Je continue avec Venice Beach pour vous faire partager quelques photos parce qu’à Venice il n’y a pas que les canaux ou les maisons des célébrités ( Julia Roberts et Nicolas Cage entre autre) il y a aussi un nombre impressionant de jeunes et moins jeunes « skateurs ».
Donc un peu d’histoire avant de s’en mettre plein les yeux : Venice est le berceau du skate board moderne depuis la grande sécheresse de 1976 pendant laquelle les jeunes se sont mis à faire du skate dans les piscines vides : le fameux » curve bowl » inventé par Z-Boys Stacy Peralta, Jay Adams, Tony Alva et Jim Muir ( source wikipédia).
Du coup sur la promenade il y a tout un espace réservé aux skateurs avec des « trous » plus ou moins profonds ( plutôt plus que moins d’ailleurs). C’est très beau à regarder même si parfois ça donne un peu la chair de poule…
Lui c’était un vrai pro !
La jeune femme ci dessous nous a scotchés avec sa petite robe et son sac à main elle se baladait littéralement dans les « pools » sans jamais rater la remontée ce qui pourtant arrivait à beaucoup des skateurs présents qui avaient ensuite du mal à se hisser sur les bords sans l’élan du skate.
regardez bien le gars du fond…
certains préfèrent regarder…
D’autres n’auraient peut-être pas du accepter d’aller rendre visite au « docteur » de Venice
De petites boutiques de vente » légale » de marijuana ont fleuri tous les 30 mètres sur la promenade… je n’ai pas osé aller « consulter » juste pour savoir si vraiment c’était légal… on pourrait envoyer la pseudo journaliste Zita… vu le nombre de conneries qu’elle a sortie dans l’émission poubelle de M6, elle doit en consommer beaucoup. (J’ai boycotté mais j’ai lu beaucoup de comptes-rendus qui ont confirmé ce que je craignais, c’est une émission aussi dangereuse qu’affligeante )
Ca me rappelle qu’en Septembre les monstroux ont gagné chacun un skate et que je n’ai toujours pas trouvé le courage de les emmener les essayer… au début j’ai pretexté que nous n’avions pas les genouillères, coudières etc, maintenant qu’on les a… je freine !
Je n’ai pas très envie de devoir appeler les…
Je vais peut-être les emmener aujourd’hui mais sincérement si un joli jeune homme voulait venir leur donner des cours, je serais plus rassurée…
Aujourd’hui The Tourist est à Venice Beach, Los Angeles, California…
Venice Beach c’est l’un des incontournables à visiter lorsqu’on va à Los Angeles ( parce que, juste entre nous, LA n’est absolument pas la ville la plus intéressante des États-Unis « touristiquement » parlant). Mais c’est aussi une ballade qu’on va faire de temps en temps lorsqu’on vit sur place, contrairement à Hollywood boulevard et ses étoiles ou l’on ne se rend que lorsqu’on a de la famille ou des amis en visite. ( à moins qu’on ne soit Québécois et qu’on s’y rende tous les dimanches pour embrasser l’étoile de Céline…)
photo by Roger Howard <rogerhoward@mac.com>
Pour la petite histoire, ce quartier s’appelle Venice car derrière la longue avenue aux multiples boutiques en front de mer, il y a tout un quartier qui ressemble fort à Venise avec ses petits canaux, crées par Abbot Kinney après son voyage en Italie. En 1906 les visiteurs pouvaient même circuler sur les canaux dans des gondoles directement importées d’Italie. ( Des années que je me demandais pourquoi ce gars était peint en géant sur un immeuble, j’ai enfin demandé à wikipédia comme quoi bloguer aide à être un peu moins ignare !)
Et donc, on peut se promener entre les belles maisons au bord des canaux, ou choisir le front de mer, juste au bord de Venice Beach !
Là quelque soit le jour de la semaine il y a du monde ! Des locaux venus profiter de la plage, des artistes de rue qui essaient de gagner leur vie ( quoi que cette année j’ai trouvé qu’il y en avait moins que d’habitude), des body-builders qui s’entrainent ( c’est ici que Schwarzeneger a été repéré) mais aussi beaucoup de sans-abris, de jeunes (ou vieux) imbibés de substances illégales, beaucoup de » skaters » qui n’ont pas intérêt à être imbibés eux ( billet à venir), et bien sûr des touristes venus dépenser leurs dollars dans les boutiques qui vendent quasiment toutes la même chose.
Vous le reconnaissez ?? Bien sûr que non, mais quand même, c’est sur cette plage qu’a été tourné Alerte à Malibu !
