Archive pour la catégorie » Scoumoune «

Souvent ils me surprennent !

Lundi soir après un excellent week-end de trois jours à trois, je me réjouissais que les enfants soient presque prêts à se coucher tôt. Je me réjouissais aussi de ma future soirée tranquille, je me demandais si j’allais écouter un des livres audiolib que je dois terminer avant le premier juin ou « gober » devant une série à la télé…

Grand Monstrou était prêt, Petit Monstrou non bien sûr… ( comme chaque soir en fait). J’ai demandé à Grand Monstrou de redescendre pour relire une dernière fois la leçon de géographie ( qu’il ne connait toujours pas à l’heure où j’écris) quand nous avons entendu la voix calme et posée ( ce qui est assez rare pour le noter) de Petit Monstrou :

«  Maman, je me suis coincé le doigt dans la porte, tu devrais peut-être monter parce que ça saigne beaucoup ».

Dire que je suis montée rapidement serait un euphémisme, mais je n’étais pas paniquée, rassurée par le calme olympien de mon fils.

En fait ça ne saignait pas « beaucoup » ça PISSAIT le sang ! Au début j’ai gardé mon calme, j’ai essayé de passer le petit pouce de mon bébé (pouce qui était absolument parfait deux minutes auparavant) sous l’eau mais il y avait trop de sang, je voyais bien une entaille mais je ne voyais pas la profondeur, l’ampleur des dégats… juste du sang, qui coulait sans s’arrêter, un morceau de peau qui dépassait…

Mon sang à moi n’a fait qu’un tour (et mon estomac environ 75) j’ai fortement envisagé de vomir là dans le lavabo et puis finalement j’ai ordonné à Grand Monstrou de se rhabiller car nous partions aux urgences !

Petit Monstrou n’a pas versé une larme, même quand je lui ai emballé le pouce dans un gant de toilette pour absorber le sang, il était très calme… Et il m’a surprise !

Il faut savoir que c’est le genre de garçon à crier « Maman à l’aide je vais mourir » quand il est tombé en trottinette et qu’il y a une écorchure d’environ 1 mn sur son genou… là : RIEN ! Pas une plainte, pas un gémissement, pas une larme.

Ensuite c’est Grand Monstrou qui m’a surprise, il s’est habillé à la vitesse de l’éclair et s’est montré très doux et paternel avec son frère à qui il a dit plusieurs fois « mon pauvre petit bonhomme » lors de notre longue et pénible attente aux urgences.

Surprise aussi par le retour au galop de la vraie personnalité de Petit Monstrou qui malgré son pouce en sang à trouvé le moyen de sauter partout dans la salle d’attente, de manquer de s’assomer sur un siège ( peut-être une technique pour s’ouvrir aussi le crâne et qu’ainsi on soit reçu plus vite). Bref, une fois le choc passé mon garçon était redevenu lui même : un zébulon monté sur ressors.

Surprise également mais surtout inquiète par le contentement qu’il a éprouvé à sniffer du gaz hilarant pendant qu’on le soignait… A la fin du traitement il avait le sourire jusqu’aux oreilles, il planait complètement et on a vu passer plusieurs infirmières qui venaient juste pour regarder ses grands yeux bleus écarquillés par…. disons le clairement : la drogue ! ( en gros une fois ado, celui-là il va falloir que je le surveille comme de l’huile sur le feu).

Déçue parce que malgré mon stress évident et mes traits tirés, on ne m’en a pas proposé à moi, du gaz hilarant… ( c’est trop injuste).

 

Surprise encore par l’inquiétude de Grand Monstrou qui a du nous attendre dans le couloir, par son empressement à aider son frère à se rhabiller, à s’attacher dans la voiture…

Lundi  soir mon Grand Monstrou était un vrai grand-frère, bienveillant et inquiet pour son petit frère, prêt à n’importe quelle concession pour qu’il n’ait plus mal, qu’il dorme bien, qu’il soit à l’aise, qu’il ne souffre pas ( parce que quand même il nous a dit que ça faisait vachement mal).

 Et clairement j’ai adoré ça !! Lui qui passe beaucoup de temps à s’énerver contre son petit frère voire à lui coller des baignes , je sais maintenant que dans l’adversité, il ne faudra pas toucher à son « petit bonhomme » et quelque part… ça me rassure !

Mes monstroux me surprennent régulièrement, mais lundi soir c’était le pompom… c’était une soirée riche en émotions, mauvaises mais aussi très très bonnes !

pansement Mathieu

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

N’est pas Mc Giver qui veut ! (article pédagogique)

L’été dernier, alors qu’on chargeait la voiture pour une longue nuit de retour et 900 km nous avons eu cette belle surprise.

Et comme dirait Bourvil «forcément ça va moins bien marcher maintenant » ( bon ça y est entre le Mc Giver et Bourvil on a perdu tous les moins de 30 ans !).

Bien sûr nous n’avions pas de glue sur nous mais en arrivant à la maison j’ai dit à Mr Poux : « t’inquiètes, je gère, on va s’éviter un passage chez le garagiste, on va le recoller nous même à la glue hyper-méga-forte ! »

FATAL ERROR !!

