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Dans les « hutong », petites ruelles traditionnelles chinoises, on peut se restaurer à tout moment.

Les vendeurs crient pour appâter le client qui ne se fait pas prier pour acheter l’une de ces délicieuses brochettes à consommer en poursuivant son chemin…

Oui, ce sont bien des scorpions et là vous voyez leurs petites queues redressées parce qu’ils sont VIVANTS ! Bien sûr si vous avez le courage d’en demander on vous les fera griller sur la plaque derrière, mais en attendant ils se tortillent sur leur brochette ce qui les rend pour certains encore plus appétissant et dans mon cas encore plus répugnants !

Si vous avez une grosse faim, vous pouvez opter pour de plus gros scorpions…

Ceux-là sont présentés déjà cuits mais ils attirent tout de même beaucoup de gourmands/gourmets.  Si comme moi, les scorpions vous dégoutent et que vous ne pouvez vous résoudre à y goûter, vous pouvez acheter d’autres sortes de brochettes :

A gauche et à droite ce sont des larves, ou des vers, comme je ne parle toujours pas Chinois je n’ai pas pu me faire expliquer ce que c’était, en même temps je n’avais absolument pas l’intention d’y goûter. Au centre ce sont de très jolis mille-pattes bleus, très certainement délicieux vu le nombre de gens qui en mangeaient en marchant…

Mr Poux pense que les grosses bestioles du milieu sont des chauve-souris, mais toujours à cause de la barrière de la langue, nous n’avons pas pu avoir confirmation d’autant plus qu’à chaque fois qu’on s’approchait, les vendeurs voulaient absolument qu’on achète une de leur spécialité.

Désolée, on ne voit pas très bien mais les répugnantes bestioles sur la droite sont des cafards… je précise qu’à cet endroit là de la rue et malgré les bonnes odeurs de grillades qui nous chatouillaient les narines, je n’avais plus faim du tout !

Oui, vous voyez bien ce sont des tarentules ! Personnellement je les préfère là, bien empalées sur une brochette que la dernière fois que j’en avais croisé, bien vivantes et traversant la route au Mexique à Chichen-Itza dans la région du Yucatán.

J’ai sélectionné ces photos parce qu’elles sont les plus  » surprenantes » pour nous Européens, mais je tiens à préciser que dans cette ruelle il n’y a que des stands de nourriture dont la plupart étaient appétissants : brochettes de viande, Kebab, stands de soupes, de poulet (enfin je crois) mijoté en sauce, stand de pâtes et même si les bestioles affichées plus haut ne nous ont pas ouvert l’appétit, les odeurs de la ruelle étaient fort alléchantes.

D’ailleurs pour terminer sur un touche plus « soft » voici quelques un des desserts que l’on pouvait acheter :

Je vous l’accorde, le maïs n’est pas vraiment un dessert mais les Chinois en raffolent, ils en mangent à toute heure du jour.

Hummm les bonnes fraises recouvertes de sucre !

A priori,  ces pots contiennent du lait, ce dont je ne suis pas sûre c’est si c’est juste du lait ou une sorte de yaourt liquide, c’est l’inconvénient d’être totalement illettrée et de ne rien comprendre aux idéogrammes expliquant la composition des pots.

Ici ce sont des brochettes « fraises-ananas » mais en fait ils proposent toutes sortes de fruits, recouverts de sucre à la façon des pommes d’amour. Il y avait peu de stands de fruit dans ce hutong qui semblait plus destiné aux plats de résistance, mais on peut acheter des brochettes de fruits à peu près partout dans Pékin, sur les grandes avenues, dans les centres commerciaux, à la sortie du métro…

Une fois rassasiés (ou pas !), on pouvait prendre la rue perpendiculaire à celle de la nourriture pour acheter (ou pas !) des souvenirs. Comme vous pouvez le constater, nous n’étions pas vraiment seuls !

Bon alors ? ça vous a ouvert l’appétit ou pas cette petite visite des spécialités chinoises ?

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Pékin 2h53 du matin :

-« bonjour  charmante petite pomme chinoise,

- …

- C’est rigolo, tu as exactement la même tête que tes cousines françaises,

- …

- Est-ce que tu es plus radioactive qu’elles parce que tu étais encore plus proche de Fukushima ?