D’ailleurs, moi qui n’ai pas une opulente poitrine, il a suffit que je coure 5 mn et hop… (Photo réalisée sans silicone toxique)
Et zut, j’étais bien partie pour faire un article ultra sérieux et documenté et être recrutée par Géo magazine et Pfiouuut mon unique neurone a glissé…
Peut-être parce que la vie m’a rappelé encore récemment qu’elle était bien trop fragile pour se prendre au sérieux…
Demain je reviendrai vous parler (sérieusement ou pas) du Skate-board à Venice !
Une célébrité comme moi se déplace toujours précédée par un Shériff !
La cérémonie se préparait…
l’entrée du Kodak Theater était bondée… mais encore accessible au grand public !
et là, sur la devanture grande surprise :
j’étais attendue pour la cérémonie des Oscars !!
Comme je leur ai expliqué que je ne pouvais pas rester puisque nous repartions le samedi et que la cérémonie avait lieu le lendemain… à la place ils m’ont donné une étoile :
j’étais très intimidée bien sur, mais aussi un peu déçue car Adam Sandler n’était pas dispo pour faire le discours, il l’avait déjà fait la veille pour l’étoile de Jennifer Aniston…
Du coup c’est Elmo qui a fait un discours ce qui, je vous l’accorde, est carrément moins séduisant qu’Adam Sandler mais bon…
Vous remarquerez que pour l’occasion j’avais enfilé le costume intégral de la touriste en visite, preuve que je n’ai absolument pas pris la grosse tête avec mon étoile sur Hollywood boulevard !
Si vous y allez prochainement, vous trouverez donc MON ÉTOILE rien qu’à moi ( rien qu’à l’écrire mes chevilles ont triplé de volume) entre ces deux là :
Vous aussi vous vous demandez qui est Marguerite de la motte ? Et bien c’est une actrice des années 20 qui a tourné dans beaucoup de films muets…
Et en parlant de films muets… je ne peux m’empêcher de féliciter Jean Dujardin pour son oscar pour » the artist » que j’ai regardé avec grand plaisir dans l’avion ( le film, pas Jean !).
J’ai « connu » Glouglou en2004 ou 2005, nous nous sommes croisées sur un forum où nous avons sympathisé, rigolé, fait plus ample connaissance. Puis avec une poignée d’autres pestes (triées sur le volet) nous sommes toutes partie sur un tout petit forum rien que pour nous.
Aujourd’hui, la grande époque où l’on se retrouvait toutes et tous connectés à la même heure malgré le décalage horaire, malgré les enfants, les maris, pour raconter des bêtises et rigoler ensemble est terminée, mais cette poignée de pestes est devenue comme une famille. Le forum est « mourant » mais chacun continue à y passer pour prendre et donner des nouvelles, parce que depuis 7 ans, on se CONNAIT !
Et pourtant, pour certains on ne s’est jamais vu, pas même en photo ! C’était le cas de Glouglou que j’avais eu au téléphone plusieurs fois mais qui n’avait jamais mis une seule photo d’elle sur internet. Il faut dire aussi que pour rencontrer Glouglou il aurait fallu que j’aille au Québec, et même si je rêve d’y aller un jour ce n’est pas vraiment au programme.
Et puis l’an dernier Glouglou et son mari ont réalisé leur rêve : partir passer l’hiver sous le soleil de l’Arizona plutôt que sous les 80 cm de neige de leur pays. Des années qu’ils en rêvaient, des années qu’ils économisaient, et dès que Mr Glouglou a pris sa retraite ils l’ont fait. Ils ont acheté un camping-car de compétition (un Véhicule Récréatif comme ils disent), ils ont salué famille et amis et ils sont partis pour un périple de 4 mois à travers les USA.
S’ils passent l’essentiel de l’hiver en Arizona, ils visitent plein de sites en s’y rendant ainsi que quelques états voisins lorsqu’ils sont installés à Yumo. Depuis la France on pouvait suivre le périple de notre Glouglou à travers les cartes postales qu’elle nous envoyait et les coucous qu’elle nous laissait sur le forum dès qu’elle trouvait une connexion.
Pour ma part, je vous l’ai déjà dit, chaque année je fais mon petit pèlerinage à Los Angeles, mais l’an dernier jusqu’au dernier moment on ne savait pas si ça se ferait. Du coup quelle ne fut pas ma déception quand, au retour de ma semaine en Californie, j’ai trouvé dans ma boite à lettres une carte de ma Glouglou de…Californie ! On s’était ratées à une semaine près !
Du coup cette année on a tout fait pour caler nos dates, ce ne fut pas chose simple avec l’emploi du temps et les déplacements du Poux qui changent tout le temps, mais on a réussi, on allait enfin se rencontrer et même passer deux jours ensemble car plutôt que de débrancher toutes les installations du VR pour deux jours, Glouglou et son mari viendrait passer deux jours dans le même hôtel que nous.
