L’œuf Révillon ou la tentation !

Je viens de recevoir un superbe œuf au chocolat au lait, avec ses petits œufs lait et blanc accompagné d’un sachet de friture au chocolat noir avec éclats de crêpe dentelle, merci à la maison Révillon, chocolatier depuis 1898.

 

Revillonils sont beaux n’est-ce pas ?

Les enfants ne sont pas là …l’œuf au lait me fait de l’œil.

Je me doute bien que ce n’est pas censé être pour moi !

En même temps ils sont en sortie et je n’ai pas arrêté de la journée.

Et puis c’est l’heure du goûter ! ( quoi j’ai passé l’âge de goûter ? Mais pas du tout).

Je pourrais peut-être ouvrir délicatement la boite et manger juste les petits œufs.

Mince, c’est noté sur la boite qu’il y a aussi de petits œufs, je vais finir par regretter le temps ou les monstroux ne savaient pas lire.

En même temps les absents ont toujours tort non ?

Et puis ils ne sauront même pas qu’on avait reçu ça.

Je vais leur garder la friture.

Non je ne vais pas toucher à l’œuf…

Mais comme ils sont deux, ça va créer des disputes.

Je devrais peut-être me sacrifier juste pour éviter un conflit supplémentaire.

En plus il ne sauront jamais qu’on avait reçu ce magnifique œuf, si je fais savamment disparaitre l’emballage printanier.

Non, c’est très mal d’arracher le chocolat de la bouche de ses enfants.

Mais trop de chocolat donne des caries non ? En me dévouant je leur épargnerai de terribles souffrances chez le dentiste.

Et puis de toute façon, ils auront plein de chocolats chez Mamina et Papounet.

Est-ce que vous entendez le cri de l’œuf au lait qui m’appelle et me susurre : « mange-moi mange-moi mange-moi … » ?

Bon, je vais être raisonnable, je vais leur garder l’œuf et manger une pomme.

Ah non tiens on va faire un jeu : Si l’œuf court plus vite que moi, je ne le mange pas.

Bon ben voilà … il ne sait pas courir cet œuf là !

Ah la la c’est pas simple tous les jours la vie de blogueuse…. MIAM !

 

 

 

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L’île déserte ( logique inside)

Samedi Grand Monstrou est allé passer l’après-midi chez un copain à lui. Avec sa Maman ils ont joué à un jeu d’imagination où il fallait imaginer ce que l’on emmenerait pour partir sur une île déserte.

 

La première question était de citer 5 aliments à emmener qui seraient ensuite les seuls disponibles sur l’île.

 

La liste de Grand Monstrou : Papaye, poireaux, salade, frites et viande de race. ( oui messieurs dames, on ne mange pas n’importe quelle viande).

 

Mon amie était épatée qu’il ait pensé à équilibrer ses aliments et moi je suis restée scotchée qu’il décide d’emmener des poireaux qu’il consomme en très très petite quantité.

 

La question suivant était un peu plus gênante car il fallait choisir une fille à emmener. Grand Monstrou n’avait pas d’idée, ou n’a pas souhaité donner un nom devant ses copains. Alors mon amie lui dit :

 

- Mais pourquoi tu n’emmènes pas ta Maman, elle s’occupera de toi.

 

- Ben non, je ne peux pas l’emmener elle va mourir avant moi et après je serai tout seul…

 

Piquant mais logique …

 

J’attaque donc ma semaine en sachant que je suis trop vieille pour être emmenée sur une île déserte… ça commence fort !

 

Bonne semaine à vous !

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Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, Khaled Hosseini (Audiolib)

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Ce troisième roman de Khaled Hosseini raconte comment Abdullah, dix ans, indéfectiblement lié à sa petite soeur Pari, voit brusquement se rompre le lien qui les unit. Cet événement, choix terrible, pèsera sur toutes leurs vies. D’un village afghan en 1950 à Kaboul, en passant par Paris et le San Francisco des années 80, une quête bouleversante de l’âme soeur. Tour à tour déchirant, émouvant, provocant, un roman-fleuve sur l’amour, la mort, le sacrifice, le pardon, la rédemption, sur ces choix qui nous façonnent et dont l’écho continue de résonner dans nos vies. ( source audiolib)

 

Si l’on devait comparer ce livre à de la nourriture, il ne serait pas qu’un plat mais tout un repas de fête, une orgie de goûts, de couleurs et de sensations. On le dévorerait jusqu’à plus faim, on s’empiffrerait de ses mots, de ses personnages et une fois repu, on ne pourrait s’empêcher d’attendre le prochain.