- …

- Comment as-tu grandi ? Combien de pesticides as-tu planqués sous ta jolie robe rouge pour avoir cette bonne tête là ?

- …

- Non, ne dis rien, de toute façon, ton heure à sonné, mon réveil a beau me dire que c’est l’heure de dormir, mon estomac me crie qu’en France c’est presque l’heure  de dîner.

- …

- Tu as raison, ignore moi et reste murée dans ton silence, ça n’y changera rien, je vais te dévorer.

- …

- Tant pis si tu es pleine de cochonneries, tu es la seule chose relativement comestible de cette chambre d’hôtel et je meurs de faim.

-…

3h02  J’ai croqué la pomme…

…Jusqu’ici tout va bien !

Enfin je ne dors toujours pas…  En même temps j’aurai du me douter que ce n’était pas la pomme de Blanche Neige ( merci Christelle) … et puis je ne voudrais pas créer de rumeur ou d’incident diplomatique,  mais j’ai franchement l’impression que les pommes chinoises n’aiment pas les françaises… Vous avez vu un peu comme elle m’a snobée ?

Bon, je sais, vous attendiez surement d’autres clichés qu’une banale (mais savoureuse) pomme, alors voici ce que nous allons visiter demain, heu … tout à l’heure :

 

la cité interdite

 

Et  sinon, dans mon hôtel facebook et twitter sont des sites interdits et donc bloqués donc n’hésitez pas à partager ce transcendant billet !

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La France est le pays des vins, du fromage des parfums ET de la mode.

Aux États-Unis, ce qui vient de France c’est forcément chic ( même si une fois dedans, on ressemble à un sac à patates ) et apparement au Japon aussi…

Voici l’enseigne d’une petite boutique de mode chic située dans une des galeries du métro de Tokyo,  je n’avais pas assez de notions de Japonais pour aller leur expliquer pourquoi personnellement ça ne me donnait pas envie de m’habiller chez eux…

J’en profite pour avoir une grosse pensée pour toutes les victimes du seïsme de magnitude 8,9 suivi d’un tsunami et de nombreux incendies qui ont frappé le Nord-Est du Japon cette nuit.

Encore une rébellion de notre planète si malmenée…

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J’ai « connu » Glouglou en2004 ou 2005, nous nous sommes croisées sur un forum où nous avons sympathisé, rigolé, fait plus ample connaissance. Puis avec une poignée d’autres pestes (triées sur le volet) nous sommes toutes partie sur un tout petit forum rien que pour nous.

Aujourd’hui, la grande époque où l’on se retrouvait toutes et tous connectés à la même heure malgré le décalage horaire, malgré les enfants, les maris, pour raconter des bêtises et rigoler ensemble est terminée, mais cette poignée de pestes est devenue comme une famille. Le forum est « mourant » mais chacun continue à y passer pour prendre et donner des nouvelles, parce que depuis 7 ans, on se CONNAIT !

Et pourtant, pour certains on ne s’est jamais vu, pas même en photo ! C’était le cas de Glouglou que j’avais eu au téléphone plusieurs fois mais qui n’avait jamais mis une seule photo d’elle sur internet. Il faut dire aussi que pour rencontrer Glouglou il aurait fallu que j’aille au Québec, et même si je rêve d’y aller un jour ce n’est pas vraiment au programme.

Et puis l’an dernier Glouglou et son mari ont réalisé leur rêve : partir passer l’hiver sous le soleil de l’Arizona plutôt que sous les 80 cm de neige de leur pays. Des années qu’ils en rêvaient, des années qu’ils économisaient, et dès que Mr Glouglou a pris sa retraite ils l’ont fait. Ils ont acheté un camping-car de compétition (un Véhicule Récréatif comme ils disent), ils ont salué famille et amis et ils sont partis pour un périple de 4 mois à travers les USA.

S’ils passent l’essentiel de l’hiver en Arizona, ils visitent plein de sites en s’y rendant ainsi que quelques états voisins lorsqu’ils sont installés à Yumo. Depuis la France on pouvait suivre le périple de notre Glouglou à travers les cartes postales qu’elle nous envoyait et les coucous qu’elle nous laissait sur le forum dès qu’elle trouvait une connexion.