Et c’est là que ce billet prend toute une dimension pédagogique voire un côté « utilité publique », IL NE FAUT PAS GLUER SON RETRO soi-même sur le pare-brise !!

Parce que le garagiste chez qui j’ai amené penaude mon rétro de nouveau décollé ( après 11 mois de tenue quand même…) a clairement gloussé quand il a vu que j’avais TOUT glué !

Parce que lui, le professionnel, il sait qu’il y a deux parties dans un rétro une « pastille » métallique que l’on colle et qu’on laisse pendant 24 heures au pare-brise avant d’enfiler le lourd rétroviseur dessus.

Je l’ignorais, mon ingénieur de Poux aussi…Maintenant on a l’air malins on ne peut plus désolidariser les deux parties du rétro pour le recoller correctement et le garagiste sais que je suis « blonde inside ».

Trois solutions s’offrent à moi ( enfin offrir n’est pas exactement approprié dans ce cas).

  • Je rachète un rétroviseur tout neuf et là, je n’ai toujours pas compris pourquoi je serais obligée de remettre un rétro de la même marque que mon véhicule qui pratique des prix prohibitifs sur ses pièces…( blonde inside je vous dis).
  • Je fais le tour des casses avec un grand sourire, je rachète n’importe quelle marque rétro que je recolle moi-même ( maintenant que je sais comment on fait)
  • je recolle celui-ci en sachant qu’il finira par tomber, forcément à un mauvais moment pour nous…

 

Vous feriez quoi ?

En attendant évitez de vous garer derrière moi ce n’est pas très prudent en ce moment…

Qui a dit que ce blog n’était pas un blog pédagogique ???

Rendez-vous sur Hellocoton !

les déductions philoso-scientifiques !

 

Lundi matin prise d’une pulsion masochiste et à mon corps gras défendant,  j’ai fait des abdos

Lundi soir je me suis pété le coude

Je pense qu’il est tout a fait raisonnable de conclure de façon philoso-scientifique que : Faire des abdominaux est dangereux pour la santé !

Et oui je postule pour le prix Nobel des déductions à la con…

Ceci dit si vous saviez toutes les déductions foireuses que j’ai entendues en expliquant que je m’étais démis le coude en portant un pack de 6 bouteilles d’eau… y’a du lourd !!

Du coup je cherche une version un peu améliorée qui justifierait une luxation du coude… un truc qui fasse rêver les curieux quoi !

Petit Monstrou a expliqué a ses camarades de classe que j’avais eu un accident d’hélicoptère, c’est quand même plus sexy que le coup du pack d’eau mais c’est peu crédible…

Bon en attendant vos nombreuses idées, ce blog va tourner un peu au ralenti car même si le coude en vrac ne m’empêche pas de taper, la vie avec un seul bras est un peu compliquée et tout prend beaucoup plus de temps…

N’oubliez pas la déduction philoso-scientifique du jour : faire des abdos est dangereux pour la santé ! ( je vais peut-être me recycler dans la recherche… qu’en pensez-vous ?).

Bon week-end !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bienvenue au bloc

Le mot de la semaine pour les défis du jeudi organisés par LuckySophie  et cette follasse de Crisproll  c’est : bloc…

Alors bien sûr j’aurais pu vous parler de ma passion pour les blocs-notes qui fleurissent absolument partout chez moi mais qui se planquent sadiquement dès que je suis au téléphone et que je veux noter quelque chose. D’ailleurs c’est le même combat pour les stylos, je pense à un envoûtement de toute la maison et j’envisage de faire comme mes monstroux c’est à dire écrire directement sur la nappe.

Non, depuis quelques temps lorsqu’on me dit bloc, je pense tout de suite « opératoire » et à mon arrivée assez lamentable au bloc de l’institut Monstsouris.

Je souffrais comme je n’avais jamais souffert et j’alternais les pleurs silencieux et les gémissements quand un grand gaillard grisonnant s’est approché de la table où l’on m’avait déposée ( oui, déposée, comme un gros paquet que j’étais), il m’a souri et m’a dit «  Bienvenue au bloc Madame »

Avec le recul je trouve ça un peu caustique le coup du bienvenue, ça fait même un peu Spa, genre,j’étais là pour un massage Californien à 4 mains… En même temps vu le nombre de personnes qui tournaient autour de moi s’ils m’avaient massée ça aurait sûrement été topissime ! ( le spa remboursé par la sécu…et hop le trou !)

Ensuite ils m’ont demandé mon nom afin de ne pas me retirer un appendice quelconque alors que je n’étais pas là pour ça, et une jeune femme m’a demandé si j’avais des allergies connues.

Je suis tellement conditionnée par cette question depuis 12 ans que j’ai répondu machinalement : « oui, je suis allergique au gluten ». Elle a éclaté de rire en me disant qu’ils n’avaient pas l’intention de me servir des pâtisseries ( mais bon, il y a du gluten dans 5 médicaments sur 10).

N’empêche que de la voir rire et plaisanter m’a fait du bien, la vie continuait même si la mienne risquait fort de s’arrêter d’ici peu.

Elle m’a demandé si j’avais d’autres allergies alors j’ai répondu «  je crois que je suis allergique au bloc opératoire…».