Joie !
Impatience !
Et puis un peu d’hésitation aussi…
Je n’avais absolument aucun doute de m’entendre avec Glouglou car je la « connais » mais si jamais ça ne passait pas avec son mari ? En plus lui ça doit le gonfler d’aller rencontrer une Française du forum ou sa femme passe du temps…
Deux jours c’est court et c’est long en même temps ! En plus, c’est tout au début de mon séjour, je serai en plein décalage horaire, j’ai promis à Glouglou qu’on visitera Los Angeles mais je vais avoir envie de dormir tout le temps…
Doutes…
Et puis on y est, je suis rentrée à l’hôtel me faire une méga sieste en bavant sur l’oreiller reposer un peu car la famille Glouglou arrive dans l’après-midi et que là c’est carrément le milieu de la nuit en France.
Je m’allonge, je pique les oreillers du Poux qui est en train de gagner nos vies, je ferme mes petits yeux en essayant d’imaginer quelle tête elle aura en vrai, la Glouglou quand…
Toc Toc Toc … ( purée ça commence bien, ils arrivent avant ma sieste réparatrice, j’ai une tête de merlan frit et je baille toutes les 5 secondes)
Excitation : je vais enfin les voir ! je crie « j’arrive » et je triche, je regarde par le ptit trou de la porte de la chambre, OUF ils ont l’air normaux !
Et là, j’ouvre la porte à deux jours d’amitié partagée, de rires, de fous-rires même, de cours de langue (maintenant je parle Québecois couramment), de franches déconnades mais aussi de touchantes attentions car non seulement le mari de Glougou est aussi sympathique qu’elle, mais en plus, il a exactement l’âge de ma Maman donc il s’est occupé de nous et nous a chouchoutées toutes les deux tout au long de notre rencontre.
Et du coup, après les doutes, les hésitations, l’excitation, il y a eu la tristesse de devoir se quitter si vite, le cafard pour moi durant le reste de la semaine en passant devant leur chambre désormais occupée par d’autres, mais aussi la promesse de se revoir l’an prochain et même une promesse de lasagnes sans gluten, cuisinées par Mr Glouglou le jour où nous irons visiter leur beau pays.
Autant vous dire que depuis je harcèle Mr Poux pour qu’il trouve un déplacement à faire au Québec !
Et vous ? Vous avez déjà franchi la ligne virtuel/réel ? Ca s’est passé comment ?
Depuis notre retour en France, à l’exception de la première année, tous les ans je me débrouille pour faire mon petit « pèlerinage » à L.A.
C’est généralement un séjour d’une semaine, une semaine de conférences et « meetings » à gogo pour Mr Poux et une semaine emplie d’émotions pour moi.
La première année fut la plus dure, après 7 ans de vie Californienne et malgré notre décision de rentrer définitivement en France, au sortir de l’avion on avait l’impression de rentrer chez nous !
On a même fait un détour entre l’aéroport et notre hôtel pour passer devant notre ancienne maison, (qui bien sûr abritait une autre famille puisque ce n’était plus « chez nous »), et pour nous promener dans le petit parc où Grand Monstrou avait découvert sa première balançoire pour bébé, fait sa première descente de toboggan etc.
Et même si on a « refait notre vie » car c’est exactement de cela qu’il s’agit :
- Retrouver le « Non-serviceFrançais » (et là si vous avez un jour été expat, vous savez de quoi je parle…sinon, ben vous êtes habitués à vous faire littéralement aboyer dessus par la nana de la sécu qui visiblement n’avait pas réalisé que l’accueil du public faisait partie de ses missions, ça ne vous choque même plus et si vous êtes en forme vous crierez plus fort qu’elle)
Donc, même si on s’est réhabitués à la France ( je voulais écrire ré-acclimatés mais j’ai définitivement du mal avec les hivers français), à chaque fois, pendant ma semaine là-bas, je doute…
Avons-nous pris la bonne décision ?
Il n’y a malheureusement pas de bonne réponse à cette question et je crois que chaque fois que j’aurais la chance de retourner là-bas je me dirais : « Et si… »
C’est très agréable d’avoir retrouvé la proximité de la famille, de ne plus passer les dix malheureux jours de congés US à faire le tour de la France pour voir tout le monde… Mais revoir les amies laissées là-bas est toujours un émouvant moment.
