Archive pour la Catégorie »j’aime l’école ! «

J’ai failli ne pas en parler tant l’encre de la blogosphère a déjà coulé à ce sujet : l’évaluation des enfants de 5 ans en maternelle.

Bien entendu je suis contre, je trouve ça dangereux et tout et tout mais d’autres le disent tellement mieux que moi que je ne développerai pas (mais j’irai brûler mon exemplaire de 1984 -Orwell- sur la tombe de l’IUFM).

Par contre, en tant que Maman d’un enfant de 5 ans et demi scolarisé en grande section j’ai mis au point une contre-attaque avec classification des enseignants.

Sont considérés comme des enseignants à haut risque :

-          Tous les jeunots qui ont été envoyés au front catapultés dans des classes à la rentrée sans aucune formation pédagogique.  Je ne tolèrerai pas de ces « apprentis enseignants » qui se forment sur le dos de mon fils, la moindre évaluation-fichage.

-          Tous les enseignants de plus de 55 ans qui prendraient volontiers une retraite bien méritée mais qui ne peuvent pas. Le « burn-out » n’est pas que maternel, enseigner est un métier merveilleux mais également usant, je milite pour que l’on prenne en compte la pénibilité de la tâche.  Et que ceux qui pensent : ouais mais y’a plein de vacances essaient de passer 1mois et demi dans une salle avec 30 gamins, ils verront s’ils sont frais pendant les 10 jours de la toussaint. Bref, je refuse aussi que mon fils soit évalué par un enseignant usé jusqu’à la corde par des classes aussi surchargées que les programmes.

 

Sont considérés comme des enseignants à risque :

-          Tous ceux qui sont traités pour dépression, à force de s’en prendre plein la gueule par les parents, de vivre dans une société où l’on rogne chaque jour un peu plus sur les moyens  de l’éducation.

-          Mais aussi ceux qui sont : en train de divorcer (problèmes personnels limitant l’objectivité), célibataires ( instabilité flagrante), boulimiques ( problèmes comportementaux), fatigués ( concerne absolument tous les enseignants à partir de mi-décembre) cons ( si si, il y en a, moins que dans certaines catégories professionnelles mais il y en a).

Sont considérés comme des enseignants RAS :

-          Ceux qui sont passés par l’IUFM qui ont un peu d’expérience du terrain mais ne sont pas encore totalement grillés, à condition que… ils ne soient pas en train de divorcer, céliataires, anorexiques…(cf catégorie ci-dessus).

Ce qu’il y a de pénible avec le fichage des individus c’est qu’il est fait par d’autres individus avec tous leurs défauts humains, leurs sensibilités, leurs humeurs bonnes ou mauvaises, leurs caractères…

Non, vraiment, vivement qu’on ait tous une puce à code barre sous l’oreille et qu’on soit régulièrement scannés  pour voir si « tout va bien » si on est bien conformes/ dociles/ hébétés (rayer la mention inutile).

Quand on veut mettre en place une dictature, on commence par classer les gens dans des catégories, on les sous-éduque, on les maintient dans le besoin,  on les terrorise juste assez pour qu’ils coopèrent…

Avant d’avoir trop peur pour mes enfants, j’irai brûler un second exemplaire de 1984 sur le tombeau de la république française…

Et sinon y’a moyen de faire un chèque pour que mon fils soit catalogué RAS ?

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Grand monstrou est rentré ce soir de l’école avec deux grosses marques dans le cou, parce que : « il y a  4 filles de CP qui sont amoureuses de moi , qui jouent à m’attraper et qui me tirent par  la capuche ».

Réaction interne numéro 1 avec  gonflement subit de l’égo maternel : Ah je savais qu’il était beau mon fils, 4 poulettes quand même !

Réaction interne numéro 2 directement liée à l’instinct primitif de protection de la tribu : Bon mais va falloir les calmer les groupies, il est beau certes, mais faudrait pas me l’abîmer mon bébé fils.

Réaction mature et posée de la mère équilibrée (que je serais peut-être un jour) :

« Mais enfin Grand Monstrou, si elles te font mal tu leur dis d’arrêter »

«  mais ouiiiiiiiii, mais elles n’arrêtent pas »

«  et bien tu prends ta grosse voix tu te fâches et tu les fais arrêter, attends elles sont en CP tu ne vas quand même pas te laisser enquiquiner par des filles de CP » ( qui en plus sont de ravissantes demoiselles que je connais  et dont deux d’entre elles sont de tous petits  gabarits, c’est le monde à l’envers, ce sont les petiotes qui blessent le grand… de vraies harpies quoi )

«  Mais si je les pousse elles disent que je leur fais mal » ( ben tiens, elles ont déjà tout compris les Miss )

