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Un de mes meilleurs amis devrais-je même dire !

j’ai commencé à utiliser les services du docteur Placébo lorsque j’étais animatrice en CLSH (Centre de Loisirs Sans Hébergement). Je m’occupais du groupe des 7-12 ans ( oui je sais, c’est n’importe quoi ce groupe, il y a un monde entre un enfant de 7 ans et un pré-ado de 12 ans mais la direction n’avait pas l’air de le savoir !) et j’avais quelques petites «  Nenettes » souvent atteintes de «  mal au ventre », « mal à la tête » ( et oui ! déjà !).

Bien souvent c’était surtout une question d’état d’esprit : l’activité du jour ne plaisait pas, on s’était disputé avec sa meilleure copine, ou bien on avait juste un ptit coup de cafard, une envie de se faire chouchouter et PAF… le vilain mal frappait !

Bien entendu nous n’avions pas le droit de donner de médicaments, sauf pour une forte fièvre en attendant l’arrivée des parents, la seule solution était d’attendre que ça passe ou justement , d’appeler les parents.

J’ai bien du me faire avoir trois ou quatre fois, et déranger les parents pour de fausses maladies jusqu’à ce que je trouve LA solution grâce à mon ami le docteur PLACEBO ! Lorsqu’on m’annonçait d’une voix plaintive associée à un air de chien battu, un mal de tête ou de ventre, je proposais mon remède miracle que je préparais loin des petits yeux dans la cuisine du centre.

Je remplissais un demi-verre d’eau puis je revenais dans la salle des 7-12 avec le sucre en poudre et une cuillère. J’annonçais bien haut que le médicament étant très fort et amer, j’allais ajouter du sucre dedans pour changer le goût.

Mon ou ma petit(e) malade avalait donc un verre d’eau sucrée ( bien souvent en faisant la grimace histoire de bien prouver aux autres que OUI le médicament était amer) et dans 95% des cas, en moins de 5mn le problème était réglé. Pour les 5% restants, je n’avais plus qu’à appeler les parents !

C’était imparable : ça marchait à tous les coups, à condition, bien sûr, de s’assurer qu’il n’y a aucun enfant diabétique dans le groupe.

Tout le monde y gagnait, l’enfant en question se faisait un peu chouchouter et avait en prime un peu d’eau sucrée, je passais pour une experte en  médecine ( je l’ai su quand des enfants de l’autre groupe sont venus me demander mon « médicament ») ,et surtout on ne se faisait plus engueuler par les parents parce qu’ils n’avaient pas le temps/l’envie de venir récupérer leur progéniture avant l’heure.

Bien entendu j’ai appliquée la même méthode avec les monstroux, mais j’ai d’abord utilisé l’effet placébo des granulés d’arnica  parce que petits les bobos étaient plus externes, rond et gonflés qu’internes et simulés !

Loin de moi l’idée de dire que les granulés d’arnica-montana n’ont aucun effet curatif (en même temps y’a rien de prouvé hein…) mais ce que j’apprécie surtout c’est l’effet psychologique ! Trois petits granulé sucrés à sucer, une petite plaisanterie rituelle sur le fait qu’il ne FAUT PAS CROQUER ( et évidemment quelque soit le monstroux « cabossé » il croque en se marrant) et hop les grosses larmes disparaissent même si la bosse est toujours là.

Dans le même genre, mon amie Cécile me racontait que sa voisine, lasse d’entendre sa fille se plaindre d’un mal des transport qui ne la prenait que lorsqu’elle s’ennuyait la faisait voyager avec un pansement collé sur le nombril. La gamine persuadée de l’efficacité du traitement n’a plus jamais dit «  j’ai mal au cœur » histoire de faire arrêter la voiture et de prendre l’air.

Le hic : ça ne marche pas sur ces adorables enfants qui inondent la banquette arrière d’un vomi gluant et odorant dès le premier virage !

Le hic pour Cécile : son fils veut lui aussi un pansement sur le nombril pour aller chez Mémé Kine, sinon «  c’est sûr il va vomir ».

Sinon, pour les grosses bosses, les hématomes  je laisse mon ami Placebo de côté et j’appelle mon grand pote : SPIDERMAN !  Parce qu’il n’y a rien de tel qu’un peu de glace pour éviter qu’une bosse ne gonfle trop et parce que bon, quand même, il faut l’avouer, se faire soigner par spiderman en personne ça en jette un max !


J’ai ramené ça l’an dernier des USA ( ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas en France) et entre spiderman et les granulés : on gère mieux les bobos !

Et comme c’est bientôt Noël et que vous avez été extrêmement sages cette année (enfin pas toutes, mais j’ai les noms des rebelles !) je vous propose de gagner un pack frais spiderman pour les pirates et un pack frais «  princesses de disney » pour les demoiselles que j’ai ramené moi-même avec ma ptite valise de Los Angeles.

Kékifofaire pour gagner ?

Il suffit de me dire par mail à vivelespestes@laposte.net lequel de mes monstroux a pour surnom « Pierre Richard ». Un jeu d’enfant pour celles qui me lisent régulièrement et pour les nouvelles arrivantes, il y a un outil de recherche la-haut, dans le stylo. ( édit de 10h44 : précisez moi si vous jouez pour les princesses ou pour spiderman !)

Vous pouvez bien sûr me laisser un ptit commentaire pour me dire  que je suis belle quelles sont vos astuces pour gérer les bobos.

Vous pouvez aussi relayer sur twitter et facebook par pure générosité, ça ne comptera pas en plus, ce concours n’étant sponsorisé que par moi, je préfère garder les blogueuses et les non blogueuses à égalité !

Tirage au sort le dimanche 12 décembre. C’est à vous !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comme je vous le disais hier, la blogosphère à  un  petit côté superficiel , un poil décalé, et je persiste à dire que les principaux lecteurs de blogs sont la plupart du temps d’autres blogueurs… (ainsi que les magazines et les annonceurs, mais ça … c’est une autre histoire).

Mais sur la blogosphère  il y a aussi  des liens très forts qui se créent et qui font que dès qu’on a l’occasion de traverser son écran pour rencontrer les personnes en «  vrai » on le fait.