C’est déjà ce qui m’étais arrivé lorsque j’avais lu « les cerf-volants de Kaboul » puis « mille soleils splendides » et bien évidemment je n’ai absolument pas été déçue par cette formidable saga que nous conte Mathieu Buscatto avec douceur, délicatesse et beaucoup d’émotion.

Il y a plus d’un an que je me suis « convertie » aux livres audios et celui-ci je vous le recommande tout particulièrement, la narration de Mathieu Buscatto s’accorde parfaitement avec le sublime texte du grand Khaled Hosseini.

 

Vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre audio !

Tiens je vous le fait à la Seguéla : si à 50 ans vous n’avez pas lu ou écouté au moins un des livres de Khaled Hosseini, vous aurez raté votre vie !

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Nath et Ben (suite et fin)

Julie passait la plupart de son temps avec Ben , heureusement elle pouvait travailler à la maison grâce à internet. L’école n’étant pas adaptée pour les handicapés c’est elle qui faisait l’éducation de Ben avec l’aide de son institutrice . Ben étant un garçon sérieux il n’y avait pas de problème mais Julie souffrait de l’isolation , elle avait abandonné toutes ses activités bénévoles et ses relations lui manquaient. Un jour Ben lui dit :

 »Maman , tu peux me laisser tout seul, j’ai dix ans et je ne peux pas aller bien loin et puis je voudrais apprendre le violon, ce ne sera pas agréable pour toi d’entendre des grincements les premiers temps, si tu sors j’en profiterais pour m’entraîner ».

Julie eut les larmes aux yeux, elle était ravie de sa décision et il avait raison il était temps qu’elle bouge un peu car elle se sentait de plus en plus déprimée et ce n’était pas bon pour l’ambiance familiale.

L’apprentissage

Ben commença ses cours de violon avec un instrument que l’école de musique lui avait prêté tout en continuant à faire sa rééducation, cela lui prenait beaucoup de temps mais c’était parfait pour son moral.

Nath avait reprit l’école, il était au collège maintenant et de revoir ses amis lui redonnait du baume au cœur.

L’automne était là avec ses couleurs chatoyantes et ses pluies abondantes, les cimetières se paraient de fleurs ondoyantes sous le vent annonçant un hiver précoce. Petit à petit la vie repris lentement son cours avec ses longues soirées d’hiver et ses moments de déprime. Ben commençait à maîtriser son violon ; cela avait été difficile au début, il y avait eu des pleurs et des « je n’y arriverai jamais », Nath l’avait toujours encouragé, il l’accompagnait au piano en faisant des fausses notes exprès pour faire râler son frère et puis rire ensemble . Pour Noël , Ben reçu un violon et Nath un téléphone portable ce qui lui permit d’appeler son frère pendant les récréations. Ben en était ravi car malgré tout la solitude lui pesait, ses copains lui manquaient même s’ils venaient très souvent le voir et pour passer le temps il s’acharnait sur son violon, recommençant encore et encore les gammes , les arpèges, les déliateurs pour améliorer la vélocité de ses doigts.

Il aurait aimé faire du handisport, comme du basket par exemple, mais son professeur lui déconseillât car il risquait de se blesser les doigts , par contre il pouvait essayer la natation ce qui lui permettrait d’avoir plus de mobilité dans les épaules. Il en parlât à Julie qui fût tout de suite d’accord. Ce ne fût pas facile de trouver un moniteur qui accepte d’entraîner un jeune handicapé, mais Ben savait déjà nager et il pourrait aller à la piscine avec Nath.

Cela faisait un an maintenant que l’accident était arrivé, Bob travaillait beaucoup et en rentrant un soir il se rendit compte avec plaisir du changement. Les enfants riaient, Julie faisait des gâteaux , la maison revivait !