«  Tu ne les pousses pas, tu leur dis fermement que ce jeu ne t’amuse pas, parce qu’elles te font mal » (et là, même moi je n’y crois pas, c’est la voix de la raison, le beau discours bien idéal et théorique de l’adulte,  je sais qu’il a  déjà essayé cette solution en vain mais je persiste et je signe…)

«  Dans tous les cas tu ne les pousses pas tu sais très bien qu’on ne frappe pas les filles »

« Mais les garçons si ? »

Et là, si vous devez avoir une image mentale de notre conversation vous pouvez m’imaginer en train de ramer comme une malade, assise dans une barque qui prend sérieusement l’eau…Et croyez-moi ça n’amuse que vous, parce que à cet instant précis je rêve de faire n’importe quoi d’autre que d’avoir cette conversation qui se retournera forcément contre moi un jour…

«  Pour les garçons c’est pareil, lorsqu’il y a une dispute, tu t’expliques, tu commences toujours pas régler le problème avec tes mots, mais bon, si vraiment tu te  fais cogner dessus, tu ne restes pas sans rien faire non plus, tu cours vers l’adulte le plus proche et si vraiment il n’y a personne, tu te défends ».

Là, elle est là, en gros et gras ma boulette, ou comment dire blanc et noir dans la même phrase,  parce que certes je ne veux pas qu’il se batte mais je ne veux pas non plus qu’il soit le souffre-douleur d’autres enfants parce que je lui ai interdit de se défendre…

Parce qu’une cours d’école c’est grand, (en plus c’est généralement plein d’enfants qui courent en criant) et que les enseignants ne peuvent pas tout voir, parce qu’un mauvais coup est vite arrivé ( cf le drame en Charente la semaine dernière) et qu’aucune maman n’a envie d’imaginer son enfant en train de se faire taper dans un coin sans broncher…

Oui mais si c’était lui qui donnait un mauvais coup en se défendant ? Sa vie serait fichue par MA faute parce qu’un soir d’égarement  je lui ai dit de se défendre…

Où est le juste milieu ?

Dans un monde où l’apparence à beaucoup plus d’importance qu’elle n’en devrait, on ne peut pas être le petit mec qui se laisse faire…

Mais dans ce même monde que je rêve non-violent on ne peut pas régler ses comptes avec des coups…

Bon mais alors je lui dis quoi à mon filston ? Et vous les mamans de ptits mecs, qu’est-ce que vous dites ?

Quand aux mamans des 4 amazones de moins d’un mètre qui harcèlent mon 1m20, il serait bien urbain de votre part de leur expliquer quelques règles basiques de séduction… merci d’avance !

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Généralement, il suffit de pas grand chose pour me faire sourire, un jeu de mot, une attitude, une innocente bêtise des monstroux, le coup de fil de super copine…

Et puis il y a aussi les petits « riens » de la vie quotidienne, je les appelle ainsi parce que généralement ils ne coûtent rien à la personne qui vous les donne mais ils vous procurent de la  joie, un sourire, une satisfaction qui illuminent votre journée parce que vous ne vous y attendiez pas et parce que c’est gratuit, sans arrière pensée, juste  » comme ça ».

Vous voyez de quoi je veux parler ?

L’autre jour, je mets un petit mot dans le cahier de correspondance de Petit Monstrou pour prévenir son enseignante que la semaine suivante ( celle-ci donc) je serai à l’étranger avec Mr Poux et que Petit Monstrou serait pris en charge par mes parents. j’ajoute qu’il peut se montrer perturbé  par cette absence (ou pas du tout) afin qu’elle comprenne tout changement subit d’attitude dudit Monstrou.

Le soir même, je récupère le gamin ET le cahier et dedans ( le cahier pas le gamin ) il  y a un mot :

 » Ne vous inquiétez pas, on va vous le bichonner »

Voilà typiquement le genre de truc qui me redonne le sourire, parce qu’elle n’était pas obligée, parce que j’en connais qui auraient juste écrit  » vu », et parce que même si je comptais les jours me séparant de mon départ à Los Angeles, j’ai toujours du mal à laisser mes « petits ».

Alors ce soir là, j’ai souri grâce à ce petit mot, je me suis sentie plus rassurée de savoir que si mon grand sensible était malheureux, triste ou perturbé il serait  » bichonné » par une enseignante qui sait que les élèves sont avant tout des enfants, avec leurs peurs, leurs doutes et leurs sentiments.

Ca y est ? vous voyez de quoi je veux parler quand je dis ces petits « rien »?

Je suis sûre que vous en avez plein à me raconter… mais si, cherchez bien !

D’ailleurs je vais même lancer un tag pour l’occasion et j’appelle à la barre :

Cranemou, LMO, Alorom, Agat, Ysa, VirginieB et Bbflo ( parce qu’elle adore mes tags) pour me raconter un de leurs petits  » rien ».

Si vous voulez vous aussi ce tag, dénoncez-vous dans les commentaires que je vous ajoute !

Edit : Galinette s’est auto-taguée

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