Je suis très fière de l’éducation française et c’était une motivation pour rentrer, mais finalement je regrette le côté « discipline positive » et les encouragements bienveillants de l’éducation américaine…
Petit Monstrou ne rentre pas dans le moule de l’école française et comme disait son enseignante l’an dernier c’est « dommagemais on ne peut rien faire pour lui avec nos classes surchargées »… Là-bas j’aurais eu l’embarras du choix dans les écoles spécialisées qui auraient su utiliser ses facilités, sa précocité ( ah merde ça y est je l’ai dit) pour le faire avancer, au lieu de stigmatiser ses différences au point de le faire se désintéresser totalement de l’école dès la petite section…
Pour lui, je me dis qu’on aurait été mieux là-bas, et puis je pense à mon amie Yasmina, qui voudrait bien prendre sa retraite en France mais qui ne le fera pas, parce que sa fille de quinze ans n’a connu que les USA et qu’elle est devenue une vraie « American girl », même si ses racines sont en France.
Je pense à Martine qui se sent seule parce que la plupart de ses amies françaises sont rentrées au pays, qui paie chaque été des sommes astronomiques pour rendre visite à ses parents en France, et qui lève les yeux au ciel lorsque sa fille Charlotte lui parle exclusivement en anglais alors qu’elle et son mari ont toujours parlé français à la maison…
Je pense à Claudine qui assume seule ses trois enfants, qui travaille comme une dingue, tous les jours, pour tout gérer et payer l’école française, les activités extrascolaires et bien sûr les billets d’avion pour la France.
Je pense aussi à mes monstroux qui ont un lien très fort avec mes parents et qui n’auraient pas vraiment su ce qu’étaient des Grands Parents si nous étions restés là-bas.
Non, il n’y a vraiment pas de bonne réponse, parce que quand nous vivions là-bas, la France nous manquait, depuis que nous sommes ici, certaines choses des USA nous manquent…
Je me souviens d’une collègue qui me demandait combien de temps nous comptions rester, j’avais répondu un an ou deux car c’est ce que nous avions décidé avec Mr Poux. Elle m’avait répondu « attention si vous dépassez les 5 ans, il est impossible de rentrer ensuite de se réhabituer à la France ».
En fait, si, on peut rentrer après 7 ans, maisnos cœurs sont comme coincés entre les deux pays.
On n’est plus complètement bien en France, on ne l’était pas complètement aux USA… Dis mon Poux chéri, et si on s’installait aux Caraïbes ?
Et vous ? Il y a un pays qui vous manque, un pays qui vous tente ?
Oui oui, je sais qu’en France aussi on peut commander de superbes gâteaux pour l’anniversaire de nos chers enfants, mais comme la modération n’existe pas aux USA, voilà quelques exemples de ce que vous pouvez offrir à vos petits, moyens ou grands pour fêter dignement le passage d’une année :
A partir de 59 dollars le petit modèle ( ouch, ça fait mal hein ? ). N’oubliez pas de prévoir les piqûres d’insuline au cas où un des petits invités ferait une overdose de sucre. Prévoyez aussi quinze jours de légumes variés pour nettoyer le système de votre enfant de tous les colorants,conservateurs et autres produits chimiques qui pullulent dans ces gâteaux !
Certains commentaires sur le billet d’hier m’ont fait penser à la passion des enseignants (et des parents) américains pour les autocollants. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite puisque les premières années j’étais dans une école qui suivait le programme français à la lettre. Mais lorsque je suis passée en école internationale, j’ai été priée de récompenser plus, et plus souvent. Un exemple parmi tant d’autres qui m’a posé problème les premiers temps, j’avais un petit garçon qui avait beaucoup de mal à ne pas frapper les autres. Adorable mais très coléreux et agressif, dès qu’un camarade le titillait un peu : BIM il lui en collait une ! L’école avait une tolérance zéro pour la violence et j’ai même du renvoyer ce petit chez lui en pleine journée parce qu’il avait mordu un copain et que les morsures entrainaient l’exclusion immédiate pour la journée. (Un jour où j’étais crevée j’ai bien essayé de mordre une collègue mais personne n’a voulu me renvoyer chez moi !). Forte de ma formation française et d’une approche de la discipline totalement différente, chaque fois qu’Andrew agressait physiquement un camarade je le punissais et le sermonnais. Il passait 4 mn (puisqu’il avait 4 ans) séparé des autres, ou perdait son tour à l’ordinateur, ou devait s’asseoir au lieu de jouer pendant la récré. C’est ce que j’avais toujours vu faire en France : mauvaise action = punition. Ça ne marchait pas trop mal jusqu’au jour où la collègue de la classe d’Espagnol a voulu s’en mêler. Je m’étais absentée