Nath avait participé au concert de fin d’année du conservatoire de musique en jouant la lettre à Elise, il était doué, mais son but n’était pas de faire des concerts, il voulait de tout son cœur accompagner son frère et ferait tout ce qui était en son pouvoir rester près de lui.

L’année suivante ils passèrent le bac avec succès il fallait maintenant choisir une orientation !

Ben avait fait de tels progrès que l’école de musique de leur petite ville n’était plus adaptée, il fallait qu’il rentre dans un conservatoire à Paris, ce qu’il désirait ardemment.

-Et toi Nath que veux-tu faire ? demandât  Bob .

- je sais que je vais te décevoir papa mais j’ai l’intention de continuer le piano ,je veux être auprès de Ben.

Bob espérait une carrière plus scientifique pour son fils aîné mais son abnégation lui faisait plaisir. Quant à Julie elle se rendait compte que ses enfants n’était plus des «  bébés » et qu’il fallait respecter leurs choix.

Le conservatoire

Cela posât quelques problèmes à Bob et Julie, ils pensèrent déménager mais Nath s’y opposât :

- vous avez une maison que vous aimez, maman tu as tes amies, tes occupations, vous ne pouvez pas tout changer, nous allons trouver un internat pour Ben et moi et je prendrai soin de lui, vous verrez j’en suis capable et avec internet nous serons tous les jours en contact. Il se sentait toujours responsable de l’accident de son frère, à dix-sept ans ce n’était plus un ado , en l’espace de quelques mois il avait mûri et raisonnait comme un adulte.

Pour le concours d’entrée au conservatoire il n’y eut aucun problème, Nath

fût reçu en interprétant « Rêve d’amour de Litz » et Ben « Le printemps de Vivaldi ».

Par contre ce ne fût pas facile de trouver un internat adapté pour Ben, après bien des recherches on leur indiquât une famille près du conservatoire qui serait susceptible de les accueillir si Nath donnait des cours à leur fille Elodie. Bob et Julie acceptèrent avec joie car leurs enfants vivraient en famille, et ils restèrent toujours en bonnes relations avec cette famille.

Nath s’acquittât très bien de sa tâche , Elodie était une ado sérieuse même si quelque fois ,elle et Ben taquinait Nath.

Tout se passait bien au conservatoire, les deux frères commençaient à faire des concerts à Paris puis en Provence. Pour ne pas influencer le public aucune photo ne figurait sur les affiches, seul un piano ou une guitare y figurait ou les deux quand il s’agissait de morceaux qu’ils jouaient ensemble. Quand elle le pouvait Elodie les accompagnait, elle aimais rendre service à Ben et cela soulageait Nath. Ben sentait bien qu’elle s’attachait à lui mais il pensait qu’avec son handicap il n’y avait aucune relation possible.

Ils avaient tellement de succès que bientôt ils furent invités en Europe puis au Etats Unis.

L’ascension

De concert en concert , ils parcoururent toute l’Amérique du nord au sud , les américains les avaient baptisés «  the french brothers ».

C’est à Los Angelès que Ben rencontrât un célèbre professeur de la clinique du Cedars Sinai. A la fin d’un concert celui-ci vint frapper à la loge des deux frères et après s’être présenté il proposât à Ben de l’opérer.

- êtes-vous au courant de l’expérience qui a été faite sur un chien paralysé des membres inférieurs ? Nous lui avons greffé des cellules buccales (qui contiennent l’ ADN) et maintenant il peut courir . Je vous propose d’essayer l’opération sur vous. Il n’eut pas le temps de finir son explication que Nath se mit à hurler :

- mon frère n’est pas un cobaye, gardez vos manipulations pour les souris !

- calme toi dit Ben, je sais que tu veux me protéger mais laisse moi réfléchir un instant , quels sont les risques professeur ?

- seulement que l’opération ne réussisse pas , et vous resterez tel que vous êtes.

- pouvez-vous nous laisser quelques instants, s’il vous plaît ?