Aussi quand Maman@home m’a proposé qu’on se rencontre à Paris, j’ai immédiatement accepté, sauf que, malédiction : cela tombait un week-end pendant lequel  Mr Poux était à l’étranger et il était hors de question que j’y aille avec les monstroux !

OUF, une semaine avant la date fatidique, mes petits parents adorés ( vous le dites si j’en fait trop) ont gentiment accepté d’avancer leur visite et de prendre en charge les monstroux ce fameux samedi pendant que je faisais ma « sortie  blogueuses » : Ayé j’allais  rencontrer Maman@home et même plein d’autres blogueuses.

Le jour ou je lui ai écrit que c’était bon, que je pouvais, je sautillais d’excitation sur ma chaise ! Mais non c’est pas cochon , j’étais conteeeeennte ! roo là là faut tout vous dire hein !

Et puis, j’ai regardé la liste des «  invitées »  de la rencontre au sommet et « mince, y’a de la grosse blogueuse là quand même ! ».  Rien à voir avec la taille desdites blogueuses mais plutôt avec le succès de leur blog, leur lectorat bien plus important que le mien, leur design plus élaboré, leurs multiples opérations avec des annonceurs etc…

Et là me voilà hésitante, moi qui avait tout fait pour pouvoir aller à ce goûter, j’ai eu un grand moment de solitude, j’ai même envisagé de me faire porter pâle ! Complexée moi ? Ben  non, enfin pas d’habitude,  je suis fière de mon blogounet même si comme dirait  Bergie il n’est pas « bankable » et si  mes lectrices ( oui vous, là ) sont moins nombreuses que sur  d’autres blog au  moins elles sont fidèles !

Taratata ! j’suis une Peste et j’assume, elles me prendront comme je suis ! ( et puis si elles sont vraiment méchantes avec moi je partirai en courant ).

Le jour J je n’ai plus aucune hésitation, j’y cours, j’y vole à ce rendez-vous entre filles, ça me fera du bien de voir autre chose que des monstroux et de faire autre chose de mon week-end que des tournois de petits-chevaux !

Ayé, me voilà sur le lieu du rendez-vous et j’attaque mon second  grand moment de solitude : je suis devant  le café et je réalise que je ne sais pas du tout comment les reconnaitre ! J’ai vu Faustine plusieurs fois en robe de mariée ou devant des temples d’Asie mais je doute fort qu’elle n’arrive vétue en mariée avec son temple sous le bras.

Bon Maman@home, ça devrait être plus simple, y’a un gros plan sur son blog, j’espère juste qu’elle portera le même chapeau.

Ah, voilà une dame qui ressemble à Oum que je ne connais que de profil. Ca va se voir vous croyez si je la contourne pour dévisager son profil gauche ?

Tiens, un groupe de nenettes en train de pianoter sur leur téléphone en marchant … ça doit ressembler à ça des blogueuses parisiennes :  I phones dégainés , démarches  volontaires et assurées, elles twittent  en marchant et en papotant avec leurs copines …

Bon, elles sont passées sans s’arrêter et je vais finir par me faire arrêter pour «  conduite louche » à reluquer toutes les femmes qui  s’approchent de ce café !

Je téléphone à Maman@home  c’est normal qu’il n’y ait personne j’ai 30 mn d’avance, mais comme du coup elle me rejoint de suite, cela nous permettra de discuter un peu toutes les deux, et je ne dis pas «  faire connaissance » parce qu’on se connaissait déjà, à travers nos blogs et c’était tout naturel de se poser ensemble dans un café !

Et puis tout le monde est arrivé progressivement nous étions une dizaine : Juju (sans sa tribu), MamaFunky , BM (pseudo qui signifiera très bientôt «  Belle-Maman »), Faustine ( pas en robe de mariée donc) , Bloody Mary , Jane , Madame Parle et Oum ( enfin de face) .

C’était bizarre de toutes se retrouver, certaines étaient intimidées, on ne savait pas trop par quoi commencer et puis l’arrivée de Madame Parle a détendu tout le monde. Elle s’est postée au bout de la table et a annoncé «  bonjour, Madame Parle » un peu comme dans les films lorsque le héros participe à sa première réunion d’alcooliques anonymes.

Nous avons toutes éclatées de rire et c’était parti pour plusieurs heures de bavardages ininterrompus. Alors de quoi ça parle des blogueuses qui se retrouvent ?

De blogs bien sûr, mais aussi des annonceurs qui aiment les blogueurs et utilisent de plus en plus ce réseau pour des opérations marketing,  de nos vies en général et de nos enfants en particulier.

Et là, BM était plutôt silencieuse car à notre bout de table nous avions surtout des enfants en bas âge tandis qu’elle est l’heureuse Maman d’adolescents et de jeunes adultes. Quand elle nous a donné les âges de ses trois enfants, cette grande folle de Maman@home lui dit «  oh ben ça va t’es sortie d’affaire maintenant » ( parce qu’elle, Juju, Bloody Mary  et moi sommes encore dans  les « pipicacaprout », les bêtises plus ennuyeuses que dangereuses et les histoires d’école).

Espérant un peu que BM me contredise j’ai rappelé l’adage «  petits enfants petits soucis, grands enfants, grands soucis »… Je ne croyais pas si bien dire !!

Parce que même si en effet BM s’est est plutôt bien sortie avec sa progéniture elle nous a raconté des trucs  à donner la chair de poule à la plus endurcie des mamans et vous savez à quel point je ne suis PAS endurcie ! Parce que les bêtises d’ado, même si elles ne sont pas méchantes , peuvent très vite dégénérer et très très mal finir !

J’ai décidé qu’il était beaucoup mieux d’aller repêcher un doudou qui apprend à nager dans la cuvette des toilettes ou de me ratatiner sur le carrelage parce que j’ai glissé sur un playmobil « en planque » au milieu du salon !

Avant ma rencontre avec Bm j’envisageais sérieusement d’emballer mes enfants dans du papier bulle et de les poser ainsi sur le canapé jusqu’à leur 18 ans, maintenant je cherche une excuse pour les punir dans leur chambre jusqu’à ce qu’ils aient environ 30 ans !

Merci  donc à BM qui a transformée mes petites angoisses de maman en névrose psychotique avec cauchemars  toutes les nuits ! ( je t’avais prévenue que je te dénoncerai !)