Eclat de rire général, ils ont tous répliqués « ah mais nous aussi ! », la jeune femme m’a dit «  rendez-vous compte, j’en ai encore pour 30 ans de bloc », et le grisonnant d’ajouter «  et moi 20 ».

Et même si je crevais de trouille (et pas que), que l’ambiance soit ainsi détendue, que tout le monde plaisante ainsi m’a rassurée… Et au moment où on allait m’endormir, la jeune femme à qui il restait 30 ans de bloc me tenait la main en me disant « vous allez-voir tout va bien se passer »…

Alors en ce moment quand je lis «bloc », je ne pense pas à mes blocs-notes, ni que je dois être gonflée à bloc pour battre mes fils à la course mais à tous ces gens qui tous les jours, sauvent des vies dans les blocs opératoires.

Merci encore Alessandro et toute son équipe !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Si tu vas en Cardio…

Si tu vas en cardioooooooo, N’oublie pas dans ton sac à dos… ( sur l’air de Rio)

 

Ta robe de chambre : sache-le, futur patient d’un service cardiologie, tout le personnel sera absolument traumatisé, voire obsédé par la nouvelle si tu n’as pas amené de robe de chambre ! On pourra même chuchoter devant ta chambre « c’est celle qui n’a pas de robe de chambre ». C’est peut-être lié au fait que les seules chemises de nuit qu’ils sont capables de fournir ne cachent absolument rien devant et sont grandes ouvertes derrière… Mais que fait la sécu bon sang ! Filez plus de tissus aux hopitaux !

Tes boules Quiès : Parce qu’en service de cardiologie, ils sont habitués à avoir des mamies et des papys alors ils parlent tous très fort en articulant bien, avec des mots simples des fois que tu ne comprennes pas tout. Elles ne te serviront par contre absolument à rien pour dormir, sache que dès que tu auras l’audace de sombrer dans un sommeil réparateur on viendra te prendre la tension, te palper, te poser une question… Si par contre tu ne dors pas, sois rassuré, personne ne viendra te déranger, si en plus tu souffres, fais bien attention à l’heure, qu’on se le dise 6H30 c’est pas l’heure, c’est presque le changement d’équipe, le médecin de garde ronfle comme un sonneur, tu n’as qu’à attendre !

Un livre de coloriage : oui, là je te vois dubitatif, sache pourtant, qu’à la troisième personne qui te demandera en bêtifiant si par hasard tu n’as pas « envie de pipi » tu lui secoueras sous le nez en hurlant « naaaaaaaaaan moi vouloir des coloriages titi et là, y’a QUEEEE grosminet ! » (Depuis le temps qu’on te parle comme à un gamin attardé, tu as le droit d’agir en tant que tel).

Toute ta patience ! Et oui, ne me dis pas que tu ne savais pas pourquoi dans les hôpitaux on ne parle pas de « malades » mais de « patients »… C’est parce que ceux qui ne le sont pas on très certainement été transférés à l’asile à force d’attendre : le scanner, les résultats du scanner, l’analyse des résultats, la consultation du spécialiste, le coup de fil dans les autres services pour avis… Je précise pour mes quelques lecteurs qui sont (les pauvres) restés au premier degré ( coucou le corbeau de mon village, celui qui dénonce en cachette) c’est caricatural bien sûr, mais parfois tu te demandes s’il ne vaut pas mieux arriver en pleine forme, le temps qu’ils t’auscultent tous, t’auras bien choppé un truc !

De la bouffe, plein de bouffe : les hôpitaux adorent les gens qui jeûnent, ils te convoquent à 8h00 du mat à jeun pour un exam qui aura peut-être lieu vers 14H00 mais ils te rassurent en te disant que tu mangeras juste après. Résultat, alors que tu es rentré de l’exam à 16H30, à 21H30, quand tu as bouffé la moitié de ton oreiller et envisagé de boire l’eau des plantes, on t’amène un plateau de régime qui te fait presque regretter de ne pas avoir mangé tout l’oreiller ! Mais attention, si tu amènes des provisions planque les, certains « soignants » peuvent se sentir obligé de te les confisquer « pour ton bien » (ben oui les pauvres ont exactement les mêmes plateaux que toi).

Fais bien gaffe si jamais tu dis que tu as mal, on t’interdit immédiatement toute nourriture, « AUKAZOU » il faudrait un examen complémentaire… réfléchis bien avant de te plaindre (ou dîne avant).

Par contre tu peux oublier…

Ta dignité :  ils sont tellement blasés qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils sont quinze dans ta chambre à parler de ton cas, devant toi et ta foufounette découverte, rasée le matin même par une aide-soignante, exposée là, mais peu importe puisque, comme on parle de toi à la troisième personne comme si tu n’étais pas là, en vrai ta foufounette ne doit pas être là non plus !

Ta montre : c’est beaucoup moins difficile d’attendre deux heures à moitié à poil ( ben oui t’as toujours pas de robe de chambre) dans un couloir si tu n’as PAS l’heure !