pour la journée pour faire ma première échographie et enfin apercevoir mon Grand Monstrou et elle avait pris ma classe. Elle a passé un accord avec lui, chaque fois qu’il passerait une journée sans frapper quelqu’un il aurait un joli « sticker « (autocollant) et au bout de 5 il aurait un bonbon ! (Tous les matins à 11H00 elle refilait des bonbons à toute sa classe enfin à ceux qui avaient bien voulu chanter, autant vous dire que ça me défrisait comme méthode !). A mon retour le lendemain, je n’étais pas contente du tout ! Parce que dans ma culture : On ne récompense pas une attitude normale ! J’entends par là que je trouvais ça complètement injuste par rapport aux autres enfants qui eux n’avaient jamais frappé un de leur camarade. Perso, devant un tel contrat si j’avais été une élève j’aurai immédiatement commencé à mettre le bazar pour qu’on me fasse à moi aussi mon petit carnet à « stickers » avec un bonbon tous les cinq jours ! Il était trop tard pour changer de méthode, le contrat était passé et je dois avouer qu’Andrew faisait beaucoup d’efforts pour obtenir sa récompense. Parfois il devenait tout rouge, serrait les poings et commençait à grogner (littéralement !) mais il tenait le coup et l’ambiance de la classe s’est soudainement améliorée puisqu’il n’était plus jamais puni et ne faisait plus de colères (ou presque). N’empêche que le premier jour du bonbon, mes trois plus grands élèves sont venus me voir pour réclamer le leur ! Ils ne trouvaient pas normal qu’Andrew qui était jusqu’alors la terreur du bac à sable, reçoive un bonbon tous les vendredis ! Là j’avoue que j’ai légèrement bafouillé car même si j’avais constaté l’efficacité de cette méthode, je ne pouvais absolument pas la justifier ou la défendre. J’ai lâchement décrété que c’était jour de fête dans la classe de français, on a tous mangé un bonbon en dansant comme des sauvages sur le cd de Claude François (que mes petits adoraient). Pour prévenir toute négociation ou argumentation, Andrew a eu deux bonbons : celui de la fête de la classe et celui de son « contrat », et tant qu’à n’être qu’une lâche humaine, j’ai sciemment oublié de préciser aux autres qu’il en avait eu deux. Lors de mon récent séjour Californien, j’ai revu avec grand plaisir mon amie Martine, qui est devenue enseignante là-bas après une formation américaine. Je lui parlais de ma guerre quotidienne avec Petit Monstrou qui refuse systématiquement de mettre ses chaussures le matin. Il sait parfaitement les mettre car lorsqu’on part à la patinoire, sous la menace de ne pas y aller, il les enfile en trois secondes. Par contre, pour aller à l’école, (comme en plus il ne veut pas y aller), il n’a aucune raison de faire un effort et ça se termine systématiquement par une dispute où je m’épuise et par le fait que je lui enfile ses chaussures ne pouvant pas l’emmener à l’école en chaussettes. C’est son moyen de pression à lui, et la répétition quotidienne de cette bataille m’use énormément au point que je deviens une Maman qui crie (et donc qui culpabilise ensuite !). Martine m’a demandé pourquoi je ne lui faisais pas un contrat, avec stickers à la clé et récompense au bout ! Bon sang mais c’est bien sur ! Ça avait tellement bien marché avec Andrew, comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ! SAUF QUE, vous le voyez arriver le HIC ? Mon Grand Monstrou qui est le roi de l’argumentation et de la négociation ne va pas mettre plus de deux minutes pour refuser de mettre ses chaussures parce que lui n’aura pas d’autocollant ni de récompense ! C’est le serpent qui se mord la queue, si je récompense un des monstroux pour une attitude que l’autre à acquise, je crée l’injustice et j’incite donc l’autre à faire grève de chaussures jusqu’à ce que lui aussi ait son autocollant ! La solution proposée par Martine est de proposer un autre contrat à Grand Monstrou sur une attitude ou compétence que je souhaite qu’il acquière pour qu’il ait lui aussi son carnet de sticker et son petit cadeau au bout. A votre avis, est-ce que je peux lui apprendre à repasser et le récompenser à chaque cinquième tee-shirt qu’il aura repassé à ma place ? (qui a dit « mauvaise mère » ?).
Je terminerai sur une phrase que j’ai lue hier dans un bouquin de « discipline positive » que j’ai ramené des USA : « les seules personnes qui pensent qu’être parent ou enseignant est une tâche aisée sont celles qui n’ont jamais essayé ni l’un ni l’autre ».
L’enfant Roi , ses activités : choisies ou imposées !
Comme le disait très justement M.Kine hier, en commentant mon dernier billet, les USA ont la réputation de traiter leurs enfants comme des rois. Et même s’ils s’en mordent un peu les doigts maintenant, ça partait d’un bon sentiment !