L’inconvénient d’être 10 c’est qu’il est impossible de parler toutes ensemble et que très vite, deux groupes s’étaient formés, mais Maman@home telle une vraie chef scout à proposé qu’on change toutes de place au bout d’un moment histoire de pouvoir échanger avec  tout le monde.

Hop, on mélange, on recommence les présentations et on  recommence à papoter dans tous les sens.

J’ai deux regrets concernant cette rencontre au sommet, on m’avait invitée pour un goûter mais il n’y avait rien à manger ( la prochaine fois on invitera des blogueuses  « kitcheneuses ») et surtout j’ai dû partir pour attraper mon train et regagner ma campagne en plein milieu d’une conversation très intéressante sur ces magazines qui font du beurre sur le dos des blogueuses avec leurs « concours du meilleur espoir des blogs » ou «  Grand prix des blogs »…

Mais ça, nous en reparlerons plus tard… ou pas ! ( je me méfie un peu du teasing parce que je devais mettre en ligne ce billet hier et je n’ai pas pu).

Bon les filles on se revoit quand ?

Et Bbflo : Quand est-ce que tu montes sur Paris ? Parce que tu fais partie des blogueuses que je veux ABSOLUMENT rencontrer !

Rendez-vous sur Hellocoton !

La blogosphère peut paraitre un autre monde, un univers parallèle avec ses codes et règles propres, ses «  milieux » : les influents, les suiveurs, les aspirants-influents…

Comme une micro-société, elle est composée de différentes catégories : les mamans,  les chroniqueuses,  les politiques , les «  modeuses », les « crafteuses », les sportifs, les « kitcheneuses », etc

On a beau y parler de l’actualité, de nos enfants, des dernières boulettes de nos politiciens, de la «  vraie » vie, il y a un côté superficiel à tout cela, comment vous dire, sans déclencher les foudres de mes «  blogocopains »… j’ai parfois l’impression que ceux qui s’intéressent le plus aux blogs  sont… des  blogueurs !

Enfin, les blogueurs et bien sûr les sites qui font leur beurre en proposant des classements de blogueurs ! Parce que la blogosphère est une grande famille, jusqu’à ce qu’on entre en sérieuse compétition dans un classement quelconque : Blogonet, Wikio … ( hum désolée, je suis trop mal placée dans vos classements pour vous offrir des liens !).

Là, quelle que soit la raison qui nous a poussés à ouvrir un blog en première intention, notre rapport à la blogosphère change. L’œil rivé sur le classement, sur les «  concurrents », on se doit de garder sa place, son statut.  Nicolas a d’ailleurs fait une série de billets très drôle de conseils pour avoir un «  bon blog ».

Pour les blogueuses femmes, il y a aussi Hellocoton qui recense et mets en avant «  la fine fleur des blogs féminins », on y trouve aussi quelques pères au foyer qui ont très certainement été acceptés devant la « féminité » de leur statut puisqu’en France le « au foyer » concerne surtout des femmes. (machisme quand tu nous tiens…).

Pour Hellocoton, j’ai mis le lien parce que contrairement à Madame Parle qui a montré un sein pour  faire la  » UNE « ( bouhhh la tricheuse :-p), mon ptit blog a été plusieurs fois à la UNE sans que je ne montre quoi que ce soit de mon anatomie : j’ai critiqué les  copains des monstroux et ensuite j’ai parlé de mon humeur exécrable avant mes règles… Sujets qui  avaient forcément plus de chance d’intéresser la communauté féminine d’Hellocoton que celle un peu plus mixte de wikio…

Et c’est bien de communauté qu’il s’agit : la blogosphère est une grande famille ! j’ai l’air de critiquer comme ça, mais j’ai été extrêmement bien accueillie quand j’ai commencé et j’ai fait de supers rencontres.

Enfin quand je dis « rencontre », c’est du virtuel évidement !  J’ai débarqué un beau jour avec mon petit blog et comme il fallait aller sur twitter et sur Hellocoton  je m’y suis inscrite !

C’est Océane ,  Madamekévin  et la grande Manu qui m’ont accueillie les premières, suivies de près par Lizly et Nicolas qui a gentiment pris sur son temps d’apéro de boulot pour m’expliquer quelques us et coutumes de base.

Et puis il y a eu plein d’autres gens sympathiques, avec entre autres Minijupe69 et Ohlebeaujour que je connais presque réellement puisque je les ai régulièrement au téléphone.

Mais surtout, à force de lire régulièrement les mêmes blogs on a l’impression de connaitre les gens, et  on a de plus en plus envie de les rencontrer !

C’est ainsi qu’on fini par traverser son écran et passer IRL ( in real life) pour rencontrer des blogueuses devenues des copines.

J’avais déjà rencontré  SophieL du blog Sophilosophik, puis la douce Carole du blog Nipette mais perdue dans ma campagne je ne participe quasiment jamais aux rencontres entre blogueurs jusqu’à samedi dernier où invitée par Maman@home je suis allée faire un «  goûter de blogueuses ».

Et ça parle de quoi à votre avis une dizaine de blogueuses dans  un café ? Vous le saurez demain !

revenez-vite :-)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Début Octobre nous sommes allés assister à un spectacle offert par notre bibliothèque locale (et donc par la municipalité) : La marchande de mots par la compagnie Eurélienne : Rockybulle .

Autant le dire tout de suite, ce spectacle d’une cinquantaine de minutes est un véritable «  délice » ( coucou Angélita ! ).

Comme je suis bénévole à la bibliothèque on m’avait demandé d’assurer le service d’ordre de faire entrer en priorité les personnes qui s’étaient inscrites, la salle du spectacle étant assez petite. Évidemment, j’en ai profité pour demander ses papiers au policier municipal de la ville ( niak niak chacun son tour !).

Non, sans rire, j’appréhendais parce pendant que je cochais les noms des arrivants pour voir s’il nous resterait de la place pour les personnes non inscrites, je n’étais pas avec mes monstroux que j’avais installés au premier rang ( l’avantage d’être là en premier). Et du coup j’avais un peu peur qu’ils fassent le bazar, ou qu’ils se battent comme des chiffonniers, bref qu’ils se fassent remarquer pendant le spectacle.