- Nath je sais tout ce que tu fais pour moi , mais j’ai envie de quitter ce maudit fauteuil , et puis je suis amoureux d’Elodie et je ne lui dirais que debout !!!!

- mais nos parents n’accepterons pas de te faire prendre des risques , tu les connais.

- nous ne leur dirons rien, tu trouveras un prétexte pour qu’ils ne m’appelle pas, bref j’ai envie de tenter l’expérience.

Sa décision était prise , maintenant il fallait s’organiser, le rendez-vous fût pris pour le mois de Mai car Ben avait un concert à Paris au mois de septembre, après son séjour à l’hôpital il aurait probablement de la rééducation à faire il ne lui resterais pas beaucoup de temps pour répéter son concerto .

Pour la fête des mères et des pères afin d’éloigner leur parents ils leurs offrirent un voyage en Thaillande.

Le jour de l’opération arrivât , Ben avait confiance , mais Nath trépignait dans la salle d’attente. Quand Ben revint dans sa chambre , malgré les anesthésiants il sourit à son frère , le chirurgien était confiant mais il fallait encore patienter quelques semaines.

Dès qu’il put reprendre son violon il travailla avec un tel acharnement que Nath était obligé de l’emmener de force voir les plages de la Californie , en cette saison elles étaient magnifiques sous le soleil et le ciel bleu.

C’est au cours de ces promenades que Nath rencontrât Karoll , elle les connaissait bien car elle allait les écouter dès qu’elle le pouvait et Nath lui plaisait beaucoup. Ils se donnèrent rendez-vous pour d’autres rencontres , Ben qui voyait son frère heureux trouvait toujours un pretexte pour ne pas les accompagner , enfin il n’était plus le centre de ses préocupations et quand ils étaient tous les trois ce n’étaient que plaisanteries et fous rires .

Ben reprenait des forces , Nath était heureux et bientôt le mois de septembre fût là avec ses couleurs d’automne et son ciel nuageux .

… /…

Le Concerto de Tchaikovski à PARIS

La salle de l’opéra est comble , l’orchestre est prêt, Nath entre sur scène poussant le fauteuil de Ben , Julie et Bob retiennent leurs souffles cela fait près d’un an qu’ils n’ont pas vu leurs fils, ils sont toujours aussi beaux penses Julie en mère aimante.

Sur un signe du chef d’orchestre les instruments se mettent en place, Ben a déjà son violon en main, et dans un silence religieux les premières notes se font entendre.

Après quarante minutes de bonheur c’est une explosion d’applaudissements, la salle entière est debout pour ovationner ce jeune violoniste handicapé, Bob retient ses larmes, Julie les laisse couler avec joie ,elle qui a eu si peur pour Ben et elle se rend compte combien il lui a fallu de courage pour en arriver là, mais elle allait avoir une autre surprise.

Nath revient sur scène , Karroll le suit avec un énorme bouquet de roses , Nath donne le violon de Ben au chef d’orchestre et prend la main de son frère et doucement il l’aide à se relever, on n’entend plus un souffle dans l’assistance, Ben prenant appui sur le bras de son frère se dirige difficilement vers la loge la plus proche de la scène où sa mère se tient debout, il lui faut quelques minutes pour arriver jusqu’à elle et lui offrir le bouquet que lui a donné Karroll,puis il se tourne vers Elodie pour lui tendre la main et lui dire « je t’aime »,l’émotion que l’on sent autour de cette famille est indescriptible. Nath avait réussi son défi et depuis un certain mois d’août il était enfin heureux.

J’avais demandé la permission de regarder le concert à la télévision du salon de la maison de retraite, j’étais encore sous le choc.

    • Mamie séchez vos larmes, il est l’heure d’aller vous coucher me dit l’infirmière, ils sont merveilleux vos petits enfants.

      Maintenant je suis sereine et je suis prête a voir la grande lumière blanche qui m’endormira pour l’éternité.

………….

le concerto

http://www.youtube.com/watch?v=1FYqlGuHnKg

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Nath et Ben

Aujourd’hui je laisse le clavier à Mamina pour une très belle histoire ….