Tes rendez-vous : parce qu’il semblerait qu’on sait tous à quel moment on rentre à l’hôpital mais jamais à quel moment on en ressortira…

Enfin je dis ça parce que je suis une « Winneuse », figurez-vous qu’il y a une chance sur 5000* d’avoir une complication pouvant entrainer le décès en passant une toute petite artériographie de rien du tout (faut pas avoir peur madame qu’on m’avait dit) et devinez qui l’a eue ??? Hein ???

Un cas sur 5000 bordel !  Je ne sais pas si j’ai 4999 lectrices, mais si vous avez une « artério » à faire, allez-y détendues, j’ai déjà rempli les statistiques !

Béalapoizon :  re-née ( du verbe renaquir peut-être) il y a tout juste 8 jours !

*chiffre donné par l’une des doctoresses de l’hôpital qui m’a sauvé la vie donc je ne vérifie pas, je lui accorde le bénéfice du doute ! D’ailleurs les impressions décrites dans ce billet concernent pour la plupart le premier hôpital où j’ai séjourné, pas celui où l’on m’a sauvée, celui-là était très différent et mieux évidement :-)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Donnons du sang : vite !

Saleté de crabe…

Vous êtes une jeune maman de deux ravissantes filles de 3 et 6 ans, vous décidez avec votre chéri de mettre en  route le troisième,  la grossesse est un peu compliquée, il faut gérer les grandes,  le bébé grandit vite, descend vite aussi mais vous assurez.

Vous ne fumez pas, vous ne buvez pas, vous êtes toujours là pour donner un coup de main, organiser le marché de printemps de l’école maternelle, dépanner une copine avec ses monstroux. Vous profitez de votre grossesse pour repeindre votre maison, faire de superbes cadres avec vos filles, vous avez toujours un mot gentil pour tout  le monde, toujours la pêche malgré ce gros bidon qui vous tord le dos…

Et puis un jour, vous allez faire une prise de sang banale, le contrôle normal de fin de grossesse pour préparer l’éventuelle péridurale dont vous ne voulez pas, mais bon, bonne fille, vous faites malgré tout la prise de sang…

On vous rappelle deux heures après, y’a un truc louche avec vos résultats, on vous repique, et repique encore  et la nouvelle tombe : le crabe est là, bien installé, vous détruisant de l’intérieur  sans que vous ne sentiez rien !

C’est  le choc ! Les sentiments se bousculent dans votre tête, mais il faut agir vite, sortir le bébé et commencer une chimiothérapie lourde…

Accouchement provoqué, deux jours seulement avec votre nouveau né qui est absolument parfait mais qui ne peut rester avec vous dans votre chambre stérile et doit repartir avec son  papa et ses deux sœurs à 80 km de vous.

Et puis commencent les traitements : chimio et transfusions de sang et de plaquettes dont vous avez absolument besoin pour tenir le coup, pour laisser aux médicaments une chance de dégager cette saloperie de crabe.

Vos enfants vous manquent, le traitement vous épuise, vous pensez à ce  nouveau-né que vous n’allaiterez pas, à la rentrée des filles pour laquelle vous espérez une «  permission »,  et vous vous battez pour guérir , guérir vite, guérir complètement !

Seulement voilà, ce matin l’infirmière vous a dit d’un air dépité : « on n’a plus qu’une poche de transfusion et trois patients qui en ont besoin, on ne sait pas quoi faire… »

« C’est toujours comme ça l’été a-t-elle ajouté, les donneurs réguliers sont en vacances, les autres n’y pensent pas.»

On vous avait dit de garder le moral, que la lutte contre le cancer passe par un bon « mental » mais comment ne pas craquer lorsque vous ne savez pas combien de temps vous serez soutenue par des transfusions …

Cette histoire est malheureusement celle d’une amie à moi, mais des tas de malades attendent des transfusions chaque jour et l’été est une période creuse pour les banques de sang alors aujourd’hui je fais appel à vous, tous ceux qui me liront mais aussi tous ceux qui voudront bien transmettre mon message : prenez un peu de votre temps pour donner votre sang.

Si vous avez une heure de libre vous pouvez faire un don sanguin, si vous avez trois heures c’est encore mieux, vous pouvez donnez vos plaquettes  (même procédure indolore que le sang).

Alors pour Céline, mais aussi pour tous les malades qui attendent, regardez sur ce site où vous pouvez faire un don : http://www.dondusang.net/rewrite/site/37/etablissement-francais-du-sang.htm?idRubrique=756

Et surtout faites passer, partagez ce message afin que la météo du sang ne soit plus «  fragile » mais au beau fixe, et que l’on puisse aidez tous les malades dont la survie en dépend…

Merci…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Réclamation pour Florence Foresti ( faites passer, merci)

Madame Foresti,

J’imagine vos sourcils légèrement froncés à la lecture du mot «  réclamation » dans le titre de mon message. Je suis même quasiment sûre que vous vous dites « mais qu’est-ce qu’elle me veut celle-là ? ».

Je vous rassure tout de suite, je suis une de vos fans ! Fidèle fan pourrais-je dire puisque ça fait deux fois que j’achète ( ou qu’on m’offre) des billets pour votre spectacle « Motherfucker ». Seulement voilà, j’ai les billets, j’ai bien noté la date sur mon petit calendrier, mais à chaque fois je me trouve dans l’impossibilité d’honorer notre rendez-vous.