Mais en fait, ce spectacle «  tout public dès 7 ans » était tellement prenant, vivant, passionnant, amusant et dynamique que du fond de la salle j’ai vu mes monstroux littéralement scotchés pendant 50 mn ( j’ai même envisagé de louer l’actrice pour les longs week-end pluvieux !).

Alors bien sur la marchande de mots vend des.. MOTS ! pas des jeux (enfin  si mais… de mots), pas des sucreries ( mais des mots doux : oui ), simplement des mots pour tous les jours, toutes les occasions et tous les âges.

Nous avons bien sûr entendu parler des mots « magiques », j’ai fortement apprécié l’introduction des gros mots avec un truc du genre «  vous savez, quand Papa bricole… ».  Tous les enfants ont participé gaiement, ou tapé des mains en mesure quand l’actrice chantait, c’était un spectacle vraiment emballant.

ET le petit plus… c’est  que la marchande s’était fait voler tous les mots pour « vivre ensemble », elle a laissé une enveloppe à la bibliothécaire « Chef » pour qu’on lui renvoie si on les retrouvait.

Alors dans l’après midi, puis pendant le dîner, les monstroux enthousiasmés cherchaient ces fameux mots. Le premier que nous avons trouvé c’est ( bien sûr) se disputer, parce que quand on vit ensemble, forcément ça arrive, surtout si on est deux monstroux issus du mélange d’un Poux et d’une Peste. Forcément pour régler la dispute nous avons déniché un autre mot pour « vivre ensemble » :  partager ! Mot archi connu des monstroux mais parfois bien difficile à appliquer..

Et le soir au moment de se coucher  Grand Monstrou  m’a annoncé : Chatouiller. Je n’ai pas vu tout de suite en quoi c’était un mot pour «  vivre ensemble » alors il m’a expliqué :

«  Mais Maman, pour les chatouilles il faut forcément être deux : un qui chatouille et un qui rigole ! »

Délicieux non ? Vous auriez pensé à ça vous ?

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Pour toutes celles qui me lisent depuis longtemps vous le savez, le  Bio et moi c’est une longue histoire. Ça a commencé dès les USA, j’adorais le grand magasin  » organic » où les tomates coûtaient si cher qu’on les savourait religieusement et qu’on a fini par n’acheter là-bas que le strict minimum pour les Monstroux. ( Ceci dit pour les personnes à petite poitrine je recommande une cure de poulet et New-York steack bourrés d’hormones : après un an de consommation abusive j’avais gagné un bonnet !)

Pour les soins du corps et les produits de beauté, c’était pareil, mon coeur était bio mais pas mon porte-monnaie alors seuls les monstroux ont tous leurs produits garantis «  Bio« .

Du coup quand j’ai su que Garnier sortait sa gamme : Garnier BIO Active j’ai littéralement sauté dessus !

Comme nous avons tous la peau très sèche, j’ai commencé par l’ hydratation avec le soin hydratant à l’aloe Vera :

mais avec l’apparition des premiers froids, Grand Monstrou en a eu besoin aussi et PAF… le tube est désormais dans sa chambre pour une application matin et soir. C’est ma très grande faute, je n’avais qu’à pas lui prêter…

Un truc que personne ne me piquera ( enfin j’espère…) c’est le lait démaquillant  hydratant ou encore le démaquillant hydratant pour les yeux : j’adore ! j’aime leur texture légère, leur odeur et bien sur l’hydratation qui laisse mon visage propre, doux et frais.

je n’ai pas encore testé l’anti rides à  la Criste Marine mais ça ne saurait tarder, d’abord parce que ces deux soins ne seraient que pour moi ( les monstroux n’ont pas encore de rides) et surtout parce que la criste marine est une plante  aux propriétés multiples et aux vertus prouvées.

Article sponsorisé

Partage propulsé par Wikio

Rendez-vous sur Hellocoton !

-           Tu fais quoi dimanche ?

-           Pff ne m’en parles pas, j’accompagne Grand Monstrou à son premier tournoi de judo je suis « ravie » (ironie puissance 5) !  Mais bon, c’est une fois de temps en temps contrairement au foot où c’est tous les dimanches après-midis !

-          Oui et puis au moins le judo c’est en intérieur !

-          De toute façon les Monstroux sont prévenus, ils n’auront le droit de faire du foot que lorsqu’il y aura des gradins chauffés équipés du wifi dans tous les stades ! ( c’est  peut-être mon côté Mamafunky : je veux bien être dévouée, jouer les «  supportrices » mais à condition d’avoir internet !).

En attendant, le dimanche à 11h15 nous étions tous prêt à accompagner Grand Monstrou à son premier tournoi. Le soleil devait être parti en ballade avec ma motivation car c’est en pataugeant dans de grosses flaques que nous avons rejoint le « dojo » où Papounet avait déjà emmené le grand combattant pour qu’il se mette en kimono.

Et là, moi qui avais œuvré tout l’été pour que Grand Monstrou reste sur sa décision de faire du judo à la rentrée ( tout pour éviter le foot) j’ai réalisé à quel point, justement, je n’avais pas réalisé que… le judo est un sport de COMBAT !

Sous-entendu, des enfants vont essayer de faire chuter mon bébé volontairement sans que je puisse leur arracher  les deux yeux râler dessus parce que c’est le BUT de ce truc sport : mettre l’autre à terre. (sans déconner, vous n’avez pas des devoirs plutôt ?)

Pendant qu’on attends pour  la  « pesée » de nos ptits cochons (comme au marché) apprentis Judokas, j’ai des nausées rien qu’à regarder les grands se secouer, se tirer et se balancer par terre sur le tatami. Purée, ça doit faire hyper mal ce truc ! En plus, franchement ils n’ont fait aucun effort pour leur épargner des bleus, le tatami est un tapis tout plat, à peine rembourré… La moquette de mon salon aux USA , d’environ 10 cm d’épaisseur avec bouclettes ( et acariens inclus) aurait été beaucoup plus adaptée à ce genre d’activité( un peu débile il faut l’avouer) !