D’où la reprise de mon « moto » actuel : le mieux est l’ennemi du bien !
Personnellement j’ai extrêmement apprécié ce pays ou de multiples activités sont proposées dès le plus jeune âge. Pour avoir enseigné en Français avec des tout-petits dont ce n’était pas la langue, je sais à quel point les enfants apprennent vite et bien mieux que les adultes dont les neurones sont déjà en perdition ( quand il leur en reste !), dont les cordes vocales sont déjà figées et j’en passe…
Et quoi qu’en pense notre gouvernement actuel (qui essaie de nous sucrer la maternelle), les enfants de trois ans sont demandeurs de toutes sortes d’activités que leurs parents ne peuvent pas forcément leur proposer.
Grand Monstrou a commencé la gymnastique à 5 mois et a fait sa première galipette à six. Il a également participé à une classe d’éveil musical et c’est là qu’on touche à la limite du modèle américain à deux vitesses ! Il y a effectivement de multiples possibilités d’éveiller et de distraire nos tout-petits à condition d’avoir les MOYENS !
Et c’est là que le bas blesse, car si une mince catégorie de familles peut inscrire leur progéniture à toutes sortes d’activités palpitantes et généralement très bien conçues, la masse, l’enfant issu de famille d’américains « moyens » devra attendre jusqu’à 5 ans avant de pouvoir entrer à l’école publique. Autant dire que c’est absolument contre toutes mes convictions qu’elles soient au sujet de l’enseignement aux plus jeunes ou encore de l’égalité des chances…
Pour peu que la famille soit peu intéressée (ou pas outillée) par le développement de l’enfant, certains arriveront à 5 ans en Kindegarten sans avoir jamais appris à tenir un crayon, une paire de ciseaux, vu un alphabet etc. Et là, à 5 ans on décide de leur apprendre à lire, à compter avec un peu d’additions et de soustractions dans l’année ! Est-il nécessaire que je précise que les enfants issus de familles qui ont eu les moyens de payer la maternelle privée avant 5 ans sont favorisés ? Et je ne parlerai même pas des 50% d’enfants qui ne parlent que l’Espagnol à la maison et qui sont catapultés dans des écoles tout en anglais …
Bon, les bases sont posées, aux Etats-Unis d’Amérique, si tu nais dans la « mauvaise » famille tu as tout faux ! ( Oui je sais c’est pareil en France mais c’est moins marqué, justement parce que nous avons encore une école publique forte !).
Regardons un peu du côté d’une famille un peu plus aisée. Bébé a été accueilli comme le messie et comme l’on veut mettre toutes les chances de son côté il a suivi dès l’âge de 6 mois des classes diverses et variées telle que « baby paint » ( peinture), « baby art » ( activités manuelles en tout genre), gymnastique, musique, langage des signes… A deux ou trois ans il a débuté la « preschool » (maternelle payante de 2 à 4 ans) et a déjà appris les chiffres et les lettres, à tenir son crayon, manipuler toutes sortes d’objets etc. Toujours selon les moyens de la famille, il ira dans une maternelle normale, pour plus cher dans une maternelle à pédagogie active ( montessory), ou encore dans une maternelle où il apprendra un second langage ( voire troisième s’il a une « nanny » hispanique).
On assistera là à une division de la classe aisée par la situation de la mère.
-Soit la Maman a une situation hyper bien payée (et importante), et l’enfant aura sa nanny en permanence près de lui pour gérer toutes ses activités, ses horaires etc.
-Soit le travail de la Maman ne la rémunérait pas suffisamment et elle a quitté son travail afin de pouvoir gérer l’emploi du temps de son ou ses enfants.
Parce qu’avec une école qui ferme ses portes à 11H00, ou 13 H00 ou 15H30 au mieux il est quasiment impossible pour une Maman de conserver son travail. Si en plus l’enfant est inscrit à une ou plusieurs activités (et si on a plusieurs enfants), on se transforme vite en chauffeur personnel de sa descendance !
On ne vous le dira sur aucun guide touristique, mais la société Américaine est restée vraiment machiste car à partir du moment où l’on devient Maman, tout est fait pour qu’on ne puisse plus travailler !
Etant moi-même enseignante là-bas j’ai vite calculé que payer une preschool plus la garderie tous les après-midi n’était pas rentable, d’autant plus qu’avec les bouchons que je subissais tous les jours pour me rendre dans mon école ( 1H00 le matin et au moins 1H30 le soir pour faire environ 15km) je n’aurais que très peu vu mon Grand Monstrou.