Pour ma part, je vous l’ai déjà dit, chaque année je fais mon petit pèlerinage à Los Angeles, mais l’an dernier jusqu’au dernier moment on ne savait pas si ça se ferait. Du coup quelle ne fut pas ma déception quand, au retour de ma semaine en Californie, j’ai trouvé dans ma boite à lettres une carte de ma Glouglou de…Californie ! On s’était ratées à une semaine près !

Du coup cette année on a tout fait pour caler nos dates, ce ne fut pas chose simple avec l’emploi du temps et les déplacements du Poux qui changent tout le temps, mais on a réussi, on allait enfin se rencontrer et même passer deux jours ensemble car plutôt que de débrancher toutes les installations du VR pour deux jours, Glouglou et son mari viendrait passer deux jours dans le même hôtel que nous.

Joie !

Impatience !

Et puis un peu d’hésitation aussi…

Je n’avais absolument aucun doute de m’entendre avec Glouglou car je la « connais » mais si jamais ça ne passait pas avec son mari ? En plus lui ça doit le gonfler d’aller rencontrer une Française du forum ou sa femme passe du temps…

Deux jours c’est court et c’est long en même temps ! En plus, c’est tout au début de mon séjour, je serai en plein décalage horaire, j’ai promis à Glouglou qu’on visitera Los Angeles mais je vais avoir envie de dormir tout le temps…

Doutes…

Et puis on y est, je suis rentrée à l’hôtel me faire une méga sieste en bavant sur l’oreiller reposer un peu car la famille Glouglou arrive dans l’après-midi et que là c’est carrément le milieu de la nuit en France.

Je m’allonge, je pique les oreillers du Poux qui est en train de gagner nos vies, je ferme mes petits yeux en essayant d’imaginer quelle tête elle aura en vrai, la Glouglou quand…

Toc Toc Toc … ( purée ça commence bien, ils arrivent avant ma sieste réparatrice, j’ai une tête de merlan frit et je baille toutes les 5 secondes)

Excitation : je vais enfin les voir ! je crie « j’arrive » et je triche, je regarde par le ptit trou de la porte de la chambre, OUF ils ont l’air normaux !

Et là, j’ouvre la porte à deux jours d’amitié partagée, de rires, de fous-rires même, de cours de langue (maintenant je parle Québecois couramment), de franches déconnades mais aussi de touchantes attentions car non seulement le mari de Glougou est aussi sympathique qu’elle, mais en plus, il a exactement l’âge de ma Maman donc il s’est occupé de nous et nous a chouchoutées toutes les deux tout au long de notre rencontre.

Et du coup, après les doutes, les hésitations, l’excitation, il y a eu la tristesse de devoir se quitter si vite, le cafard pour moi durant le reste de la semaine en passant devant leur chambre désormais occupée par d’autres, mais aussi la promesse de se revoir l’an prochain et même une promesse de lasagnes sans gluten, cuisinées par Mr Glouglou le jour où nous irons visiter leur beau pays.

Autant vous dire que depuis je harcèle Mr Poux pour qu’il trouve un déplacement à faire au Québec !

Et vous ? Vous avez déjà franchi la ligne virtuel/réel ? Ca s’est passé comment ?

 

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Depuis notre retour en France, à l’exception de la première année, tous  les ans je me débrouille pour faire mon petit «  pèlerinage » à L.A.

C’est généralement un séjour d’une semaine, une semaine de conférences et « meetings » à gogo pour Mr Poux et une semaine emplie d’émotions pour moi.

La première année fut la plus dure, après 7 ans de vie Californienne et malgré notre décision de rentrer définitivement en France, au sortir de l’avion on avait l’impression de rentrer chez nous !

On a même fait un détour entre l’aéroport et notre hôtel pour passer devant notre ancienne maison, (qui bien sûr abritait une autre famille puisque ce n’était plus «  chez nous »), et pour nous promener dans le petit parc où Grand Monstrou avait découvert sa première balançoire pour bébé, fait sa première descente de toboggan etc.

Et même si on a « refait notre vie » car c’est exactement de cela qu’il s’agit :

-          Se refaire de nouveaux amis

-          S’habituer à une nouvelle région (sans parler du froid absolument indécent de la Beauce ces derniers hivers)

-          Retrouver le « Non-service Français » (et là si vous avez un jour été expat, vous savez de quoi je parle…sinon, ben vous êtes habitués à vous faire littéralement aboyer dessus par la nana de la sécu qui visiblement n’avait pas réalisé que l’accueil du public faisait partie de ses missions, ça ne vous choque même plus et si vous êtes en forme vous crierez plus fort qu’elle)

Donc, même si on s’est réhabitués à la France ( je voulais écrire ré-acclimatés mais j’ai définitivement du mal avec les hivers français), à chaque fois, pendant ma semaine là-bas, je doute…

Avons-nous pris la bonne décision ?

