête : «  qu’est-ce qu’il nous a encore inventé ? ». Au passage je maudis ces imbéciles d’animatrices qui n’ont pas été foutues de nous dire que notre Monstrou était tombé sur la tête. C’est grand Monstrou qui me l’a confirmé, il est tombé sur la tête, sur une grosse pierre…Ben oui, tomber seulement sur le sol aurait été d’un banal… Je n’ai pas vu le lieu de la chute, mais je suis certaine qu’il n’y avait qu’UNE SEULE pierre. C’est bien entendu à cet endroit là qu’il a « choisi » de tomber !

De retour à la maison je le tartine d’hémoclar et cette fois je dois faire presque la moitié du front et une partie des cheveux. Je ne suis pas rassurée du tout en me couchant et je l’ai « chatouillé » plusieurs fois dans la nuit pour vérifier que tout allait bien.

Le lendemain il se lève en même temps que moi ( traduction : c’est lui qui m’a sortie du lit ) et se montre d’excellente humeur. Nous prenons notre café-chocolat tous les deux dans la pénombre de la maison et ce n’est qu’une demi-heure plus tard lorsqu’il me suivra dans le jardin pour étendre la première d’une longue série de panières de linge que je constaterai l’étendue des dégâts.

Au soleil on dirait elephant-man ! La bosse est maintenant toute rouge, d’un diamètre de 5 cm elle descend jusqu’au dessus de son œil. Mr Poux muni, comme chacun sait, d’un formidable sens de l’observation me dit «  ça ce n’est pas normal ».  noooon ? Sans déconner ? Pas normal ? t’es sûr ?

Je suis déjà au bord de l’apoplexie, mon tout petit est abîmé, ces connasses d’animatrices me l’ont cassé et si ça se trouve il va avoir plein de séquelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres. On part consulter immédiatement.

Aussi positive que de coutume, j’envisage donc le pire durant les vingt minutes de trajet pour les urgences.  Nous arrivons aux urgences pédiatriques et là, après m’avoir dit que mon minuscule poussin, mon «  tout-petit » ne dépendait plus de ce service là (trop grand qu’elles ont dit), l’une des infirmière me dit «  en effet c’est une grosse bosse, on lui fera surement passer un ptit scanner pour vérifier s’il n’y a pas une poche de sang la dessous ».

Dire que je n’en menais pas large est un euphémisme car rien qu’au mot scanner,  j’ai manqué défaillir dans le hall, en même temps, vu mon grand âge si j’étais tombée dans les pommes aux urgences pédiatriques on m’aurait surement laissée sur place : trop vieille on vous dit !

Petit Monstrou lui par contre est en pleine forme, il sait qu’il vient montrer sa bosse qui n’est pas «  comme d’habitude » (et pourtant il en a collectionné un paquet déjà), mais il panique un peu en arrivant aux vraies urgences.

Il faut dire qu’on arrive juste après une pauvre mère en larmes qui explique tout ce que son fils allongé dans un brancard a ingurgité comme médicaments. Le jeune homme a en effet l’air bien «  parti » et Petit Monstrou me dit «  il n’a pas l’air en forme le monsieur ». Ca l’impressionne tellement qu’il ne veut plus du tout montrer sa bosse  et me tire le bras pour repartir. J’avoue que même si je compatis beaucoup pour la pauvre dame, j’espère  qu’ils seront  rapidement pris en charge pour éviter de trop bouleverser mon petit blessé.

Notre tour arrive, il faut d’abord donner tous les papiers mais comme on est déjà clients ( 2 points de suture à 22 mois dont un qu’il a arraché dans la nuit parce qu’il le « gênait » ) mon Monstrou est déjà  fiché et ça va très vite. Ce qui ne va pas vite par contre, c’est l’attente dans une salle pour voir un docteur, ou du moins être VU par un docteur (parce que c’est bien de ça qu’il s’agit ! ).

A défaut d’être zen, je suis organisée (enfin sur ce coup là), j’ai embarqué en partant une provision de livres, le doudou pour réconforter, de l’eau, et même des petits gâteaux  que je n’oserai pas lui donner de peur qu’on doive l’opérer d’urgence (toujours mon côté positif).

Après avoir lu tous les livres dont certains deux fois, cherché plein de mots commençant pas L, par T etc. On fait les couillons dans la salle et on est en pleine partie de «  pirates en exploration » lorsque la doctoresse arrive DEUX HEURES TRENTE plus tard.