Alors oui, j’ai adoré toutes ces classes proposées en dehors du cursus scolaire. A mon grand dam ( c’est là qu’ont commencé les cascades à la maison), les cours de gym ont fait le plus grand bien à Grand Monstrou parce qu’il était plus cérébral que physique et parce qu’il pouvait interagir avec d’autres adultes que son père ou moi.
Et j’ai détesté ces même classes pour l’abus qu’on en faisait ! Car trop souvent, l’enfant Roi est un enfant « surbooké », qui enchaine diverses activités qui pourraient être enrichissantes et épanouissantes si elles n’étaient pas trop nombreuses (le mieux est l’ennemi du… BIEN, c’est bien vous suivez !)
Peu après notre installation en Californie, comme je travaillais à mi-temps, je donnais des cours privés de Français. L’une de mes premières élèves : India était en CP au lycée international où je travaillais et ses parents étaient très inquiet car elle ne suivait pas en classe, ne faisait pas ses devoirs et ses résultats s’en ressentaient.
Si j’ai assez vite cerné le problème de cette petite, je me suis heurtée à un mur d’incompréhension de la part de ses parents, et j’ai mal au cœur d’avouer que je n’ai rien pu faire pour elle !
Famille très aisée, les deux parents ayant des postes à responsabilité, une nounou vivait avec eux pour gérer tout le quotidien et bien sur les deux enfants.
India avait classe tous les jours jusqu’à 15H30, sa Nounou allait la chercher avec son gouter puis reprenait la route (et donc les bouchons) pour aller : le lundi à la classe de danse, le mardi à la classe de piano, le jeudi à une classe d’art et le vendredi était réservé au karaté(on m’avait donc casée le mercredi !).
En gros, entre les classes et les routes engorgées du soir, cette petite n’arrivait jamais chez elle avant 17h00 voire 17H30. Sachant que la plupart des familles américaines dine entre 18H00 et 18H30, pas question de se détendre en arrivant il fallait faire les devoirs pendant que la nounou préparait le diner !
La gamine n’avait aucun problème d’apprentissage ou de « niveau », elle était juste complètement débordée, fatiguée par ce trop plein d’activités. Bien souvent lorsque j’arrivais le mercredi, elle m’attendait à la table du diner, ses cahiers et livres ouverts dans un état proche de la catalepsie !
J’ai eu beau expliquer aux parents que c’était trop pour elle, qu’un enfant avait besoin de moments à lui pour NE RIEN FAIRE, c’était incompréhensible pour eux. D’abord, toutes ces activités extrascolaires étaient nécessaires pour son « curriculum » ( helloooooo elle a 6 ans !), pour pouvoir intégrer de bonnes écoles plus tard.
Et puis les parents avaient de grandes attentes pour leur fille et voulaient qu’elle connaisse un maximum de choses. Rien n’y a fait ! L’enseignante qui était une de mes collègues a confirmé mes dires en expliquant qu’India était, la plupart du temps, complètement apathique en classe et qu’il faudrait peut-être alléger son emploi du temps.
Ce qui devait arriver arriva… la petite n’avait pas le niveau requis pour continuer en CE1, le maintien en CP a donc été proposé mais les parents ont trouvé ça inconcevable et l’ont immédiatement changé d’école.
Si elle n’a pas terminé complètement dépressive, cette petite ( qui doit être ado maintenant) doit avoir certes une bonne culture générale, elle doit savoir un peu danser, un peu jouer du piano, un peu parler français etc… Un petit peu de tout quoi, mais rien de complet et surtout rien qui ne l’intéresse vraiment par manque de temps pour apprécier une chose plus qu’une autre…
Vous la voyez arriver la conclusion ? Ces parents qui voulaient le mieux pour leur fille l’auront au final étouffée avec les diverses activités et stimulations qu’ils lui auront payées.
Le mieux est l’ennemi du bien : CQFD !
PS : je félicite les courageux qui m’auront lue jusqu’au bout, vous aurez deviné que je n’ai jamais suivi de classe de « synthèse » !
Ce que j’aime (entre autres) aux Etats-Unis c’est que c’est très » kids friendly ».
N’importe quel restaurant qu’il soit bon marché ou très chic, vous proposera une grande feuille d’activités, des crayons voire même des joujoux pour vos enfants pendant que vous vous remplissez la panse.
La plupart des « mall » ( grands centres commerciaux) ont des espaces jeux pour les enfants, une aire où ils peuvent grimper, se défouler avant de subir la séance de « shopping » frénétique de leur Maman. Vous allez me dire, à Paris aussi il y a ça… Certes, mais allez faire vos courses en Eure et Loir ou en Charente Maritime et vous aurez à divertir vous-même votre marmaille pendant que vous essayez vainement des les habiller pour l’hiver ou tout simplement de remplir votre réfrigérateur .