Il  n’y a malheureusement  pas de bonne réponse à cette question et je crois que chaque fois que j’aurais la chance de retourner là-bas je me dirais : «  Et si… »

C’est très agréable d’avoir retrouvé la proximité de la famille, de ne plus passer les dix malheureux jours de congés US à faire le tour de la France pour voir tout le monde… Mais revoir les amies laissées là-bas est toujours un émouvant moment.

Je suis très fière de l’éducation française et c’était une motivation pour rentrer, mais finalement je regrette le côté «  discipline positive » et les encouragements bienveillants de l’éducation américaine…

Petit Monstrou ne rentre pas dans le moule de l’école française et comme disait son enseignante l’an dernier c’est « dommage mais on ne peut rien faire pour lui avec nos classes surchargées »… Là-bas j’aurais eu l’embarras du choix dans les écoles spécialisées qui auraient su utiliser ses facilités,  sa précocité ( ah merde ça y est je l’ai dit) pour le faire avancer, au lieu de stigmatiser ses différences au point de le faire se désintéresser totalement de l’école dès la petite section…

Pour lui, je me dis qu’on aurait été mieux là-bas, et puis je pense à mon amie Yasmina, qui voudrait bien prendre sa retraite en France mais qui ne le fera pas, parce que sa fille de quinze ans n’a connu que les USA et qu’elle est devenue une  vraie « American  girl », même  si ses racines sont en France.

Je pense à Martine qui se sent seule parce que la plupart de ses amies françaises sont rentrées au pays, qui paie chaque été des sommes astronomiques pour rendre visite à ses parents en France, et qui lève les yeux au ciel lorsque sa fille Charlotte lui parle exclusivement en anglais alors qu’elle et son mari ont toujours parlé français à la maison…

Je pense à Claudine qui assume seule ses trois enfants, qui travaille comme une dingue, tous les  jours, pour tout gérer et payer l’école française, les activités extrascolaires et bien sûr les billets d’avion pour  la France.

Je pense aussi à mes monstroux qui ont un lien très fort avec mes parents et qui n’auraient pas vraiment su ce qu’étaient des Grands Parents si nous étions restés là-bas.

Non, il n’y a vraiment pas de bonne réponse, parce que quand nous vivions là-bas, la France nous manquait, depuis que nous sommes ici, certaines choses des USA nous manquent…

Je me souviens d’une collègue qui me demandait combien de temps nous comptions rester, j’avais répondu un an ou deux car c’est ce que nous avions décidé avec Mr Poux. Elle m’avait répondu «  attention si vous dépassez les 5 ans, il est impossible de rentrer ensuite de se réhabituer à la France ».

En fait, si, on peut rentrer après 7 ans, mais nos cœurs sont comme coincés entre les deux pays.

On n’est plus complètement bien en France, on ne l’était pas complètement aux USA… Dis mon Poux chéri, et si on s’installait aux Caraïbes ?

Et vous ? Il y a un pays qui vous manque, un pays qui vous tente ?


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Jeudi dernier c’était le jour de LA corvée, après plusieurs faux départs ( pas tous les papiers), voire plusieurs actes manqués ( roo zut, là c’est trop tard pour y aller ça va fermer), je ne pouvais plus repousser : il fallait que j’aille perdre mon temps à la préfecture.

Enchantée à l’idée de ce moment oh combien enrichissant je pars donc équipée :  d’un bon bouquin, de mon téléphone et de diverses notes pour préparer quelques billets pour ce blog.

J’avais donc largement de quoi m’occuper pendant l’heure et quart de « poireautage » imposé et je ne me suis pas ennuyée : j’ai eu Minijupe au téléphone, j’ai préparé le billet «  un monde parfait », noté tout ce que je devais absolument faire en ressortant de là et en retrouvant la vraie vie, j’ai grignoté une barre chocolatée pour reprendre des forces, j’avais tout sauf le café !