Hop, le grand gaillard d’au moins 30 kilos vient de passer par-dessus l’autre fou-furieux qui l’a à moitié déshabillé avant de le balancer… ( note personnelle :  penser à recouvrir ENTIEREMENT Grand Monstrou  de papier bulle planqué sous le kimono avant de le ramener à une telle «  joute »).

Finalement je comprends pourquoi ils les pèsent eux même avant le tournoi parce qu’à ce stade je l’avoue sans mal, j’aurais enlevé sans sourciller 5 kilos à Grand Monstrou pour être sûre qu’il tombe sur des plus petits que lui !

L’heure fatidique approche, Grand Monstrou est impassible, voire même content de retrouver ses copains, je suis verdâtre, malade à l’idée d’assister à ça, en plus ils combattent debout et il me semble que la classe des mini-poussins de Grand-Monstrou n’a jamais fait ça !

En même temps je ne suis pas sûre, j’ai arrêté d’assister aux entrainements depuis que je me suis fait  dessus  dans les gradins pendant qu’un affreux jojo rouait  mon fils de coups de pieds dans la poitrine pour le maintenir à terre (le prof ne regardait pas : un mauvais  point pour lui !).

Ca y est, c’est aux « mini-poussins » de s’échauffer. Les organisateurs sont de grands malades, il y a environ 60 gamins de 6 ans et  ils les font tous courir dans tous les sens sur le tatami : je transpire, c’est sûr ils vont se percuter, mon bébé aura une dent cassée ou le front ouvert : j’attrape mes clés de voiture pour être prête à l’évacuer d’urgence !

L’entrainement est terminé, Grand Monstrou part avec 10 autres mini-poussin pour commencer le tounoi et je me rassure en me disant qu’ils sont tous de la même taille( et certainement du même poids).

Premier combat, un gamin (qui à l’air gentil comme tout) arrache à moitié le kimono de Grand-Monstrou (c’est malin il est tout froissé maintenant),puis le met à terre ( argh je hais ce gosse qui est certainement très mal élevé et  bourré de défauts). Grand Monstrou lui, n’est pas rancunier, il passera tout le temps d’attente de son prochain combat à discuter avec son « bourreau ».

Personnellement j’essaie de me souvenir pourquoi j’ai accepté que  mon tout-petit, mon bébé, la chair de ma chair aille se faire martyriser ainsi sur un tatami !

-          Il y a tout un état d’esprit autour du judo : respect de l’adversaire, de son niveau, salut du tatami, de l’adversaire etc…

-          Je comptais sur le judo pour que Grand Monstrou apprenne à maitriser son agressivité ( takacroire :  ils sont en train de lui donner les armes pour mieux assommer son frère).

-          Quand le prof à expliqué le principe des «  ceintures » j’ai immédiatement réutilisé la chose pour expliquer à Grand Monstrou que lorsqu’il frappe sur son petit frère avec ses dix kilos de plus que lui, c’est comme si je l’envoyais lui, combattre un gars qui a une ceinture noire.

Rien n’y fait, je suis en pleine crise de mauvaise foi, tout ce qui me plaisait dans ce sport me semble aujourd’hui totalement insuffisant pour justifier que de parfaits inconnus agressent ainsi mon fils chéri.

Second combat, je suis au bord du tatami, j’hésite à encourager mon fils : si j’encourage, je vais lui mettre la pression, si je ne le fais pas il va croire que je m’en fous !

Ce combat là dure plus longtemps, Grand Monstrou résiste, il est très concentré et le regard déterminé, il remporte le combat : je n’en peux plus de fierté ! Troisième combat : pareil, Grand Monstrou a une technique très particulière, il laisse l’autre le faire tomber, il le retourne ensuite comme une vieille crêpe moisie et remporte ainsi la victoire ! Na na nanèèèère !

Je ne sais pas si je suis très très contente parce que mon adorable fils à gagné deux combats sur trois ou si c’est parce que c’est enfin terminé ( ça fait quand même deux heures et demi qu’on respire des odeurs de pieds dans ce dojo…) mais j’ai le sourire jusqu’aux oreilles !

En repartant nous admirons la superbe médaille de mon champion mais malgré ma fierté, c’est décidé, l’année prochaine il fera de la danse classique ! (l’avantage c’est qu’il saura déjà balancer les ptits rats !).

Et vous ? Quels sports pour vos enfants ?

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Suite et fin (temporaire, je crains le pire pour l’adolescence…) des amitiés dérangeantes de mes Monstroux.

Souvenez-vous, Grand Monstrou était allé à l’anniversaire de R. il en était revenu enchanté et moi estomaquée, affolée et fort contrariée…  A la rentrée suivante, à notre tour nous avons invité R. à l’anniversaire de Grand Monstrou , tout s’est bien passé, je n’ai même pas revu les parents car c’est la grande sœur qui l’a accompagné.

Je croisais de temps en temps la Maman devant l’école où elle me racontait des bribes de sa vie avec  de nombreux détails ET grossièretés (que les enfants l’entendent ou non : j’adore !).

Et puis au mois de Mai elle m’interpelle dans le couloir devant la classe des garçons : «  au fait R. fête son anniversaire le 22 on compte sur Grand Monstrou »

Youpi, j’avais la réponse toute prête : «  oh zut, nous ne sommes pas là ce week-end là, nous serons dans  le nord chez mes beaux-parents » (pour une fois, j’étais presque contente d’aller chez eux !).

Et là… du tac au tac elle me répond : «  ah, ben alors on va changer la date car c’est très important pour R. que Grand Monstrou soit là ».

K.O je n’ai pas eu le réflexe de m’inventer un programme ultra chargé TOUS les weed-end jusqu’à la fin de l’année donc j’ai jusque acquiescé, résignée.

J’appliquerai  donc le plan B qui consistait à honorer l’invitation de R. mais en me tapant l’incruste chez lui TOUT l’après-midi, des fois que le Papa ne décide (encore) d’arroser copieusement les 5 ans de son fils.

Cet après-midi promettait  d’être long et pénible  mais pour RIEN  AU MONDE je n’aurais laissé mon fils de nouveau  seul chez les parents de R.

Le jour J à l’heure dite : personne chez R. Nous sonnons, re-sonnons en vain, apparemment la maison est vide ( il doit y avoir un dieu des mères-poules qui a eu pitié de moi !), j’avoue que je n’insiste pas plus que ça, je promets une activité super rigolote à Grand Monstrou pour  lui faire digérer sa déception et nous rentrons.