Je pense qu’elle n’a pas touché mon fils une seule fois, elle était trop loin pour cela, elle m’a dit qu’elle l’avait entendu jouer, rire, parler et que puisqu’il n’avait pas vomi ni perdu connaissance TOUT ALLAIT BIEN et elle m’a dit de mettre de l’hémoclar et de la glace sur cette vilaine bosse qui allait finir par se résorber.

Bien entendu j’ai oublié de demander comment elle expliquait que cette bosse grossisse au lieu de diminuer et je suis rentrée à demi rassurée. Et si elle s’était trompée ?

Nous l’avons surveillé toute la journée comme de l’huile sur le feu histoire qu’il ne nous fasse pas une nouvelle cascade et le soir nous avons constaté dépités que l’hématome-bosse descendait effectivement jusqu’à son oeil. Je l’ai de nouveau embêté dans la nuit pour vérifier si tous les reflexes étaient là et le lendemain : HOURRA la bosse avait un peu diminué.

Enfin jusqu’à 11H00, lorsqu’il a «  trébuché » ( c’est lui qui le dit) dans l’escalier et qu’il en a descendu l’intégralité sur la tête, le dos, les jambes sous nos yeux effarés.

Trop loin pour le rattraper je me suis contenté d’assister à la chute en hurlant, c’était trop pour moi après ces dernières 48 heures d’inquiétude ! Mes jambes ne me portaient plus, j’étais incapable d’aller le ramasser,  et je l’ai un peu plus terrorisé car je ne pouvais plus m’arrêter de crier.  C’est donc Mr Poux qui l’a récupéré et qui m’a forcée à m’asseoir car Petit Monstrou voulait être avec moi.

Lorsque au prix d’un immense effort j’ai réussi à me calmer je lui ai demandé où il avait mal (persuadée qu’il était cassé de partout) : « j’ai pas de bobo, je voulais juste que tu me rattrapes ».

En fait il avait une seconde bosse sur la partie encore intacte du front et un peu mal à une cheville mais rien de plus et l’ancienne bosse a continué de rétrécir, lentement mais surement.

Depuis :

-j’ai demandé une pension alimentaire à Pierre Richard car je suis certaine que mon fils est le digne descendant du «  Grand blond à la chaussure noire » ou de «  la chèvre ».

-j’ai laissé un gentil petit message sur le site de l’hôtel de Tunisie pour les prévenir que leurs abruties d’animatrices étaient dangereuses, inconsciente, incompétentes…

- Et bien sur j’ai de nouveau acheté des actions chez Hémoclar dont je suis une des plus grosses clientes.

Dernier soir en Tunisie, nous sommes un peu tristes de repartir dès le lendemain mais aussi soulagés que tout se soit bien passé et bien plus reposés et détendus que l’été dernier.

Mr Poux boucle les valises tandis que je couche les enfants quand je vois une marque rouge sur le front de Petit Monstrou. C’est rond, un peu gonflé mais pas trop, impossible de savoir s’il s’agit d’une bosse ou d’une (grosse) piqûre de (gros) moustique qui aurait provoqué une (grosse) réaction.

Je questionne Petit Monstrou qui ne se souvient plus s’il est tombé ou s’il s’est cogné, dans le doute je mets deux sortes de crèmes sur la rougeur : une pour les piqûres et une pour les coups et bosses.

Naïve je me dis que s’il avait fait une grosse chute au mini-club les animatrices me l’auraient dit…Takacroire !

Complètement indifférents à la victoire de l’Espagne ce soir là, on se couche car la journée suivante promet d’être longue et pénible : bus, attente, avion, attente des bagages, navette, et minimum une heure de voiture pour rentrer chez nous selon l’état du trafic.

Le lendemain juste au moment de prendre le bus, je me rends compte que la bosse à un peu gonflé, trop tard pour remettre de l’Hémoclar, le tube est dans la valise. Je fais remarquer à Mr Poux que normalement une bosse ça diminue au fil des heures mais bon, avec Petit Monstrou on peut s’attendre à tout !