Et là pendant les 10 dernières minutes d’attente, pendant lesquelles je ne pouvais absolument rien faire de peur de rater l’appel de mon numéro j’ai commencé à fantasmer sur un bon café.

Il faut dire aussi qu’à la préfecture de Chartres, lorsqu’on est appelé au guichet, on pose délicatement ses fesses sur un tabouret en molesquine bleu, et on s’accoude sur un comptoir en bois pour parler à l’agent administratif. La dernière fois que j’avais vu un décor pareil c’était un BAR et on m’avait servi un joli petit expresso.

Il ne m’en fallait pas plus pour commencer à saliver et penser  à cette dose de caféine qui me permettrait certainement d’être performante tout le reste de la journée.

Et du coup lorsque mon tour arriva, je déposais tranquillement ma liasse de documents sur le comptoir en annonçant «  bonjour, je voudrais un café s’il vous plait ».

Ça l’a scotché la jeune femme qui venait juste de reprendre la place d’une personne visiblement irritée  par tous ces individus qui n’avaient pas les bons papiers et lui râlaient dessus !

C’était ma chance, Vanessa ( oui, j’ai demandé son prénom) était toute fraîche, pas encore lassée par une clientèle de malotrus, et ma demande l’a fait marrer !

Je crois qu’elle a bafouillé un truc du genre « mais on n’en a pas »  ce à quoi j’ai répondu en plaisantant «  ah mais si vous ne servez pas de café faut arrêter d’installer les gens sur des tabourets et de les  accouder  à un bar pour vous parler ».

Elle a regardé son poste de travail d’un nouvel œil en me disant qu’elle n’avait jamais remarqué que oui, ça ressemblait bien à un bar de notre côté.

Lorsqu’on s’occupe finalement de mon dossier, il manque un document ! Là j’ai bien failli perdre mon humour car je ne me voyais pas revenir perdre une matinée pour un petit papier de rien du tout mais ouf, compréhensive, Vanessa me dit «  vous n’avez qu’à le remplir sur le côté et revenir entre deux personnes, je vais faire chauffer l’eau ».

Soulagée de savoir que j’allais enfin obtenir la carte grise dont j’aurais du m’occuper fin décembre ( hum j’aime être en règle, c’est juste que je n’ai pas le temps de l’être…) je n’ai pas réalisé tout de suite qu’elle allait réellement me faire un café !

C’est en revenant attendre mon tour derrière l’homme d’affaires horripilé et  suffisant qui remplissait un formulaire, que j’ai compris qu’elle l’avait vraiment fait, lorsqu’elle m’a chuchoté par-dessus lui : «vous prenez du sucre ? »

Un partout, balle au centre, ce coup-ci c’est elle qui m’a scotchée !

J’ai donc terminé les formalités de ma nouvelle carte grise en sirotant un café, lyophilisé certes, mais le plaisir de me faire payer un café à la préfecture l’a rendu absolument délicieux et je suis repartie avec le sourire.

Souriante d’avoir rencontré quelqu’un de sympa dans ce pays où tout le monde boude parce qu’il fait trop froid, trop chaud, y’a de la neige, y’en a pas assez pour skier,  ces fainéant d’instits sont encore en grève, y’a des crottes sur le trottoir etc.

Souriante parce que touchée par ce geste d’une inconnue qui n’était absolument pas obligée de le faire…

Et enfin souriante parce que, qui d’entre vous pourra me dire : « moi aussi je me suis fait payer le café à la préfecture » ?

Une situation un peu cocasse comme je les aime, un petit rien qui relance la bonne humeur…

Je vous souhaite un excellent week-end et plein de petits « riens » pour sourire, rire et aimer !


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LMO jette des petits cailloux partout sur la blogosphère et elle nous demande de lui parler de la petite souris, j’étais en train de me dire que j’allais vous raconter l’une des boulettes de Papounet à ce sujet quand j’ai réalisé que c’était déjà fait !


Petite, j’exigeais que l’on laisse un sandwich jambon-beurre au Père-Noël parce que c’était mon préféré (le sandwich) et qu’il lui fallait des forces pour continuer sa tournée . Papounet et son grand sens du sacrifice n’hésitait donc pas à s’envoyer un casse-croute après avoir réveillonné avec les adultes.