Tout a commencé en Mars dernier, je comptais les jours qui me séparaient de votre spectacle, tout était prévu, on avait fait sécher l’école aux enfants pour les confier à une baby-sitter ( même pas gothique !) Mr Poux devait rentrer en milieu d’après midi pour que nous puissions faire les 90 km qui nous séparaient de la salle de spectacle et là il a eu comme un petit «  contretemps »

3 tonneaux sur l’autoroute A10, avouez que c’est un sacré contretemps… Vous en connaissez beaucoup des fans qui sont si bouleversés de vous voir sur scène qu’ils vont lamentablement s’échouer sur la rambarde de sécurité ? ( of course,  vous ne pouvez pas les connaitre puisqu’ils n’arrivent jamais jusqu’à vous)

Mais comme nous ne sommes pas rancuniers, nous avons repris des billets, pour le même spectacle, toujours à Orléans, 9 mois plus tard. Je me souviens de ce moment d’émotion, parce que Mr Poux me les avait offerts pour la fête des mères ( motherfucker, pour la fête des mères c’est caustique non ?) avec un joli petit  mot qui disait à peu prés «  tu crois que cette fois on va réussir à y aller ? ».

Et la réponse est bien évidemment NON ! Nous ne sommes toujours pas parvenus à aller voir votre spectacle, cette fois-ci pour cause d’intempéries qui ont empêché la baby-sitter d’arriver jusqu’à chez nous et qui ont rendu les routes si impraticables que même si elle avait réussi à venir nous n’aurions pas pris la route.

De là à penser que VOUS nous portez la poisse il n’y a qu’un pas ! D’ailleurs je ne voudrais pas vous accabler mais plusieurs amies m’ont recommandé de changer de spectacle …

Mais non, je suis tenace ( ou têtue…) et puis ne dit-on pas «  jamais deux sans trois » ?

Hier soir alors que je ruminais  ma frustration devant un programme télévisé absolument affligeant au lieu de me tenir les côtes de rire en vous voyant sur scène, j’ai eu une idée lumineuse ! ( oui ça m’arrive, y’a pas qu’à vous !)

Je vais reprendre des billets de spectacle, mais cette fois c’est VOUS QUI VIENDREZ … oui oui, à la maison, nous faire un ptit spectacle de salon ! Vous pouvez même amener votre fille je vous promets de demander aux monstroux de ne pas jouer QUE au docteur avec elle.

.

Et si vous êtes bien sage, je vous offrirai ma poussette parapluie (qui se plie et se déplie très facilement) puisqu’apparemment vous avez de petits soucis avec la vôtre… ( Mais on vous préfère douée pour l’humour plutôt que pour la motricité, chacun son truc !)

Je suis bien consciente que vous êtes un tantinet débordée, donc je vous laisse fixer la date de ce spectacle «  at home » que vous ne manquerez pas d’accepter, ayant bien compris qu’ il nous est systématiquement impossible d’aller vous voir, notre spécialité 2010 étant la SCOUMOUNE !

Pestouillement vôtre

Béalapoizon

Amies Blogueuses, amies lectrices, aidez moi à faire le buzz avec ce billet pour qu’il arrive jusqu’à sa destinataire : la grande Florence Foresti… (prochainement en représentation dans mon salon donc)

On partage sur facebook, on tweete on retweete, on  fait des liens : lâchez-vous sur les réseaux sociaux  pour que même Florence me lise !

Rendez-vous sur Hellocoton !

La vie sans internet…

Depuis hier après-midi nous sommes coupés du monde !

Plus de téléphone, de télévision ( alors là franchement c’est pas une grosse perte), et surtout plus d’internet !

Oh rage , oh désespoir,

n’aurai-je donc plus accès à  mon blog chéri ?

Combien de temps vais-je devoir abandonner

Les fidèles lectrices (teurs) de mes billets ?

Aïe aïe aïe, Orange a tranché,

La disette d’internet va durer

Au moins jusqu’à jeudi

la dame de l’assistance a dit…


Outre le fait que vous allez terriblement me manquer, que toutes les deux minutes je pense à quelque chose que je dois vérifier sur le net, qu’hier soir, en pleine crise de désintoxication j’ai essayé de surfer avec mon fer à repasser je sais que j’ai largement de quoi m’occuper à la maison SANS internet.

- la maison va reluire, puisqu’au lieu de visiter vos blogs, de raconter des bêtises sur facebook et twitter : je vais récurer ! ( compulsivement ? sûrement !)

- Le soir je pourrai me coucher tôt et bouquiner tout mon saoul, au lieu d’écouter d’une oreille distraite, les séries américaines de la télé.

- Ou alors nous ressortirons les jeux de société comme du temps où, Mr Poux et moi n’avions pas la télé et plein de temps pour jouer !

- je vais avoir le temps de réduire un peu la montagne de repassage qui m’attend ( vous remarquerez que je suis consciente que je n’en viendrai pas à bout, même en trois jours sans internet).

- je vais même peut-être profiter de mes longues journées pour cuisiner de bons petits plats ( un boeuf bourguignon, une blanquette de veau : que des trucs légersquoi…)

- je vais prendre le temps d’aller papotter avec les copines, puisque je ne pourrai plus travailler d’arrache-pied pour Lolo mon Cheffounet !