Quelques heures plus tard, alors que Petit Monstrou se penche contre le hublot pour voir la terre d’en haut, je constate, grâce à la luminosité plus forte à cet endroit là, que la bosse est devenue énorme. Je ne peux rien faire d’autre que de la bile et croyez moi j’en fais… ça tourne à toute vitesse dans ma tête : «  qu’est-ce qu’il nous a encore inventé ? ». Au passage je maudis ces imbéciles d’animatrices qui n’ont pas été foutues de nous dire que notre Monstrou était tombé sur la tête. C’est grand Monstrou qui me l’a confirmé, il est tombé sur la tête, sur une grosse pierre…Ben oui, tomber seulement sur le sol aurait été d’un banal… Je n’ai pas vu le lieu de la chute, mais je suis certaine qu’il n’y avait qu’UNE SEULE pierre. C’est bien entendu à cet endroit là qu’il a « choisi » de tomber !

De retour à la maison je le tartine d’hémoclar et cette fois je dois faire presque la moitié du front et une partie des cheveux. Je ne suis pas rassurée du tout en me couchant et je l’ai « chatouillé » plusieurs fois dans la nuit pour vérifier que tout allait bien.

Le lendemain il se lève en même temps que moi ( traduction : c’est lui qui m’a sortie du lit ) et se montre d’excellente humeur. Nous prenons notre café-chocolat tous les deux dans la pénombre de la maison et ce n’est qu’une demi-heure plus tard lorsqu’il me suivra dans le jardin pour étendre la première d’une longue série de panières de linge que je constaterai l’étendue des dégâts.

Au soleil on dirait elephant-man ! La bosse est maintenant toute rouge, d’un diamètre de 5 cm elle descend jusqu’au dessus de son œil. Mr Poux muni, comme chacun sait, d’un formidable sens de l’observation me dit «  ça ce n’est pas normal ». noooon ? Sans déconner ? Pas normal ? t’es sûr ?

Je suis déjà au bord de l’apoplexie, mon tout petit est abîmé, ces connasses d’animatrices me l’ont cassé et si ça se trouve il va avoir plein de séquelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres. On part consulter immédiatement.

Aussi positive que de coutume, j’envisage donc le pire durant les vingt minutes de trajet pour les urgences. Nous arrivons aux urgences pédiatriques et là, après m’avoir dit que mon minuscule poussin, mon «  tout-petit » ne dépendait plus de ce service là (trop grand qu’elles ont dit), l’une des infirmière me dit «  en effet c’est une grosse bosse, on lui fera surement passer un ptit scanner pour vérifier s’il n’y a pas une poche de sang la dessous ».

Dire que je n’en menais pas large est un euphémisme car rien qu’au mot scanner, j’ai manqué défaillir dans le hall, en même temps, vu mon grand âge si j’étais tombée dans les pommes aux urgences pédiatriques on m’aurait surement laissée sur place : trop vieille on vous dit !

Petit Monstrou lui par contre est en pleine forme, il sait qu’il vient montrer sa bosse qui n’est pas «  comme d’habitude » (et pourtant il en a collectionné un paquet déjà), mais il panique un peu en arrivant aux vraies urgences.

Il faut dire qu’on arrive juste après une pauvre mère en larmes qui explique tout ce que son fils allongé dans un brancard a ingurgité comme médicaments. Le jeune homme a en effet l’air bien «  parti » et Petit Monstrou me dit «  il n’a pas l’air en forme le monsieur ». Ca l’impressionne tellement qu’il ne veut plus du tout montrer sa bosse et me tire le bras pour repartir. J’avoue que même si je compatis beaucoup pour la pauvre dame, j’espère qu’ils seront rapidement pris en charge pour éviter de trop bouleverser mon petit blessé.

Notre tour arrive, il faut d’abord donner tous les papiers mais comme on est déjà clients ( 2 points de suture à 22 mois dont un qu’il a arraché dans la nuit parce qu’il le « gênait » ) mon Monstrou est déjà fiché et ça va très vite. Ce qui ne va pas vite par contre, c’est l’attente dans une salle pour voir un docteur, ou du moins être VU par un docteur (parce que c’est bien de ça qu’il s’agit ! ).

A défaut d’être zen, je suis organisée (enfin sur ce coup là), j’ai embarqué en partant une provision de livres, le doudou pour réconforter, de l’eau, et même des petits gâteaux que je n’oserai pas lui donner de peur qu’on doive l’opérer d’urgence (toujours mon côté positif).

Après avoir lu tous les livres dont certains deux fois, cherché plein de mots commençant pas L, par T etc. On fait les couillons dans la salle et on est en pleine partie de «  pirates en exploration » lorsque la doctoresse arrive DEUX HEURES TRENTE plus tard.