Lorsque mes dents de lait ont commencé à tomber, comme tous les enfants, j’ai attendu la petite souris, et pour la récompenser de ce qu’elle allait m’amener j’ai demandé à ce qu’on lui laisse un ptit morceau de fromage.
Pour éviter de déposer un bon vieux camembert qui pue sur le coin de ma commode Mamina a préféré l’option des apéricubes, qu’elle a installés sur ma commode et sur ma table de nuit afin que la Petite Souris trouve le chemin de mon oreiller.

Bien entendu, comme les veilles de Noël, les soirs de « souris » j’avais du mal à m’endormir et il fallait que mes parents attendent un grand moment pour déposer l’offrande de la souris en échange de ma dent.
Généralement le lendemain matin je me réveillais plus rapidement que d’habitude, comprenez que ces matins là, la grue qu’il fallait habituellement pour me sortir du lit n’était pas nécessaire.
Mais voilà qu’un matin « post-souris », je soulève précipitamment mon oreiller : RIEN. J’allume ma lampe de chevet pour vérifier : RIEN, enfin si, sur ma table de nuit et sur la commode les emballages vides des petits fromages laissés la veille.
-« Mamannnnnnnnnn la Petite souris est venue, elle a mangé les fromages, mais elle ne m’a rien laissé, et en plus elle a laissé les papiers !! » (d’habitude, la petite souris embarquait le fromage ET l’emballage).
Je ne me souviens pas si j’ai pleuré, mais en tout cas j’étais écœurée par cette souris gourmande qui avait boulotté mes ptits fromages sans me laisser quoi que ce soit sous mon oreiller.
Je n’ai pas vu le regard noir de Mamina sur Papounet lorsqu’elle ma expliqué que j’avais du gigoter pendant qu’elle était dans ma chambre et qu’elle avait du repartir précipitamment de peur que je ne me réveille pour de bon. Elle m’a consolé en m’expliquant qu’on remettrait ma dent sous l’oreiller le soir même et que la Petite Souris allait certainement revenir.
Je ne sais plus si j’ai remis des fromages le soir suivant, elle aurait vraiment mérité que non ! Tout comme Papounet qui, le dernier à se coucher, avait été chargé de déposer le petit cadeau sous mon oreille mais avait préféré grignoter les fromages dans ma chambre AVANT de s’acquitter de sa mission.
Avec le bruit de l’emballage alu des petits fromages, j’ai certainement bougé dans mon lit et Papounet a pris la fuite de peur que je ne le prenne pour la Petite Souris, ou plutôt que je réalise qu’il n’y avait pas de souris, car le jour où je confondrais mon Papounet avec une souris, j’aurais vraiment besoin de lunettes !

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Début Octobre nous sommes allés assister à un spectacle offert par notre bibliothèque locale (et donc par la municipalité) : La marchande de mots par la compagnie Eurélienne : Rockybulle .

Autant le dire tout de suite, ce spectacle d’une cinquantaine de minutes est un véritable «  délice » ( coucou Angélita ! ).

Comme je suis bénévole à la bibliothèque on m’avait demandé d’assurer le service d’ordre de faire entrer en priorité les personnes qui s’étaient inscrites, la salle du spectacle étant assez petite. Évidemment, j’en ai profité pour demander ses papiers au policier municipal de la ville ( niak niak chacun son tour !).

Non, sans rire, j’appréhendais parce pendant que je cochais les noms des arrivants pour voir s’il nous resterait de la place pour les personnes non inscrites, je n’étais pas avec mes monstroux que j’avais installés au premier rang ( l’avantage d’être là en premier). Et du coup j’avais un peu peur qu’ils fassent le bazar, ou qu’ils se battent comme des chiffonniers, bref qu’ils se fassent remarquer pendant le spectacle.

Mais en fait, ce spectacle «  tout public dès 7 ans » était tellement prenant, vivant, passionnant, amusant et dynamique que du fond de la salle j’ai vu mes monstroux littéralement scotchés pendant 50 mn ( j’ai même envisagé de louer l’actrice pour les longs week-end pluvieux !).

Alors bien sur la marchande de mots vend des.. MOTS ! pas des jeux (enfin  si mais… de mots), pas des sucreries ( mais des mots doux : oui ), simplement des mots pour tous les jours, toutes les occasions et tous les âges.