- Tiens je pourrai même faire du sport avec la wii-fit !

- Repeindre le plafond de mon salon , lessiver la salle de bain, poncer la porte du garage, apprendre le japonais, et classer la tonne de papiers divers et bizarres planquée dans  un coin de mon bureau ( ça y est, je délire totalement, c’est le manque, je suis pas loin de voir passer des rats sous mes jambes… en même temps comme je squatte la connexion du  Mc Do, si je hurle qu’il y a des rats : ça craint ! Oh Délirium trémens du manque d’internet et de télécommunications, attends un peu avant de frapper !)

Et vous alors, vous feriez quoi sans internet ?

En tout cas, tant que vous avez internet, je vous confie ce blog ! Faites le vivre par vos commentaires pendant  mon absence, mettez de l’ambiance, invitez vos amis, vos ennemis, les ennemis de vos amis ou les amis de vos ennemis ( ou le contraire).

Vous vous sentez prêt(e)s à relevez le défi ?  Prê(s) à faire exploser les commentaires ?

Hé bien  pour vous récompenser, dès mon retour,  je tirerai au sort parmi les  4 personnes ayant laissé le plus de commentaires, l’heureux (se)  gagnant(e)  d’un bon de réduction de 15 % chez Bubble & Cream .

Pour ne rien vous cacher, il s’agit d’un bon que j’avais gagné chez Bao mais que mon  budget ratatiné du  moment ne me permet pas d’utiliser. j’ai donc demandé  à Bubble&Cream si je pouvais en faire profiter quelqu’un par ici ( espérant vainement qu’ils me répondraient vous voulez faire gagner plusieurs personnes ?), ils ont accepté mais je n’avais pas encore trouvé comment le faire gagner.Donc je ne suis pas en train de vous acheter : je recycle ! C’est mon côté écolo, et puis ça fait un ptit cadeau :-)

De toute façon je sais que vous n’avez pas besoin de « carotte » pour partir en plein délire dans les commentaires, et là d’un coup j’ai un gros doute : est-ce que wordpress va tenir le coup si bbflo se lâche ? Je tente le coup :-)

C’est à vous !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les mésaventures de Grand Monstrou : 2

Episode numéro 2 : Ne soyez pas malades en Juillet et surtout pas à Rambouillet.

Le lendemain matin, Grand Monstrou était bien fatigué mais il souffrait moins, la traction de sa jambe le soulageait d’autant plus que, éveillé,  il ne bougeait plus.

Nous avons reçu la visite de la Pédiatre de garde, mielleuse à souhait mais gentille avec mon poussin, elle nous a expliqué que Grand Monstrou devait prendre des  anti-inflammatoires et anti-douleur en alternance (ce qu’on savait déjà puisqu’il avait commencé la veille) et qu’un orthopédiste viendrait le voir dans la journée.

« Dans la journée » c’est très vague, je suis donc retournée à la maison vite fait pour prendre une douche et récupérer quelques activités manuelles pour occuper mon petit malade, en priant pour que l’orthopédiste ne passe pas pendant mon absence ( 40 minutes de route aller-retour au minimum plus deux ou trois choses à faire à la maison).

J’ai du prier trop fort  ou mal ( en même temps une prière d’athée ça doit pas arriver souvent !), l’orthopédiste n’est pas venu de la journée. Quand j’ai compris qu’il ne viendrait plus il était trop tard pour râler puisque de toute façon il avait terminé son service et décampé.

Mr Poux était aussi contrarié que moi par cette défection mais comme notre Grand Monstrou souffrait moins nous n’avons pas spécialement manifesté notre mécontentement. Nous en étions encore au stade de se demander comment nous organiser entre un enfant à Rambouillet, l’autre dans notre petit village et Mr Poux à  son travail à 80 kilomètres de là. Et puis l’équipe de nuit allait prendre son service et je ne voulais surtout pas contrarier les infirmières au cas où la nuit se passerait comme la veille.

La nuit s’est effectivement passée comme la précédente, impossible de dormir sur le dos et réveil des douleurs et du monstrou à chaque tentative pour se tourner.

Le vendredi donc, après deux terribles nuits j’étais un véritable zombie, le manque de sommeil, l’inquiétude et le terrible couchage prêté aux « accompagnants » avaient eu raison de mes lombaires et de mes derniers neurones.

C’est seulement à 17H00 que l’orthopédiste a daigné venir ausculter mon fils accompagné de la «  mielleuse » et là les choses se sont considérablement compliquées.

Cet homme d’une cinquantaine d’année, barbu, poivre et sel avec surtout du sel, est arrivé dans la chambre tel le messie qui nous ferait une faveur en disant «  où est l’échographie ? Et pourquoi cet enfant est-il assis et non allongé ? ».

Tiens c’est drôle qu’il en parle, Mr Poux m’avait posé la même question la veille, mais personne dans le service n’avait envisagé de faire passer une échographie à Grand Monstrou.

Pour occuper mon Grand Monstrou nous avions fait des centaines de parties de Uno, de la peinture, des dessins etc. Le tout avec le lit redressé pour qu’il soit en position assise.