Je pense qu’elle n’a pas touché mon fils une seule fois, elle était trop loin pour cela, elle m’a dit qu’elle l’avait entendu jouer, rire, parler et que puisqu’il n’avait pas vomi ni perdu connaissance TOUT ALLAIT BIEN et elle m’a dit de mettre de l’hémoclar et de la glace sur cette vilaine bosse qui allait finir par se résorber.

Bien entendu j’ai oublié de demander comment elle expliquait que cette bosse grossisse au lieu de diminuer et je suis rentrée à demi rassurée. Et si elle s’était trompée ?

Nous l’avons surveillé toute la journée comme de l’huile sur le feu histoire qu’il ne nous fasse pas une nouvelle cascade et le soir nous avons constaté dépités que l’hématome-bosse descendait effectivement jusqu’à son oeil. Je l’ai de nouveau embêté dans la nuit pour vérifier si tous les reflexes étaient là et le lendemain : HOURRA la bosse avait un peu diminué.

Enfin jusqu’à 11H00, lorsqu’il a «  trébuché » ( c’est lui qui le dit) dans l’escalier et qu’il en a descendu l’intégralité sur la tête, le dos, les jambes sous nos yeux effarés.

Trop loin pour le rattraper je me suis contenté d’assister à la chute en hurlant, c’était trop pour moi après ces dernières 48 heures d’inquiétude ! Mes jambes ne me portaient plus, j’étais incapable d’aller le ramasser, et je l’ai un peu plus terrorisé car je ne pouvais plus m’arrêter de crier. C’est donc Mr Poux qui l’a récupéré et qui m’a forcée à m’asseoir car Petit Monstrou voulait être avec moi.

Lorsque au prix d’un immense effort j’ai réussi à me calmer je lui ai demandé où il avait mal (persuadée qu’il était cassé de partout) : « j’ai pas de bobo, je voulais juste que tu me rattrapes ».

En fait il avait une seconde bosse sur la partie encore intacte du front et un peu mal à une cheville mais rien de plus et l’ancienne bosse a continué de rétrécir, lentement mais surement.

Depuis :

-j’ai demandé une pension alimentaire à Pierre Richard car je suis certaine que mon fils est le digne descendant du «  Grand blond à la chaussure noire » ou de «  la chèvre ».

-j’ai laissé un gentil petit message sur le site de l’hôtel de Tunisie pour les prévenir que leurs abruties d’animatrices étaient dangereuses, inconsciente, incompétentes…

- Et bien sur j’ai de nouveau acheté des actions chez Hémoclar dont je suis une des plus grosses clientes.

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Les « up and down » de Tunisie

¤Up : La mer est superbe, chaude et limpide.

¤Down :  C’est beaucoup plus pratique pour voir les méduses : trois piqûres lors de la première baignade.

¤Up : Grâce au super CE de Mr Poux, nous sommes dans un  » all-inclusive » , les repas et l’eau potable sont donc gracieusement fournis.

¤Down : c’est la crise ma bonne dame, on nous accorde grassement un litre et demi d’eau par jour et par chambre…C’est à peu près ce que je bois en un après-midi par climat tempéré… ça ne va pas suffire !

¤Down ou up ou hips : comme l’alcool est gratuit, on se SACRIFIE et dans la journée on tourne aux cocktails pour économiser l’eau pour les enfants. ( Je pense que sur ce coup là on devrait nous accorder le prix de pochtrons parents de l’année).

¤Down : les moustiques sont très virulents

¤Up : Lorsque je l’ai rencontré, Mr Poux m’a dit  » moi j’aime bien faire les vitres » et  » ne t’inquiète pas s’il y a un moustique dans une pièce il est pour moi ». Alors je ne l’ai JAMAIS vu faire une vitre ( il doit penser que nos fenêtres sont auto-nettoyantes), par contre, il y a une justice en ce bas monde, les moustiques Tunisiens se sont déchainés presque exclusivement sur lui.

¤Down : Après deux jours à faire l’appât à moustiques, mon Poux n’était plus qu’une énorme boursouflure « enveloppée », malheureusement, incapable de souffrir en silence… j’ai envisagé de l’inscrire lui aussi au mini-club !

¤Up : Les enfants adorent le mini-club, nous AUSSI !