Nous avons bien sûr entendu parler des mots « magiques », j’ai fortement apprécié l’introduction des gros mots avec un truc du genre «  vous savez, quand Papa bricole… ».  Tous les enfants ont participé gaiement, ou tapé des mains en mesure quand l’actrice chantait, c’était un spectacle vraiment emballant.

ET le petit plus… c’est  que la marchande s’était fait voler tous les mots pour « vivre ensemble », elle a laissé une enveloppe à la bibliothécaire « Chef » pour qu’on lui renvoie si on les retrouvait.

Alors dans l’après midi, puis pendant le dîner, les monstroux enthousiasmés cherchaient ces fameux mots. Le premier que nous avons trouvé c’est ( bien sûr) se disputer, parce que quand on vit ensemble, forcément ça arrive, surtout si on est deux monstroux issus du mélange d’un Poux et d’une Peste. Forcément pour régler la dispute nous avons déniché un autre mot pour « vivre ensemble » :  partager ! Mot archi connu des monstroux mais parfois bien difficile à appliquer..

Et le soir au moment de se coucher  Grand Monstrou  m’a annoncé : Chatouiller. Je n’ai pas vu tout de suite en quoi c’était un mot pour «  vivre ensemble » alors il m’a expliqué :

«  Mais Maman, pour les chatouilles il faut forcément être deux : un qui chatouille et un qui rigole ! »

Délicieux non ? Vous auriez pensé à ça vous ?

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Ou comment foutre la honte à son fils pour les trois mois à venir ( au moins…).

Je ne parle même pas de ma coupe de cheveux aérodynamique de ce matin, je n’ai jamais rien pu/su faire de mes cheveux, les enseignantes de la maternelle s’y sont faites, et la maitresse de Cp a eu la grande bonté de ne pas ciller en regardant ma frange dressée sur ma tête. (Elle a tout de même marqué un temps d’arrêt… certainement pour se demander si c’était la dernière mode).

Je n’ai pas craqué, je n’ai pas fondu en larmes en hurlant «  mon lapppppppppiiiiiiiiin » quand mon «  petit-grand » s’est installé sur une GRANDE chaise avec un VRAI bureau, non je suis restée très zen, très « propre sur moi » !

La boulette date en fait du mois de juin. J’étais très fière d’être une Maman or-ga-ni-sée qui a fait ses courses de rentrée dès la fin du mois de juin, avant de partir en vacances et avant de perdre la fameuse liste des fournitures exigées par l’éducation nationale ( gratuite ? Humm) les enseignantes de CP.

Et le problème c’est ça :

Ou plus exactement ça :

Hier soir, alors que tout était prêt, les monstroux récurés, les habits  de rentrée sortis, les affaires étiquetées, j’ai eu comme un doute… Je n’avais jamais demandé à Grand-Monstrou d’ouvrir lui-même l’énorme cartable qu’il avait choisi en juin pour sa première année à la grande école.

Et ben si, vous avez bien deviné : IL N’ARRIVE PAS A L’OUVRIR !

(Est-ce parce que les boucles sont dures, est-ce parce qu’il n’a jamais eu de telles fermetures… en tout cas le premier qui se moque de mon fiston dans les commentaires sera lynché au beau milieu de la blogosphère et croyez-moi y’a du monde sur la blogo en ce jour de rentrée !)

Donc là, j’imagine déjà la cata à l’école…

Enseignante : « Bon alors les enfants, j’avais demandé à ce que vous ameniez un peu de matériel pour la classe, on va le ranger dans les bureaux »

Brouhaha dans la classe, tout le monde étant ravi de montrer sa jolie trousse, ses supers feutres, le cahier de texte « Ben 10 »…

Grand Monstrou ne bouge pas, raide comme la justice sur sa chaise, il attends…

Enseignante : «  ceux qui ont déjà amené la blouse de peinture, vous pouvez me l’amener, on va les ranger au fond de la classe ».

Tout le monde se lève sauf UN élève…

Enseignante «  maintenant qu’on a bien tout rangé, sortez tous : vos ardoises et vos feutres »

Grand Monstrou n’a toujours pas bougé…

Enseignante : «  que se passe-t-il Grand Monstrou, tu n’as pas amené d’ardoise ? »

L’enfant se décompose, au bord des larmes…

L’enseignante ( voix rassurante) : mais ce n’est pas grave, pour le premier jour je vais t’en prêter une ( sous entendu : purée ta mère a eu deux mois entiers pour se procurer une ardoise c’était pas bien compliqué si ?).