Or, d’après ce monsieur, Grand Monstrou devait être allongé en permanence, même pour manger !  Bien entendu il a annoncé ça d’une voix autoritaire devant mon fils qui s’est décomposé réalisant qu’il ne pourrait ni dessiner ni jouer au Uno s’il était allongé et qui a commencé à pleurer.

Outre  le fait que c’était une catastrophe de forcer un enfant de 5 ans et demi à rester allongé sans rien faire, et qu’en plus, manger allongé est la meilleure solution pour s’étouffer, j’avais la conviction que la chair de ma chair avait été mal soignée.

L’imbu de lui-même est très vite reparti mais comme la mielleuse était encore dans la chambre, je lui ai déversé toute mon insatisfaction sur la tête !

-          « POURQUOIIIIIIIIIIII est-ce que personne ne nous a dit plus tôt qu’il devait rester allongé ? Ça fait 48 heures qu’il est là et qu’il est assis, nous avons donc perdu deux jours pour sa guérison (et notre délivrance de cet hôpital) ».

Elle a bredouillé un truc pour dire qu’on n’avait pas perdu deux jours puisqu’il souffrait moins et qu’elle s’occupait d’un service pédiatrique et non orthopédique,  donc elle ne pouvait pas savoir. ( La maladie de la hanche touche les ENFANTS de 3 à 10 ans c’est donc une maladie PEDIATRIQUE).

Pas convaincue j’ai continué à l’invectiver : «  Et l’échographie ? Pourquoi il n’a pas passé une échographie ? En plus on est vendredi soir, s’il ne la passe pas aujourd’hui il ne se passera rien avant lundi ». Je parlais si fort que plusieurs infirmières, aides-soignantes et dames de services s’étaient rapprochées.

Là elle me rassure en m’affirmant qu’il pourra surement passer une échographie même pendant le  week-end.

-          « vous avez surement des relations dans cet hôpital, débrouillez-vous pour qu’il la passe AUJOURD’HUI » ( je savais que ça ne changerait rien à mon souci du moment c’est-à-dire garder mon poussin allongé, mais à ce stade je n’avais qu’une envie c’était de faire payer à la mielleuse son incompétence même pas dissimulée).

Non seulement ça fait du bien de râler mais en plus dans les dix minutes qui ont suivi, nous avons été conduits  à l’échographie qui n’a servi qu’à confirmer le diagnostique ( et à creuser le trou de la sécu), il y avait un gros épanchement au niveau de la hanche qui justifiait l’immobilisation totale de Grand Monstrou.

C’est la mielleuse en personne qui est venue nous rechercher et nous avons roulé ensemble le lit de Grand Monstrou, elle me donnait du « Madame » par-ci, « Madame » par-là bafouillant des explications toutes plus saugrenues les unes que les autres me réaffirmant que normalement Grand Monstrou aurait du être admis au service « orthopédie » mais que comme il était petit il avait été mis dans «  son » service alors que le rhume de hanche ça n’était pas du tout leur truc. (Comme je le disais plus haut j’ai eu la confirmation ensuite que le rhume de hanche ne touche QUE les enfants donc ça devrait être son truc !).

Ne voulant pas me fâcher complètement avec elle, je lui ai dit que je n’avais rien contre son service en particulier mais que j’étais très déçue de la façon dont personne ne s’était correctement occupé de mon fils pendant les premières 48H00.

En rentrant dans le service j’ai ajouté :

-«  là je me demande si je contacte mes avocats ou les journalistes pour leur expliquer comment on est pris en charge à Rambouillet ».

Elle est devenue toute blanche et je crois bien qu’elle a fait dans sa culotte !!

-          «  Mais non Madaaaame il ne faut pas faire ça voyons, vous n’avez pas perdu deux jours, regardez, il souffre beaucoup moins ».

-          «  N’empêche que je considère que c’est une FAUTE PROFESSIONNELLE qu’il n’ait pas été vu tout de suite pas un orthopédiste ».

Là, je ne voudrais pas me moquer, mais il me semble qu’elle a fait un second pipi dans sa culotte, en tout cas elle était aussi blanche que les draps du lit de mon Grand Monstrou (les broderies rouges au nom de l’hôpital en moins).

Elles sont ensuite venue à trois dans la chambre pour essayer de me calmer (pour m’empêcher de dire ce que je pensais): une agente ( qui en fait était aussi atterrée que moi par les conneries que la mielleuse sortait), une infirmière puéricultrice (qui a fait son possible pour rester neutre) et elle, notre mielleuse, qui ne savait plus quoi inventer pour me faire taire !

Toujours pour éviter de contrarier tout le service, je leur ai dit que je n’avais rien contre elles ou le service de pédiatrie mais que j’étais furieuse d’avoir perdu deux jours.

La soirée et la nuit ont bien évidement été terribles, on ne pouvait plus jouer au Uno, dîner couché est une torture, et bien sur s’endormir sur le dos était toujours impossible.

Pour couronner le tout, même lorsque Grand Monstrou dormait je ne trouvais pas le sommeil tellement j’étais énervée par les événements de la journée !