 

L’accident

Le crissement des pneus sur la chaussée, le choc, le hurlement de Nath, l’arrivée des pompiers, la sirène de l’ambulance, Ben se souvenait de tout. Après trois semaines de coma artificiel il ouvrait enfin les yeux. Ses jambes étaient inertes et il ne pouvait plus s’asseoir. Quand on lui annonçât la nouvelle il eut simplement un petit pincement des lèvres.

Le crissement des pneus sur la chaussée, le choc, le hurlement de Ben, l’arrivée des pompiers, la sirène de l’ambulance, Nath se souvenait de tout .Il avait du mal à s’endormir, son frère lui manquait. Ses parents trop préoccupés par l’état de santé de son frère n’avaient plus d’attention pour lui. Pourtant il faisait des efforts , ses devoirs étaient toujours justes , sa chambre rangée, il travaillait régulièrement son piano , mais cela leur semblait naturel . Il ne disait rien car c’est lui qui avait proposé cette course de vélo et il pensait que ses parents le tenaient responsable de ce qui était arrivé à Ben.

Le crissement des pneus sur la chaussée, le choc, les hurlements de Ben et de Nath, l’arrivée des pompiers, la sirène de l’ambulance, Julie se souvenait de tout . Elle est restée trois semaines au chevet de Ben, lui parlant, lui lisant des histoires afin de le réveiller mais seuls les doigts de sa main gauche bougeaient . Quand enfin ils sont rentrés à la maison elle a dormi un peu , mais son sommeil était agité et traversé de cauchemars.

Le crissement des pneus sur la chaussée,le choc, les hurlements de Ben et de Nath, l’arrivée des pompiers, la sirène de l’ambulance, Bob ne pouvait pas s’en souvenir, il était au bureau, mais il se rappelait très bien du coup de téléphone de Julie, elle hurlait ,il ne comprenait pas ce qu’elle voulait mais il sentait que ce devait être grave. Pendant trois semaines il resta seul avec Nath partageant son temps entre l’hôpital et la maison.

—————-

Depuis son accident Ben dormait au rez-de-chaussée ce qui angoissait encore plus Nath, il n’y avait plus de jeu, plus de lecture à deux, plus de rire ! A son réveil il descendait vite voir son frère, lui proposait un verre de lait, un bol de céréales et l’aidait à manger, il aurait fait n’importe quoi pour le voir debout et quand il partait à l’école c’était le visage couvert de larmes. Quand il revenait , Ben lui demandait de jouer du piano et pendant toute la durée du morceau les doigts de sa main gauche s’agitaient. 

Après de longues séances de rééducation Ben put enfin s’ asseoir, et se déplacer en fauteuil roulant , si ses jambes étaient mortes son esprit n’avait rien perdu de son acuité et de son intelligence . La première chose qu’il demanda , était sa guitare et devant les yeux ébahis de ses parents il joua le morceau que Nath étudiait au piano , sa mère compris soudain pourquoi les doigts de sa main gauche étaient toujours en mouvement .

Mais jouer de la guitare quand on est assis dans un fauteuil roulant n’est pas facile, les accoudoirs le gênaient, son professeur de musique lui suggérât alors d’essayer le violon .Ben se mit à hurler de colère, le violon ne l’intéressait pas , il voulait jouer de la guitare .

Le professeur lui dit gentiment :

- Ben ,même si on fabriquait une guitare spéciale pour toi ce n’est pas sûr que le son soit excellent et cela coûterait une fortune.

- le piano alors ? nous en avons déjà un et nous pourrions jouer à quatre mains avec mon frère !

- Non , tes accoudoirs te gênerons encore , tu connais déjà le solfège , le violon ressemble un peu à la guitare tu sais , mais le son est plus noble. Ton frère pourra t’accompagner et il y a de très beaux morceaux de musique classique pour piano et violon. Je vais te prêter un C D , tu l’écouteras et tu me diras ce que tu en penses.

Ben sécha ses larmes mais il n’était pas convaincu, quand sa mère vint le chercher il boudait encore.

Julie se rendit compte que Ben était soucieux mais elle le connait assez pour ne pas lui poser de questions.