Le lundi je croise la Maman de R. en béquilles, à l’école qui s’excuse et me raconte une histoire abracadabrante : en bref, le vendredi soir elle s’est battu  dans la rue avec un ado qui embêtait sa fille, elle est tombée et s’est blessée au genou, du coup samedi elle était hospitalisée.

Traitez-moi d’égoïste si vous voulez mais je frissonne, même pas à l’idée qu’elle en a pour des mois en béquilles, mais à celle que ce «  drame familial » aurait pu se produire en pleine fête d’anniversaire, devant mon Monstrou ! C’est un peu comme la goutte d’eau qui ferait déborder le vase, il est hors de question que je laisse mon fils retourner dans une maison ou l’apéro commence au milieu de l’après-midi  pour le père et où la mère se bat comme une chiffonnière dans la rue.

(Ceci dit, si un vilain ado boutonneux et mal embouché venait devant chez moi agresser mes « bébés » de 15/16 ans, en attendant l’arrivée des forces de l’ordre, je pense que je finirais par intervenir aussi !).

A l’entrée en grande section, Grand Monstrou a été très déçu que R.ait quitté l’école : PAS MOI ! Outre les invitations glauques à éviter à tout  prix, ce petit avait appris de drôles d’expressions à mon fiston, égoïstement encore, j’ai pensé «  bon débarras » ! Oui je sais, c’est méchant, osez dire que vous n’auriez pas fait pareil !

Et puis en Septembre, jour de l’entrée à la «  grande » école, en CP, un gamin m’interpelle dans la cour : «  hey salut ! ». C’était le petit R. revenu dans notre village et encore une fois dans la même classe que Grand Monstrou (le dieu des mères-poules était-il en RTT ?).

Depuis, un soir sur deux le petit R. me harcèle parce qu’il veut inviter Grand Monstrou à diner. J’ai commencé par lui dire  gentiment que lorsqu’on s’adresse à un adulte, on ne lui dit pas «  Salut », d’une, ça ne peut pas lui faire de mal, de deux, ça l’a suffisamment scotché pour que  je n’ai pas besoin de répondre.

Bien sûr, il est revenu à la charge alors j’ai bafouillé que là, on était un peu débordés et que sa maman n’avait qu’à me téléphoner (tout en notant mentalement de souscrire à la liste rouge le soir même).

Depuis, je me planque le plus possible derrière ma copine Céline pour ne pas me faire accoster par R. et nous avons trouvé une solution : s’il revient inviter Grand Monstrou à dîner je dirai :

1/ Il ne peut pas il mange chez Céline

2/ Il s’est si mal conduit chez Céline que je l’ai puni, il n’ira plus dîner chez personne jusqu’à ses 18 ans, c’est ainsi et ce n’est pas négociable !

Même si c’est faux, ça me tente bien comme punition parce Grand Monstrou a le don pour se trouver des copains «  à problèmes » ou encore des copains «  enfants-rois » qui ont tous les droits chez eux, dont les parents sont totalement dévoués et SOUMIS (« il est très sensible, ça lui fait de la peine si je le fâche ») et ça n’est pas  beaucoup mieux…

En même temps, on ne fait pas des enfants pour les garder pour soi, et ça leur fait du bien de voir  d’autres schémas familiaux, d’autres  fonctionnements et d’autres adultes, car je suis bien consciente que même si je critique les autres familles la notre est loin d’être parfaite…

D’ailleurs comme je n’arriverai jamais à être une «  wonder-mommy », je postule pour le statut de «  mère indigne » parce que c’est la mode (n’est-ce pas Carole ?), et parce que des erreurs d’éducation j’en fais TOUS LES JOURS ! (mais c’est plus facile de voir la paille dans l’œil des voisins…)

Et vous ? Vous faites comment avec les copains de vos enfants ?

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Où tout m’agace… ça commence dès le matin avec  l’après-rasage  du mari qui me reste sur les lèvres et parfume mon café. Evidement, c’est le jour que choisi l’homme pour me refaire un «  extra-bisou » avant de partir, je pense «  oh non pas encore la cocotte dans le café » mais je ne dit rien, il ne comprendrait pas d’autant plus que c’est moi qui lui ai offert son parfum actuel.

Les enfants  sont déjà montés sur ressorts, et bruyants à souhait, le bruit m’agresse, je sens que le mal de crâne n’est pas loin. En temps normal j’essaierai de leur expliquer que même les plus valeureux chevaliers ne combattent pas à 7h00 du matin, là je leur beugle dessus d’arrêter de crier. Aïe, ma propre voix me résonne dans la tête.

Et l’autre qui me suit absolument partout avec ses questions : «  et comment elles tiennent les étoiles ? » «  où on va quand on meurt ? » «  pourquoi ils sont tous morts les dinosaures ?» et pourquoi, pourquoi pourquoi ???

Ne pas répondre «  y’a pas écrit encyclopédie sur mon front ! », c’est NORMAL qu’un enfant pose des questions, c’est super chouette qu’il s’intéresse à plein de choses, mais outre le fait qu’une fois sur deux je passe pour une totale neuneu parce que je ne sais pas répondre (d’abord les étoiles, elles étaient déjà là quand j’suis arrivée je ne sais pas qui les a accrochées !), il m’épuise avec ses incessantes questions.

Et son frère qui ne sait pas jouer sans crier… mais bon sang qu’est-ce qu’il a ce gosse ? Je me demande à voix haute (loin de ses oreilles à lui, tout de même) si c’est complètement normal ces cris qu’il pousse tout le temps en jouant avec ses animaux ou ses gormitis. L’homme, qui vient de s’auto-promouvoir «  expert en petite enfance » m’affirme que oui c’est normal, qu’il faut se réjouir qu’il soit dynamique, actif (et donc bruyant) plutôt qu’apathique et dans son coin.

Admettons… je  ne suis pas convaincue mais je capitule et me réjouis  que ce soit un jour d’école. Ne vous méprenez pas, j’adore mes enfants, mais les jours comme celui-ci, où je me lève du pied gauche et où je sais que je vais être de très mauvais poil toute la journée,  je suis ravie qu’ils partent casser d’autres oreilles s’instruire ailleurs.