Toujours dans les mall, si vous le souhaitez vous pouvez promener votre enfant dans cette superbe petite voiture.
Il y a un grand sac à l’arrière qui vous permet de stocker toutes vos emplettes. Pour les non- anglophones, l’inscription sur le sac, précise aux parents de ne PAS mettre d’enfant dans le sac…Mais non voyons, les américains ne sont pas neuneus, c’est juste qu’avec leur manie de faire des procès pour tout, les constructeurs se surprotègent et ajoutent des conseils dont tout le monde ou presque pourrait se passer ! On a tout de même vu des gens transporter leur bébé dans son siège auto sur la galerie de la voiture ! Ou encore, affaire qui avait fait un scandale en Californie à l’époque, une dame avait été arrêtée parce qu’elle allaitait son bébé en conduisant… (ce n’était pas marqué sur le volant qu’il ne fallait pas allaiter et conduire en même temps, comment aurait-elle pu le deviner voyons !). Enfin vous vous souvenez surement de cette Mamie qui a extorqué des milliers de dollars à Mc Donald parce qu’elle s’était brûlée avec leur café. Fortune facile, d’autant que je suis prête à parier qu’avec une telle mentalité, elle aurait aussi bien pu porter plainte si on le lui avait servi trop froid ! Depuis n’importe quel vendeur de café a des gobelets portant l’inscription « attention chaud ».
Regardez un peu à quoi Grand Monstrou a eu droit pour sa première coupe de cheveux ! j’avais peur qu’il ne soit impressionné, tu parles, entre le lecteur DVD plus l’énorme panière de joujoux que lui avait sorti la coiffeuse, Grand Monstrou ne voulait pas quitter son petit avion une fois la coupe terminée ! Petit Monstrou lui, avait si peu de cheveux à la naissance, que j’ai attendu qu’il ait un an et demi pour tenter de lui faire couper. Dommage pour lui, nous étions déjà en France et avons rencontré un coiffeur ultra pédagogue qui lui a dit au bout de 5mn « Si tu bouges je vais te couper une oreille ». FIN de la première coupe de cheveux de Petit Monstrou qui n’a jamais voulu rester entre les mains de ce bourreau, j’ai grassement payé une demi coupe et je suis repartie avec un petit garçon à la nuque bien dégagée d’un côté, mais pas de l’autre ! J’ai terminé la coupe moi-même et même si je me suis bien gardée de lui dire, j’ai VRAIMENT failli lui couper un morceau d’oreille ! En même temps je ne suis PAS coiffeuse, même si Mr Poux aurait tendance à l’oublier puisqu’il me demande régulièrement de lui massacrer rafraichir la nuque ! Pour plein de choses donc, les USA sont mieux équipés pour nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses). Je pense notamment aux activités proposées aux tout-petits, mais ça sera pour une autre fois… Revenez vite !
je n’ai pas eu le courage ni le temps de faire le » day two » mais je ne vous ai pas oubliés, voici donc quelques images bien peu touristiques mais à forte signification émotionnelle !
Bien sûr, à côté du superbe bâtiment de Barnes and Noble, ce Target là ne paie pas de mine, mais c’est le MIEN ! Comme me le faisait remarquer Laurence, il y en avait de bien plus proches de mon hôtel, de bien plus grands aussi, mais celui de » De Soto » c’est celui où j’ai acheté beaucoup de mes meubles actuels, dvd, livres, jouets pour les monstroux, fringues, décoration, loisirs créatifs… Toujours selon Laurence, c’est » le genre de magasin où il faut garder sa CB bien au fond de sa poche« ! je trouve que c’est une bonne définition car les tentations sont multiples, les prix pas exorbitants et les promotions plutôt intéressantes. Bon forcément ramener une pendule géante, même bradée, dans une valise ça n’est pas possible. ( ouf a dit Mr Poux !)
La maison du bonheur….de l’installation à LA, des margaritas dans la piscine, de l’arrivée de Grand Monstrou.
Une autre maison du bonheur… ( là Isa si tu ne laisses pas un ptit com’ c’est vraiment de la mauvaise volonté !)
Ça m’aurait bien arrangée d’avoir ce genre de panneau dans mon quartier à l’époque, ça aurait peut-être évité que l’on soit cambriolés en pleine journée alors que j’étais enceinte de 7 mois ! Et oui, la maison du bonheur ne renferme pas que des bons souvenirs…
Un des magasin préférés des Français installés en Californie : le Trader Joe fournisseur officiel de fromages, bon vins, parfois même charcuteries pour des repas un peu plus » frenchies » !
That’s all for today folks ! Mais rassurez vous je vous ai gardé plein d’autres images pour plus tard… Revenez-vite !
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