En arrivant à la maison Ben rentra dans sa chambre en faisant signe à son frère de le rejoindre. Il lui raconta toute la scène et lui demanda conseil.

- D’abord lui dit Nath nous allons écouter le C D.

C’ était le concerto OP 36 de Tchaikovski .Les deux garçon l’écoutèrent sans prononcer un mot, ils étaient subjugués .

- Jamais je ne pourrais jouer comme ça !

- Pourquoi pas dit Nath, je suis sûr que tu y arriveras et je t’accompagnerais au piano comme cela nous pourrons enfin faire quelque chose ensemble .

En effet depuis l’accident de Ben , ils ne pouvaient plus faire de vélo tous les deux, ni du trampoline, ni des duels à l’épée , aucunes des activités extérieures que les garçons de leur âge adorent , ce qui obligeait Nath à ne sortir que lorsque son frère dormait. Ben adorait son frère , il souffrait beaucoup de ne pas pouvoir partager ses jeux.

Pourtant le soleil brillait,la chaleur était douce, les champs regorgeaient de maïs ,de blé, de tournesols, le ciel était lumineux mais ils ne le voyaient pas tant ils étaient plongés dans leur souffrance .

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La suite demain sans faute …

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5 ans

Et voilà, mon petit blog a 5 ans aujourd’hui.

Je pourrais presque écrire la même chose que l’an dernier : http://www.vivelespestes.fr/2013/04/09/4-ans/

 

En gros ce serait merci à tous d’être là, d’être venus, revenus, repartus, reviendus… ( oui j’ai du mal avec les conjugaisons ce matin).

 

J’ai une pensée particulière pour Michele, Mimi Moustick, Aurélie et Sophie qui sont entrées dans ma vie grace à ce blog et qui n’en ressortiront plus.

Il y a aussi Carole et Sandra que je ne croise vraiment pas assez souvent et E-zabel qui rencontre les mêmes soucis que moi entre la pré-pré-adolescence et la précocité.

 

Je remercie mes partenaires préférés : Gaia de Mégableu, Cécile de Kalaapa et enfin Chloé qui m’a convertie aux livres audio avec Audiolib. Sans oublier la belle Lisa grâce à qui j’ai rencontré Patriiiiick Bruel !

 

Et enfin il y a deux lectrices qui remportent l’oscar de la fidélité : Flo et Céline. Merci les filles de votre présence et de vos encouragements permanents.

 

Par contre, je ne suis vraiment pas sûre de continuer encore 5 ans, les Monstroux ont désormais de plus en plus accès à internet et je ne peux plus raconter leurs frasques comme je le souhaite.

 

J’ai failli m’égarer et transformer ce blogounet en vitrine publicitaire, j’ai redressé la barre et freiné des quatre fers sur les partenariats parce que je ne me reconnais plus dans la blogosphère « Mamans » ou l’on voit fleurir les blogs juste pour les tests produits, les invitations, les événements…

 

Non vraiment je ne sais pas … trop de blogs, tuent les blogs et je ne sais pas si j’ai toujours ma place ici …

 

Je pourrais écrire systématiquement sur des sujets à polémique, je pourrais racoler les partenaires, organiser des tonnes de concours, tiens je pourrais même faire des vidéos dans lesquelles je serais la seule à ne pas me rendre compte du ridicule de la situation …

 

Mais non ! Je vais continuer mon petit bonhomme de chemin, loin des modes, des classements, des égos surdimensionnés.

Je resterai droite dans mes bottes, à jouer avec les mots, jusqu’à ce que les mots ne veuillent plus jouer avec moi et que je doive passer à un autre format…

 

Bon, maintenant que j’ai bien plombé l’ambiance … on se dit rendez-vous dans un an pour voir si on est toujours là ?

 

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Rio 2 : on a adoré !

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Mercredi dernier nous avons découvert Rio2 en avant première grâce à Uhu ( merci encore) et petits et grands ont adoré. J’étais assise près de Mimi Moustick et je crois qu’on riait encore plus fort que nos enfants !