En attendant il faut bien les y emmener à cette école et là, tout me gonfle ! Le blouson dont la fermeture refuse catégoriquement de se fermer, le gamin qui comme TOUS les matins, refuse  de mettre ses chaussures lui-même… la moutarde me monte au nez, je sens que je vais faire exploser le tensiomètre !

Nous arrivons enfin à l’école, celle du petit, et il faut faire vite car l’école primaire est  à l’autre bout du village, j’ai toujours le nez plein de moutarde et le troupeau de dindes locales en train de se taper la bise au milieu du passage est comme un torchon rouge agité devant un taureau !

En temps normal, plutôt timide, je ne dirais rien, mais là, ce n’est PAS le bon jour, je peste haut et fort  (N’est-ce pas Amélie ?) quitte à passer pour la folle de Chaillot !

Enfin seule, j’essaie de me réjouir du silence de la maison mais contrariée je me suis levée, contrariée je resterai. Les appareils électroménagers sont tous contre moi, la blogosphère échange des milliers de liens sauf le mien, je ne comprends absolument rien au texte que je dois traduire, l’homme a encore laissé trainer un truc, le feu refuse de prendre … je ne fais RIEN de bien, jamais…Bouhouhouuu (appelez moi  Calimérotte)

Et de tout prendre mal, de tout voir en noir, m’énerve encore plus contre moi-même ! Une seule solution : une mini-sieste pour tenter de « rebooter » le cerveau et me débarrasser  de cette affreuse humeur.

Sauf que, au lieu de m’endormir je passe les 30 minutes, que je me suis royalement accordées, à faire l’inventaire de tout ce qui va mal, ce qui pourrait aller mieux et je m’angoisse en pensant à tout ce qui pourrait être pire !

Je me relève, absolument pas reposée, ni d’une meilleure humeur et j’ai le dos en compote, un mal aux « reins » digne d’un lumbago quand soudain je réalise : mauvaise humeur + une mauvaise foi digne de celle d’un vrai mâle + mal au dos,aux jambes et à la tête =  … les anglais vont débarquer !

Demain j’aurais mal au ventre mais je serai de bien meilleure humeur, voire même souriante (entre deux crampes abdominales).

Pour aujourd’hui je souffre juste de ce que les américains appellent le P.M.S ( pre-menstrual syndrom) mais attention, messieurs, ne plaisantez pas avec ça car c’est LE ( ou les) jour(s) où, les  douces  et fragiles créatures que  nous sommes habituellement, sont capables de se transformer en véritable Pitbull enragé et  de vous déchiqueter une oreille juste pour une petite remarque anodine. Parce que croyez-moi dans ce bouillonnement d’hormones, AUCUNE remarque n’est anodyne !

Et vous cette bouffée  mensuelle d’hormones ça vous fait quoi ? Laquelle d’entre vous aura le culot de dire qu’elle n’a aucun symptômes, qu’elle traverse ça fraiche comme une rose (histoire  que je la maudisse  le mois prochain !) ?

J’en profite pour annoncer à Libelul aka Jane que ces journées se passeraient bien mieux pour moi si j’avais le grand bonheur de gagner  la Kinect  ( nouveau jeu que toute la blogosphère à testé SAUF moi , bouhouuu => Calimérotte again) qu’elle propose de gagner jusqu’au 30  novembre.

J’y jouerais passionnément jusqu’à ne plus du tout penser à râler, et il y a également de fortes chances pour que je ne pense pas non plus à aller chercher les enfants ou à préparer le dîner tant ce jeu à l’air prenant ! Mais bon, j’aurais des circonstances atténuantes, c’est la très grande faute du  PMS !

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Parce que j’ai posté hier, une enveloppe bien dangereuse pour mon compte en banque , et parce que je n’ai pas trop de temps en ce moment, je ressors ce billet de septembre 2009…

Perso je le trouve toujours d’actualité , et vous ?


Monsieur le trésorier,

Je me permets de vous écrire aujourd’hui car cela fait deux ans que vous m’envoyez une grosse facture appelée «  taxe foncière » juste le mois de mon anniversaire. Je suis désolée de vous le dire, mais ça me donne une très mauvaise image de vous et de vos services !  Ne devriez-vous pas plutôt m’envoyer des fleurs ou des chocolats justement ce mois-ci ? En plus, vous allez peut-être me trouver limitée, mais c’est quoi cette taxe «  foncière » ?La nommez-vous ainsi car elle ne sert foncièrement à rien ? ( oui je sais, on vous l’a déjà faite celle-ci ).

Pour vous prouver ma bonne volonté et que je ne refuse en aucun cas de payer, mais que c’est juste ce mois-là qui me dérange, je vous propose d’étudier ensemble à quel moment cette taxe serait la moins mal venue à mon domicile.

Octobre : ça ne va pas être possible puisque c’est l’anniversaire de Grand Monstrou ! En plus vos collègues du centre des Impôts essaient à ce moment là de me faire payer une taxe d’« habitation ».

Novembre : Oupss c’est l’anniversaire de Mr Poux, je ne peux quand même pas lui offrir une taxe foncière.

Décembre : Vous avez une famille ? Des enfants ? L’arrivée du Père-Noël  est  une joie pour tous, SAUF pour les portes-monnaie.

Janvier : Impossible, je suis encore à découvert du mois précédent et je sponsorise tous les boulangers de mon quartier en gavant mes enfants de galettes des Rois (à vrai dire j’ai commencé dès Novembre mais normalement c’est Janvier…).

Février : J’ai dépensé une somme monstrueuse en cœurs, nounours et Mr Poux s’est ruiné en sponsorisant les fleuristes du coin, c’est la Saint Valentin ! Si vous ajoutez à ça le budget crêpes et Nutella…plus de sous pour la taxe foncière.

Mars : Mois difficile puisque mes deux parents fêtent leurs anniversaires et comme ils sont légèrement âgés, on ne peut se contenter des petits présents que l’on peut aisément faire à un jeune couple. ( z’avez déjà vu le prix d’un sonotone !!! ).

Avril : Tout est parti chez les pâtissiers-chocolatiers et dans les diverses sucreries amenées par les cloches (souvent synonyme de consommateurs !).