¤Down : Comme prévu les animatrices ont du trouver leur diplôme d’animation dans un oeuf kinder : je ne suis pas complètement rassurée…( je bois donc AUSSI pour oublier !).

¤Down : Non seulement le personnel n’est pas aimable mais en plus, pour la plupart, ils sont hyper machos

¤Up: Nous avons pris un malin plaisir à leur expliquer que dans notre famille c’était moi qui décidais !

¤re-Up: Il y a un pauvre serveur qui ne s’en est pas remis, pendant tout le reste du séjour il m’a regardé de travers en marmonnant : j’ai adoré !

¤Up : La nourriture est excellente, nous n’avons pas été malades du tout

¤Down : les enfants un peu quand même, très certainement à cause de l’eau des glaçons… ( Nous aurions peut-être du leur servir un peu de vodka pour tuer les bactéries des glaçons mais nous aurions perdu notre statut de parents de l’année).

¤Down : Petit Monstrou ne fait pas toujours la sieste, il est épuisé et va forcément nous faire son  » Pierre Richard » à un moment ou à un autre…

¤Up : nous SI, on a beau savoir que le sommeil perdu ne se rattrape pas, on a fait nos marmottes quasiment chaque après-midi.

¤Down : Petit Monstrou a fait son Pierre Richard comme prévu, mais personne ne nous a prévenus… nous atterrirons aux urgences dès notre retour ( billet à suivre GROOOARR).

Revenez vite pour la suite :-)

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Oisiveté

Il faut quand même le dire, c’est terrible d’avoir enfin du temps pour soi, le temps de ne rien faire.

Les enfants adorent le mini-club ( alléluia) et nous nous retrouvons donc seuls, tranquilles de 10heures de matin à 16h30 voire 17heures le soir.

Croyez-moi si vous le voulez, tout ce temps libre d’un coup c’est grisant au point qu’on ne sait plus par quoi commencer.

Bien entendu on arrose toujours notre « liberté » avec un café que l’on boit tranquille au bar sans cris et sans jérémiades. Sans devoir se relever parce que la crêpe de l’un est tombée par terre ou parce que le lait de l’autre est trop chaud…

C’est ensuite que les choses se gâtent et si vous me lisez depuis votre bureau je tiens à vous signaler que les prochaines lignes risquent de vous faire souffrir !

Aprés le café de la liberté se pose le cruel dilemme du choix de la première activité : Ping-pong, piscine, bouquin ?

Trois autres choix s’offrent à moi :

- Griffonner sur mon carnet de notes, par exemple pour vous décrire la vingtaine de  » dinde » en train de se secouer les bourrelets dans l’eau pendant la séance d’aquagym.

- Ecrire les cartes postales que j’ai bêtement promis à trop de monde dans l’euphorie du départ ( oups j’ai oublié mon carnet d’adresse, quel dommage !).

- Me faire les ongles, chose que je ne fais jamais plus depuis que je n’ai plus entre 1h00 et 1H30 de bouchons californiens à subir chaque jour. Et oui ! Il y a des FAF qui font autre chose que leurs ongles dans la journée, n’en déplaise aux tenaces préjugés de certains. En plus franchement je me vois très mal vous faire un billet entier sur où j’achète mon vernis et pourquoi et comment et gna gna gna, je laisse ça au  » modeuses » !

Bref, vers 10H15 nous sommes plongés dans une intense hésitation quand à notre prochaine activité oisive et je dois dire que trop de choix tue le choix ! C’est l’inconvénient de vivre toute l’année au rythme des monstroux, lo

crédit photo : cote-aperitif.com

rsqu’ils ne

sont plus là pour nous imposer des activités, on se retrouve comme deux invertébrés scotchés à nos fauteuils, dodelinant de la tête tentant vainement de prendre une décision pour savoir par quoi commencer.

Résultat, nous voici déjà en fin de matinée et on ne sait pas où celle-ci est passée… on ne s’est baigné qu’une fois, on n’a fait qu’un seul ping-pong et on est même en retard sur notre quota de cocktails…

Non vraiment l’oisiveté c’est épuisant !

Heureusement l’aprés-midi c’est plus simple, il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit donc après nous être empiffrés au buffet nous allons faire une bonne et longue sieste

digestive, histoire de récupérer des forces pour emmener les monstroux se baigner après leur club.

Trop trop dur !

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