Le pitch ( source Allociné) : Blu a pris son envol et se sent désormais chez lui à Rio de Janeiro, aux côtés de Perla et de leurs trois enfants. Mais la vie de perroquet ne s’apprend pas en ville et Perla insiste pour que la famille s’installe dans la forêt amazonienne alors qu’ils découvrent que d’autres aras bleus y vivent.

La traversée de Rio et le voyage vers l’Amazonie sont agrémentées d’images magnifiques après lesquelles on se régale des difficultés de Blu pour s’adapter à la vie sauvage, de sa jalousie envers l’ami d’enfance de Perle et de sa constance à décevoir son beau-père.

Le problème de la déforestation et de la disparition d’espèces animales est abordé de façon délicate, sans pathos ni moralisation ce qui est bien normal dans un film pour enfants, n’empêche que ça nous rappelle à nous adultes, notre impuissance à lutter contre les industriels qui eux, n’ont certainement pas d’enfants… (ou qui s’en foutent).

Il y a des scènes mémorables comme la  » guerre » entre les aras bleus et les rouges qui n’est autre qu’une partie de foot en l’air avec une noix de … ( je ne sais plus quoi) : les monstroux ont adoré !

Personnellement j’ai été scotchée par le travail des graphistes lors des scènes de danse où les oiseaux forment des images tout droit sorties d’un kaléidoscope : c’est absolument magnifique !

Mais je m’arrête là avant de tout vous raconter, Rio2 sort après demain ( 9 avril 2014) : foncez, vous ne serez pas déçus.

Encore un grand merci aux équipes de Kalaapa et Uhu qui nous ont fourni des tubes de colle pour toute l’année  et grâce à qui mes enfants font les crâneurs avec leurs sticks habillés par les personnages de Rio.

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Jeux d’enfants

Retour de l’école avec Petit Monstrou…

 

- ça c’est bien passé aujourd’hui mon chéri ?

- Oh oui, cet aprem midi Miss L elle m’a bu.

 

Je suis devenue toute blanche… Miss L est l’amoureuse de Petit Monstrou depuis la moyenne section, et même si la jeune fille n’est pas très fidèle, elle fait le «boomerang» entre lui et un autre petit garçon, lui ne change pas d’avis. Je le soupçonne quand même d’être trop fainéant pour chercher ailleurs …

 

- Heuu comment ça elle t’a «bu» ? ( je vois déjà les flics sonner à ma porte pour arrêter mon fils de 8 ans pour comportement totalement inadapté en pleine cour de récré).

 

- Oui aujourd’hui j’étais un soda et donc Miss L m’a bu ! Elle, c’était un poulet alors K. la poursuivait pour la manger …

 

- Aaaaaahhhhhhh d’accord ( soupir de soulagement, ouf, ils sont encore des enfants)

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Petits enfants, petits soucis … Grands enfants…

Je me souviens encore de sa première culotte…slip pardon, pour les garçons on dit slip ! Il y avait une voiture dessinée dessus et je n’avais rien trouvé de mieux que de lui dire que les voitures n’aiment pas l’eau et qu’il fallait donc que son slip reste sec.

Deux jours plus tard il y avait un bateau sur son slip, et quand Grand Monstrou a eu un petit accident, il m’a dit que ce n’était pas grave, puisque les bateaux ça aime l’eau…

Bref, je me souviens avec émotion du temps ou ma préocuppation était qu’il reste étanche toute la journée, ou qu’il colle ses gomettes comme on le lui avait demandé.

C’est ensuite que ça se complique, il y a les premières amitiés, les premières amours, et aussi bien sûr les premières disputes ou «ruptures» même si c’est un bien grand mot.

Et encore plus tard, il y a ce côté mâle, ce côté ou il ne faut pas être différent, rentrer dans le moule, voir être mieux que les autres… le petit caïd de la cour, ou le très bon copain du caïd.

C’est comme ça que commencent les gros ennuis.

Mon fils sera-t-il suiveur ou leader ? Et s’il devient leader, s’il passe du côté obscur de la force, à terroriser les autres, leur faire du chantage… comment est-ce qu’on gère nous, en tant que parents ?