Mai : J’ai sponsorisé la jardinerie d’à côté et acheté plein de bulbes que je vais ( surement) devoir planter. Du coup, impossible de faire des heures supplémentaires pour vous envoyer un petit chèque, je passe beaucoup de temps au jardin.

Juin : Les enfants ont bien grandi malgré toutes les cochonneries ingurgitées dans l’année ( galettes, nutella, oeufs de pâques…) il faut donc les rhabiller intégralement. Chouette ce sont les soldes ! désolée, encore un mois où je ne pourrais pas vous payer…

Juillet : Petit Monstrou ayant été enrhumé tout l’hiver, on va l’emmener en cure thermale à la montagne, avouez que la santé de mon petit est bien plus importante que la taxe foncière !

Août : Les enseignants sont en vacances, mais si je veux pouvoir payer mes impôts sur le revenu, je ne peux pas prendre un mois sans solde. J’ai inscrit les monstroux au «  centre aéré », j’ignore s’ils seront si aérés que ça, en tout cas mon budget s’est retrouvé très allégé…

Septembre : retour à la case départ, non seulement c’est mon anniversaire mais en plus, il faut que je paye l’assurance de ma voiture. Avouez qu’il est bien plus important de payer son assurance auto qu’une taxe foncière dont personne ne sait à quoi elle sert (et si jamais je vous renversais par le plus grand des hasards ?) !

Non, vraiment, avec la meilleure volonté possible, je ne vois vraiment pas comment je pourrai vous faire un chèque sans augmenter le phénomène de crise que nous subissons.  C’est donc par pure citoyenneté, et pour continuer à sponsoriser tous les commerçants de mon quartier, que je vous informe, Monsieur le trésorier, de mon incapacité à vous payer cette année et les suivantes.

Je suis certaine que maintenant, vous comprenez ma situation, et je compte sur votre bienveillance pour effacer mon adresse de vos fichiers.

Pestouillement !

Béalapoizon.

PS : dans un souci d’économie, et puisque vous ne payez pas vos photocopies, pourriez-vous faire parvenir une copie de cette lettre à vos collègues de la taxe d’habitation qui vont eux aussi, tenter de me dépouiller en Octobre ?

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Si je n’aime pas trop la télé ( et encore moins les 121 euros de redevance pour la DAUBE qu’on nous inflige), j’ai toujours adoré  la pub.

Je me souviens que, petite, alors que la venue de ma Grand-mère signifiait la diffusion automatique et douloureuse de Champs Élysée,  je préférais rester dans ma chambre que de subir ça, mais mes parents avaient pour instruction de m’appeler pour les publicités que je regardais avec délectation.

(En parlant de Champs Elysées,  j’hallucine qu’ils aient osé le remettre au programme ! le thème de l’année serait-il « on prend les mêmes et on recommence » ? Parce que le coup de remettre les mêmes bouffons aux mêmes postes j’ai déjà vu ça quelque part…).

Parce que oui messieurs dames, la publicité est parfois bien plus éducative que les programmes télévisés ( ce qui je vous l’accorde, n’est pas vraiment compliqué !). Je me délecte de la dernière publicité pour BIIIIIIPPPP où toute la famille mange en sautillant parce que ça fait 5 ans qu’on nous rabache qu’il faut manger ET bouger, ça prouve bien à quels points les créatifs :

a/ nous prennent pour des cons et en rigolent !

b/ n’ont plus grand chose de créatif dans le ciboulot ( rayez la mention inutile).

Loin de moi l’idée de critiquer les créatifs des agences de publicité, ces personnes font un boulot super dur, particulièrement quand il faut communiquer sur un produit déjà archi-connu et bien implanté. Dans ce cas, s’ils pleurent suffisamment, les marques se fendent d’un  » nouveau bec verseur », d’un nouveau « packaging » ( comprendre que l’emballage est toujours aussi peu écologique mais que vous allez être ravis de gagner au moins 2 secondes pour déballer le produit). La vague écolo a été bien utile aussi, tous les producteurs de produits d’hygiène et de beauté se sont précipités sur les ondes pour annoncer qu’ils avaient chassé le grand méchant Paraben de leurs productions ( l’histoire ne dit pas ENCORE par quel produit toxique il a été remplacé, nous le saurons dans une quinzaine d’année).

Et donc hier soir, alors que j’étais anéantie par la médiocrité  du programme télé, ma soirée fut sauvée par le dernier Spot de STREPSIL !

Parce que, justement, les pastilles Strepsil contre les maux de gorges ne sont pas spécialement nouvelles, mais parce que c’est le moment où il faut rappeler aux consommateurs leur présence sur le marché :  premiers froids, et il faut passer avant la double facturation des espaces publicitaires engendrée par les fêtes de Noël…

Et là vous vous dites, rien de bien nouveau…Strepsil tout le monde connait… MAIS SI ! détrompez-vous, les laborantins, associés aux créatifs ont rajouté de la lidocaïne pour les « maux de gorges douloureux » ! Je  n’invente rien, je cite, même mon esprit tordu n’aurait jamais pensé à ça ( ce qui explique que je n’ai pas fait carrière dans la publicité…)!

Mais du coup, moi, pauvre petite ménagère de moins de 50 ans  pas encore totalement anesthésiée par la télé-réalité je me demande :

- ça sert à quoi de sucer ( coucou amis de google !) des pastilles si on a un mal de gorge NON douloureux ?

et là, ma réflexion va encore plus loin ( j’aurais du être philosophe !) : Mince si ça se trouve j’ai ACTUELLEMENT  un mal de gorge sans le savoir puisque celui-ci n’est pas douloureux !

En consommatrice désormais avertie ( merci aux créatifs de Strepsil) je suis vite allée sucer ( google friends : hello) une pastille juste AUKAZOU !

Non, vraiment, grâce à la publicité on apprend chaque  jour de nouvelles choses ! Est-ce pour cela que notre président souhaitait la supprimer des chaines publiques ? Parce que gouverner un peuple non informé et mal éduqué est beaucoup plus facile ? ( mauvaise langue ? Moi ? )

OUF il nous reste les chaines privées pour faire nos achats en  » toutes connaissance de cause » ou presque…

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