A deux heures du matin une élève infirmière est venue prendre la température de Grand Monstrou et elle a commencé à lui tirer dessus pour lui prendre le pouls… Dire que je l’ai jetée est un euphémisme, elle a quitté la chambre précipitamment et ne m’a plus jamais reparlé… D’une, personne n’avait jamais pris son pouls depuis le début, de deux vu les difficultés qu’il avait à trouver le sommeil si jamais elle l’avait réveillé, je me transformais illico en «  sérial killeuse » de personnel soignant.

L’avantage d’avoir fait tout ce «  ramdam » c’est que j’ai du être étiquetée « chieuse » et qu’ensuite nous avons été extra-chouchoutés par tout le monde.

L’inconvénient c’est que moi qui n’avais déjà absolument pas confiance en la médecine et ses sbires, c’est encore pire maintenant…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les mésaventures de Grand Monstrou

Episode 1 : Le rhume de hanche

Prologue :

Par une belle nuit d’été, Grand Monstrou s’est mis à boiter…

Et puis le lendemain, impossible de marcher, sans une douleur démesurée.

Nous avons immédiatement  décidé de consulter !

La doctoresse ne pouvant rien diagnostiquer,

Vers les urgences,  nous a renvoyés.

Nous conseillant fortement d’aller à Rambouillet… ( ah mais quelle drôle d’idée)

Je vous passerai les détails sur l’attente, encore plus longue du fait que nous sommes en Juillet et que nous étions arrivés peu de temps avant l’heure du déjeuner. Après quelques heures d’attente donc, le verdict tomba, Grand Monstrou avait contracté un rhume de hanche .

J’ai cru à une (mauvaise) blague de  l’urgentiste mais quand il m’a annoncé qu’il allait hospitaliser mon « tout-petit »  entre 8 et 10 jours, avec une traction de la jambe droite, j’ai compris qu’il ne plaisantait pas ( en même temps il n’avait pas vraiment une tête à rire).

L’annonce brutale de cette nouvelle m’a complètement paniquée légèrement stressée, j’ai demandé un valium «  mais c’est G.R.A.V.E  cette maladie ? » ( j’ai épelé le mot Grave pour ne pas stresser mon Grand Monstrou autant que sa vieille mère).

C’est ainsi que Grand Monstrou a été hospitalisé avec une jambe bandée, accrochée à deux kilos, dans le service de Pédiatrie. Au début il trouvait ça plutôt drôle, le bandage, la ficelle, le poids, ça allait lui faire plein de trucs à raconter aux copains, et puis installé comme ça il souffrait beaucoup moins.

Les ennuis ont commencé le soir lorsqu’il a voulu dormir, lui qui dort toujours à plat ventre ne parvenait pas à trouver le sommeil, coincé sur le dos avec son poids au bout de la jambe. Epuisé, il finissait par s’endormir puis se tournait dans son sommeil et se réveillait immédiatement en hurlant car ça lui faisait mal.  Il lui fallait ensuite un grand moment pour que la douleur passe, le «cafard » aussi car finalement, il ne trouvait plus ça rigolo du tout d’être là, il avait envie de son « lit-à-lui » ce que je peux tout à fait comprendre puisque je fantasmais sur le mien !

A 23H30 nous avons rallumé la télé, mangé des gâteaux, fait la fête tous les deux,  histoire de passer le temps et de changer les idées lugubres de chacun. Là, une aide soignante n’a rien trouvé de mieux que de me dire «  ah ben forcément qu’il ne dort pas, vous n’avez qu’à baisser son lit, éteindre la lumière, le mettre en condition de sommeil et il dormira ».

Pauvre cloche (et je reste polie) ! Le problème n’est pas de trouver le sommeil, c’est de le GARDER malgré la douleur de la hanche qui irradie jusqu’au genou dès que le naturel reprends le dessus et qu’il se tourne pendant ledit sommeil.

Le reste de la nuit a donc été ponctué de courts endormissements suivis de hurlements et de pleurs. Pleurs de frustration de ne pouvoir dormir, d’avoir mal, d’être mal installé etc. J‘en pleurais de ne pas savoir le soulager, l’aider, le réconforter. La seule chose que je pouvais faire c’était le rassurer, lui faire des câlins et des bisous mais ce n’était malheureusement pas suffisant et ses pleurs me fendaient le cœur.

A deux heures du matin j’ai supplié les infirmières de lui redonner quelque chose contre  la douleur  bien qu’il ait déjà eu une dose à minuit. Elles ont fini par avoir pitié de mes yeux hagards  et inquiets et des larmes de mon petit, elles ont trouvé un antalgique différent à lui donner et ça l’a assommé (ou bien elles lui ont refilé un somnifère qui sait ?), il a réussi à s’endormir.

Le lendemain matin je l’ai retrouvé à plat ventre, malgré sa jambe attachée, ce qui n’était certainement pas optimal pour sa guérison mais qui lui avait permis de dormir un peu.

Et je vous dis à demain pour l’épisode numéro 2 :  » Ne soyez pas malades en Juillet et surtout pas à Rambouillet » avec comme invitée spéciale : la doctoresse pédiatre qui ne connait pas le rhume de hanche !

Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...