Si c’est un suiveur, comment s’assurer qu’il ne dérapera pas sous l’influence du plus gros kéké de l’école ?

Alors bien sûr, on pose des règles, on éduque, on explique nos principes, on est strict ou cool, on plaisante ou on dispute, ou les deux…

Mais finalement, on ne fait que ce qu’on peut. On espère que nos valeurs et nos principes auront fait autre chose que de juste traverser la petit tête malléable de nos enfants, mais on n’en a aucune garantie.

On espère que nos enfants ne seront jamais dans les mauvais coups, on rêve qu’ils soient les grands justiciers, prenant la défense des faibles, témoignant contre les caïds s’ils constatent un abus.

Et puis un truc se passe et là on se rend compte que personne n’a parlé, que nos enfants qu’on a toujours invité à communiquer n’ont rien dit.

Rien dit de peur d’être la prochaine victime ?

Rien dit de peur d’être considéré comme la «balance» ?

Rien dit parce qu’ils n’étaient même pas choqués ?

 

Ils ont fermé les yeux, ils ont gardé le silence… Ils ont tous entre 9 et 10 ans et il n’y avait rien de bien grave… ce n’était qu’une histoire de goûter volé…

Mais que se passera-t-il quand ils auront 15 ans et qu’il y aura des trucs bien pires dans la cour du lycée ou sur les réseaux sociaux ?

Feront-ils ensuite partie de ces adultes qui ne bougent pas lorsqu’ils sont témoins d’une agression dans le métro ? Evidemment, en tant que Maman je préfèrerai qu’ils ne bougent pas s’ils risquent un coup de couteau ou pire…

Mais en tant que citoyenne, j’espère de tout mon cœur, qu’ils feront partie de ceux qui ne se laissent pas faire et qui ne laissent pas non plus passer les abus, les agressions …

Je crois que très rapidement, je vais devoir expliquer à mes enfants qu’être un témoin passif c’est une forme de complicité… Que de ne rien faire, c’est accepter…

 

Purée… je préférais quand je devais leur expliquer comment se moucher… c’était un peu dégoutant, j’en avais plein les doigts, mais c’était tellement plus simple !

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Jouer en anglais grâce à Fleurus

Tout récemment j’ai découvert la collection : « C’est pas du jeu » de chez Fleurus.

Bien évidemment toute la collection m’a fait de l’œil : le moyen age, l’Egypte, les océans, les dinosaures…mais pour des raisons que je ne peux pas encore évoquer ici, j’ai besoin que mes monstroux acquièrent un minimum de vocabulaire anglais. J’ai donc choisi le  C’est pas du jeu Anglais : Welcome to the zoo*.

couvanglais » Suis Suzy, la gardienne du zoo dans sa tournée et rencontre tous les animaux dont elle s’occupe ! Au fil des pages tu apprends à te présenter, à découvrir les couleurs, les moments de la journée, les saisons et tu deviendras incollable sur les noms des animaux. Le tout in English please ! » (source Fleurus)

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous connaissez ma passion pour les documentaires. Celui-ci est d’un style totalement différent puisqu’il se présente sous la forme d’un cahier de jeu, mais je n’ai absolument pas été déçue. Bien au contraire  j’ai été enchantée ! Le graphisme est drôle, le livre est aussi ludique que pédagogique et les Monstroux ont adoré résoudre les énigmes, décoder les mots et même recréer des rébus pour se faire deviner les mots d’anglais qu’ils venaient d’apprendre.

Le petit plus selon les monstroux : les cartes d’animaux à découper à la fin du livre, ils se posent des colles et connaissent désormais tous les noms des animaux.

Le petit plus selon moi : la taille réduite du livre qui permet de le glisser dans une valise, dans un sac à dos afin d’occuper les enfants pendant les trajets en voiture, sur les routes des vacances.

Les monstroux en redemandent, je vais commander toute la collection pour cet été. Ce n’est PAS un cahier de vacances et pourtant l’on y apprends plein de choses tout en jouant !

Aurélie, tu cherchais une solution pour réconcilier ta J. avec l’anglais, je pense qu’elle est là !

animalsanglais

* livre offert par l’éditeur : merci !

 

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