Et là, drame, mon Grand Monstrou fond en larmes en disant : «  je ne saiiis paaaas ouvriiiir mon caaaaaartaaaaaaaable »

C’est sûr, ça le poursuivra jusqu’en CM2, il n’aura plus jamais aucun copain, aucune amoureuse, il sera seul, banni au fond de la cour, étiqueté pour les 4 ans à venir comme «  celui qui ne sait pas ouvrir son cartable ».

J’en ai des sueurs froides !

Du coup nous avons passé une partie de la soirée à essayer de lui apprendre à ouvrir lui-même son cartable et malgré cet entraînement intensif, il n’y arrive toujours pas… je l’ai donc laissé à l’école avec son cartable déjà «  déverrouillé » histoire d’éviter le drame ci-dessus, mais dès ce soir je vais m’acharner sur ce P…. de cartable de M…. histoire de rendre un peu moins dures ces deux fermetures rebelles qui menacent la vie sociale de mon fils !

Déjà qu’il aura un peu honte lorsqu’il sera au collège et que j’irai lui crier que je l’aiiiiiime, la face collée au grillage, faudrait pas que ça commence dès le CP !

Ce billet participe au « défi mot » d’Angelita

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Texte publié le 3 Septembre dernier lors de la première rentrée de Petit Monstrou… Cette année je suis un peu plus zen… quoique… Petit Monstrou aura-t-il une enseignante qui saura prendre en compte sa personnalité quelquefois un peu compliquée ? Comment Grand Monstrou affrontera-t-il la rentrée à la Grande École ?

En attendant… voici un petit souvenir, dédié à toutes les mamans qui franchiront pour la première fois le portail de l’école maternelle  et surtout à leurs  » grands-petits » :-)


La couleur du stress

Si le stress était coloré, visible à l’œil nu, on aurait pu en voir des nuages entiers dans les diverses classes de la maternelle ce matin.

Qu’il soit enfantin ou parental, le stress était partout, même chez les « grands » qui alternaient entre l’inquiétude de la
nouvelle classe et l’impatience de retrouver les copains.

De quelle couleur serait le stress s’il en avait une ? Rouge c’est pour la colère, vert la rage, bleu la peur, blanches sont les nuits passées à s’angoisser pour ses enfants (et elles sont nombreuses). Jaune c’est le rire un peu coincé d’une Maman qui va laisser son dernier « petit » et qui lui dit que tout va bien se passer alors qu’il a clairement des idées noires !

C’était mon cas ce matin, après six mois passés à attendre THE fameuse rentrée de Petit Monstrou, j’ai eu bien du mal à le laisser commencer sa nouvelle vie, oublier les jupes jeans de Maman et entrer de plein pied dans la mini société qu’est l’école.

Rien qu’en entrant dans la classe, la tension était palpable, les parents un peu figés, ne sachant comment laisser leur enfant en larmes dans ce lieu  hostile inconnu. Petit Monstrou lui, depuis deux ans qu’on emmène et qu’on récupère son frère connait bien l’école, les enseignantes et même certains enfants. Ça ne l’a pas empêché de s’agripper à moi à m’en faire mal au cou lorsqu’il s’est rendu compte que beaucoup d’enfants pleuraient.

Heureusement Mr Poux était là ( Nell, arrête de dire qu’il est formidable c’est quand même la moindre des choses pour la première rentrée de son fils !). Grace à ses bras musclés ( rooo la fayote ) il a réussi à décrocher la mini sangsue petit monstrou de mon cou, et a plaisanté avec lui pendant que je fuyais ( lâchement) verser ma petite larme dans le couloir.

Bon, mais de quel couleur est donc le stress ? Ca ne peut pas être orange qui est une couleur de joie, d’été et de dynamisme, peut-être un violet sombre, comme parfois se teinte le ciel avant un gros orage. Car après tout quand on ressent un gros stress, c’est souvent annonciateur d’un « orage » dans notre vie.

En tout cas c’est le rose qui primait sur les joues de mon petit bonhomme lorsque je l’ai récupéré à midi,
et quel bonheur de l’entendre dire dans la voiture « mais je vais y retourner QUAND à l’école » ? Un soupçon d’impatience dans la voix.

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